LA ZONE -
Résumé : Un texte d'anticipation à la 1984, un de plus. Portrait d'une société sarkozyste ultime, où chacun de vos actes est surveillé et peut être retenu contre vous. Fredgev assure le minimum syndical pour ce genre de texte : sensation d'oppression, de paranoïa et de peur, mais fait l'impasse sur les points essentiels : l'originalité, le style et des putains de scènes marquantes qui tapent au bide.

Sunday

Le 10/02/2007
par Fredgev
[illustration] Un, deux, trois, quatre, cinq.
Sunday comptait les secondes en silence. Il était entre trois et quatre heures du matin. Avec sa manie de ne jamais porter de montre, il n’aurait pas su dire au juste.

Six, sept, huit, neuf.
Obscurité totale. Combien de temps qu’il était coincé dans ce putain de hall d’immeuble ?
Dix, onze, douze. Une inspiration. Une expiration.
Il essayait de réfléchir. Angie était partie brusquement, juste avant le générique de fin. De toute façon, ça devait se terminer comme ça. Trop fait le con. Il avait attendu que la salle soit complètement déserte avant de s’engager à sa poursuite.

Un, deux, trois, quatre.
Il se mordit les lèvres. Question d’honneur. Question de connerie. Avec un peu de chance, elle avait pu rentrer à temps. Elle avait foutu le camp avant deux heures espérait-il.
Avant deux heures...

Un, deux, trois. Pas d’inspiration. Pas d’expiration.
Sunday vit deux lumières jaunes se préciser dans le miroir en face de lui. Ca venait de la rue. Les phares d’une autre voiture.

Zéro
Passé deux heures du matin, les chauffeurs de taxi n’étaient plus les mêmes. Ils ne saluaient pas ne souriaient pas ne réclamaient même pas de pourboire. La nuit, les chauffeurs de taxi sillonnaient la ville à trente kilomètres heure, dans une sorte de procession funèbre. Ils embarquaient de force les passants égarés. Tout le monde le savait : passé deux heures du matin, il ne valait mieux pas traîner dans les rues de Cincinnati.

Pause.
Il y avait deux ans de ça, Sunday s’était promis de ne plus se fourrer dans ce genre de pétrin. A l’époque, il était tombé en carafe sur la ceinture Nord Est. Il avait dû laisser sa vieille TransAm sur le bas-côté de la bretelle d’autoroute et marcher -aux aguets- pendant plus de dix bornes. Finalement, il y avait tellement de taxis downtown qu’il avait renoncé à dormir au chaud. Il s’était planqué sur le parking d’un Jack in the Box. Sous des cartons. Invisible, puant la peur, la graisse et la sauce barbecue, il avait attendu l’aube. Ce genre de ruses de Sioux, on en trouvait en pagaille dans tous les guides So Lonely de la planète. Ceux qu’on échange sous le manteau dans toutes les gares du pays et d’ailleurs.
Paris. New York. Londres. Lisbonne. Tokyo. Pekin. Buenos Aires. Prague. Moscou. Brazzaville. Mexico. Le couvre feu universel.

Un, deux, trois, quatre ;
Cette fois ci, pas question de jouer les autruches vautré dans le graillon. Il n’était pas seul sur ce coup là. Il y avait Angie.
Pas question de la laisser se calmer quelque part entre Coney Island et le WCBO au milieu de la meute.
Cinq. Six. Sept. Huit. Neuf. Dix. Onze. Douze. Treize. Quatorze.
Quinze.
Une inspiration. Une pause. Une expiration
.
Sunday laissa encore s’écouler deux minutes avant de retourner sur la huitième avenue. Quarante mètres plus loin, il s’abrita sous une vieille cabine téléphonique. Dans l’obscurité totale des villes la nuit. Il glissa maladroitement son dernier quarter dans la fente. Putain de numéro. C’est quoi déjà son putain de numéro ? Si elle décrochait, il serait tranquille. Il n’y aurait plus qu’à attendre le lever du jour, comme il y a deux ans. Pas de quoi s’affoler. Ses doigts glissaient sur les touches érodées.

003-0567-899.
Occupé.

003-0567-989.
Occupé.

003-0567-998.
Une sonnerie.

Noir comme un pays minier. Le désert des cités modernes. Tu es rentrée ? Il fait si sombre excuse moi. Je te demande pardon. Tu es bien rentrée ?

Deux sonneries.

Il fait si sombre. Je te demande pardon pour le restaurant. J’étais si inquiet. J’étais si con. Pardon.

Trois sonneries.

Pourvu qu’elle n’ait pas fait de mauvaises rencontres. Pourvu qu’elle soit rentrée. Pourvu qu’elle soit en colère. Décroche. Allez, décroche. Décroche.

Un déclic.

- Angie ?

Un autre déclic. Une bande qui se déroule.

- Il est trois heures vingt sept du matin. Vous utilisez une cabine publique au carrefour de la Huitième et de Carter. Vous enfreignez donc le couvre feu établi par la loi fédérale du 09-11-2014. Vous venez d’être photographié. William Sunday. 31 ans. Médecin anesthésiste. Race blanche. 11, Hoaxton street. Raccrochez immédiatement le combiné, M. Sunday. Il en sera tenu compte dans votre dossier. Une patrouille vient vous intercepter nous vous demandons toute votre coopération, M. Sunday.

Sunday se maudit dans la seconde. Il accumulait les bourdes depuis le début de la soirée. Le vin sans doute. Ce putain de Cabernet Sauvignon. Il prit une inspiration maladroite.

- C’est un malentendu, merde ! Je suis tombé en rade. Vous n’allez quand même pas m’envoyer un taxi !
- Allons, M.Sunday. Vous savez parfaitement que ce n’est pas le terme approprié. Du reste, vous êtes sorti du cinéma à 1 heure 48, ce qui vous laissait parfaitement le temps de rentrer chez vous en temps et en heure. Raccrochez immédiatement ce téléphone, M. Sunday, et attendez la patrouille. Nous vous remercions de votre coopération. Bonne soirée, M. Sunday.

Sunday entendit le claquement digital d’un combiné qu’on raccroche. Au même moment, tous les réverbères du bloc s’allumèrent d’un seul tenant. Putain. Sunday tira une Marlboro de sa veste. Il hésitait dans l’attitude la plus appropriée à adopter.
Je m’enfuie ou j’attends. Je m’enfuie ou j’attends. Je m’enfuie ou j’attends. Tranquille. J’attends en fumant une cigarette ; ça aura une putain de gueule. J’attends. J’attends. Quel con.

Pas le temps de tirer plus de deux lattes. Deux voitures s’immobilisèrent de chaque côté de la cabine. Moteur au ralenti. Le taureau avant la charge. Sunday reposa le combiné et jeta sa cigarette. Il l’écrasa avec le pied. Pour le coup, c’était lui le taureau dans l’arène. Les yeux au sol pendant que deux portières claquaient. Deux types en imperméables de cuir marron s’extirpaient du côté passager de chaque véhicule. Ils avaient l’air de tout contrôler à travers leurs Ray Bans. L’un comme l’autre, ils faisaient près de deux mètres.

- Un problème, citoyen ?
- Non. J’expliquais à votre collègue que j’étais là par accident. C’est tout.

Les deux types éclatèrent d’un rire froid absolument calculé et tout sauf amical. Celui de gauche s’avançait vers lui en brandissant une espèce de boîtier muni d’une seringue électrique.

- Allez, pas d’histoire. Tourne toi, citoyen. Ne m’oblige pas à faire usage de la force.
- Je vous dis que je suis là par hasard. Merde, je suis pas un putain de junkie, les gars. Je suis médecin !

Il ressentit une décharge dans la nuque. Le type venait de l’agripper par les cheveux et le faisait se courber en deux. Il serrait. Comme ça, juste entre deux doigts. Le géant recommençait à rire, de concert avec l’autre, pendant que les moteurs continuaient à tourner. Une joie de vivre parfaitement mécanique et blindée sur tous les flancs.

- Ta gueule. Médecin, ministre, ouvrier, pute ou dentiste, la loi est la loi pour chacun d’entre vous. La nuit est à nous, camarade citoyen. Pas à toi.

La douleur était tenace. A travers le gant de cuir, l’étreinte ne se desserrait toujours pas. Le souffle court, les larmes aux yeux, Sunday essayait bizarrement de conserver un semblant de dignité.

- Je sais. Mais ....ce soir ...c’était un ....cas de force ....majeure.
- Le seul cas de force majeure que je vois, c’est que t’auras mieux fait d’aller au lit comme tes petits camarades. T’es dans le pétrin, citoyen.

L’autre type, celui qui était resté près de sa voiture, s’éclaircit la gorge et intervint dans la conversation.

- Laisse tomber, Hopper. Pique lui son karma et qu’on en finisse, merde.
- Ouais, ouais, ça vient.

Sunday se raidit. Il avait vaguement entendu parler de ce cérémonial. Les chauffeurs de taxi ne supportaient pas les camés. Nul ne savait vraiment pourquoi. Il se rappela avec angoisse le nombre de verres de vin qu’il avait éclusé dans la soirée. Six. Peut être sept. Pas plus de huit en tous cas. Et ça avait été assez bien espacé dans le temps. Il ne sentit pas l’aiguille s’enfoncer dans son cou.

- Voilà. Merci mon mignon.

Le type relâcha la pression de ses doigts et fit un balayage à Sunday qui s’affala sur la chaussée. La machine clignotait faiblement en produisant un petit bip que les deux taxis reprenaient en coeur, un peu comme dans un jeu télévisé, en accélérant le rythme jusqu’à l’instant fatidique.
Sunday s’était relevé à demi. Ces types étaient cinglés. Il ne valait mieux pas parler de Angie, dieu sait ce qu’ils feraient d’elle après en avoir fini avec lui. Il attendait le verdict pour un crime dont il ignorait la teneur. Les deux hommes étudiaient l’écran de leur appareil en s’esclaffant de temps à autre.

- Alcool : un gramme vingt. Pas bien, ça citoyen, mais bon, on va fermer les yeux. Coke : néant. Opiacés : néant. LSD : néant. THC : néant.
- C’est bien, ça camarade. Tu ne nous avais pas menti. T’es pas ce que j’appellerais un junkie. Juste un gars qui picole un peu trop, Boy. On peut pas vraiment t’en vouloir. Ca nous arrive aussi, à nous autres ; Pas vrai Hopper ?
- Pour sûr ! Tiens, là, par exemple, on en tient une fameuse, crois moi, amigo. Je vais te dire un truc : t’as du bol.

Stupidement, Sunday se détendit. Il était presque au point d’envisager la reprise des négociations.

- Je vous l’avais dit. Vous allez me relâcher, maintenant, dites ?

Les deux autres hurlèrent de leur plus beau rire au napalm. Ils tapaient sur le toit d’une des deux voitures. Finalement, ils se calmèrent en même temps et tout à fait brusquement. Ca faisait encore plus froid dans le dos que les rires.

- Attends. Attends, citoyen ; je crois que t’as pas bien compris. Dit Hopper d’un ton glacial.

Il se tapotait les poches de poitrine, en tournant la tête comme quelqu’un qui a perdu quelque chose.

- Allez, citoyen, t'as pas une clope pour moi?

A l’arrière des taxis, comme dans la chanson. J’ai mal à la tête et nous roulons au pas. Il y a Hopper qui lève sur moi ses yeux d’anthracite. Il me montre toutes ses dents rutilantes comme des rasoirs à main. Je me détourne. A travers les vitres fumées, je vois défiler toutes les rues de la ville au ralenti.
Hopper me rappelle à l’ordre d’un claquement de langue, je vois qu’il tient une seringue hypodermique chargée d’un liquide blanc et épais. Ca ressemble à du sperme. Je sais qu’il s’agit probablement d’Hypnovel. C’est mon métier. Il fait trop sombre pour que je puisse estimer la concentration à la couleur.

Les rues de la ville au ralenti.

A un moment, nous croisons une station de taxis. Le chauffeur klaxonne et ça couvre un instant le bruit de l’autoradio. Du Death Metal en sourdine depuis qu’on a démarré. Dans la lueur bleutée de l’enseigne, il y a le visage de Hopper qui s’illumine d’un sourire mauvais. Il me demande si j’ai la moindre idée de l’immensité que peut prendre l’incertitude et il me plante l’aiguille dans le bras.

Aux dernières nouvelles, je suis William Sunday, 31 ans, anesthésiste et mal barré.

A travers les vitres blindées, les rues de la ville au ralenti. Et des souvenirs plus ou moins vagues que j’essaie de reconstituer.

Huitième avenue. 3:32 AM environ.
Je m’étais relevé complètement. J’ai tiré de ma poche le paquet de clope et je l’ai tendu à Hopper. Je tremblais comme un chien qui attend la raclée. Hopper a pris tout le paquet. Pendant une demi seconde, j’ai cru que la contracture de ses mâchoires correspondait à un sourire sincère.

- Merci, amigo. Je garde le paquet, tu m’en veux pas ? Là où tu vas, t’en auras pas vraiment l’usage.

Il a rangé le paquet dans sa poche. Moi je me suis mis à protester comme un môme. J’en menais pas large. Sur la macadam opaque, le paysage sombre et les immeubles de la huitième, ça me collait le tournis partout. Dans mon ventre. Dans la rue. Dans ma tête.

- Là où je vais ? Mais putain, c’est quoi ces conneries, les gars ?

J’ai repris mon souffle. J’ai levé les bras au dessus de mon crâne parce que je m’attendais à prendre un sale coup. Il est pas venu tout de suite alors j’ai continué. Un peu moins arrogant.

- Merde ! Demain je dois être au bloc. Allez, déconnez pas, collez moi une amende, bastonnez moi si vous voulez, mais arrêtez ce putain de numéro.

Toujours pas de réaction. Le type a tourné les talons. Pendant un moment qui a dû être très court, je me suis senti mieux. Je me disais que comme à chaque fois, il ne pouvait rien m’arriver de sérieux. Une certitude à la con, liée à cette « certaine importance » que j’ai dans la société. Un rôle à jouer. Du moins, c’est comme ça que je voyais les choses. Ca n’a pas duré.

Finalement, Hopper a allumé une cigarette, et il en a tendu une autre à son collègue. Le gars l’a refusée. Hopper a haussé les épaules et puis ses Ray Bans se sont mises à me fixer. Il a craché un peu de fumée. On aurait dit qu’il contemplait. Il a fumé la moitié de la clope et il l’a balancée sur la chaussée. Je me suis raidi instinctivement.

- Bon, assez déconné.

Il y a eu le claquement d’une portière débloquée. Hopper a tendu le bras vers l’intérieur d’un des taxis. Il me le présentait comme un portier d’hôtel l’aurait fait pour un riche client. Mon optimisme passager, je l’ai vu partir en fumée à ce moment là. Il n’a plus jamais montré sa gueule depuis ce moment.

- Monte.

Au début j’ai reculé d’un mètre. J’ai eu envie de me mettre à courir, et il est fort probable que je l’aurais fait si je n’avais pas eu la certitude que ces deux là me tireraient comme un lapin sans la moindre hésitation. Alors j’ai pas bougé d’un centimètre. Sois fier et reste digne, je me suis dit. Je me suis raclé la gorge.

- Pas question que je monte dans votre tacot. Où vous comptez m’emmener comme ça?

C’est à ce moment là que l’autre type a pris les choses en main. Il s’est rué sur moi en pointant son .45. D’un geste il m’a forcé à m’agenouiller (juste une main sur l’épaule), il a armé son flingue et il me l’a collé au milieu du front. Il s’est mis a parler d’un ton monocorde, comme un flic qui énonce ses droits au suspect dans les feuilletons l’après midi.

- Bon. Information numéro 1 : t’aurais eu deux points d’alcool en plus dans le système qu’on te liquidait sur place sans fioritures. Direction le fleuve. Point final. Terminé William Sunday. 31 ans. Anesthésiste etcetera etcetera.

Je me suis protégé de mes avant bras. J’ai cru mes intestins tiendraient pas le coup.

- Relevez ce truc !

L’autre a accentué la pression du canon sur l’os.

- Information numéro 2 : Vous avez l’obligation de garder le silence vous n’avez pas d’avocat et vous n’en n’aurez aucun. Information numéro 3 : vous êtes foutu. Montez dans cette bagnole et par pitié ne m’obligez pas à gâcher une bonne balle.

Un cliquetis. J’ai levé la main. C’en était fini. Je suis monté à l’arrière du taxi de Hopper. Un homme à l’allure totalement minérale attendait sur le siège du conducteur. Je ne me souviens pas d’un seul instant où il ait fait mine de s’apercevoir de ma présence. Les portes se sont verrouillées automatiquement. On est partis. Voilà où nous en sommes.
Les rues de la ville au ralenti. Hopper ne desserre pas l’étreinte de son sourire. Il tient fermement l’aiguille plantée dans le pli de mon coude. Il me fait un clin d’oeil.

- Pas mal, hein, pour un amateur, Doc ?

Trop flippé pour répondre ; Et surtout pour répondre un truc bien senti ; Je regarde le paysage quasi amorphe.

Je pense à Angie..

Je me dis des trucs très cons. Rien ne se perd, rien ne se crée, rien ne se transforme. Je pense à son avertissement bien sadique.
T'as une idée de l'immensité que peut prendre l'incertitude?

On traverse la ceinture nord. La banlieue recouverte d’encre, entrecoupée de panneaux délavés aux indications illisibles. Aucun mot. L’incertitude.
Les rues de la ville au ralenti.
Je me mords l’intérieur des joues. Je connais bien l’hypnovel. j’ai des sueurs froides rien qu’à regarder la seringue que Hopper tient mieux que n’importe lequel des infirmiers que j’ai côtoyés depuis sept ans. 10 mg de trop et c’est la bascule.
Dans ma bouche, je sens les petites peaux saigner. Mes yeux vont de la seringue aux rues de la ville.
Incertitude.
Je ne sais pas combien de temps on roule. A un moment, la voiture s’arrête devant un énorme bâtiment. Gris. Une forteresse. L’hôpital de la charité. Muré de partout, désaffecté depuis trente ans. Qu'est-ce qu'on fout là ?
L’incertitude, c’est ce que décèle Hopper dans mon regard au moment où il me fait son premier vrai sourire. Je pense très brièvement que finalement il y a de l'humain dans ce type là. Un vrai sourire.

- Bon voyage, Amigo.

= commentaires =

Kwizera


    le 10/02/2007 à 22:54:24
minimum syndical je sais pas, ça se lit quand même plus que très bien
Glaüx-le-Chouette


    le 10/02/2007 à 23:24:59
J'ai trouvé ça super, fin et sans rien de superflu ni d'inutile. J'aimerais bien pouvoir sortir des pages comme ça, simples et efficaces. Mention très bien pour la torture mentale de l'anesthésiste, qui déteint un peu sur le lecteur ; ça m'arrive pas souvent d'être stressé pour un personnage. Vraiment chouette.
nihil


    le 10/02/2007 à 23:31:06
Tiens, on a pas lu la même chose. Surprenant. Moi j'ai vu un personnage sans aucune psychologie affrontant des flics tous droit sortis d'un comix minable des années 70, avec Ray-ban et répliques de cow-boy de rigueur, dans un décor de carton-pâte sans substance. Aucune profondeur, et un style très défaillant de partout. Et en plus contrairement à Glo, j'ai trouvé que ça s'allongeait inutilement pour pas dire grand-chose.
Y a juste l'hôpital désaffecté et les questions sur ce qui peut s'y passer, qui ont un peu attiré mon attention, ça surprendra personne.

Commentaire édité par nihil.
Glaüx-le-Chouette


    le 10/02/2007 à 23:49:53
Bah moi j'ai vu un quidam comme personnage central, qui n'avait donc pas besoin à mon sens d'autre "psychologie" que d'avoir les boules et de pas savoir ce qui lui arrivait, avec des flics qui se la jouent comix minable des années 70 et un texte qui se fout de leur gueule au second degré, dans un décor dont j'ai personnellement rien à branler étant donné que c'est ce qui se passe et le stress maintenu qui m'intéressent là-dedans. D'où l'intérêt pour moi de la longueur ; garder la tension le plus possible, et au bout, ne pas la résoudre (on pouvait s'y attendre, c'était ça, ou la libération, ou un virage brusque vers du gore bien brutal, au choix ; demeure que la solution choisie est bien amenée).
On a lu le même texte, on n'en attendait juste pas les mêmes contenus.

Commentaire édité par Glaüx-le-Chouette.
Aem.     le 11/02/2007 à 03:11:21
J'aime bien les ambiances de polar new yorkais des années 70.

(Donc j'ai beaucoup aimé ce texte.)
Lapinchien


tw
    le 11/02/2007 à 09:57:40
J'ai lu jusqu'au bout. Il est où ce putain de bon de réduc pour une glace chez Mac Do ?

"Remember remember the fifth of November
Gunpowder, treason and plot.
I see no reason why gunpowder, treason
Should ever be forgot... "
MonsieurMaurice     le 11/02/2007 à 11:03:15
J'aime bien les ambiances des commentaires zonnards des années 07.
Winteria


    le 11/02/2007 à 19:15:40
J'ai un avis plutôt mitigé sur ce texte. D'une part, j'aime bien l'ambiance un peu polard, police pourrie, tout ça, mais d'autre part, c'est vrai que c'est un peu facile, tout ça, et rien ne se passe qu'on ne puisse avoir deviné (à part peut-être la scène avec la seringue, ça j'accorde à Glo).

Total : j'ai pas été convaincu, mais ça m'a donné envie de relire la scène de capture dans 1984. Ça veut dire que ça m'y a fait penser, donc que ça s'en rapproche par certains points. Ça peut donc pas être fonciérement mauvais. CQFDVCS.
Mill


site lien fb
    le 11/02/2007 à 19:24:09
Style parfois vivant, souvent banal. Ambiance polar à la con (hé les mecs, on peut remonter bien plus loin qu'aux années 70 : Chandler, Wallace et j'en passe). Rien de neuf. Dommage qu'il n'y ait pas de vraie paranoïa. On est loin d'Orwell et de son oppression constante. Là on se croirait dans un pauv téléfilm de M6.
MantaalF4ct0re


    le 11/02/2007 à 19:39:18
prewte
B52


    le 11/02/2007 à 20:48:37
On fait de la pub dans ce texte! Ray bans, Marlboro, cabernet sauvignon... Buvez! Fumez! et en portant des lunettes de qualité!
A part ce détail, je veux la suite. Que devient Sunday ?

commentaire édité par B52 le 2007-2-11 21:23:5
Carc


    le 11/02/2007 à 23:06:57
l'histoire des flics m'a beaucoup fait penser à v pour vendette (le film). mais sans le héros et sa superbe allitération en V. j'aime bien le côté un peu froid, un peu surréaliste. La fin, j'aime beaucoup. bref, j'aime bien beaucoup
Lapinchien


tw
    le 11/02/2007 à 23:13:32
oui mais là çà serait plus V pour Viennetta quant meme...
Gigi     le 12/02/2007 à 00:52:38
Même sans V , ça doit le faire pareil non ?
Narak


    le 15/02/2007 à 18:42:04
J'ai vraiment beaucoup aimé avec sommairemnt les mêmes arguments que Gläbre.
Par contre, j'ai dû moins ressentir de stress pour le personnage, mais par contre au niveau technique, j'ai trouvé vraiment sympa certaines phrases super bien trouvées, autant descriptives que dans les dialogues. ( J'ai la flemme de citer).
Par contre le découpage est assez pénible. T'as le droit de faire des paragraphes de plus de 6 lignes Fredo.


Commentaire édité par Narak.
Glaüx-le-Chouette


    le 15/02/2007 à 23:09:49
Narak, faut pas écrire bourré, vraiment, faut pas.
Hag


    le 17/02/2007 à 22:18:44
J'ai bien aimé, simple, efficace, mise en forme un peu chiante mais rien de dramatique. Je sais pas pourquoi mais j'ai adoré la scène où les policiers se pointent.

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