LA ZONE -
Résumé : Voici un texte très étrange, une sorte de fable surréaliste et sans doute philosophique assez difficile à suivre de par sa bizarrerie. La plupart auront du mal et décrocheront rapidemment, d'autres seront fascinés et intrigués. Moi honnêtement j'ai rien entravé et ça m'a gonflé, mais je comprends ceux qui trouveraient de l'attrait dans l'étrangeté onirique de ce texte.

La fuite

Le 04/04/2006
par Iktpok
[illustration] [note de l'auteur : Une nouvelle sans intérêt autre que celui que vous lui attribuerez. Ici, rien à voir avec les gallus gallus en fuite, ça ne parle pas non plus de bords de fuite. Rien que quelqu'un qui joue de la fuite de Pan comme on joue des coudes, enfin quelque chose comme ça. Y'a-t-il un intérêt à écrire une intro ? en fait je pense que non, il y a aussi peu d'intérêt que d'écrire ce qui suit.]
***

Il fuyait.

Ce qui le faisait fuir ? Il ne le savait pas, et à vrai dire, là n'est pas la question.
Ce n'était pas une fuite banale, une fuite de tous les jours, une fuite de peu de choses, non, c'était La Fuite, comme on eut pu en voir au cinéma, ou bien dans les les rues de quelque ville surpeuplée.
Quand Il avait commencé sa Fuite ? Il ne s'en rappelait pas, et à vrai dire, il ne voulait PAS le savoir. Dans les premiers temps de sa fuite effrenée, Il ne pensait à rien, tout occupé qu'il était à fuir, à fuir encore et toujours. Puis, sentant la routine s'installer, Il se mit à faire marcher sa tête, celle qui se balançait au dessus de ses épaules à la manière d'une pastèque gorgée d'eau, et à penser comme jamais personne n'avait pensé.
Ce à quoi Il pensait ? Oh trois fois rien, il pensait surtout à son étoile, celle qui riait avec lui durant les longues soirées d'été, son nom si vous voulez le savoir est.. hum..euh.. "Cunégonde" dit la voix.
Oui voilà, Cunégonde, c'est cela, rien que de très banal pour une étoile. Il fuyait donc, pensant à son étoile, l'imaginant voltiger à ses côtés, tournoyant, l'encourageant, à fuir encore et toujours (bis) ! Et ce faisant, il oubliait la douleur, celle qui fuyait en même temps que lui, mais malheureusement dans la même direction (les Douleurs en général sont comme les tiques, dès qu'elles trouvent un fuyard auquel s'accrocher, elles se carapaçonnent et ne le lâchent plus), et qui lui sussurait à l'oreille de s'arrêter, de se laisser aller, tout irait bien si Il la laissait s'occuper de lui. C'est au cours d'un de ces processus réflexif intense qu'Il fit sa première rencontre (celle de Douleur n'étant bien sûr pas du tout fortuite, nous ne la considérerons pas comme une rencontre intéressante, désolé mais c'est la narration qui veut ça) au détour d'une ligne droite.
Il songeait à sa nouvelle condition de fuyard, lorsqu'Il huma dans l'air une présence ; mais dès qu'il la flairait, dès qu'il croyait la tenir, la présence se dérobait, elle était fuyante elle-aussi. Au bout d'un moment, fatigué de ce jeu, Il se reconcentra sur sa fuite et ne fit plus attention à cette présence fuyante. C'est là (ici, à ce moment, le lecteur choisira) que celle-ci décida de fuir quelques temps avec lui. Voir surgir du néant un compagnon de route
le surpris agréablement, lui qui fuyait seul depuis la dernière Pandebrule. Il convient donc de ne plus nommer cette présence la présence, car elle était désormais bien plus que présente:
"Je me présente" dit Il, "et vous qu'êtes-vous ?"
_ Enchanté de faire votre connaissance, je suis le Triton d'Ik" dit le Triton d'Ik
_ Vous aussi, fuyez donc ?
_ Seulement quand la lune clignote, et vous me sembliez fuir d'une agréable façon, c'est pourquoi je vous suis. Mais si vous me le permettez, vers où fuyez vous ?
_ Je ne vous le permets pas. Je fuis par là bas" dit-il en pointant l'horizon
_ Aah. C'est donc pour cela que vous suivez cette ligne blanche crayonnée sur le sol... C'est votre ligne de fuite.
Heureux de cet échange succinct mais intense, ils continuèrent à fuir en silence, le Triton d'Ik suivant sans problème l'allure grodelesque qu'Il imposait (l'imposait-il vraiment ?).

***

Ils fuyaient tous deux depuis quelques temps déjà quand Il sentit la fatigue s'installer.
Il s'en ouvrit au Triton [d'Ik]:
_ La fatigue m'a rattrapée. Mais ce soleil bleu m'empêche de pleinement me reposer...
_ Je crois que j'ai justement ce qu'il nous faut, il faut juste que je retrouve cette boîte de nuit" dit-il en se mettant aussitôt à farfouiller dans sa ventropoche. Il en sortit la boîte de nuit recherchée: "la voilà, le tout est de savoir l'utiliser avec parcimonie".
Il leva la boîte de nuit, pour s'apercevoir (mais trop tard), qu'elle fuyait: la totalité de la nuit s'en échappa, et enveloppa rapidement tout autour d'elle. Le monde fut plongé dans une brume opaque, d'un noir total, ou plutôt d'une absence de couleur totale ; c'était une brume compacte, qu'on pouvait sentir sans la sentir, une brume qu'on savait là, pressante et opressante. Le Triton d'Ik s'en excusa : "Oups". Mais Il pouvait tout de même à présent
se reposer (tout en continuant sa fuite, bien entendu), et cela le couvrit d'aise. Le noir n'entravait en rien la fuite, la ligne blanche étant droite, il suffisait aux deux compères de fuire droitement. Ils continuèrent donc chacun à sa façon, le triton tritonnant, et l'Autre autrement.

***

Le bleu éclatant du soleil avait donc laissé place à la nuit noire, et on pouvait entreentendre une myriade de sons, de bruits, de sourdes rumeurs et de cris suraïgus. C'était tout un nouveau paysage sonore qu'Il découvrait, avec ses édifices mélodiques, sa flore toute en harmoniques, Il en vibrait tout entier par sympathie. Et ce fut dans ce contexte accoustique que le PhonoCoucou vint à leur rencontre.
Alors qu'Il fuyait, toujours en compagnie du Triton, Il sentit l'air palpiter tout autour d'eux, Il avait beau tourner la tête de tous côtés, impossible de savoir ce qui pouvait produire de telles perturbations sonores. Quand enfin le phénomène semblait s'être stabilisé, le Triton s'exclama:
"Coucou ? coucou ¿ PhonoCoucou est-ce toi mon bon ami ?", et le PhonoCoucou de répondre
"Coucou !" de la manière qui lui était propre, c'est à dire en allongeant son accordeocou
"CoucOù allez-vous tous deux ?" accordéona-t-il. "Oh, par là-bas" répondit Il. On aurait pu entendre alors le Triton fouiller sa ventropoche, de laquelle il sortit un objet de petite taille.
"Eh Coucou, je suis passé à la boulangerie récemment, pour récupérer l'objet que tu m'avais commandé: voici ton sifflotteur !", sur quoi le Triton balança sur la carapace du PhonoCoucou l'objet sus-cité. "Eek, merci bien" dit celui-ci en attrapant le siffloteur qu'il positionna aussitôt dans son bec. Il commença à émettre alors une série de sons, à la fois doux, chauds et d'une tristesse infinie. Puis la puissance du son s'amplifia, le PhonoCoucou forçant de plus en plus, déployant son cou sur plusieurs mètres, puis plusieurs kilomètres, jusqu'à ce que le siffloteur émette un son des plus stridents, insupportable, un son qui aurait transpercé la tête d'un rhinocéros d'un côté à l'autre, sans plus de mal qu'un couteau dans du beurre. Il n'entendit plus rien d'autre, tout le reste étant noyé, couvert par la dissonance unique. Il faillit perdre conscience, jusqu'au moment où.. tout se tut.

- Plus un son - Tout était calme, Il était soulagé. Voulant rompre le silence qui était digne d'une salle d'attente de médecin généraliste, Il s'adressa au Triton d'Ik : ".....!!!!" ; rien ne sortait de sa bouche, pas un son, pas un souffle ne se fit entendre. Il renouvela sa tentative une troisaine de fois. Ce n'était pas lui qui ne pouvait parler, il sentait bien sa gorge vibrer, non, c'était son appareil auditif qui ne fonctionnait plus. Après ses yeux, Il avait perdu ses oreilles.

***

-- Ooh ? Tu m'entends ? C'est moi le Triton d'Ik ! --
-- SORS DE LA, c'est MA tête ! --
-- Ik --
C'était tout de même rassurant de savoir qu'on pouvait communiquer sans yeux ni oreilles !
Il ouvrit grand la bouche, pour s'apercevoir que le brouillard avait le goût de patatrouille, c'était une chose des plus inhabituelles, mais Il fut ravi de retrouver les goûts de son enfance qu'Il pensait avoir à jamais perdu. Pourquoi ne l'avait-il pas senti plus tôt ?
Après une rapide réflexion, il conclut que le brouillard avait du décider de changer de goût. On eu dit quelque repas fumant, sentant l'halva et la pistache. Continuant sa fuite en avant, Il avalait de grandes quantités de patatrouille, ou plutôt de simili-patatrouille, se gavant jusqu'à ce que ses papilles en soient saturées. Fort satisfait de ce geuleton entre amis (il ne savait pas au juste si le Triton profitait de la dégustation gratuite), il entreprit de fermer sa bouche. Celle-ci (à son très grand étonnement) refusa de lui obéir, bloquée par quelque pâte invisible, comme si Il avait croqué à pleine dents dans une boule de gutta-percha. Inévitablement, la crampe arriva, réveillant Douleur qui jusque là sommeillait.
Luttant comme un fou contre ce parasite indésirable, Il rompit tout contact avec la non-réalité.

***

Il se retrouva alors loin sur la ligne blanche. Il avait recouvré la vue et l'ouïe, et devant lui se déroulait une scène des plus étranges: au milieu de la clairière plantée d'arbres à plomb où mugissaient les vents septentroccidentaux se tenait un bureaucrate à lunettes. Appuyé sur un écritoire où un énorme manuscrit était posé, il semblait absorbé dans quelque travail important.
Ses yeux étaient cachés par des lunettes où se reflétait l'éclat lumineux venu du livre.
Lentement, sa fuite l'amena au centre de la clairière, mais, arrivé à deux mètres environ de l'écritoire, celui-ci (ainsi que le bureaucrate caché derrière) avança à son allure devant lui.
Il s'adressa alors au mystérieux personnage:
_ Où suis-Je ?
Il leva le nez de son livre:
_ Où allez-vous ?
_ Qu'en sais-je ? C'est plutôt à vous de me le dire.
_ Tout est lié: cause et but.
_ Mais pourquoi fuis-Je ?
_ Tout est marqué dans le livre que voici, pourquoi, comment, dans quel but. C'est une simple
question d'herméneutique.
_ Mais VOUS, vous avez bien votre avis propre sur une question aussi importante, non ?
_ Effectivement... Je vous le dis tout de go, c'est une question de plomberie.
_ De plomberie, vous êtes sûr ?
_ Plus le temps passe, plus la fuite s'aggrave, il est temps de réparer. C'est mon avis.

Plus un mot.
Il en oublia sa fuite, s'arrêta.
Lentement, il se retourna et, avec un grand sourire, repartit en sens inverse.

= commentaires =

Aka


    le 05/04/2006 à 00:57:25
J'ai décroché à l'intro. Je tenterai demain. Ou pas.
Lapinchien


tw
    le 05/04/2006 à 01:09:36
C'est vrai que je ne m'interesse deja que rarement à ce qui interesse les autres alors c'est pas pour m'attarder* sur ce qui n'interesse meme pas son auteur, surement par fausse modestie mais en tous cas je le prends au premier degré et je suis volontier son conseil de tomber dans une profonde déprime passagère qui pousse à ne pas lire son texte

* par là j'entends m'attarder mentalement bien sûr, mon temps n'est pas si precieux que çà puisqu'il est compté par des millions d'horloges
nihil


    le 05/04/2006 à 01:36:42
J'aime bien le fait de poser un monde complètement imaginaire et chtarbé en quelques allusions : le triton d'Ik, le phonocoucou et toutes ces conneries, d'ailleurs j'ai abusé du même genre de trucs pour mon prochain épisode de serial edit. Mais c'est quand même facile comme procédé : suffit d'inventer deux trois mots au détour d'une phrase et ça glisse tout seul.
Hormis ça, ça m'a un peu gonflé, malgré le coté mystérieux sympa. J'ai eu l'impression que les sens cachés suggérés et les interprétations philosophiques étaient en fait du vent. Du coup, ça devient de la poésie en prose, et ça c'est pas mon truc.

Par contre j'aime cette idée de fuite éperdue sans raison, dont même le fuyard ignore tout. C'est très mignon.
Aelez


    le 05/04/2006 à 08:52:56
Là je suis vexée. Il a dit "herméneutique". Je l'avais mis dans mon texte de saint con, bordel, je vais devoir en trouver un autre pour avoir l'air intelligent.

Sinon effectivement c'est très mignon, ça m'a fait penser à un mélange de "Stardust" et de "L'Histoire sans fin". Et c'est très très bien écrit. Mais c'est chiant.

C'est son premier texte à Itkpok?
LH     le 05/04/2006 à 12:40:41
Ben j'aime bien.

Mais où est le côté zonard ?
heu ... Comment dire ... si, là ... en cherchant bien ...
Non, non je vois pas.
Bah c'est bizarre ?
Bizarre = zonard.
...
Ok si tu veux...


Nan franchement, j'aimerais en lire plus souvent des textes du genre dans le coin.
Ange Verhell


    le 05/04/2006 à 13:11:59
Normal, c'est pour les enfants de la zone.

Et la morale de l'histoire est :

je ne pense pas, donc je fuis.
Malax


    le 05/04/2006 à 13:34:21
J'ai bien aimé tout les trucs qui partent en couille mais c'est vrai que ça fini par gonfler un peu.
Abbé Pierre


    le 05/04/2006 à 17:59:40
Ikeuteupok ikeuteupok ikeuteupok héhéhé ikeuteupok ikeuteupok. J'arrive pas à mieux dans la prononciation de son pseudo. Ikeuteupok. Ah ah ah. Ikeuteupok. Bon, les voyelles, a, e, i, o, u, y. Ikeuteupok.
Ah ouais, le texte? Bah j'en sais rien, si déjà j'arrive pas à lire le pseudo, faut pas me demander d'aller plus loin.
Ikeuteupok, ahahaha.

Ouais, je vais me suicider, ouais.

Ikeuteupok ahahahahahahahahahahahahahahah.
Aesatruc     le 05/04/2006 à 18:19:07
...Candide toujours marchant sur des membres palpitant, ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac et n'oubliant jamais mademoiselle Cunégonde.
Dourak Smerdiakov


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    le 06/04/2006 à 01:31:38
Ça me laisse assez froid, pour être franc. L'impression de lire un sketch philosophique de Raymond Devos. Bref, ça me donne juste envie d'aller me saoûler la gueule. Heuresement, c'est déjà fait.
Nagash


    le 06/04/2006 à 02:22:26
Oui va donc te soûler c'est ce que tu fais de mieux.

Un texte qui m'a tiré de mon sommeil.. hum.
C'est bon de respirer enfin, les asticots commencaient à me démanger. Enfin pendant que ces cons me bouffaient , je les bouffais aussi, juste retour de la nature. On finit par s'habituer au goût de cette chair crue, amère et gélatineuse, vibrante sous la dent, jusque dans la gorge et la trachée, lorsqu'on l'avale, dans l'oubli des larmes qu'elle nous tirait lors des premiers jours dans l'obscurité.
Celà dit j'aurais pas craché sur quelques épices, voire pourquoi pas une feuille de menthe. Emprisonné le parasite en cette camisole verte tel un joli rouleau de printemps.. Hum, je sais, j'aurai du faire restaurateur.

Donc ce texte.. mignon tout plein en effet.
Je suis d'accord avec la remarque très juste d'LH comme quoi c'était pas vraiment zonard. Si nihil a admis ce texte ce n'est surement pas pour rien..

La qualité d'écriture est indéniable. L'univers est étrange, original, il désarconne. A la première lecture j'ai pas vraiment accroché,surement du au fait que j'ai lu avec un oeil distrait, la seconde plus concentrée, m'a convaincu. A l'instar d'Aka j'ai failli décrocher à l'intro, de même tous passages en paranthèses me cassaient le trip et les burnes du mêem coup. En gros ca veut dire: ferme un peu ta gueule de narrateur omnipotent!

Concernant ce qui se cache entre les lignes, ca m'a l'air d'aller très loin, mais là ce serait vraiment trop long de faire une explication de texte, surtout que j'ai pas encore tout pigé, et en même temps chaque détail de ton texte me donne l'impression d'avoir sa signification propre, rien n'est véritablement là par hasard.
Le seul point négatif, et je suis incapable de dire à quoi c'est dû, c'est que c'est un texte qui saute pas à la gueule, qui n'accroche pas l'oeil du lecteur dès les premières syllabes, peut être les parties en parenthèses qui, se voulant quelque peu détachées et ironiques, font un peu page de pub au milieu d'un super film et probablement un manque d'identification au héros, car on a pas vraiemnt le temps d efaire connaissance avec lui.

Bref j'ai aimé, mais pour en faire une ambroisie il manque un épice à ce joli plat. Un petit asticot?








commentaire édité par Nagash le 2006-4-6 2:24:49
MantaalF4ct0re


    le 08/04/2006 à 01:02:00
Au début j'ai eu quelque douleur à lire ce texte à cause des parenthèses et de manière plus générale ,la fluidité plutôt mal nommée de la fuite. Des grumeaux. Du vomi de toutes les couleurs.
Ensuite je me suis laissé berner par les noms exotiques et l'incohérence du propos.
A la fin j'ai l'impression que c'est profond mais je pencherai plutôt pour un sacré étalage de jeux de mots laids à la bobby lapointe ou raymond queneau.
En définitive je n'ai pas spécialement été pénétré par le texte.Intrigué et agacé.

commentaire édité par Mentalfactor le 2006-4-8 1:2:55
Dourak Smerdiakov


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    le 08/04/2006 à 01:23:42
P'tit con, va. Tu comprendras quand tu s'ras plus grand.




"Petit homme qui vivait d'espoir
Rencontra sur la butte un soir
Femme-enfant de grande beauté
Fille-fleur aux souliers crottés.

Aussitôt son cœur a bondi
S'est senti l'âme d'un bandit
Y avait du bonheur à ravir
A une fill' belle à ravir
L'aborde et lui dit : "Bonsoir...
Je suis l'homm' le plus rich' d'espoir
J'en ai trop, j'en ai bien pour deux
Et de vous je suis amoureux

J'ai l'espoir de toujours vous voir
J'ai l'espoir d'bientôt vous avoir
J'ai l'espoir de mettre à vos pieds
Les richesses du monde entier.

A pris ses plus jolis espoirs
Les a mis dans un grand mouchoir
A la belle il les a donnés
Mais la belle les a piétinés.

Elle a dit : "le truc de l'espoir
On m'l'a déjà fait, pas d'histoires
Offre-moi des réalités
Sinon sur moi faut pas compter".

Petit homm' qui vivait d'espoir
A pleuré dans son grand mouchoir
A pleuré tout ce qu'il savait
Et aussi ce qu'il ignorait

Est monté sur la tour Eiffel
Et s'est élancé vers le ciel
Est retombé sur la chaussée
Son sang a tout éclaboussé.

Les passants, de sang tout tachés
Sont allés se faire détacher
Du moment qu'y a des teinturiers
Faut bien les faire travailler."
Zaroff


    le 20/06/2008 à 10:01:39
Sans plus pour ma part !

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