LA ZONE -
Résumé : Imax cherche sans doute à crever les plafonds de la débilité avec son premier texte de Saint-Con, et c'est plutôt réussi. Le héros : un gros beauf australien chasseur de kangourous. La cible : Geneviève de Fontenay. Ça part dans tous les sens sans jamais être confus, c'est de la connerie plutôt bien écrite, bref : un bon texte. Pour ma part, je me suis marré comme un phoque du début à la fin.

Phil Mc Meush, agent secret

Le 14/04/2007
par Imax
[illustration] Le soleil brûlait à en noircir la terre ocre, comme un putain de barbecue. Dix-huit heures et quarante degrés tout rond. Phil Mc Meush, crevait de soif comme à son habitude. L’œil d’acier, les épaule larges. Cent quarante kilos pour un mètre quatre vingt dix. La moustache dorée, la peau tannée par le soleil et affublé d’une chemise crasseuse à carreaux orange. Son direct du droit était fameux dans tout l’outback du sud. On raconte qu’une fois il avait même cassé le bar du ‘’Crawl’’ en deux.
Une grosse bourre lui frappa l’épaule

- ''Alors mon Gros !''

Lui c’est son pote, Murray, le fermier qui vit à côté. La barbe drue, les bras couvert de tatouages, carré comme un taureau, comme tous les abrutis du coin.

- ''T’as les bières ?
- Ouais mais je te préviens mon vieux, elles ont passées 3 heures à l’arrière du camion.''

Phil Mc Meush et Murray attendirent le coucher du soleil en buvant de la VB, la bière la plus dégueulasse du pays, si vous voulez mon avis. Mais ils étaient tous deux sacrément content quand l’avion de Darwin leur en apportait une palette le samedi matin. Il faut dire que les activités dans la région étaient limitées. Après une dizaine de bouteilles chacun, Phil Mc Meush et Murray commençèrent tout doucement à être excités, car comme tous les vendredi soirs approchait l’heure de la chasse aux roux.

- ''On va s’en faire pas mal mon vieux ce soir, je le sens bien.
- Ouais j’en ai vu une pelletée près du lac.
- Qu’est ce qu’ils sont cons, il n’y a même plus de flotte dans ce trou !''

Sur ces paroles réconfortantes, Phil Mc Meush commença à inspecter le matériel. Son nouveau bébé luisait fièrement dans l’ombre, un gros fusil à pompe double canon, semi-automatique. Le vendeur lui avait assuré qu’en mode rafale il pouvait déchiqueter un éléphant. Avec ça il pensait pouvoir en décapiter, du roux. Murray, lui avait une technique favorite, il aimait attraper les roux au lasso et les laisser traîner derrière le camion jusqu’à qu’il crèvent. Parfois aussi il prenait son magnum quand les roux galopaient trop vite. A la fin, Phil et Murray cramaient tous les roux, dans un joyeux brasier. Comme disait Phil : ‘’ça donne un avant-goût de l’enfer’’

Murray démarra le camion, la bière entre les couilles. Pour les roux il fallait être malin. Murray disait toujours : ‘’Un kangourou c’est con, mais ça courre vite. Et ça sent le danger.’’

Pour le moment celui-ci roulait au pas. Un éclair furtif passa devant les phares

- ''Putain yen a un ! ''Hurla Murray, totalement torché.

Il tourna dans la direction du roux, le suivant de loin.
- ''Ce con va nous indiquer la direction de tous ses potes. Ca va être festin Murray.
- Tu l’as dit mon gros. ''

Plusieurs kangourous courraient stupidement à leur approche.

- ''MAINTENANT! '' hurla Murray

Celui-ci accéléra comme un dératé pour foncer dans le troupeau de roux. Les roux cavalaient mais l’accélération du camion poussait Phil et Murray à leur niveau. Phil Mc Meush, se pencha par la fenêtre, ajusta son tir et pressa la détente. Le roux bondissait bêtement, avec un air de défi. Le sang de Mc Meush ne fit qu’un tour. Un bruit assourdissant résonna sur des kilomètres à la ronde, tandis que le crâne du kangourou explosa instantanément.

- ''PUTAIN TU L’AS MASSACRÉ PHIL !''

Phil Mc Meush et son pote Murray ont butés du roux jusqu’à la tombée de la nuit, en alternant la conduite chacun son tour. Une petite quinzaine, le plus souvent atrophiés par le fusil à pompe de Mc Meush, certains écrasés, et puis d’autres traînés par le camion, attrapés préalablement au lasso par ce brave Murray. Il avait battu son record ce soir.
Une immense flamme illumina un morceau de désert. Tandis que Phil et Murray beuglaient autour du tas de roux crépitant dans les flammes, le désert s’éteignit dans une atmosphère de souffre, balayé par le vent brûlant.

Phil Mc Meush se traîna ensuite jusqu’à sa caravane, totalement bourré. Tous deux en avait chiés pour rentrer, Murray faisait des marches arrière sans s’en rendre compte. Phil Mc Meush poussa la porte de la taule qui lui servait de chambre à coucher et trouva avec stupeur une fille qui l’attendait. La taille fine dans sa combinaison noire, les lèvres pulpeuse et les nichons fermes, pour ce bon vieux Phil elle ressemblait à une femelle-ninja.

- ''Bordel vieux t’es trop bourré, elles sont toujours grosses les putes ici… se dit-il à haute voix.
- Moi Neo Kin Lingui. Moi travailler pour organisation secrète.
- Bordel une Nipp’… Dis, tu voudrais pas me sucer le rondin chérie ?
- Moi thaïlande. Et toi venir avec moi.''

La fille plia la jambe droite et d’une vitesse fulgurante lui plaqua un high-kick dans la gueule. Phil Mc Meush gargouilla et tomba à la renverse dans un bruit sourd. La nuit était noire et épaisse, celui-ci s’endormit dans sa gerbe.

Phil Mc Meush se réveilla une éternité plus tard. Le soleil filtrait à travers des planches en bois pourries et l’air était humide à crever, sensation tout à fait nouvelle pour lui, sinon désagréable.

- ''Putain ma gueule...''

Phil Mc Meush avait le mal de crâne le plus violent de la semaine, et peu de souvenirs de la nuit dernière. Les roux, des ninja dans l’ombre et puis plus rien. Un homme sec et malingre salua Phil mc Meush avec un fort accent français.

- ''Je suis Jean Dure, et voici Neo Kin Lingui, mon associé. Nous venons d’une organisation secrète appelée T.H.O.N. Vous avez été sélectionné et choisi pour vos aptitudes physiques et mentales afin de mener une mission délicate.
- Je t’ai rien demandé connard de hippie, j’ai soif et je me casse.''

Phil Mc Meush se leva péniblement, cracha un glaviot sur les pieds de Jean Dure, poussa la porte de toute la force de ses bras lourds et se trouva nez à nez avec une forêt immense.

- ''C’est quoi ce bordel…
- Vous êtes dans les territoires du Nord mon ami. Le pays des aborigènes…''

Phil s’approcha de Jean Dure, le regard vitreux, et le souleva d’un bras.

- ''Dis donc connard j’en ai rien à foutre des connards de négros, ces pisseux d’assistés faudrait les renvoyer dans leur pays. Et j’ai des veaux à tatouer et en plus j’ai soif. Et quand j’ai soif j’ai les globules qui s’agitent.
- Justement monsieur Mc Meush, j’ai une proposition à vous faire. Libre à vous de refuser…''

Phil, le reposa sans ménagements.

- ''Votre mission si vous l’acceptez Phil, sera d’éliminer physiquement Geneviève de Fontenay, une célébrité française extrêmement dangereuse. ''

La voix de jean Dur avait pris une teinte curieuse.

- ''Geneviève de Fontenay est un élément criminel depuis longtemps infiltré dans les plus sombres arcanes de la vie publique française. Nous la soupçonnons d’être à l’origine d’un trafic d’enfants handicapés morts depuis plusieurs années, d’être à la tête d’un cartel de drogue extrêmement puissant et de porter des chapeaux en peau de phoque.
- Ouais mais moi je m’en branle et je veux une bière. ''

Jean Dur s’approcha de Phil Mc Meush, trahissant mal ses convulsions.

- ''Monsieur Phil, vous ne comprenez pas… ce, c’est une PUTE ! UNE SALOPERIE DE CONNERIE BIONIQUE, UN FURONCLE AUDIOVISUEL ''

Il s’interrompit brusquement. Pardonnez-moi.

- ''Monsieur Mc Meush, que penseriez-vous d’une femme qui interdit de roter après une bière, qui prostitue des jeunes filles mais leur interdit la fellation, qui défend la protection des kangourous dans leur milieu naturel et qui est en plus très moche?
- Qu’elle doit crever, comme ces négros d’aborigènes.
- Et bien pour simplifier, c’est exactement ce que nous souhaitons à Geneviève de Fontenay. Considérez en plus une somme d’un million de dollars néo-guinéen.
- Et un pack de bières. Et pas des VB de merde, j’en ai marre de cette pisse, je veux de la bière de ton pays là, de l’allemande ou je ne sais quoi. Tout de suite.
- Accordé.
- Une condition monsieur Mc Meush, cependant. Il vous faudra brûler Madame de Fontenay. Voyez-vous les armes conventionnelles ne fonctionnent pas contre elle. ''

Phil hésita quelques minutes et d’une voix rauque annonça :

- ''Et la pute chinoise.
- Thaïlandaise. Accordé. Il vous faut vous reposer Monsieur Mc Meush, votre entraînement commence dans une heure.
- Je vais être un super agent secret c’est ça ?
- Si vous voulez.''

Phil Mc Meush jeta un regard d’envie vers le petit cul ferme de Neo Kin. ‘’Putain Murray va jamais me croire’’…

Phil Mc Meush s’entraîna durant des semaines. Neo Kin Lingui lui enseigna les techniques de combat rapprochées, tandis que Jean Dur lui apprit la survie en milieu hostile. Désormais, Phil Mc Meush pouvait maîtriser un python à main nue. Il pouvait survivre des heures sans rien avaler d’autre que de la bière, et dormir en haut d’un arbre. La forêt tropicale lui avait permis de parfaire sa technique face à des obstacles auxquels le désert ne l’avait pas habitué. Souvent, entre chaque leçon, Neo Kin Luingui lui racontait son passé de pute en Thaïlande, et la façon dont elle avait arraché les couilles de son mac avec les dents. Sa voix prenait une teinte triste lorsqu’elle racontait cet épisode douloureux de sa vie. Elle avait dû s’évader de prison et se nourrir de rats pendant toute sa traversée sur un cargo chargé de missiles russes. Le T.H.O.N l’avait recueillie et tout apprit. Phil Mc Meush s’en foutait comme de sa première bière, mais posait beaucoup de questions sur ce pays qui lui semblait merveilleux, et semblait fasciné par Bangkok, ville où l’on pouvait acheter des putes au kilogramme. En échange il lui enseignait la technique pour bien tatouer un veau.

- ''Tu vois ma grosse, le veau tu le chopes au lasso. Ensuite tu tires bien fort en te cambrant sur tes jambes, parce que ces cons là, c’est comme les roux, ça cherche tout le temps à se barrer. Paf ! tu lui mets un bon coup de poing sur sa gueule, juste entre les deux yeux, et pendant qu’il est dans les vapes, tu lui bourrines le cul au tison en évitant de toucher l’anus, ils aiment pas ça. Faut bien le faire du premier coup, parce que après sinon le tatouage on le voit mal. Et le client il est pas content. C’est juste une question de technique en fait.''

Le jour du déclenchement de l’opération était venu. Le lendemain, soit le 10 décembre allait avoir lieu l’élection de miss France au Futuroscope de Poitiers.

- ''Bonne chance monsieur Mc Meush. Vous allez en avoir besoin. Notre équipe va vous assister pour les préparatifs techniques mais sur le terrain vous serez seul. N’oubliez pas que si vous êtes pris, vous serez probablement torturés. Rappelez-vous que le T.H.O.N n’existe pas, nous n’auront aucun moyen de vous aider.
- Ça va ouais je sais. T’as intérêt à me donner la pute que t’as promis.
- Après l’opération monsieur Mc Meush, chaque chose en son temps…''

Un large hélicoptère militaire rouillé, survola le campement. Les pâles faisaient un bordel de tous les diables et pliaient les grands arbres.

- ''Et n’oubliez pas, monsieur Mc Meush. Méfiez-vous des miss France.
- J’ai l’habitude des putes.''

Phil n’avait jamais pris l’hélicoptère. C’était une expérience merveilleuse pour lui. Il gueulait dans son casque à l’intention du pilote.

- ''Putain mais que c’est grand cette flotte de merde !
- C’est l’Océan Pacifique monsieur.''

Les heures passant, Phil commença à trouver le temps long, les cargaisons de bières déposées à son intention devenaient chaudes et celui-ci commençait à être bien torché. Et quand il était bourré Phil devenait nerveux. Les roux lui manquaient. Quelqu’un sorti soudainement de la cabine de pilotage. Les cheveux longs et l’air caverneux, les épaules étroites et les yeux rouges, teintés d’une lueur de démence profonde. Stanley Ulbricht était en effet un ancien junky reconverti dans l’élaboration de gadgets ultra secrets. Pour cette mission particulière il s’était surpassé. Stanley Ulbricht renifla bruyamment et fit l’inventaire. Sa voix distinguée contrastait avec son apparence négligée :

- ''Salut, monsieur Mac Monsh. Je vais vous donner le matériel.
- Bordel c’est pas trop tôt, j’arrive même plus à tâter ma bite.
- Ha très bien.
- Ceci est une huître, monsieur Monsh. On aime bien en manger en France. Rappelez vous qu’il vous faudra avoir l’air tout à fait normal en territoire ennemi. Les coutumes peuvent être différentes de votre pays. Portez là sur vous bien en apparence pour paraître totalement français et posez là à côté de votre baguette qu’on vous servira sûrement à table. Rappelez-vous de ne pas demander de bière mais du vin.
- Quel pays de merde. Et puis moi je bouffe pas des putains de mollusques, la tante de Murray en a crevé.'' Phil Mc Meush rit débilement.
- '' Justement monsieur Mc Monsh, cette huître n’est pas pour vous mais pour un… convive. Elle est chargée de drogues psychédéliques à ions interpolés. J’y ai ajouté d’une dose surpuissante d’un concentré de champignons brésiliens. Les meilleurs du marché… hum haha. Mais je m’égare. Je… je ne suis pas bien sûr des effets sur une victime humaine mais aucun des ragondins testés n’a survécu.
- Et je ne peux pas prendre mon fusil à pompe ?'' commenta Phil Mc Meush.
- ''Non, mais vous aurez à votre disposition aussi ceci.
- Un string ? Tu m’as pris pour une pute, connard ?
- Le tissu de ce string est en réalité chargé d’un explosif électro-radioactif qui entre en réaction au contact d’une peau épilée. Les retombés sont évalués à une petite dizaine de mètre. La personne qui le porte déclenche immédiatement le mécanisme. Sachant que vous allez évoluer dans un environnement féminin je euh… Dans une pièce confinée les effets peuvent être dévastateur. Je vous conseille de ne pas de vous y exposer.
- Mouais'', grommela Phil Mc Meush.
- ''Et puis je garde le meilleur pour la fin, celui-là c’est mon bébé…
- UN PUTAIN DE BATON DE NEGRO
- Pas n’importe lequel monsieur Phil. Une fois lancé dans les airs, ce boomerang diffuse dans l’atmosphère des applaudissements préenregistrés de téléspectateurs. Nul doute que vous en trouverez l’utilité.
- J’aurai préféré mon fusil à pompe…''

Un message radio interrompit la conversation.

- ''Nous sommes arrivés au palier, il va vous falloir sauter. Bonne chance monsieur Mc Meush et n’oubliez pas votre équipement.
- Salut connard.''

La porte de la carlingue s’ouvrit brusquement et l’air frais frappa de plein fouet Phil Mc Meush qui s’élança dans la nuit, bière à la main, le visage déformé par la vitesse fulgurante de sa chute.

L’entraînement de Phil Mc Meush avait porté ses fruits. Il dirigea son parachute sans encombres mais l’alcool et l’obscurité l’empêcha de bien évaluer les distances. Une bourrasque souffla brusquement. Il se fracassa finalement contre une grosse boule placée curieusement sur un pan glissant et dévala la pente raide. Phil se releva difficilement.

- ''Putain de pays de cons ! Gueula-t’il. On n’a pas idée de construire des baraques pareilles. ''

Il sorti le plan de Jean Dure, et découvrit une bouche d’égout non loin de lui. Se glissant à l’intérieur, il rampa dans la merde jusqu’à l’endroit supposé de la salle des festivités. Phil puait comme un phoque mais dans le bush, les gens ne s’en souciaient pas, de toute façon la flotte était rare. Finalement on s’habituait vite à l’odeur et l’endroit était chaud. Ça le faisait salement chier de remonter, une petite sieste n'aurait pas été de refus. Il rota bruyamment en enfilant son costume de soirée.

- ''HA HA merde si Murray me voyait. ''

Phil Mc Meush remonta une échelle glissante et poussa de toute sa force la plaque d’égout. Il atterrit dans un local minuscule encombré de serpillières. Une bouteille d'alcool éthylique traînait sur une étagère.

- ''Ça pourra toujours servir.''

Selon le plan, la porte face à lui donnait directement sur la salle d’habillage des miss France. Phil plaqua son œil contre la serrure et y découvrit émerveillé une rangée de femmes nues occupées à se maquiller et se coiffer tout en y parlant un dialecte étrange. Leurs jambes lisses et leurs manières douces, leurs petits cris de joie, leurs façons maniérées, le firent bander sauvagement. Ces putes là ne ressemblaient en aucun cas aux putes de son pays, ni même à des Nip’.

Phil, devenu totalement incontrôlable, éclata la porte d’un coup de pied et brailla sauvagement

''- SALUT CHERIE''

L’assemblée médusée ne réagit pas. Phil mc Meush fit un grand geste obscène vers son pantalon déformé:

- ''PHILOU VA VOUS SATISFAIRE TRÈS FORT''

Une miss France blonde et svelte, blanche et nue, s’approcha doucement de Phil. Ses seins balançaient au grès de ses pas. Elle sourit à Phil Mc Meush, pencha la tête et balança un coup de tête dans sa gueule. Phil tomba à la renverse. Une armée de clones blondes et brunes, se jetèrent sur lui, telles des tigres en furie, le frappèrent sauvagement à coup d’ongles, puis le ligotèrent.

Phil Mc Meush était dans les vapes. Il avait morflée sous les coups des clones et reniflait sa propre morve.

- ''Ha les salopes'', murmura t’-il.

Un clone Miss France s’approcha de lui et lui souleva la tête avec un sourire vicieux. Elle fouilla le sac de Mc Meush et fit un immense sourire en découvrant un string rose en dentelle, tout à fait anodin et charmant. Les miss applaudirent de joie, chacune voulait le string, se l’arrachait. Ça hurlait dans la pièce d’excitation.

Soudain un clone à cheveux roux se saisit du string et l’enfila instantanément, au grand désarroi de tous les autres. Elle bougea doucement son petit cul épilé devant la face de Mc Meush. La détonation fut immense. Les cloisons volèrent en éclat et Mc Meush fut projeté contre une vitre, qui explosa sous la violence de l’impact. Le souffle puissant fit voler des morceaux de clones à travers la pièce. Phil traversa la vitre et atterrit sur un parking en béton constellé de morceaux de chair et de cheveux éparpillé. Les cordes avaient brûlés et Phil se releva péniblement, ravagé par la douleur. Il était salement amoché. Les clones hurlaient dans la pièce ravagée, elle semblaient crever dans d’atroces souffrance les unes après les autres. L’explosion avait projeté le boomerang vers Phil et l’huître était miraculeusement intacte dans la poche de son veston brûlé.

- BORDEL, hurla Phil. Celui-ci revint vers la pièce, boitant et gueulant de rage. Il ramassa sa bouteille d'alcool éthylique perdue et la fourra dans sa poche.

- ''Yen a qui vont morfler. ''

La douleur était extrêmement forte. La jambe de Phil était devenue noire et il pouvait difficilement avancer. Les clones vivant faisaient face à Phil avec des hurlements démentiels. L’une d’elle, la face ravagée par les radiations, les cheveux réduits à l’état de dreadlocks, s’approcha avec un rire cynique, la main ensanglantée, armée d’un épilateur. Phil lui asséna rapidement son droit dans la gueule, entre les deux yeux. Il saisit une chaise calcinée et la balança sur le clone qui s’apprêtait à lui sauter dessus. Il marcha rapidement en direction d’un tronc atrophié rampant et lui écrasa la tête d’un coup de semelle.

''Splotch''

- ALORS LES PUTES ON AIME LES CADEAUX DE MC MEUSH HAHAHA

Mais les clones se relevaient doucement. Leur nombre augmentait de façon exponentielle. Des morts décharnés revenaient à la vie. La plupart avaient perdues des jambes ou des bras. Les cadavres rampaient hideusement.

Phil fit marche arrière, boitant et gueulant contre la douleur qui l’affaiblissait. S’il atteignait l’enceinte du parc il serait sauvé. Derrière-lui, les clones estropiés avançaient lentement en meuglant, tel un troupeau zombis sortis de terre. Certaines avaient saisies des rasoirs, des barreaux de chaises, d’autre des strings bardés de verre. Phil avait atteint le mur qui ne lui avait pas paru aussi haut vu des airs. Impossible de l’escalader, sa condition et l’était de sa jambe lui interdisait toute fuite. Il fit volte-face. Une rangée de pupilles rouges brillait dans la nuit. Des bruits ignobles de chair disloquée se rapprochaient en grognant.

Phil n’avait plus d’issues possibles, la fin était proche. Il se saisit du boomerang, et le balança le plus loin possible vers les clones. Un bruit assourdissement d’applaudissement de téléspectateurs résonna dans les airs. Les clones rugirent, et s’affolèrent. Les miss France revenaient à leurs instincts et les plus valides courraient dans tous les sens tandis que les estropiés gesticulaient ridiculement. Le boomerang virevoltait, décrivait de larges boucles, comme répandant des nuées de téléspectateurs satisfaits. Les clones levaient stupidement les bras au ciel comme pour recevoir le messie. Soudain le boomerang décrivit un dernier quart de cercle, rasa le sol et décapita d’un coup sec un des clones. Les applaudissements se turent instantanément. Un silence effroyable se fit. Soudain une clone qui avait perdu ses deux bras, mordit violement sa congénère au cou. L’autre lui arracha frénétiquement des lambeaux de peau avec ses griffes. Une autre lui assena un coup de pieu dans la poitrine. Les troupes se battaient dans une mêlée sombre et indistincte, dont on ne percevait que des jets de liquide noirâtres et des meuglements.

Phil n’en croyait pas ses yeux. Il avança vers la masse des clones qui ne lui prêtaient plus aucune attention, et traversa lentement la bataille, boitillant entre les tas de chairs qui s’amoncelaient. Phil avançait désormais coûte que coûte, il avait oublié la douleur et voulait détruire tout ce bordel. Pour lui, buter la cible était devenu plus qu’un boulot d’agent secret, il en avait fait une affaire personnelle. Phil prit son délan et se lança dans une course de quelques mètres. La douleur il s'en foutait. Rien n'aurait pu l'arrêter. Il prit de la vitesse, leva peu à peu son pied, et subitement shoota de toutes ses forces un des cadavres qui gigotait encore. La tête du clone s'envola, prit de la hauteur, et redescendit lentement pour exploser contre un mur, dans un bruit de melon écrasé.

GOOOAAAALLL

Phil finit par trouver la loge de Geneviève de Fontenay. L’endroit était désert, tout le site avait été évacué depuis l’explosion. Phil s’en foutait, ça lui laissait le champ libre. Il savait qu’elle serait là, terrée, et qu’il allait la crever. Il se saisit d’un extincteur et explosa d’un grand coup la porte qui vola en éclat. La pièce était grande et sombre, et nulle âme ne semblait y vivre.

- ''Alors t'es où ma grosse, on va jouer au footy'' murmura-t’il. (note de l'auteur: le footy est le sport national australien)

Un cri déchirant lui parvint subitement aux oreilles et une ombre se jeta sur lui. Phil reçut une paire d’ongles dans la gueule, qui lui labourèrent la peau. Un deuxième coup plus violent le fit vaciller. Il repoussa la masse sombre qui toma dans un fracas de bois brisé. Sa main trouva instinctivement l’interrupteur.

Les quatre pattes sur le bureau, et dans une posture d’attaque, se tenait Geneviève de Fontenay. Tailleurs à pois noirs, peau ridée et sifflant comme un serpent. Le chapeau en phoque.

- ''Bordel t’es encore plus moche que sur les photos. Tu vas déguster connasse.''

La chose rugit et fonça de manière fulgurante sur Phil Mc Meush. Celui esquiva les griffes, lança un coup de coude dans le vide. Il se sentit agrippé par la chemises, soulevé de terre et jeté à une vitesse foudroyante contre le mur d’en face. Face contre terre, Phil sentit une main lui broyer les testicules et une autre lui exploser le bide du poing.

Phil Mc Meush se tordait de douleur, pissant le sang. Geneviève de Fontenay se redressa, posa son pied sur sa jambe blessée et appuya violemment. Phil Mc Meush hurlait, l’alcool se dissipait peu à peu et laissait la douleur le transpercer à vif. Un voile rouge traversa l’esprit de Phil. Il prit d'une main tremblante l'huître dans la poche de son veston. Geneviève de Fontenay, ramassa la bouteille d’alcool, et commença à asperger tranquillement Phil Mc Meush.

- ''Crois-moi tu vas me la rendre.''

Phil tendit la langue et avala quelque précieuse gouttes du liquide. Ce n’était pas de la bière mais le concentré lui redonna quelque ultimes forces. Phil sentit qu’il s’agissait de sa dernière chance, tandis que le rire aigu de Geneviève de Fontenay hurlait dans ses tympans. Il serra l’huître d’une main tremblante, et sans prévenir l’avala d’un coup, coquille comprise, dans l’espoir de se suicider. Un flash immense lui ravagea la gueule, et Phil plongea dans un trou noir.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, une poigne de fer l’avait soulevé de terre et des yeux de harpie le fixaient comme des flammes. Phil se sentait poisseux, sentait les vapeurs d’alcool lui remonter les narines, et les drogues psychédéliques lui remuer le bide comme un feu d’artifice. Phil gerba immédiatement à la gueule de Geneviève de Fontenay.

Le reptile hurla à la mort, et relâcha immédiatement sa poigne, se tenant le visage dans d’apparentes atroces souffrances. Sa peau fondait comme baignée dans un acide ultra puissant. Pour Phil, le monde était devenu un vaste mélange de couleurs et de formes démesurées. Les sons lui parvenaient par échos intermittents. Toute douleur avait disparue, tout conscience du monde environnant aussi. Phil flotta dans les airs et frappa du poing le corps démesuré de Geneviève de Fontenay qui semblait gonfler, danser devant lui et rebondir ridiculement sur le sol. Ses mouvements étaient lourds et lents, entrecoupés de flash lumineux et de visions de roux.

- HAHAHA VOUS ALLEZ TOUS CREVER

Sa propre voix résonnait comme le tonnerre. Phil se sentait capable d’actes surpuissants, ils auraient pu réduire la pièce à l’état de poussière. Il arracha sans peine ce qui ressemblait à un radiateur et frappa lentement la gueule déformée de Geneviève de Fontenay dont le visage en lambeaux semblait rire de plus en plus sous les coups.

- HA MAIS ÇA TE FAIT MARRER GROSSE PUTE

Il jeta le radiateur qui s’envola tout seul et sauta sur le corps mou de Geneviève de Fontenay. Chacun de ses sauts faisaient un petit bruit mou

‘’Pof’’ ‘’Pof’’ ‘’Pof’’…

Phil s’en amusait follement, il avait l’impression de rebondir sur un trampoline. Il pensa même qu’il pouvait réaliser des figures. Il sauta les deux pieds joints, puis tenta un pied, puis le cul comme un catcheur ‘’j’ai déjà vu ça à la télé'' pensa-t’il. A chaque saut son amplitude augmentait, tellement bien qu’il traversait le plafond et retombait à chaque fois de plus en plus vite sur la tronche de Geneviève de Fontenay. Le trampoline le renvoyait dans des endroits merveilleux, virevoltant parmi les atomes qu’il pouvait toucher du doigt. Le monde chavira, et deux éclairs de couleurs suivaient chacun de ses mouvements, déformées par le faible impact du bruit mou sur le corps mou de Fontenay. Phil sautait désormais de manière perpendiculaire sur son ring, taillant son adversaire en morceaux.

Il attrapa la bouteille d’alcool et aspergea toute la pièce. Chaque goutte qui en sortait était telle une étoile brillante, et les murs devenaient rougeâtres et orangés, comme transfigurés par l’eau bénite. Phil prit une grosse lampée d’alcool éthylique, et la puissance du breuvage lui donna des forces immenses. Des centaines de roux dansaient dans la pièce. Phil balançait de l’alcool partout, y compris sur lui-même.

AHAHAHAH PAS MAUVAIS CETTE MERDE

Phil saisit un briquet, l’alluma et le balança contre le corps inerte de Geneviève de Fontenay. La pièce devint tellement lumineuse que Phil se couvrit les yeux. Il commença à gueuler et brailler, dansant parmi les flammes en beuglant des chansons paillardes.

...C'ÉTAIT UN FERMIEEER
A LA BITEUUH, A LA BITE TORDUUUE,
SA BITE EN AVAIT TROuÉÉÉÉ, TROUÉ DES CUUUULS

Les roux se tordaient, leurs sales gueules de lapin débiles broyés par la fournaise, leurs pattes gigotant inutilement. Phil voyait des tas de roux immenses, des brasiers gigantesques dans la nuit noire. Les flammes dévoraient la pièce entière, les murs, le plafond, l’air entier était devenu semblable à l’enfer. Phil se sentait bien, touchant les flammes des mains, jouant avec des morceaux de feu qui lui grimpaient le long du corps. Il leur parlait, leur donnait des noms, les flammes devenaient des visages. Toute sensation avait disparue, seul demeurait ce magnifique monde rougeoyant, et cette douce chaleur comme une boule de feu dans les tripes. Phil saisit le chapeau en flamme de Geneviève et s’en coiffa. Phil Mc Meush était devenu un artiste. Il était Dieu.

= commentaires =

nihil


    le 14/04/2007 à 17:06:26
Oh mais putain, ce que c'est débile. C'est carrément jouissif.
Dourak Smerdiakov


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    le 14/04/2007 à 18:52:12
Si c'est une vraie rousse, pourquoi s'épilerait-elle ?
nihil


    le 14/04/2007 à 18:54:29
C'est vrai. D'autant que des kangourous écorchés au concours de Miss France, c'est pas inhabituel.
Lapinchien


tw
    le 14/04/2007 à 19:06:28
La dernière fois où je me suis tordu par terre comme çà, je crois que c'est le jour où le prédicateur m'a enculé au catéchisme juste avant ma première communion.
Dourak Smerdiakov


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    le 14/04/2007 à 19:07:00
C'est du bon débile, mais j'aurais fait le même en plus condensé.
nihil


    le 14/04/2007 à 19:11:52
Grosse surprise. Tu fais toujours tout en condensé.
Hag


    le 14/04/2007 à 20:19:36
C'est très bien.
Glaüx-le-Chouette


    le 15/04/2007 à 19:37:55
Superbe ! C'est tellement débile et frénétique que j'ai fait taire mon surlittéraire spirit (parce que bon c'est un peu écrit à la machette, c'est dommage). Et je croyais que c'était Phil qui cramerait, au début, fatalement, et puis paf ça se retourne. Bien joué.

Second candidat sérieux, "je le note", comme disait l'autre con.
Imax


    le 16/04/2007 à 09:05:50
Vous ne pouvez pas savoir comme c'est con un kangourou.
Winteria


    le 16/04/2007 à 16:56:59
Imax fait partie de ma sélection pour l'instant, puisque de toute façon il a été le premier, et sera sans doute le dernier aussi, à me composer un poème sur les putes. Et ça, ça compte.

Glaüx-le-Chouette


    le 16/04/2007 à 17:01:46
C'est plutôt le mac qui compte d'habitude.

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