LA ZONE -
Résumé : Nounourz, qui fait dans le cyberpunk en ce moment, invente Virtu@life, un programme de vie virtuelle. L'idée n'est pas neuve, elle a même déjà été traitée dans tous les sens, et Nourz ne s'aventure pas beaucoup en dehors des sentiers battus. Si ce n'est que cette fois on prend le point de vue des concepteurs et non celui des joueurs. Sujet impeccablement traité, mais sans rien qui surprenne vraiment.

Virtu@life

Le 11/06/2005
par Nounourz
[illustration] Ceci est un document confidentiel.
Veuillez ne le diffuser sous aucun prétexte.
Tout contrevenant sera exposé à de sévères sanctions.

RAPPORT D’ANALYSE VIRTU@LIFE 1.12
(ref.doc : RPT- 112-34689-122017)
Monsieur le directeur d’études,

Il semblerait que notre sujet d’étude du procédé Virtu@life™ ait des réactions satisfaisant nos critères de qualité. Je vous rappelle que Virtu@life™ est un programme de vie virtuelle reliée au cerveau de l’utilisateur via des connexions synaptiques et neurologiques complexes. Une fois le programme démarré, l’interface remplace de façon indécelable par l’utilisateur son champ de conscience, mémoriel, ainsi que tout ce qui relève du pré-conscient et de l’inconscient. La capacité de simulation de Virtu@life™ s’est avérée presqu’infinie, le générateur d’univers permettant à l’utilisateur - s’il lui était possible d’accéder à une telle ressource - de visiter des planètes entières au comportement réaliste jusque dans le moindre détail. La génération d’événements aléatoires fait également preuve d’excellents résultats quant à la réaction du sujet à leur encontre. Il semblerait que celui-ci ne se pose aucune question sur la nature factice des événements - c’est du moins l’indication fournie par le rapport sur la capture des pensées que je vous ai adressé dernièrement.

Il y a lieu de penser que l’idée de laisser au sujet plusieurs degrés de liberté dans Virtu@life™ était excellente, augmentant considérablement la crédibilité du procédé. De plus, les artefacts rencontrés (personnages, animaux, végétaux, machines) semblent d’après les réactions du sujet parfaitement réalistes, ce qui implique d’exceptionnelles performances du générateur d’univers - Demiurge 2.05 - en ce qui concerne notre seule planète Terre.

Nous avons fait suivre le sujet au niveau psychologique et psychiatrique en insérant dans ses pensées le besoin de suivre un professionnel de la psyché. Il s’avère que son intégration dans Virtu@life™ est d’après les virtu@psycho tout à fait achevée, et qu’il lui sera impossible de déceler la nature de l’existence qu’il mène actuellement, et qu’il ait même des théories personnelles quant à la création de son monde - fait amusant mais surtout révélateur du succès de notre entreprise, puisque même le mot Virtu@life™ prononcé devant lui n’a provoqué aucune interférence au niveau cérébral. La génération d’événements pouvant provoquer une révélation de son état, telle que la lecture de Philip K.Dick, le visionnage de films tels qu’Existenz ou Matrix, ainsi que la prise de substances psychotropes de nature psychédélique, n’ont provoqué dans son intellect que des réflexions de niveau 1 à 2, et en l’absence de réponse aux questions que font naître ces trouble-réalité, il considère Virtu@life™ comme étant LA réalité, ceci malgré sa récente adhérénce aux théories sur les univers parallèles.

Il semble donc justifié de croire que Virtu@life™ soit parfaitement opérationnel sur ce sujet, et le comité d’éthique nous a donné son accord pour une phase de test sur quatre vingt-dix sujet supplémentaires.

Notre équipe de sociologues est en train de sélectionner à leur insu les prochains candidats aux bêta-tests de Virtu@life™ 1.13, qui comportera les mêmes fonctionnalités que la version 1.12 plus les mises à jour suivantes :

-augmentation de l’importance dans le système du générateur d’événements aléatoires
-gestion des rencontres inter-utilisateurs et analyse en temps réel de leurs réactions
-possibilité d’insérer dans la vie des sujets des événements prédéterminés (accidents, décès, réincarnations…) depuis l’interface administrateur

Toute la discrétion nécessaire sera bien évidemment employée et les sujets n’auront aucune conscience du phénomène, se retrouvant dans Virtu@life™ avec une vie qu’ils croiront avoir toujours vécu. Nous avons veillé à ce qu’aucune fuite ne soit possible, et la sécurisation du système informatique est à la pointe de ce que permet la technologie actuelle. Nous restons cependant sur nos gardes quant à l’espionnage à des vues de contrefaçon ou de concurrence, et je peux garantir de la fidélité de chaque employé comme de moi-même. Ceux-ci sont, ne l’oublions pas, choisis en fonction de critères bien précis : absence de famille connue, casier judiciaire vierge, contexte amical réduit ou nul.
Leur disparition n’a jusqu’à présent causé aucun problème et nous avons la couverture du ministère de la justice et celui de l’intérieur. Il n’y a donc aucune crainte à avoir de ce coté, encore moins depuis l’éxécution du dernier employé suspecté d’avoir eu des intentions malveillantes quant au bon déroulement de l’entreprise. Ces personnes sont de toute façons ignorantes de la nature du procédé Virtu@life™ et croient avoir été sélectionnées pour êtres formées et travailler dans une entreprise de bioélectronique quelconque. Nous leur garantissons le bonheur par la fourniture de stupéfiants auxquels ils sont maintenant tous dépendants mais qui leur fournit le bien-être nécessaire à leur fidélité. Nous avons sélectionné les stupéfiants distribués en fonction du travail à accomplir, et l’état psychologiquement modifié n’altère pas les performance au travail des employés - au contraire, certaines substances améliorent leur rendement tout en les rendant satisfaits de leur travail.

Nous avançons sur la bonne voie, et vous me voyez fier de vous transmettre le présent rapport.

Veuillez agréer l’expression de mes salutations les plus respectueuses

Steeve REELS, responsable du projet Virtu@life™

= commentaires =

Narak


    le 12/06/2005 à 12:16:00
Je prèfère quand nRz fait du techno-rigolo que quand il fait ça. Mais ça reste sympa à lire même si le concept d'une réalité alternative créée de toute pièce est archi-exploité maintenant.
Le Duc


    le 12/06/2005 à 13:11:32
C'est plutôt moyen (pour du nrz)
Titre alternatif :

MatriExisteNhacker
.Taliesin     le 12/06/2005 à 17:43:42
Le début m'a fait penser à du Tyler, du coup j'ai arrêté.
Nagash


    le 13/06/2005 à 18:58:09

Pour moi le point positif c'est que c'est très crédible en rapport.
Le point négatif c'est que c'est tellement crédible en rapport que ca en devient chiant à mourir à la lecture. Comme tout bon rapport d'ailleurs.
Et l'histoire du document "confidentiel" qui se retrouve présenté comme texte littéraire sur un site de daube devant un tas d'yeux bouffis qui en ont rien à battre. Mouahaha!

La forme m'est rébarbative, mais je me méfie toujours de la forme,c'est souvent à cause de ca on passe à côté d'éventuels fonds interressants.

Narak a raison, le sujet de la réalité alternative est plus que jamais exploitée aujourd'hui.. mais elle est si mal exploitée, y en a pas un foutu d'en faire un truc qui prend au tripes.
Le côté total de la virtualité qui rejoint d'ailleurs Existenz(très bon ce film), a toujours été exploitée. Et celà bien avant la technologie. A toute époque, par les rêves, les fantasmes, les ressentis hallucinatoires etc..
La référence à la complicité de l'Etat qui apparait dans ton texte est une piste intérressante.
Je pense que tu as là la genèse à autre chose.. en abandonnant l'aspect formulaire bureaucratique et en t'attachant à de vrais personnages avec leur ressentis face à une frontière devenue indécelable entre virtuel et réel..







.Taliesin     le 13/06/2005 à 19:16:47
Le commentaire de Nazoar m'a fait penser à du Tyler, ou pire, du Nagash. Du coup, j'l'ai pas lu.
Nagash


    le 13/06/2005 à 19:41:07
Nazoar? Je te prierais d'avoir un minimum de respect pour lui, petit breton de merde. C'est mon frère, mon dieu et la morve qui me coule du nez.

Comme tu sais si bien le prouver, l'ignorant aime l'obscurité.
Tu as raison de ne pas oser user de tes globes occulaires,comme quoi le néophyte sait, en de rares occasions, être sage et prudent.
L'ouverture de tes paupières, après tant de décennies passées à demeurer les yeux clos et retournés sur tes propre croyances, risquerait de te rendre aveugle.



Nounourz


    le 13/06/2005 à 22:09:37
en fait, j'ai adopté cette forme de "rapport confidentiel" parce que justement, ça change un peu du texte narratif. Surtout qu'en effet, ce genre de sujet est surentendu, je voulais donc utiliser ce terme d'une manière inattendue.

"Je pense que tu as là la genèse à autre chose.. en abandonnant l'aspect formulaire bureaucratique et en t'attachant à de vrais personnages avec leur ressentis face à une frontière devenue indécelable entre virtuel et réel..
"
-> Philip K.Dick à fait cela il y a une trentaine d'années. Tout ce que je pourrai faire sera dans la même veine, en moins bien.
Tyler D


    le 13/06/2005 à 22:30:26
Tiens t'as l'air à bloc sur PK Dick... tu peux me balancer une liste des meilleurs trucs que t'as lus de lui?

j'ai le profanateur qui traîne sur ma table de chevet... penses-tu que ça vaille la peine de s'y plonger?
Nagash


    le 13/06/2005 à 23:48:51
"Je pense que tu as là la genèse à autre chose.. en abandonnant l'aspect formulaire bureaucratique et en t'attachant à de vrais personnages avec leur ressentis face à une frontière devenue indécelable entre virtuel et réel..
"
C'est vrai que c'est archi vu..
Si l'illusion du virtuel a été maintes fois traitée.. combien de fois celle du réel l'a t-elle été?
Sûrement bien plus.
Et pourtant elle continue de l'être tous les jours, souvent sans originalité ouais, mais pourtant si les deux étaient des sources vraiment à sec, il n'y aurait plus personne pour s'y abreuver. Mais alors on écrirait sur quoi???
.Taliesin     le 14/06/2005 à 00:00:09
Sur un rouleau de PQ, et tu te torches après.
Nagash


    le 14/06/2005 à 00:07:53
Je suis assez d'accord.
Un rouleau de PQ.. dans 50000 mille ans c'est peut être le seul vestige qu'il restera de notre jolie civilisation pour les historiens de l'époque. Autant y laisser sa trace.
Je crois que c'est l'une des choses les plus intelligentes que tu aies dit dans ta carrière zonarde.
Nourz     le 14/06/2005 à 02:21:07
tyler > Pour P.K. Dick, l'oeuvre de référence à mes yeux est sans hésitation "Ubik". Dans ce même thème illusion/réalité, il a également écrit "Le Dieu venu du centaure", très bon aussi. Je suis aussi friand de ses nouvelles, il y a plusieurs recueils à priori tous aussi bons les uns que les autres... je n'ai pas (encore) tout acheté (mais un jour, je craquerai et je m'acheterai tous ceux qui manquent - dont le profanateur fait partie).

nagash > les sources ne sont peut-être pas a sec mais pour le moment, j'ai du mal à imaginer comment je pourrais innover sur ce thème... J'attends toujours l'idée de génie (et l'ampoule qui s'allume au dessus de moi comme dans les bandes dessinées).

Lapinchien


tw
    le 23/06/2005 à 18:52:00
j'ai bien aimé ce texte qui malheureusement est trop court mais c'est pas grave pasque c'est juste l'entrée du vagin qui est sensible. Je ne sais pas trop bien quoi dire d'autre à part peut être que tous ces gens que vous sitez n'ont pas bien inventé grand chose depuis çà :


Maintenant représente toi de la façon que voici l'état de notre nature relativement à l'instruction et à l'ignorance.
Figure toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée
ouverte à la lumière; ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchainés, de sorte qu'ils ne
peuvent ni bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaine les empéchant de tourner la tête; la lumière leur vient
d'un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux; entre le feu et les prisonniers passe une route élevée :
imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionettes
dressent devant eux et au dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.
Figure toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le mur,
et des statuettes d'hommes et d'animaux, en pierre en bois et en toute espèce de matière; naturellement parmi ces
porteurs, les uns parlent et les autres se taisent.

Voilà, s'écria Glaucon, un étrange tableau et d'étranges prisonniers.
Ils nous ressemblent; et d'abord, penses-tu que dans une telle situation ils aient jamais vu autre chose d'eux mêmes
et de leurs voisins que les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face ?


Et comment, observa Glaucon, s'ils sont forcées de rester la tête immobile durant toute leur vie ?
Et pour les objets qui défilent, n'en est-il pas de même ?


Sans contredit.
Si donc ils pouvaient s'entretenir ensemble ne penses-tu pas qu'ils prendraient pour des objets réels les ombres
qu'ils verraient ?


Il y a nécessité.
Et si la paroi du fond de la prison avait un écho, chaque fois que l'un des porteurs parlerait, croiraient-ils entendre
autre chose que l'ombre qui passerait devant eux ?


Non, par Zeus !
Assurément de tels hommes n'attribueront de réalité qu'aux ombres des objets fabriqués. Considère maintenant ce
qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaines et qu'on les guérisse de leur ignorance. Qu'on
détache l'un de ces prisonniers, qu'on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les
yeux vers la lumière : en faisant tous ces mouvements, il souffrira et l'éblouissement l'empêchera de distinguer ces
objets dont tout à l'heure il voyait les ombres. Que crois-tu donc qu'il répondra si quelqu'un lui vient dire qu'il n'a
vu jusqu'alors que de vains fantômes, mais qu'à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels,
il voit plus juste ? Si, enfin, en lui montarnt chacune des choses qui passent, on l'oblige à force de questions, à dire
ce que c'est ? Ne penses-tu pas qu'il sera embarrassé, et que les ombres qu'il voyait tout à l'heure lui paraitront
plus vraies que les objets qu'on lui montre maintenant ?
Et si on le force à regarder la lumière elle même, ses yeux n'en seront-ils pas blessés? N'en fuira-t-il pas la vue
pour retourner aux choses qu'il peut regarder, et ne croira-t-il pas que ces dernières sont réellement plus distinctes
que celles qu'on lui montre?


Assurément !
Et si on l'arrache de sa caverne par force, qu'on lui fasse gravir la montée rude et escarpée, et qu'on ne le lâche
pas avant de l'avoir trainé jusqu'à la lumière du soleil, ne souffrira-t-il pas vivement, et ne se plaindra-t-il pas de
ces violences? Et lorsqu'il sera parvenu à la lumière, pourra-t-il, les yeux tout éblouis par son éclat, distinguer une
seule des choses que maintenant nous appelons vraies ?


Il ne le pourra pas, du moins dès l'abord.
Il aura je pense besoin d'habitude pour voir les objets de la région supérieure. D'abord, ce seront les ombres qu'il
distinguera le plus facilement, puis les images des hommes et des autres objets qui se reflètent dans les eaux,
ensuite les objets eux-mêmes. Après celà, il pourra, affrontant la clarté des astres et de la lune, contempler plus
facilement pendant la nuit les corps célestes et le ciel lui même, que pendant le jour le soleil et sa lumière.
A la fin j'imagine, ce sera le soleil - non ses vaines images réfléchies dans les eaux ou en quelque autre endroit -
mais le soleil lui-même à sa vraie place, qu'il pourra voir et contempler tel qu'il est.


Nécessairement !
Après celà, il en viendra à conclure au sujet du soleil, que c'est lui qui fait les saisons et les années, qui gouverne
tout dans le monde visible, et qui, d'une certaine manière est la cause de tout ce qu'il voyait avec ses compagnons
dans la caverne. Or donc, se souvenant de sa première demeure, de la sagesse que l'on y professe, et de ceux qui
furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu'il se réjouira du changement et plaindra ces derniers?


Si, certes.
Et s'ils se décernaient entre eux louanges et honneurs, s'ils avaient des récompenses pour celui qui saisissait de
l'oeil le plus vif le passage des ombres, qui se rappelait le mieux celles qui avaient coutume de venir les premières
ou les dernières, ou de marcher ensemble, et qui par là était le plus habile à deviner leur apparition, penses-tu que
notre homme fût jaloux de ces distinctions, et qu'il portât envie à ceux qui, parmi les prisonniers, sont honorés et
puissants? Ou bien comme ce héros d'Homère, ne préféra-t-il pas mille fois n'être qu'un valet de charrue, au
service d'un pauvre laboureur, et souffrir tout au monde plutôt que de revenir à ses anciennes illusions de vivre
comme il vivait ?


Je suis de ton avis, dit Glaucon, il préfèrera tout souffrir plutôt que de vivre de cette façon là.
Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s'asseoir à son ancienne place : n'aura-t-il pas
les yeux aveuglés par les ténèbres en venant brusquement du plein soleil? Et s'il lui faut entrer de nouveau en
copétition, pour juger ces ombres, avec les prisonniers qui n'ont point quitté leurs chaines, dans le moment où sa
vue est encore confuse et avant que ses yeux ne se soient remis (or l'accoutumance à l'obscurité demandera un
temps assez long), n'apprêtera-t-il pas à rire à ses dépens, et ne diront-ils pas qu'étant allé là-haut, il en est revenu
avec la vue ruinée, de sorte que ce n'est même pas la peine d'essayer d'y monter? Et si quelqu'un tente de les délier
et de les conduire en haut, et qu'ils le puissent tenir en leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas ?


Sans aucun doute.
Maintenant, mon cher Glaucon, il faut appliquer point par point cette image à ce que nous avons dit plus haut,
comparer le monde que nous découvre la vue au séjour de la prison et la lumière du feu qui l'éclaire, à la
puissance du soleil. Quant à la montée dans la région supérieure et à la contemplation de ses objets, si tu la
considères comme l'ascension de l'âme vers le lieu intelligible, tu ne te tromperas pas sur ma pensée, puisque aussi
bien tu désires la connaitres. Dieu sait si elle est vraie. Pour moi, telle est mon opinion : dans le monde intelligible,
l'idée du bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu'elle est la cause
de tout ce qu'il y a de droit et de beau en toutes choses; qu'elle a, dans le monde visible, engendré la lumière et le
souverain de la lumière; que dans le monde intelligible, c'est elle-même qui est souveraine et dispense la vérité et
l'intelligence; et qu'il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique.


Je partage ton opinion, autant que je le puis.
Eh bien ! partage là encore sur ce point, et ne t'étonne pas que ceux qui se sont élevés à ces hauteurs ne veuillent
plus s'occuper des affaires humaines, et que leurs âmes aspirent sans cesse à demeurer là-haut. Mais quoi, penses-
tu qu'il soit étonnant qu'un homme qui passe des contemplations divines aux misérables choses humaines ait
mauvaise grâce et paraisse tout à fait ridicule, lorsque, ayant encore la vue troublée et n'étant pas suffisamment
accoutumé aux ténèbres environnantes, il est obligé d'entrer en dispute, devant les tribunaux ou ailleurs, sur des
ombres de justice ou sur les images qui projettent ces ombres, et de combattre les interprétations qu'en donnent
ceux qui n'ont jamais vu la justice elle même......
_____________________________________

Qui l'eu cru Platon est à l'origine du scenar de Matrix avec son mythe de la caverne... et à son époque, il avaient même pas encore inventé la roue. Il est trop fort Platon.
Antrax     le 23/06/2005 à 21:22:28
juste pour dire que j'étais tjs là, pas fini mon enquête
Tyler D


    le 23/06/2005 à 21:33:11

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. ( 0 0 )
--- -- -oOOo--(_)-oOOo-----
.Taliesin     le 23/06/2005 à 22:17:59
Platon, c'était loin d'être un Glaucon, quand même
Tyler D


    le 31/07/2005 à 12:35:04
Philip K.Dick c'est de la merde
Nounourz


    le 01/08/2005 à 12:17:46
sois maudit sur huit générations, inculte hérétique. ta place est sur le chevalet de torture, entre les mains du grand inquisiteur.
Tyler D


    le 01/08/2005 à 13:53:56
dans paycheck, on efface deux ans de la mémoire du héros en lui enlevant une petite partie de l'encéphale. Désolé mais c'est à pleurer de rire, presqu'autant que ses réflexions sur "l'homme et l'androïde".
Lapinchien


tw
    le 01/08/2005 à 14:42:05
j'ai adoré l'adaptation cinématographique de John Woo... non je deconne bien sur ! en tous cas c'etait une putain d'idee que d'avoir un gars specialiste en retro-engineering, qu'on embauche à l'unique raison qu'il accepte de se faire vider la memoire à la fin de chacuns de ses sales boulots de copiste à la con. Le plus fort c'est que c'est tout à fait logique, un super specialiste en retro-engineering devrait être capable de te demonter le process qui à permis de fabriquer quelquechose d'aussi banal que l'univers. Enfin çà c'est ma vision du truc, hein... il se contente de fabriquer un telescope avec une superlentille taillée en fonction de la courbure de l'univers (qui soit en passant est en realité pratiquement nulle) et grace à cet outil digne de Galillée, il peut observer le futur quelques minutes avant qu'il ne se produise. Mon idee est bien meilleure... petite Dick !

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