LA ZONE -
Résumé : Les différents profils de cyber-addicts, leurs caractéristiques, leurs habitudes.

Cyber-addiction 1

Le 12/03/2002
par nihil
[illustration] Observation rapprochée de cyber-intoxiqués.

Cette étude a été réalisée sur un panel non-représentatif de la société française composé d'auteurs de la Zone. Cette étude n'a rien de scientifique et la méthode employée est parfaitement absurde, comme d'hab.


D'abord, un tour d'horizon pas très profond des divers profils en présence dans le domaine de la cyber-addiction. La plupart du temps, le vrai cyber-addict mêle les différents profils, avec une dominante plus ou moins affirmée.

- le cyber-addict communiquant : la plupart des addicts ne passent pas un temps fou sur la messagerie. La plupart des personnes contactées utilisent la messagerie entre 1h et 5h par semaine, ce qui est raisonnable et relativement proche de l'utilisation qu'en font les internautes normaux. On note toutefois un cas à 14h et deux cas à près de 30h par semaine (12 témoignages pris en compte), ce qui confine au pathologique (pensez que la semaine de travail est de 35h en France). Les addicts touchés sont des affectifs qui ont besoin de relations humaines à haut degré. Relations entretenues par le biais de la messagerie.

- le cyber-addict surfer : très minoritaire. Peu de gens se droguent à la recherche d'informations intéressantes ou au surf au hasard sur le net, et on ne trouve pas parmi les témoignages recueillis d'usage excessif de ce type de fonctionnalité. Toutefois il est à noter que chez les plupart des addicts le surf est un facteur "aggravant" puisque sans s'y adonner de manière compulsive la plupart y passent quand même beaucoup de temps, plus que la norme : 5 cas entre 7 et 15 h de surf au hasard par semaine. Le surf, en temps qu'activité basiquement solitaire n'est pas addictif, mais aggrave l'addiction.

- le cyber-addict joueur : concerne quelques cas seulement. La majeure partie des addicts ne jouent jamais online. Sur les douze témoignages reccueillis, on ne note que de deux cas de joueurs, tous deux anormalement developpés : 25 et 40h par semaine. Le jeu online ne concerne que peu de gens mais est très addictif. Notons que le jeu est en réalité un écran de fumée pour dissimuler une activité sociale virtuelle assimilable au chat : le jeu online se pratique très souvent en équipes, en clans, et la partie technique est seulement un moyen, pas une fin. On prendra pour exemple le jeu de rôle par internet, qui se rapproche étonnament d'un chat avec interface graphique : le joueur se constitue une personnalité qui l'arrange et la met en scène, comme dans le chat. Ici c'est même le but du jeu.

- le cyber-addict communautaire : on parle ici de chat, de forums, de pagers (MSN messenger, ICQ...). C'est l'activité la plus prenante et la plus addictive. En réalité cette activité nous permet de déceler le besoin profond de l'addict : appartenir à une communauté avec des règles, une hiérarchie... Sur nos douze témoins, quatre ne conversent en direct qu'entre 0 et 4h par semaine. Tous les autres se situent entre 8 et 40h par semaine. Cette activité étant la plus reconnue comme addictive c'est de celle ci qu'on éssaie généralement de décrocher. Substitut : la messagerie ou le jeu vidéo online (principalement le jeu de rôle). Très peu de gens parviennent à décrocher réellement, ils réussissent plutôt à réduire fortement leur consommation. Plus de détails dans d'autres articles.
Notons toutefois l'importance préeminante de la relation sociale virtuelle dans l'addiction, qui peut aller jusqu'à remplacer la relation sociale réelle.

Quelques autres détails sur lesquels nous passont rapidemment :

- le support d'addiction : n'a aucune importance. On retrouve les sites de chat classiques, les sites de communauté pour la partie chatteurs, et des sites très divers, reflétant les intérêts de chacun pour la partie surf : sites d'information, de sport, d'art, magazines...

- le passage du virtuel au réel : la plupart des addicts tentent de rencontrer des gens connus par Internet. Parfois avec succès (nombreux couples formés, car il est plus facile de découvrir la vraie personnalité par internet on l'on se découvre un peu plus facilement que dans la réalité), parfois non.

- la majeure partie des addicts interviewés pour cette étude n'ont pas de homepage. Il semble donc que la partie créative ne soit pas en cause dans l'addiction. La cyber-dépendance est avant tout passive.

- les addicts sont bien entendu prêts à payer le prix fort pour assouvir leur manque : la plupart des témoins interrogés ont une connexion illimitée (ADSL souvent); Dans d'autres cas, c'est l'inverse : c'est parce que le net n'est pas cher (accès au travail par exemple) que l'addiction a commencé.

La cyber-addiction, comme toute autre forme de dépendance psychique, finit par déborder du cadre du loisir et par envahir, outre la vie privée de l'accro, sa vie sentimentale, relationnelle et professionnelle. La plupart des témoignages font par exemple état d'une utilisation acharnée du Net à des fins personnelles en milieu professionnel. Deux personnes n'ont pas Internet sur leur lieu de travail, une personne ne l'utilise qu'à fins professionnelles. Toutes les autres personnes avouent une utilisation actuelle ou passée du Net au travail entre 5 et 45h par semaine (soit la totalité du temps de travail dans ce dernier cas) : 17h par semaine en moyenne pour ces témoignages. Une personne a même failli être licenciée deux fois pour cette raison, une autre a redoublé deux fois son année.

Voici la justification de l'addiction par les intoxiqués eux-mêmes. On se rend compte que les avantages du Net avancés sont des idées générales, utopistes. Notons dans ce cas (non-exhaustif) :

- on trouve de tout,
- l'information immédiate et à portée de la main (trois fois citée),
- la proximité entre les gens (trois fois citée),
- la distance entre les gens,
- faire connaissance d'inconnus
- l'aspect "sans engagement" (quand t'en a marre tu ferme),
- la vitesse (deux fois citée),
- l'immensité du Net.

D'autres avantages plus pragmatiques :

- la pornographie (deux fois citée),
-les blagues,
- les informations pratiques,
- le chat,
- les hackers.

Par contre les inconvénients cités sont souvent mineurs et sans importance, par rapport aux avantages :

- le spam,
- la pornographie (deux fois citée),
- les pseudo-hackers,
- les pop up (deux fois cités),
- les "404 errors",
- la pub,
- la tentative de recuperation financiere du net,
- les virus,
- les hoax,
- les hackers,
- les hotlines deffectueuses,
- les gens immatures.

Quelques exceptions :

- l'addiction,
- la distance entre les gens,
- l'impression d'evoluer dans un monde ou les gens ne sont pas ce qu'il prétendent être.

On sent bien, donc l'importance que prend le Net dans la vie des addicts, qui ne voient que des avantages cruciaux à la toile, et seulement des inconvénients mineurs.

Parlons pour finir, de la prise de conscience de l'addiction. Sur douze témoins, trois avouent être accro. Quatre refusent d'admettre l'évidence. Cinq nuancent : un peu, bof, plus ou moins, pas vraiment... (rappelons qu'ont est pas "un peu" accro : on l'est ou on ne l'est pas : il suffit de répondre à la question "suis-je capable de me passer définitivement du Net sans regret")
L'addiction est donc assez délicate à admettre, et une partie des internautes n'ont pas conscience de leur dépendance. Peu de gens acceptent en totalité le fait d'être accros.
Par contre, tout le monde admet avoir déjà été accro au net de par le passé : 11 cas ! La prise de conscience se fait donc à retard. Les deux principales causes de "décrochage" (réussi ou non) sont une envie de réel et l'impossibilité pratique de subvenir à son addiction (travail intensif, rencontre prenante...).

Les témoignages anonymes des personnes concernées se retrouveront dans un prochain article.


= commentaires =

MantaalF4ct0re


    le 26/04/2006 à 02:48:01
bien!
lulu     le 11/07/2007 à 20:04:04
bonjour je fais un memoire sur ce sujet, j'aurai voulu savoir s'il existait des livres qui parlent de ce phénomène.
merci d'avance pour votre réponse
Glaüx-le-Chouette


    le 11/07/2007 à 20:41:56
Y a n3rDz.
http://zone.apinc.org/rubrique.php?id=36

Y a chacun des Zonards pris individuellement.

Sinon viens dans le forum j'ai l'adresse d'une copine qui a travaillé en socio sur les communautés virtuelles et y a aussi un site de groLouZerZ qui fait une excellente base de données si tu veux je te file les invits tout ça tout ça.

lulu     le 12/07/2007 à 02:29:59
Bien vu gmaux oups pardon glaux ça fait penser à glaviaux
Glaüx-le-Chouette


    le 12/07/2007 à 10:23:25
T'es moyennement réactif copain. Je te propose des sources et des relations avec des gens et tu fais des vannes sur mon pseudo, nullinulles au demeurant, en comparaison des 95 214 744 autres qui ont déjà été faites.

Bah donc ça t'intéresse pas, c'est con c'était une copine normalienne t'vois, mais tu vas devoir aller te faire mettre.
Salut clampin.
lulu (mais c'est pas     le 16/04/2008 à 13:38:38
salut,
je viens de lire le texte sur les cyber addict
je fais également un mémoire sur ce sujet, je sais k'il existe ds livres... je voudrai savoir si tu connaissais des personnes âgées entre 18 et 25 ans qui seraient ok pour répondre à un questionnaire. Le thème est basé sur la création du lien social par la pratique du jeu en réseau.
Merci par avance
lulu (décidément... n'y aurait-il ke des lulu pour traiter de ce sujet en mémoire)
nihil


    le 16/04/2008 à 15:39:34
Vaudrait mieux aller prospecter sur des forums dédiés aux MMORPG. Ici on a principalement des gens de plus 40 ans et des gens de moins de 15 ans, les premiers copulant joyeusement avec les seconds.
Strange


    le 16/04/2008 à 15:54:19
Et puis ici on sait pas ce que c'est que le "lien social", alors pour le créer... T'es mal tombé.
Glaüx-le-Chouette


    le 16/04/2008 à 16:09:00
Le lien social, c'est la bite.
Strange


    le 16/04/2008 à 16:15:22
HA ÇA JE CONNAIS ON M'EN A PARLE UN JOUR ON M'A DIT QUE C'ÉTAIT GRAND ET BEAU ET MISÉRICORDIEUX ET QUE C'ÉTAIT MAL D'EN FAIRE DES REPRÉSENTATIONS TERRESTRES SUR LES MURS.
nihil


    le 16/04/2008 à 16:57:52
Moi au catchisme on m'a jamais parlé de bite, ça manque un peu je trouve.
lulu     le 18/04/2008 à 15:47:38
Etant donné votre manière de vous exprimer, je suppose que la majorité des personnes n'ont pas entre plus de 40 ans et moins de 15 ans.

Je ne comprenais pas pourquoi la discussion entre lulu et Glaüx-le-Chouette avait viré au vinaigre, mais étant donné la mentalité des personnes qui vont sur ce site de "merde", cela ne m'etonne pas.

Restez entre vous, continuez a jouer avec le mot "bite" si ca vous fait plaisir ( à priori , c'est le cas).

De plus, je ne vois pas l'intêret d'un tel site... où les personnes qui ne font pas parties de votre groupe sont cordialement invitées à dégager avec tant d'élégance.

Restez dans votre merde les gars
lulu     le 18/04/2008 à 15:51:09
de plus, je ne vois pas le rapport entre bite et lien social????

tu peux m'expliquer peut etre...

Glaüx-le-Chouette


    le 18/04/2008 à 15:58:13
Putain, un coup un mec vient poser une question sérieuse (sur un site qui n'a rien de sérieux, j'espère que vous comptez pas mettre la Zone dans vos bibliographies, les choupinets, vaudrait mieux trouver autre chose et apprendre à cibler un peu), je lui réponds sérieusement, et il envoie chier mes propositions avec une vanne de mioche ; un second coup, un mec avec le même pseudo vient poser une question sérieuse blablabla même chose, on répond à la zonarde puisque la dernière fois, le sérieux ça a rien donné, et il se fâche tout rouge, le mignon. Faudrait savoir, les lulu, là. Etre stupide, c'est une condition nécessaire pour faire un mémoire sur un sujet (rebattu) comme les vôtres ?

Pour la bite, je suis un peu inquiet, si t'as pas capté. Mais t'as le droit d'être eunuque, en plus d'être stupide.
lulu     le 19/04/2008 à 14:45:55
beau discours, bravo: JE M'INCLINE
nihil


    le 19/04/2008 à 16:02:24
C'est pas une bonne idée, dans les parages.

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