LA ZONE -
Résumé : Le maire de Paris veut à tout prix éviter que les JO se déroulent dans sa ville et est prêt à tout pour convaincre le comité olympique de l'erreur que ce serait. Un gros tas de vannes qui tirent dans tous les sens (absurde, jeux de mots à la con, private-jokes...) certaines bien marrantes, la plupart très pourries. Ce qui nous donne un texte survolté mais pas forcément hilarant.

Comment perdre les JO : l'important c'est de partir pisser

Le 08/10/2005
par M. Con
[illustration] Il est 5 heures Paris s’éveille…….. Il est 5 heures et François PIGNON n’avait pas sommeil.
Son béret orné de la cocarde tricolore enfoncé jusqu’aux oreilles, pas rasé, les yeux rougis, l’haleine à réveiller un macchabée, sa baguette de pain sous le bras, il avançait d’un pas décidé jusqu’à l’hôtel de ville. Des tracts et des confettis volaient encore autour de lui dans la brise matinale printanière et des ballons crevés multicolores jonchaient les trottoirs des Champs-Elysées comme des préservatifs usagés. Tout ce merdier lui paraissait dérisoire au regard de son immense victoire, ils ne baiseraient pas Paris et Pignon était heureux.

Ce n’était pas lui, François PIGNON, Maire de Paris, qui allait livrer SA ville à toutes ces andouilles farcies au Q.I. d’huîtres. Rien que d’imaginer la capitale prise d’assaut par une horde d’abrutis hébétés qui suaient comme des gorets pour gagner quelques médailles en chocolat dont tout le monde se fichait éperdument, il en était malade. Certes depuis plusieurs semaines il subissait des bières pressions d’en haut, mais peu lui importait si le bâfreur de tête de veau n’était pas content.
Du temps de grand papa Pignon Paris avait déjà su résister à « l’occup » même si les françaises avaient abondamment données leur corps à l’ennemi, Paris ne serait donc pas l’otage du monde sportif. Les J.O. ne passeront pas la ligne Maginot. Les J.O. ne seront pas, où alors ailleurs, par exemple chez les rostbeafs l’ennemi héréditaire.

Parole de Pignon !.

En remontant la rue de Rivoli, il souriait béatement en repensant à la méga réception offerte la veille aux représentants de la délégation censée choisir la ville qui aurait le privilège de raquer pour la gloire, sans parler de la gigantesque parade qui suivit. Ce fut un spectacle grandiose retransmis bien évidemment en direct devant des milliards de zouaves décérébrés.
Tout avait été réglé comme un show à l’américaine. Il faut dire qu’il y avait eu une sacrée préparation en amont, ça n’avait pas chômé. Son équipe qui avait Pignon sur rue, s’était donnée à fond, rien ne fut laissé au hasard.

Dés le matin des limousines spécialement peintes en rose fluo conduites par des chauffeurs noirs en rasta fumant des pétards d’un mètre cinquante récupérèrent l’ensemble du comité Olympique à l’aéroport. Il fallait voir leur tête de premier de la classe lorsqu’ils sont entrés au son du reggae dans les voitures enfumées, c’était de la bel ouvrage man !
Immédiatement escortés par des motards transformés en hells angels, ils furent largués dans la grande salle de réception de l’hôtel de Ville où les attendaient des serveurs en draggqueens pour un monstrueux déjeuner de gala. Bien qu’ils fussent (pas mal celui là) déjà complètement shootés à la descente de voiture on n’avait néanmoins pas lésiné sur le protocole et les frais. On a vu grand. On a fait un repas sur le thème : « la France et ses régions » avec cassoulet, potée, choucroute, bouillabaisse, boudin, fondue, foie gras, crustacés et j’en passe, rien que des produits du terroir. Le tout arrosé d’un Beaujolais à te filer la courante du siècle et d’un blanc de Savoie qui raye les vitres lorsque tu l’utilises comme produit ménager. On a cru un moment que certains allaient en crever mais non, résistants ces sportifs.
En fin de repas, le gros Douillet nous a fait une vilaine crise de nerfs et la Chaudron de Courcelle s’est mise à boire en nous chantant des chansons paillardes, puis ils se sont envoyés en l’air sur la table devant tout le monde, c’était le clou improvisé du spectacle.
Tout le monde est ensuite parti pour le défilé sans oublier la remise du petit cadeau personnel, la petite intention délicate qui fait toujours plaisir : un phallus gravé des cinq cercles symbolisant les J O. de sorte que s’ils désiraient l’avoir dans le fondement au sens propre comme au figuré, no problem.

On les a jeté comme des paquets de linge sale dans des décapotables et tout le cortège s’est mis en branle si j’ose dire ! Sauf Douillet qui s’était ouvert les veines avec une fourchette à escargot et la première dame qui s’était pendue avec son sac à main.

Ce fut un défilé grandiose.

Toutes les télévisions du mondes fixaient l’instant historique. En tête de cortège, vêtus en uniforme de milicien récupérés à Vichy et au siège du FN, les sportifs Français portaient les drapeaux, suivis de la délégation largement comateuse, elle-même suivie par des chars sur lesquels des bénévoles complètement à poil représentaient les différentes disciplines sportives. Venaient ensuite des rats de l’opéra et des égouts, des danseuses orientales mal orientées, des danseurs de salsa, des rappeurs râpés, les filles du Lido, du Crazy, du Moulin Rouge, de chez Madame Claude, des clowns en patins à roulettes déguisés en hommes politiques, des hommes politiques déguisés en clown, là on a eu peu de frais de costumes, De Villepin en Napoléon, Sarko en gnome, des obèses déguisés en citrouille, des anorexiques transformés en asperge, Louis XIV et sa cour des miracles, Louis XVI et sa tête, Bush et sa connerie, Hussein et sa dame, des cow-boys sur des dromadaires, des indiens sur des girafes, des pygmées sur des poneys, la famille Pierreàfeu sur des mammouths, Ali baba et ses quarante voleurs, Tarzan et sa femme Chetta, Nihil et ses zonards en tutu rose, Aka en amazone top less, Agathe et ses rustines, des Barriqueux ronds comme des queues de pelle, un vieux Paladin cacochyme cueillant des fleurs en récitant des vers érotiques, des Lapins qui se broutaient frénétiquement la carotte, des Moutons noirs qui se sautaient dessus, le diable et ses diablotins qui s’enfilaient à la queue leu leu dans la crèche où roupillait l’enfant Jésus bercé par un Jojo en curé portant de la croix sur ses frêles épaules d’agriculteur chenu, des illuminatis illuminés, les 3 lanciers du Bengale, les 4 moustiquaires, le club des 5, les 6 compagnons, les 7 samouraïs, les 12 apôtres ou les 12 salopards ceux-là je les confonds toujours, un Yeti, des griffons, des licornes, des gargouilles et un bossu, une tringle à rideau, un veau d’or, des vautours, des vauriens, des vomis, des veau marin go, du lait, une boite de thon, des œufs, du beurre, un pack de bière, six litres de rouge, 4 litres de blanc…( A merde ! ça c’est ma liste de course), Belphégor sortit exprès du Louvres pour l’occasion par son pote Dan Brown, Thierry la fronde sans son collant dim, Tintin et ses sept boules de cristal, Astérix et les 12 travaux, Blanche neige et les sept nains, des géants verts, les 101 dalmatiens, Shéhérazade et ses 1000 et une nuits, Harry Potter, Zorro, Zembla, Akim, Blek le Roc, Mandrak, les X men, l’homme invisible même si personne l’a vu, Superman, Batman sans Robin qui avait un mot d’excuses, Spiderman, Condorman, Shaman, Barman, Elépantman, Mario Bros, Dark vador et ses gardes, des jedis armés de néons sur leur garde, les Télé Tubbis, télé poche, télé loisirs, des téléphones, portables, les Barbapapa, Goldorak, Belle et Sébastien, Heidi, Candy, Aglaé et Sidonie, Nounours Pimprenelle et Nicolas, Casimir et son gloubiboulga, Pinocchio qui collait son grand nez dans le derche de Fantômette, des schtroumphs dans une schtroumfette, des martiens, des chiens, des chats, des puces savantes…. Flûte ! j’ai plus d’encre….. Le tout baignant dans de la musique techno.

Du grand spectacle.

On avait également fait imprimer et distribuer un million de tee-shirts bleu, blanc, rouge, avec comme inscription « Le sport c’est chiant ! » sur le devant et un chiotte dans le dos. Il fallait voir tous ces spectateurs vêtus ainsi qui participaient à l’évènement dans la joie et l’allégresse intense du moment, chantant la marseillaise à plein poumons, c’était extraordinaire.

« Quel feu d’artifice coloré sur la plus belle avenue du monde » pensa Pignon en coulant une larme d’émotion.

Au passage du cortège on a également fait lâcher des tracts sur lesquels était porté le coût réel des jeux pour le contribuable parisien, tandis que le nom des vrais bénéficiaires qui s’en mettaient plein les poches était inscrit sur les ballons qui voletaient doucement au dessus de la parade. Je crois d’ailleurs que c’est à cause de cela que Jacques nous a fait son malaise cérébrale, pour une fois qu’il n’était pas dans le coup.

C’est ballot !

Arrivé à la Concorde un concours de jet de tomates, d’œufs et de tartes à la crème organisé conjointement par Emmaüs, les restos du cœur, les sans abris et les Maisons Phoenix accueillit le staff des décideurs. Certains à l’esprit inventif franchouillard ont cru opportun de rajouter des merdes de chien pour donner du relief comme quoi l’initiative individuelle n’est pas morte dans notre beau pays. Sauf que, dans un excès de zèle, quelques pavés sont également partis, un vieux réflexe en souvenir de mai 68, la seule fausse note dans cette féérie de finesse, de délicatesse et de beauté scénique. Malheureusement un paveton a atterri dans la tirelire cochonesque du président dépité du Comité dérouté. A cause de cet incident en la mineur on a du laisser tomber les discours de clôture ciselés pour les ramener en vitesse dans des hôtels réservés, mais ils ont nerveusement déclinés l’offre et préférés rentrer rapidement chez eux. Ils se sont rués sur des taxis sans même dire au revoir puis se sont éparpillés dans la nature, sauf un qui lui voulait se mettre en ménage avec une draggqueen !

Finalement on s’est rabattu sur les restes de bouffe et on a fait une fiesta d’enfer qui s’est terminée à Saint Germain.

« Raisonnablement ce matin, j’ose penser que ce ne sera pas : Paris 2012… »

- Allons s’enfants de la patriiiiiiiiiiii-ie, le jouuuuuuuuuuur de gloi- are est arrivé !…. contre nous de la…. Tous en cœur! De la tiraniiiiiiiiiii-iie, l’étendard sans gland élv…. Jean-baptiste, la main sur le cœur!…. Elevé, entendez vous dans nos…….

= commentaires =

Nounourz


    le 08/10/2005 à 15:48:27
excellentissime.
Glaüx-le-Chouette


    le 08/10/2005 à 15:59:48
Mouais

Même problème de vieux relents de râlerie primaire parisianoparisienne, mais le texte, lui, est bon. J'ai même ri.

J'irais même jusqu'à dire que ça pourrait être de Johnny, c'est dire.
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 08/10/2005 à 16:01:51
Ca me rappelle une chanson de... euh... comme d'habitude.
nihil


    le 08/10/2005 à 16:04:01
Ca pourrait surtout être d'un imitateur raté de San Antonio de ma connaissance, à mon avis.
Lapinchien


tw
    le 08/10/2005 à 17:44:40
Je triche. Je lis ce texte avant d'avoir ecrit le miens et... heu... je me dis qu'il fait beau et que je vais plutot aller me ballader. Le spectre du professeur Choron a surement poster ce machin. y a pas une rêgle qu'interdit la participation de personnes mortes ?
Astarté


    le 09/06/2006 à 13:06:17
J'ai bien ri. Mention particulière pour le défilé.

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