LA ZONE -
Résumé : Devereaux vient d'un autre site, librisme.com, où comme sur la Zone on peut poster des textes. Notre nouvel adhérent y a parodié un texte sentimental et cul-cul d'une autre gonzesse, et s'est fait huer et insulter pour sa performance. Le résultat est pourtant un poème gore et disjoncté de très bon aloi.

Le corps de l'autre

Le 17/12/2005
par Hervé Devereaux
[illustration] (note de l'auteur : parodie d'un texte d'un autre auteur, sur un autre site. celle-ci a demandé la radiation de ce texte car il a le même titre que l'original (qui est à l'eau de rose et est en plus très mauvais). on m'a accusé de plagiat (ce qui est faux) et depuis on ne me lit plus, on ne m'avise plus sur ce site. vous le connaissez surement, et depuis peu, c'est Librisme. je vous demande ce que vous en pensez.)
Le corps de l’autre est un tas de chair
Immondices puantes, répugnantes
Le corps de l’autre est celui de ma mère
Inceste littéraire !

Le corps de l’autre je le gerbe
Il me donne la nausée
Des boutons, des verrues plantaires
Toutes sortes d’atrocités !

Le corps de l’autre dégouline sous ses fringues
Par les manches, les poches il se répand
Il est comme un marshmallow brûlant
Qui suinte et pue la merde.

Le corps de l’autre, déchiqueté, ensanglanté
Eclaté et bouffé par les vers
C’est moi qui l’ai broyé
Sauvagement, répandu par terre !

Le corps de l’autre, les yeux crevés
Les seins arrachés, les membres coupés
Je le cogne, je le cogne, je le cogne
Je le trépane à coups de barre à mine.

Putain, rien que d’écrire ça
Je jouis et dégueule en même temps
Je me masturbe dans mon vomi
Puis éjacule à même ses tripes !

Le corps de l’autre je le baise
Je lui viole la bouche encore pleine de sang
Le corps de l’autre
Je l’attends…

= commentaires =

Abbé Pierre


    le 17/12/2005 à 21:09:29
Vive la deuxième fournée du Serial Edit.
Et on peut avoir le texte d'origine ainsi que le Saint écrivaillon?
Parce qu'il va croire qu'on lui préfère Saint-Jean et ses conneries.
Dourak Smerdiakov


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    le 17/12/2005 à 21:09:37
Je ne sais pas ce que tu branles sur Librisme. Ta place est ici. Tapis rouge. Ça me rappelle la poésie merdique d'Ocus, chère à mon coeur et à mon cul.
Dourak Smerdiakov


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    le 17/12/2005 à 21:16:57
Juste pour rire, tu pourrais taper un lien vers l'original en commentaire ?
nihil


    le 17/12/2005 à 21:22:37
Voici le texte original, gaulé sans sommation à son auteuse, parce que j'en ai rien à branler de cette pisseuse :

"Le corps de l'autre

Il dort.
Le sommeil l'a enfin délivré de mon emprise.
L'homme peut apprivoiser son inconscient.
Calmer sa respiration.
Détendre les muscles qui furent miens au point de perdre leur maîtrise de la douleur.
Il dort.
Petit garçon nu et épuisé.
L’enfant a trop lutté contre la bête fauve.
Il sort d’une nouvelle étreinte.
Encore plus nu.
Encore plus beau de lassitude et d'abandon.
La main crispée sur le barreau du lit.
Il dort et je regarde ma victime.
Ma proie couverte d'un linceul brodé.
Comme il est beau mon homme, la petite mort ayant recouvert son front.
Le visage apaisé.
Les longs cheveux noirs coulant jusqu'à ses épaules.
Il semble un Christ écrasé d'abnégation.
Le drap du lit contourne ses hanches.
Des tâches de lumière ont suivi mes baisers.
Savoureux stigmates de la passion.
Qu’il me fut doux d'être à l'origine d’un tel martyre.
Gloire éternelle à son corps sacrifié.
A cette nudité profonde.
Sans faille.
Qui pourrait faire de l’ombre aux astres languissants.
De son corps qui fait sens.
De son corps qui fait rage.
Tonnerre écrasant devant l’étrangeté du centre de lui-même.
Le sexe de l’autre a ce pouvoir extrême de n’être que du vrai.
Du sans égal.
L’exceptionnel attrait pour ce qui n’est pas nous.
Qui nous relie.
Délicieux pont entre les âmes.
Le corps de l’autre et son éveil.
Et son appel.
Et sa folie.
Délicieux pont entre les jours.
Non-retour de mes insomnies.
Le corps de l’autre est un parcours où je ne peux trouver l’oubli."

Voilà. Je vois pas un rapport très net avec le texte présenté, hormis pour ce qui est du thème. Le résultat me plait bien en tous cas, même pour un putain de poème à la con. Pour une fois que le gore me parait pas totalement ridicule, ça se fête ! *festin de tripaille avariée et de sang coagulé pour tout le monde*
Abbé Pierre


    le 17/12/2005 à 21:25:18
Le texte original, c'est de la merde. En tube. Et bio, je suis sûr.
nihil


    le 17/12/2005 à 21:28:26
Le lien vers l'original ne peut hélas pas être lu par les non-inscrits sur leur site, mais voici un petit best-of :

- Et pour les droits d'auteur, tu comptes faire comment ?

- je m'arrête là... Je n'ai pas envie d'en dire plus...

- quoi te dire sur ce texte.....c...violent, vulgaire pr ma part arf, bon c sur c fait exprès pr exprimer le dégout selon moi

- C'est juste beurk beurk

- Que tu reprennes mon titre en y ajoutant trois points de suspensions, alors qu’il est toujours sur la page d’accueil, passe encore. (Même si en matière de création littéraire, cela ne s’est jamais vu ici.) (Voir « Le corps de l’autre », forum sentimental.)
Que tu utilises le même thème qu’une de mes dernières nouvelles, dans toute l’horreur de sa précision, là c’est vraiment limite. (Voir « Diaporama », forum horreur, notamment le passage où le narrateur gicle dans la plaie sous le plexus de sa mère.)
Mais que tu cumules les deux sans annoncer d’où vient ton inspiration, je trouve que c’est d’une incorrection rarement égalée ici.
Si c’était un clin d’œil ou un truc du genre, ben ce serait plus correct de le préciser au lieu de faire celui qui ne comprend pas la remarque d’MBS.
Et qu’on ne parle pas de coïncidence ou de censure de ta liberté d’expression, parce qu’il y a des limites au foutage de gueule.

- Emily, je suis ébahis de voir comment tu défends les droits d’auteurs d’une part et ce texte plagiaire de l’autre. Il ne faut pas t’étonner d’être aussi peu convaincante en utilisant de telles méthodes.
Car c’est un texte plagiaire. Et qui en doute n’a qu’à aller lire Perfect Day de Larkange et Diaporama pour se convaincre de la réelle consanguinité du poème d'Hervé. ( A ce niveau là, on ne peut plus parler de parenté, hein…) Tu me diras que je devrais prendre cela pour un compliment, puisque l’imitation est un hommage que rend le vice à la vertu, mais je n’aime pas trop qu’on fasse le naïf quand on aborde réellement la question...
En ce qui concerne ta mauvaise foi et tes sarcasmes sordides, je te pardonne bien volontiers, me doutant bien que tu ferais tout ton possible pour garder un peu d'estime pour ton homme. Déjà qu’il n’est probablement rien sans K…
Sur ce, je me retire de ce bourbier. Vous commencez à me gonfler sévère.

- Tu ne m’as rien fait de précis qui puisse justifier que je mente. C’est donc que je m’énerve pour une raison qui me semble justifiable. A savoir que…(je vais pas répéter encore une fois ce que je reproche à ton texte, hein ?)
Je veux bien te laisser le bénéfice du doute, mais je ne retirerai pas ma remarque sur le plagiat. Je comprends qu’elle t’offense. Mais ton texte m’offense également et il est normal que je me défende. Retire ton texte et mon avis s’en trouvera effacé de fait.

- Arg. Effectivement, c'est bien "horrible". Pouah, pouah, pouah!
Vais laisser le sens de côté, hein. Juste, le style est très bon, et la violence, les couleurs ressortent terriblement. Vais pas te dire que j'ai aimé, parce que c'est relativement gore
Dourak Smerdiakov


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    le 17/12/2005 à 21:55:20
On manque cruellement de semblables jeunes bécasses, ici. C'est tout de même amusant. Pourquoi on a que des grognasses ?



Lapinchien


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BONUS DVD :    le 17/12/2005 à 22:26:09
GRAND CONCOURS DE PLAGIAT POUR DEPLACER LE CONFLIT ISREALO PALESTINIEN

Le corps de l'autruche !

Il mord.
Le sommeil l'a enfin délivré de mon coït.
L'homme peut apprivoiser son incontinence.
Calmer sa vergeture du cul.
Détendre les muscles qui furent miens au point de perdre leur maîtrise de la poule d'eau.
Il sort.
Petit garçon nu et énucléé.
L’enfant a trop lutté contre la bête mauve.
Il sort d’une nouvelle pochette surprise.
Encore plus gnou.
Encore plus beau de lassitude et de choucroute.
La main crispée sur le barreau du pelote de rejection.
Il dort et je regarde ma braguette.
Ma proie couverte d'un linceul de sperme.
Comme il est beau mon homme, la petite mort ayant recouvert son castor.
Le visage peluche peluche peluche.
Les longs cheveux noirs coulant jusqu'à ses nitrates de potassium.
Il semble un Christ écrasé par un piano.
Le drap du lit contourne ses rubixcubes.
Des tâches de lumière ont suivi mes coups de boutoir.
Savoureux stigmates de la pisciculture.
Qu’il me fut doux d'être à l'origine d’un tel vomi.
Gloire éternelle à son corps spaghetti.
A cette nudité joconde.
Sans braille.
Qui pourrait faire de l’ombre aux astres langoustines.
De son corps qui fait burp.
De son corps qui fait prout.
Tonnerre écrasant devant l’étrangeté du centre de lui-pareil.
Le sexe de l’autre a ce pouvoir extrême de n’être que du poisson pourri.
Du sans poubelle.
L’exceptionnel attrait pour ce qui n’est pas poulpe.
Qui nous pontifie.
Délicieux pont entre les cristaux liquides.
Le corps de l’autre et son powerball.
Et son appel surfacturé.
Et sa fouine.
Délicieux pont entre la rivière couille.
Non-retour de mes aller-simples.
Le corps de l’autre est un parcours où je ne peux trouver la guimauve."
P-E


    le 17/12/2005 à 22:27:00
C'est très très bon! J'aime, j'adooore, je kiiiiiffe!

(en plus avec un pseudo comme ça...)
Ieyasu


    le 17/12/2005 à 22:58:56
Je préfere, bien sûr, le texte de l'autre pouffiasse qui a au moins le bon gout de ne pas proposer de désossage cranien à coups de barre à mine.

Ouais, d'ailleur, les plagieurs, faut tous trépaner.
Dourak Smerdiakov


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    le 18/12/2005 à 00:02:11
Pardon. J'ai quasiment plagié Dante et Oscar Wilde, alors je me permets d'émettre un avis divergent quant à ces projets de trépanantion.
Obn


    le 18/12/2005 à 17:30:57
"Délicieux pont entre les âmes."
Une bien belle métaphore. Je sens que je vais enfin pouvoir renoncer définitivement au mot "copulation".
Les deux textes forment un vrai dyptique. Il faudrait songer à vous rabibocher...
Dourak Smerdiakov


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    le 18/12/2005 à 18:46:33
Rabibocher, quelle belle métaphore. Je vais laisser tomber le mot "étripage".
nihil


    le 18/12/2005 à 19:02:09
Moi je préfère garder copulation et étripage. En temps que synonymes l'un de l'autre, d'ailleurs.
Aka


    le 20/12/2005 à 14:06:20
La Zone : le rendez-vous des opprimés du net.

Moi j'aime beaucoup ce texte, et ton boulet aussi : on en manque ici.

Sinon laius habituel : Je suis l'hotesse d'accueil. Bonjour et bienvenue. Tu suces ? T'avales ? Quel age as-tu ? Es-tu pret à m'apporter une vévération sans limite ? (ouais ça c'est nouveau, mais faut se moderniser)
nihil


    le 20/12/2005 à 15:56:11
J'aurais souhaité qu'on ait pas là affaire à un pigeon voyageur qui vient poser sa fiente sur la Zone sans même y penser puis disparait à l'autre bout de la galaxie. J'en aurais bien lu un peu plus, du même acabit.
Lapinchien, rabats le gibier !
Glaüx-le-Chouette


    le 21/12/2005 à 18:00:19
Joie.
Womble


    le 23/12/2005 à 01:32:41
Un régal de tripaille.

En plus d'avoir ri, j'ai apprécié.


D'ailleurs, ce commentaire n'a aucun intérêt.
Lapinchien


tw
    le 23/12/2005 à 02:20:17
nihil> J'ai perdu le lien
Pasiphaé (merde je m     le 27/12/2005 à 13:46:14
Un petit détail, des petites salopes à la "bonjours je m'appel Lorie", faudrait rajouté des petites fleurs tout ça, pour les attirer non?
(Remarque d'un stupide boutoneux à de gros frustré sans interré)
ET VIVE LORTOGRAPHE RéFORMé
Abbé Pierre


    le 27/12/2005 à 22:23:59
Ah?
Le Duc


    le 29/12/2005 à 19:29:11
le texte et pas transandant, l'original et carrément chiant mais l'image me fou la gaule !
Kirunaa


    le 02/01/2006 à 18:52:18
Tiens, pour une fois que les rimes me font pas chier !
Par contre l'original, j'ai pas lu jusqu'au bout.

Hervé ! Reviens ! Tu es des notres !
MantaalF4ct0re


    le 24/05/2006 à 18:55:09
L'original est mignon mais la version gore : cool.
Asa     le 14/11/2007 à 01:51:32
Ah, c'est joli ça.

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