LA ZONE -
Résumé : Le postulat de départ rappelle celui du film Cube. On se retrouve donc projeté dans un univers blanc et vide, sans repères et sans explication. Nourz nous avait habitué à un style plus fignolé, mais ça ne choque pas trop. Rapidemment on s'intéresse à l'histoire et elle-seule, on est pris par le suspense un peu bon marché mais efficace, jusqu'à une fin terriblement psychotique.

Blanche démence

Le 31/07/2005
par Nounourz
[illustration] Jour 1
Je sortis d’un long sommeil sans rêves et, les yeux encore à demi collés, je m’étirai de tout mon long. Quand j’ouvris les yeux, ce fut pour constater avec stupeur que je me trouvais en un lieu plus que singulier. Il s’agissait d’une immensité blanche ; le sol était blanc lui aussi - j’avais l’impression d’être suspendu sur du vide - et rejoignait l’horizon sans qu’on puisse y voir la frontière entre le sol et le ciel blanc.
Je tentai de crier, éspérant qu’un écho me le renvoie, mais mon cri se perdit dans la blancheur infinie. J’étais seul, j’avais faim, j’ignorais comment j’étais parvenu en cet endroit. Je n’avais pas peur, il n’y avait aucune menace potentielle. Je m’inquiétais juste de la façon dont j’allais pouvoir rentrer chez moi. S’il y avait une porte, elle était sans doute aussi blanche que le reste, et donc indécelable à moins d’être suffisament près. Puisque j’étais rentré, il y avait bien une sortie quelque part. Ce n’était pas partie gagnée, mais il fallait tenter le coup. Marcher à l’aveuglette en espérant se cogner le front contre cette fameuse porte invisible.

A mes pieds se trouvait un sac à dos qui avait sans doute été déposé là par les personnes qui m’avaient amené ici. Il était assez grand, manifestement prévu pour les randonnées. Quand j’inspectai son contenu, j’y trouvai des vivres pour une semaine, un couteau suisse, deux livres, un bloc-notes et un stylo, grâce auxquels je rédige les événements qui se sont produits depuis mon arrivée ici.

Je laissai un petit empilement de boîtes de conserves afin de me repérer et de revenir si besoin à mon point de départ, puis je partis dans un direction au hasard, à la recherche de la sortie. Je tentai de tourner en faisant une spirale de plus en plus grande, ce qui me semblait le meilleur moyen pour ne pas rater l’issue tant souhaitée. N’ayant rien pour mesurer le temps, j’ignore quand mes errances se sont terminées, je suppose que ça a du prendre six ou sept heures au minimum. J’étais incroyablement fatigué et m’allongeai sur le sol blanc dans l’espoir de trouver le sommeil. Je mis un temps incroyable à m’endormir : visiblement, la luminosité pâle qui inondait l’endroit ne cessait jamais. Pas de nuit, pas de jour. Quand j’écris « jour X » sur mon bloc-notes, ça correspond au rythme de mon sommeil : chaque réveil constitue le début d’une nouvelle journée.

Jour2
Je déjeunai légèrement, et repris ma quête de la sortie. Sur le couteau suisse se trouvait une mini-boussole, et je décidai de partir vers le nord. Je me mis en marche, le sac sur le dos, et progressai d’un pas rapide vers cette absence d’horizon. Je mis un certain temps à remarquer que mes pas ne faisaient abolument aucun bruit. Tout était silencieux, il n’y avait que le bruit de ma respiration. Je trouvai ce silence angoissant, mais continuai ma route en m’efforçant de penser à autre chose. J’espérais de toutes mes forces trouver la sortie ; j’étais à ce moment-là encore convaincu d'y parvenir. Si j’avais pu prévoir la suite des évènements, je serais resté bien sagement à attendre ; seulement, il est plutot difficile, même dans ce genre de situations inhabituelles, de prévoir l’indicible.

Je marchai donc sans jamais déceler quoi que ce soit, fis sur le trajet deux pauses pour manger, les sandwichs avaient bon gout, c’était toujours ça de gagné. Je marchai à une allure soutenue, et toujours le ciel et la terre se mêlaient dans cet océan blanc et luminescent. Pour la première fois, la pensée qu'il n'y avait peut-être pas de sortie m’apparut, mais je la chassai pour la remplacer par une foi aveugle, la croyance d’une issue qui m’attendait et que j’allais finir par trouver.

Après de longues heures de marche, je m’allongeai sur le sol et m’endormis rapidement.

Jour 3
Je continuai ma marche vers le nord. La majeure partie de la journée ressemblait à la précédente. Aucune trace de porte, rien que du blanc partout, une mer de lait sur laquelle je me déplaçais à la recherche d’une improbable échappatoire. Le doute s’était immiscé en moi, et je dus lutter pour ne pas me laisser abattre. Je suis incapable de dire combien de kilomètres je parcourus ce jour-là ; on peut estimer la distance à une vingtaine de kilomètres, peut-être davantage.

Jour 4
Je crus entendre un battement sourd. Je tendis l’oreille mais il me fallut plusieurs minutes pour réaliser que j’entendais les battements de mon propre cœur. Je croyais de moins en moins en la présence d’une quelconque moyen de quitter ce lieu insolite.

Jour 5
Je fus réveillé par la sensation d’être trempé comme une souche. Je reposais dans une boue blanche, immaculée et visqueuse, et toutes les parties de mon corps qui avaient touché le marasme se fondaient dans le décor au point d’en devenir presque invisibles. Ce changement d’état du sol me terrifia ; c’était un événement tout à fait imprévu, et qui laissait planer l’eventualité d’une mort par noyade ou pire, dans des sables mouvants blancs et indécelables.

J’entendais désormais le bruit de mes chaussures sur ce sol mou et humide, mais aussi à plusieurs reprises des voix que j’assimilai à des hallucinations auditives. Je ne comprenais pas ce qu’elles disaient, elles semblaient trop éloignées. Je choisis de ne pas leur accorder d'intérêt, et repris mon périple, rendu plus difficile par ce sol gluant qui s’accrochait à mes chaussures blanchies et semblant ainsi faire partie de l'environnement incolore. Je diminuai mes rations de nourriture, ayant été trop gourmand par le passé, lorsque j’étais totalement convaincu de la présence d’une issue.

Le soir du cinquième jour, j’étais intimement persuadé du contraire. Je ne peux dire s’il s’agissait d’une hallucination olfactive, mais j’eus l’impression que la boue dégageait une odeur pestilencielle. De plus, j’entendais toujours les voix, qui s’étaient accentuées ; je distinguais les deux syllabes suivantes : « ira… si ». Je me mis à parler à haute voix pour les couvrir, ce qui marcha un temps, puis, ne sachant plus que dire, je finis par me taire. Je ne comprenais toujours que ces bribes de mots.

Le problème du sommeil vint se poser : comment s’allonger dans une surface boueuse susceptible durant votre sommeil de vous engloutir ? je décidai de m’accorder un temps de repos éveillé, avant de revenir sur mes pas afin de trouver le sol ferme. Durant ce temps de repos, je feuilletai les livres que j’avais trouvé dans le sac. Deux livres de cuisine. Ceux qui m’avaient laissé cela devaient avoir un sens de l’humour bien particulier. Ca ne me fit pas rire pour autant, mais je décidai de les parcourir, pour me distraire, j’avais bien besoin de penser à autre chose. Cependant, je les refermai assez rapidement, car la vue de tous ces plats provoquait une vive frustration, quand je pensais aux quelques restes de nourriture qui restait dans mon sac.

Quand je me sentis prêt, je pris la route vers le sud et commençai à m’avancer sur le sol visqueux. L’odeur abjecte se faisait de plus en plus forte, si bien que j’en eus la nausée à plusieurs reprises. Je forçai sur l’allure de ma marche, espérant distancer la mystérieuse source de ces relents de viande avariée.

Le manque de nourriture et une fatigue accablante m’obligèrent à faire une halte, la boue y était moins épaisse et il n’y eut d’autre choix que de s’y allonger, le sac en guise d’oreiller, pour faire une sieste réparatrice.

Jour 6
Je me réveillai et constatai que le sol avait repris sa fermeté initiale. Je crois que c’est ma curiosité qui me poussa à faire ce geste que je croyais anodin, et qui se révèla être lourd de conséquences. Mais sur le moment, il m’était impossible d’envisager une telle chose. Je décidai donc, sans raison particulière si ce n’est en apprendre plus sur l’endroit ou je me trouvais, d’entailler le sol à l’aide de mon couteau.

Ce qui s’ensuivit demeure flou dans ma mémoire, et je suis dans l’incapacité de déterminer si ces événements ont réellement eu lieu ou s’ils s’agit d’un délire consécutif à mon isolement et la fatigue.

Quand je retirai mon couteau, un geyser rouge sortit de l’entaille, et je me retrouvai couvert de ce liquide écarlate. Il s’agissait - l’odeur ne pouvait pas tromper - odeur de sang, du sang tiède qui ruisselait sur moi. Je me souviens avoir hurlé, horrifié par cette fontaine sanglante dont le jet semblait être animé d’impulsions, comme si quelque part en dessous un cœur battait et renforçait le jet à intervalles réguliers. Je me souviens avoir pris mon couteau et, emporté par une rage aveugle, frappé plusieurs fois dans la chair de ce monstre blanc et infini ; à chaque coup de couteau, un nouveau geyser jaillissait. C’est quand je frappai une dernière fois que j’entendis ce cri venu de partout à la fois et qui fallit me faire perdre la raison. C’était une sorte de gargouillis doublé d’un hurlement qui n’avait rien d’animal et encore moins d’humain, un cri comme aucune créature terrestre ne peut le faire, et qui résonne encore dans mon crâne à l’heure ou j’écris ces mots.

Sur le sol, un millier d’yeux et de bouches s’ouvrirent simultanément et semblaient se déplacer librement. Je me suis assis sur un de ces yeux au diamètre impressionnant - plus de trois mètres - et j’ai rédigé ce dont je me souviens, en espérant que ça puisse servir de témoignage. J’ai fini mes vivres, bientôt je me jetterai dans une de ces bouches aux crocs acérés, en priant pour une mort rapide et la moins douloureuse possible. Ces bouches ne cessent de répéter la même phrase : « Tu finiras ici ».Leurs voix se mélangent, j’ai du mal à les distinguer. Elles se rapprochent de mon œil géant, mais je sais qu’elles ne pourront pas l’attaquer. Elles me traquent, me guettent et attendent que je sorte de ma cachette. « Tu finiras ici » je sens de nouveau l’odeur fétide qui m’avait tant répugné les jours précédents. Ces gueules ouvertes dégagent une haleine abjecte de chait putréfiée ; peut-être qu’en restant sur l’œil je mourrai par suffocation. Non, ce n’est plus la peine d’attendre. Si vous lisez ceci, j’espère que vous aurez plus de chance que moi. Je laisse ces mémoires sur cet œil dément à l’iris pourpre, et vais sauter dans ces bouches géantes qui n’attendent que cela.

Pourvu que ça se termine vite.

Adieu.

= commentaires =

Glaüx-le-Chouette


    le 01/08/2005 à 01:10:19
Simple et efficace. Et prenant. J'aime beaucoup.

J'avoue que je ne comprends pas l'attitude du bonhomme à la fin, par contre. J'aurais tenté de blesser la bête plus avant, à sa place, ou de crever l'oeil, au moins, pour entrer dans son corps, qui sait. Essayer.

Et ça se lit d'une traite.
Arkanya


    le 01/08/2005 à 01:50:53
Il m'a manqué quelque chose mais je sais pas trop quoi, peut-être la frustration de pas en savoir plus, ou que ça ait pas duré un peu plus longtemps. Sinon j'ai bien aimé !
Lapinchien


tw
    le 01/08/2005 à 02:19:32
illustration : je croyais qu'on avait obligation auprès de l'Apinc de ne pas mettre d'images pornographiques sur le site.

texte : Putain ! Le syndrome de la page blanche n'a plus rien a voir une fois qu'on s'est enfilé du Stilnox,de la lalamine et du topalgic simultanéement. C'est marrant de voir Nourz parcourir la dite page blanche à la recherche d'une idée.
Cadarn


    le 01/08/2005 à 11:33:38
c'était assez sympa, mais par contre j'ai trouvé le perso un peu trop détaché de son sort (faudrait peut-être un texte plus long?!) et, je sais pas, l'idée du journal...
Nounourz


    le 01/08/2005 à 11:52:40
J'avoue : je ne me suis pas embarassé à faire une psychologie complexe et élaborée pour le personnage.

Glaux : oui j'ai une fâcheuse tendance à rendre mes personnages aussi suicidaires et peu combatifs que je le suis...

LC : J'avais pas pris de médocs cette fois ci ! Que de ... euh... de la brown. J'aurais pt'etre du tenter de sniffer du white spirit, ça aurait bien collé avec l'esprit du texte ^^

Cadarn : oui j'ai une fâcheuse tendance à rendre mes personnages aussi cons que le putain de bloggeur que je suis...

Arkanya : et vous n'en saurez pas plus ! J'emporterai mon secret dans ma tombe !
Dourak Smerdiakov


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    le 01/08/2005 à 14:46:59
C'est malheureux, ici, le choix de la première personne et du journal. Un observateur extérieur aurait pu nous donner des détails sur le dénouement et la dentition des bouches géantes...

Sinon, on se demande s'il faut y voir une métaphore de l'existence humaine telle que tu la conçois, ou une simple "vision" cauchemardesque.

Ca me semble un peu bâclé. Exemple : "rédigé ce dont je me souviens" ou "présence d'un moyen" me semblent maladroits. Idem : "Je tentai de crier, éspérant qu’un écho me le renvoie, mais mon cri se perdit" ou je pense que le pronom "le" ne devrait pas apparaître avant "mon cri" et que ça rend la phrase bancale. Bon, on y accorde l'importance qu'on veut, puis ça se discute. Mais je crois que t'as fait mieux.
e-dwarf puissant    le 01/08/2005 à 15:26:21
Il est bien foutu ce texte, pile la bonne taille, on est bien surpris à la fin, ça fout bien les jetons.
L'image par contre c'est pas porno, il me semble que c'est un oeil d'éléphant ou de rhinocéros.
Arkanya


    le 01/08/2005 à 15:27:58
Voilà, à lire les commentaires des autres, je mets le doigt sur ce qui me gêne. Un journal, ouais, pourquoi pas, s'il avait été écrit dès le premier jour, parce que le mec s'emmerde et qu'il a besoin d'écrire pour pas devenir fou, alors juste avant de crever il tient à finir son truc pour que ce soit bien complet. Par contre je le vois pas assis sur son oeil raconter calmement ce qui s'est passé le premier jour, se creuser pour se souvenir plus ou moins, raconter un détail comme la pyramide de boîtes de conserves (qui soit dit en passant, m'a semblé un peu zarbe, vu qu'après il s'en éloigne de dizaines de kilomètres)

De la même façon, le fait qu'au bord du suicide et assis sur un monstre gluant il prenne la peine d'expliquer que les jours correspondent plutôt à ses phases de sommeil, ça m'a fait sourire, on voit de façon flagrante l'excuse de l'auteur qui se justifie pour la crédibilité de son texte.

En fait il aurait écrit son truc au fur et à mesure, ça serait mieux passé. Pis bouffe-le ton secret, j'm'en fous ! Non mais...
nihil


    le 01/08/2005 à 15:30:32
dwarf : Ou un trou du cul de cachalot, les experts s'interrogent toujours.
Moi j'ai accroché moyen, effectivement je trouve qu'au niveau du style y a du laisser-aller, par contre le suspense et bon et la fin déchire sa grand-mère.

Commentaire édité par nihil.
Nounourz


    le 01/08/2005 à 21:01:46
dourak > l'existence humaine, un grand machin blanc et vide où l'on se demande comment en sortir : ouais c'est assez proche de ce que je peux en penser en effet.

arkanya > j'avais pas pensé à ça, c'est vrai. putain, je réalise que dès que je dois raconter un truc qui sort de ma vie quotidienne, j'ai trop de mal à être crédible.

nihil > fuck le style, c'est les vacances. Et puis c'est pour faire contraste avec le texte muta-stylé de Glaüx.
DirtyDog


    le 02/08/2005 à 05:40:27
Personnellement j'ai beaucoup aimé. Le concept est intéressant, le suspense est toujours présent, pas de longueurs et comme dit Glaux ça se lit d'une traite : quand on commence la lecture on est pressé de lire la suite. Ca rappelle un peu certaines nouvelles de Lovecraft dans le ton. Du bon boulot.
Nounourz


    le 02/08/2005 à 13:41:36
putain comme j'suis trop content de m'entendre dire que je fais penser à lovecraft !
DirtyDog, dès que je rentre à Toulouse on se marie.
Ventoline


oui mais    le 03/08/2005 à 00:08:31
Je suis pour:

-L'intrigue intrigante.
-La trame en plusieurs jours.
-L'utilisation d'objets.

je n'adhère pas, oh non !

-Le style qui devrait être retravaillé decidela, l'intrigue le mérite.
-L'emploi du passé: si ce sont des notes ecrites au jours le jours il paraitrait logique d'employer le present, ça contriburais de plus grandement au suspens.
-L'utilisation d'objets pas assez poussée.
Dourak Smerdiakov


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    le 03/08/2005 à 00:32:19
"L'utilisation d'objets pas assez poussée."

Tout ça pour en arriver là...
Ventoline


    le 03/08/2005 à 00:54:26
Oui enfin projeté dans un univers parallèle, notre nourz n'avais pas beaucoup de chance de se retrouver même avec un couteau suisse. Les autres objets ne sont là que pour justifier le couteau, alors autant partir dans le trip et en exploiter d'autres; un peu d'imagination que diable, ça decuplerais le suspens si chaque objet avait une utilisation.
nihil


    le 03/08/2005 à 00:58:02
Ouais, c'est vrai, ce mec aurait très bien pu se retouver avec une muselière géante pour combattre les mâchoires tectoniques qui le harcèlent et euh putain quelqu'un pourrait m'expliquer ce que je suis en train de raconter ?
Dourak Smerdiakov


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    le 03/08/2005 à 01:07:12
A mon avis, ta muselière est une allusion de plus au culte d'Hécate dont je te soupçonne depuis fort longtemps d'être un adepte. Par contre je n'ai toujours pas compris le coup des étourneaux.

Ventoline, en fait, euh... je formulais juste l'hypothèse fort subtile que tu sois en train de nous inviter à te pousser des objets dans le rectum.
nihil


    le 03/08/2005 à 01:16:10
OK j'avoue bordel de putain de névropathe : les étourneaux étaient une allusion détournée à l'avilissement croissant de l'être humain par ces PUTAINS D'OISEAUX DE MERDE QUI FONT TOUT POUR NOUS POURRIR LA VIE ILS SONT PARTOUT T'ENTENDS ?! PARTOUT !
Ventoline


    le 03/08/2005 à 01:20:21
Autant pour moi, l'hypothèse sodomite m'avait échappée.
Nounourz


    le 03/08/2005 à 09:20:18
Correction : "Au temps pour moi".
tu me le copieras cent fois.
Cadarn


    le 03/08/2005 à 11:44:59
t'es sûr nounourz?
ça me semble plus logique "autant pour moi" et puis de toute façon les deux fonctionnent
Nounourz


    le 03/08/2005 à 11:58:26
** mode : Aka **

non mais putain ne ME CONTREDIS PAS ESPECE DE LARVE INFORME BORDEL DE MERDE !!

** end mode **
Dourak Smerdiakov


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    le 03/08/2005 à 12:23:39
Et puis d'ailleurs, ce n'est pas "bordel de putain" mais "putain de bordel".
Cadarn


    le 03/08/2005 à 14:28:44
tiens, comme t'es pas poli et que suis dans un bon jour, je te tire la langue
*CadArn tire la langue à Nounourz*
nihil


    le 03/08/2005 à 14:34:25
Après son aventure dans les champs de mâchoires géantes, c'est possible que ça lui fasse peur, effectivement. Enfin à condition que tu aies une langue géante, bien sûr.
Aka


    le 03/08/2005 à 16:02:12
Et c'est bien "au temps pour moi", Bertha s'y est deja frottée.
Ventoline


    le 03/08/2005 à 16:40:07
Faux ARCHI-FAUX !!!! JE DENONCE.

Oui on peut dire les deux, crois en l'experience de Popol.

Et c'est quand même plus logique de dire "autant" que "au temps" (tsss au temps de quoi ? Au temps des chevaliers ? Vous êtes RIDICULES §§§)
Aka


    le 03/08/2005 à 18:19:29
L'orthographe exacte est "au temps".

"Le commandemant "au temps" indique (dans les exercices militaires, en gymnastique, en escrime etc.) un retour de mouvement (temps) précédent. Au figuré, "au temps pour moi" se dit pour reconnaître qu'on s'est trompé et qu'on est prêt à revenir au point de départ pour reconsidérer les choses. Ecrire "au temps pour moi" plutôt que "autant pour moi", que l'on rencontre parfois."
Larousse, Dictionnaire des difficultés du français aujourd'hui.

Ou encore :

http://www.langue-fr.net/index/A/au_temps-autant.htm

http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#au_temps

Connard.

Ventoline


    le 03/08/2005 à 18:24:07
C'est un complot franc-maçonnique.
Nounourz


    le 03/08/2005 à 22:57:27
non mais puTAIN NE CONTREDIS PAS AKA BORDEL DE MERDE
Dourak Smerdiakov


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    le 03/08/2005 à 23:10:48
Au temps... autant... OTAN... C'est un complot anglo-saxon, tas de lobotomisés au taille-crayon.
Lapinchien


tw
    le 03/08/2005 à 23:32:37
c'est dingue j'aurais parié que c'était "otarie pour moi" l'orthographe exacte...
Dourak Smerdiakov


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    le 03/08/2005 à 23:40:52
Tu sais très bien que ce sont les phoques qui tirent les ficelles.
Lapinchien


tw
    le 03/08/2005 à 23:44:19
ô temps, bourre moi
Dourak Smerdiakov


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    le 03/08/2005 à 23:58:59
Aux tempes, pour toi.
Lapinchien


tw
    le 04/08/2005 à 00:23:31
ôtes-en pour moi ?
Lapinchien


tw
    le 04/08/2005 à 00:26:49
toi aussi joue à Pyramide sur la zone!

dans le rôle de Marie-Ange Nardy :Dourak
dans le rôle de Laurent Broomhead :votre serviteur

3 briques !
hautes en pourvois ?
Dourak Smerdiakov


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    le 04/08/2005 à 00:30:12
Haut' hampe pour toi
Dourak Smerdiakov


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    le 04/08/2005 à 00:31:08
Avec la liaison, ça marchait pas ton truc
Lapinchien


tw
    le 04/08/2005 à 00:33:55
je prone l'abstinence : les liaisons c'est mal

aux tempes pourri moi
Lapinchien


tw
    le 04/08/2005 à 00:35:07
putain j'ai perdu t'es trop fort ! tu l'as deja dit
Dourak Smerdiakov


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    le 04/08/2005 à 00:41:22
Mais tu prones très bien.
Dourak Smerdiakov


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    le 04/08/2005 à 00:44:03
Aux taons pour toi
Haute Han pour toi
Glaüx-le-Chouette


    le 04/08/2005 à 01:00:58
Ô tante, bourre-moi.
Dourak Smerdiakov


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    le 04/08/2005 à 01:08:53
Au tambour, toi. Ca te changera des extincteurs.
Glaüx-le-Chouette


    le 04/08/2005 à 01:19:24
Oh, tape pour moi, alors, ça me fera des vibrations dans le ventre en même temps.
Dourak Smerdiakov


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    le 04/08/2005 à 01:34:12
Au fait, c'est qui, Marie-Ange Nardy ?
Glaüx-le-Chouette


    le 04/08/2005 à 01:36:45
Le pseudo anagrammatique de Marie-André Nagy.
Lui même mieux connu sous le pseudonyme de Nagy.
Il se travestit avant chaque émission.
nihil


    le 04/08/2005 à 06:42:24
beh dis-donc, super vos jeux de mots les gars. Je crois que j'en ai jamais vu d'aussi merdiques, même sur le Bar-ric.
Dourak Smerdiakov


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    le 04/08/2005 à 13:26:41
C'est con, je pensais en faire un mini-article.
Cadarn


    le 04/08/2005 à 15:57:04
Barbie tue Rick!
Dourak Smerdiakov


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    le 04/08/2005 à 23:12:07
Sous les yeux de Derrick-yeux-de-poisson ! l'idiote !
Nounourz


    le 05/08/2005 à 14:16:00
moi, je pourchasse Derrick.
Je suis le Derrick Hunter.

(je suis déjà sorti)
Aka


    le 07/08/2005 à 18:10:30
Un de mes articles préférés de nrz, mis à part la justification de narration par l'écriture du journal que je trouve bancale.
Narak


    le 07/08/2005 à 22:17:35
Bancale...iméro ?
Hum...euh...Il est à quel heure le prochain train ? C'est pour me jetter dessous.
Nounourz


    le 07/08/2005 à 22:43:32
je préférerais qu'on te jette un train dessus, ca serait plus fun
Narak


    le 07/08/2005 à 22:56:08
Merci Nourz, t'es un vrai pote...au feu !

Ok ok, je vais crever mais laissez moi le temps.

Commentaire édité par Narak.
Glaüx-le-Chouette


    le 09/08/2005 à 18:58:15
On te laisse plutôt le tender.


Bonus track : à bonne en tender, salut.


Narak


    le 09/08/2005 à 21:40:27
Ya un rapport avec " Love me, Love me tender...(à moins que ce soit "thunder") Love me twist ?"


Lapinchien


tw
    le 09/08/2005 à 23:52:12
Bonne réponse de l'Amiral !
Nagache     le 15/08/2005 à 21:32:10
J'ai bien aimé l'idée et l'"atmosphère" qui est bien rendue.
Après comme ca a été dit c'est vrai que l'exploitation de l'essence primordiale de ce texte n'est pas portée à son optimum.
nourz     le 15/08/2005 à 22:29:03
[ nrz mode : blonde]
euh, il me faut un commentaire de ton commentaire parce que là, j'ai pas bien compris...
[end mode]
Nagash


    le 15/08/2005 à 22:57:17
Hummm.. c'est que tu m'exciterais presque en blonde.

Bah je voulais juste dire que tu n'avais pas exploité toutes les potentialités qu'offrait un monde à la neutralité si totale que le héros y évoluant se voit par conséquent pourvu d'une possible interactivité hyperbolée avec cet étrange univers.
Même si en réalité il y aurait pu y avoir beaucoup moins d'actions. Finalement c'est comme la vie ton truc blanc, on se croit dans une prison à perte de vue.. et on se sert du baton de dynamite que nous a mis dans le sac à dos l'Inconnu qui nous a enfermé,non pas comme clef mais comme gode, histoire de passer le temps, dans l'attente du moment ou on aura plus rien à perdre, c'est à dire à l'orée du game over, pour faire péter la geôle sans barreaux.

Ouais là personne n'a rien compris je crois.. moi non plus d'ailleurs.
nourz     le 16/08/2005 à 10:19:05
merci de rendre explicite l'expression suivante : "interactivité hyperbolée"

sinon qu'est-ce qui, dans ta vie, est symbolisé par le bâton de dynamite de ma nouvelle ? N'y a-t-il pas d'autre emploi que l'auto-sodomie ?

Aussi : je ne comprends pas ta métaphore de la geole sans barreaux. Pourrais tu m'éclairer ?
Narak


    le 16/08/2005 à 11:51:33
Si j'ai bien compris ce que Nagash disais c'est que le monde que Nourz a créé offre tellement de possibilités d'actions que la façon dont il est exploité est un peu réductrice. Mais comme tout, absolument tout est possible il est peut être difficile de canaliser l'écriture dans un sens qui exploiterait au maximum les possibilités quasi infinies de cet univers.

Où alors Nagash est un raëlien...

Commentaire édité par Narak.
Lapinchien


tw
    le 16/08/2005 à 12:05:03
ouais toutafé ! d'ailleurs il aurait très bien pu y tourner une pub pour la peinture Duluxe Valentine avec une panthère noire... c'est une omission impardonnable !
Nagash


    le 20/08/2005 à 13:26:30
Narak enfoiré, avec ta pertinence je vais finir par croire que ce que je raconte a une quelqconque logique.

Nounourz, "interactivité hyperbolée" est erroné(ca m'apprendra à faire des commentaires avec un poison en train de piquer un sprint dans les veines).Hyperbolique est le terme exacte.. mais finalement hyperbolée se tient, néologisme qui implique une nuance assez interressante.
Bref Narak l'a bien mieux expliqué que moi, cet univers est si vide et monocorde que du coup il nous octroie une sorte de liberté sans limite, si ce n'est celle de notre propre esprit. Mais ce vide peut également provoquer l'effet inverse. En chute libre soit on s'écrase comem une pauvre merde, la suite "logique" disons.. soit on déploie des ailes qui ne sont pas sensées exister.
Ce vide créer un vertige qui fait qu'on se referme sur soi même, qu'on fabrique ses propres barreaux, dans notre tête, d'où la geôle sans barreaux. Une prison qui n'est autre que celle qu'on s'est créé de toute pièce, en réaction à l'environnement, dans les corridors gris de notre boite crânienne.

Ma dynamite à moi?.. Je te répondrai quand je l'aurai trouvé. Putain de sac à dos avec 50000 poches cachées...
Narak


    le 22/08/2005 à 22:48:28
Hum...Je traduis celui là aussi ?
Mill


site lien fb
    le 01/03/2007 à 12:43:35
Ca n'a pas pris du tout. La fin tant attendue (mais où se trouve donc le narrateur, bordel de dieu?) est assez décevante et ressemble à mille autres. Ca m'a même rappelé une blague de F'Murr (génie des alpages). Le style est très lourd, limite maladroit en certains passages.
Glaüx-le-Chouette


    le 31/07/2008 à 23:22:27
Petit remontage malpoli, pour le plaisir.
Glop-glop


    le 03/08/2008 à 20:36:10
C'est pas mal, je pense que cet auteur a de l'avenir ...
Putsch


    le 04/10/2008 à 18:36:49
Je n'en suis pas aussi sûr que toi, pauvre con.
Glaüx-le-Chouette


    le 04/10/2008 à 20:21:01
Tu sais, deux mois après, c'est pas vraiment la peine de relever.
D'ailleurs, en règle générale, c'est pas vraiment la peine de relever ce que dit glopglop.
D'ailleurs, en règle générale, ta gueule.
D'ailleurs, je suis un castor.
Putsch


    le 04/10/2008 à 23:54:53
Deux mois après? De quoi tu parles?
Putsch


    le 05/10/2008 à 00:03:22
Ouais, je suis con, d'ailleurs je vais me remettre à parler dans ma langue de jeune. Donc dsl kikoolol^^!
Koax-Koax


    le 08/10/2009 à 03:07:00
Très étrange ce texte. Prenant et légèrement angoissant. J'aime beaucoup, c'est bien écrit, l'histoire est originale, mais m'a un tout de même un peu laissé sur ma faim.

Je m'attendais en fait à plus d'errances (ce qui l'aurait rendu plus glauque sans doute) et peut être, de détails. C'est tout de même bien foutu.
...     le 23/02/2010 à 03:26:14
J'aime. Glop-glop est un connard aveugle. Et Blanche démence me fait penser à un quelconque tox pris dans la CC. Elle est blanche, elle le rend dingue, et il n'en sortira jamais.

Intention perverse de l'auteur?

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