LA ZONE -
Résumé : Je serai probablement le seul à avoir lu ce truc, sans utilisation d'alcool, de produits dopants ou de suicide du moins. Voilà un texte qui respecte le contrat du Texte de Merde jusqu'aux virgules, au point que j'en ai très envie de rencontrer l'auteur qui a dû passer des heures à rédiger cette bouse en y incluant toute la pourriture dont il était capable, sachant bien qu'il allait le payer très cher et que plusieurs mois durant il ne saurait plus écrire QUE comme ça ; histoire de lui péter la face pour les dommages collatéraux dans ma gueule interne à ma tête esthétique. J'ai mal. Candidat sévère pour le concours.

Poulpe fiction

Le 04/09/2009
par Das
[illustration] ouaipJean-Louis, balançait la tête d’avant en arrière, comme pour mieux se concentrer sur l’instant. Alors que sa main droite glissait le long de son ventre, la gauche dégoupilla sa ceinture d’un bruit sec et furtif. Sans emprise sur ce membre humide et frétillant, il sombra dans l’oubli de soi. Au moment même où son doigt entra en contact avec son pénis, son corps entier s’enflamma d’une braise ardente.
Soudain, quelqu’un frappa à la porte. Jean-Louis se rhabilla en vitesse et ouvrit la porte, feignant un air chaleureux à celle qui se tenait devant lui : Véronique, la bonne, semblait paniquée. Il attarda son regard sur sa bouche luisante et lui demanda la raison de sa venue. L’aspirateur à la main, elle lui annonça son intention de nettoyer la chambre et s’enfonça dans la pénombre de la pièce. Le tuyau de l’aspirateur bien en main, elle se cambrait avec une grâce discutable mais qui faisait bouillonner Jean-Louis… Les mains de la jeune ? femme s’agitaient frénétiquement sur le manche de l’aspirateur, tandis que Jean-Louis vacillait de nouveau…

En voyant Véro (il l’appelait ainsi car, bien qu’extrêmement peu volubile, il avait toujours été attiré par la grandeur d’âme de cette Gina des temps modernes) manier avec cette douce fermeté le manche plastique de l’aspirateur qui n’en finissait plus d’aspirer, Jean-Louis était prêt à piétiner toue convenance quand son Surmoi, armé d’une raison forte de ses années d’emprise sur le comportement de Jean-Louis qui était conscient à cette heure qu’il en avait toujours été ainsi, brisa son élan et mit un coup du lapin à Jean-Louis, exactement là où ça fait mal. Son regard, alors cheminant je ne sais où, s’était posé sur la lumière, la lumière blafarde de cette lampe qui avait toujours alimenté son inspiration et qui l’avait extirpé de l’évanescence du réel pour fixer sa réflexion dans l’immuable. Il pensait avoir retrouvé ses esprits grâce à la sainte lumière jusqu’à ce qu’il repose les yeux sur l’être aimé.


Son regard avait été attiré par l’odeur concupiscente (ce qui est un bien vilain mot) qui émanait de la bouche entrouverte de Véro et qui fixait la direction de Jean-Louis, à l’opposée verticale de ses yeux. A voir ces lèvres humides et désirables à se damner, le cours de la bataille qui se déroulait en Jean-Louis s’était totalement inversé. Alors que la froide raison se félicitait de sa victoire néanmoins due uniquement à l’intervention providentielle d’un halogène transcendantallisant, elle fut renversée, son savoir saccagé par une horde de pulsions qu’elle croyait avoir éradiqué, alors que comme le phénix elles ne brûlent que mieux après la réminiscence. La bête était en lui. Il était la bête
C’était à cet instant précis, où tout aurait pu basculer dans la folie sexuelle, où la libido de Jean-Louis lui faisait imaginer de bon gré toutes les possibilités, que Véro s’écria :
« Mais Loulou, vous bandez !» Il était comme le serial killer néophryte qu’on arrêtait avec preuve avant même son premier meurtre : il se sentait con. Rhabillé en vitesse, il avait mal fermé le bouton de son pantalon : les autres avaient volés sans même qu’il s’en aperçoive sous la pression de son mandrin au bord de la surcharge, droit comme Alceste et dur comme une statue grecque, qui fixait maintenant Véro de son œil torve et unique, dans un échange de regard qui avait vidé la pièce de tout son oxygène, malgré que Véro aie ouvert la fenêtre pour le ménage, et qui rendait l’air si épais que les quatre protagonistes (Jean-Louis, Véro, l’aspirateur et Jamie) croyaient se fossiliser à chaque moment.


Par la fenêtre, on pouvait sentir une brise qui allégeait quelque peu l’épaisseur de l’atmosphère régnante dans la pièce. La lune complice se levait, éclairant de sa lumière qui favorisait les rencontres et la promiscuité, chassant l’astre tapageur et sa vulgarité. Près d’une fenêtre ouverte, un rossignol se préparait à chanter. L’aspirateur sentit un choc : les mains qui le tenaient fermement l’avaient subitement lâché.. Il continuait pourtant de siffler de son souffle rauque, auquel d’autres soupirs se mêlèrent bientôt. Dehors, les mouvements de la ville devinrent plus frénétiques, l’agitation contaminait tous les sens, des gestes lents et timides laissèrent place à une bestialité dévoilée, mise à nu. Toutes sortes de bruits provenaient de la rue : le long va et vient des véhicules tentant de pénétrer dans le centre ville, des ports qui s’ouvrent et se ferment comme le cliquetis d’une ceinture enlevée hâtivement, des attaches qui se dégrafaient. L’aspirateur sentit l’unique bouton du pantalon de Jean-Louis atterrir devant lui. On entendit bientôt le glapissement des sirènes : un feu intérieur brûlaient, étouffait ses deux victimes. Rapidement on sortit la lance et une mousse blanchâtre atteignit le corps de l’édifice afin de soulager sa lourde charpente. Une clameur jouissive se fit entendre parmi les hommes, heureux d’avoir accompli leur devoir.

De son coté, Véro avait aussi perçu la clameur dehors. Elle se leva pour remplir le vase écarlate posé sur la table. Faisant attention de ne pas perdre une goutte du précieux liquide, elle y ajouta de l’engrais. Les mains moites, elle y introduisit des roses et se piqua avec l’une d’entre elles. La douleur l’avait violemment ramenée à la réalité. Jean-Louis se força à lécher son doigt rougit puis partit vomir aux toilettes. Véro composa le numéro de son jardinier, Clément, un brun ténébreux au visage de poulpe. C’était sa neuvième tentacule qu’elle préférait. Ce dernier pénétra quasi immédiatement dans la pièce, et débita à la vue de Véro un flot ininterrompu de mot apparemment d’origine anglophone. Véro ne comprenait pas, mais sentait son bas ventre frémir à l’écoute de sa voix rauque et suave. Elle l’entraîna dans le placard le plus proche et les enferma de l’intérieur. Clément se heurta à ce qui semblait être un squelette, mais Véro le rassura en lui avouant qu’elle n’avait plus de rapports avec lui depuis que son bassin s’était brisé et lui avait écorché la cuisse. Clément, compréhensif, lui sourit, et avec un regard vif et pervers, saisit le fémur du pauvre cadavre et imagina un seconde ce qu’il pourrait en faire.

Véro ignorait ce que Clément avait en tête, Clément ignorait que Véro était encore vierge. Tous les deux ignoraient que feu le fils de Véro avait donné son corps à la science et qu’il était en ce moment même avec eux, dans le placard. Voyant la main de Clément brandir suggestivement le fémur dudit défunt, Véro avait senti un désir profond monter en elle : celui d’être possédée toute entière, d’être la chose de Clément, de le subir. Tout son être avait été secoué par cette clameur frénétique que lui imposait son Epitumia, toute entière, elle s’était abandonnée pour laisser son corps chanter un hymne à la perversion, aux désirs obscurs et cachés que peuvent être ceux d’une vieille vierge dont le rêve était depuis toujours d’être violemment dépucelée au milieu de vapeurs d’alcools et de drogues qui par delà leurs effets psychotropes seraient une allégorie chiasmatique aux paradigmes des mœurs, entre les mains expertes, dures et velues et écorchées d’un ouvrier ivre dont l’attribut qualificatif principal serait sa puissance herculéenne, par l’introduction d’un crucifix, en sa fente matrice, laquelle aurait alors laissé se déverser un torrent de bonheur, pourpre et chaud, à travers une toison fournie, qui se serait imprégnée de cette dualité bachique, où douleur et jouissance se mêleraient enfin dans un subtil mélange de violence et de peur, d’une peur qui aurait été extase, de cette peut que peut ressentir une de ces bonnes chrétiennes à la vision d’une orange mécanique, de cette peur que vous savez justifiée mais pas justifiable, cette peur qui vous fait vibrer le corps tout entier, à tel point que vous l’aimez, l’attendez, tant et si bien qu’elle (nous parlons encore de Véro bien sûr, ce que le lecteur assidu aura naturellement remarqué, lequel du reste, ignorera alors cette pique primesautière lancée par l’auteur tel un javelot biélorusse filant à travers le ciel serein du stade Kolmogorov-Djougachvili de Minsk) laissa son esprit s’évader vers toutes sortes d’espérances et s’évanouit dans l’évanescence d’un rêve où des pierres tombales profanées s’élevaient devant d’immenses sépultures creusées de croix gammées, dans un somptueux ballet où la puissance d’un opéra Wagnérien ajouterait à cette transcendance du sensible qu’elle éprouvait en ce moment même, alors que les corps décharnés, dénervés, dépoulpés, démusclés s’unissaient en un immense pentacle de charpie et de cendres humaines, dont les contours devinrent de plus en plus précis : elle s’imagina au centre, nue, prête en symbole du féminin sacré à accueillir Lucifer, à en porter la funeste semence, jusqu’à ce que la mort les sépare.


Véro en était encore à imaginer sa future situation dans un monde enfin dominé par le mal ; Clément en était toujours à spéculer sur l’utilisation du fémur dans cet exigu placard aux teintes verdâtres dues au néon de la chambre, qui, muet témoin des attitudes équivoques de nos protagonistes, ne pipait mot (lapalissade certes, car l’adjectif «muet» suffisait à lui seul, mais très belle expression, à imager ?).
Puis la poignée de la porte des Waters grinça. Jean-Louis, hémophile à ses heures, avait fini d’extraire de son corps toutes ces substances qui avaient fait naître en lui, dans l’ordre, l’envie de voir Véro, celle de pouvoir (cf Superman) se rhabiller à toute vitesse, l’envie de posséder l’objet désiré dont l’habit de soubrette portugaise épousait de façon admirable des formes un tantinet moins admirable, l’envie de sucer le bout du doigt de ladite soubrette, la pressante pulsion de retrouver enfin le seul lieu de sa maison où il se sentait le maître du monde.
En bref, après avoir vomi de choses psychosomatiques et s’être masturbé un bon coup pour se calmer les nerfs, Jean-Louis sortit enfin de ce qui était son havre de paix , depuis qu’il avait accroché aux murs l’étymologie des noms féminins latins tirés de l’hébreux : les Waters. Il avait clairement compris la situation présente et se préparait à se lancer dans une nouvelle offensive un fois se batteries rechargées. Il avait pour tactique d’utiliser les vertus aphrodisiaques et hallucinatoires du disque collector de Joe DASSIN pour oser à nouveau s’approcher et goûter au fruit défendu qui, croyait-il, l’attendait bien sagement installé dans son fauteuil Marie-Antoinette, comme le bébé grive attend, bouche ouvertes et lèvres à demi closes, la becquée maternelle.
Quelle fut sa surprise lorsqu’il découvrit une pièce vide, sentant encore le parfum subtil de sa dulcinée et de leur échauffement corporels passés.
« Dieux du ciel, elle n’a pas pu disparaître » s’exclama-t-il. ( Il est à noter ici que Jean-Louis parle ici pour la première fois depuis le début, ) ce qu’il psalmodia en jetant de nombreux regard provocateurs au néon verdâtre, comme si celui-ci pouvait l’aider à comprendre pourquoi Véro avait-elle disparue, de même que son désir ( sexuel entend bien sur l’auteur qui ne manque pas de le suggérer habilement).
Après deux longues secondes d’observation d’un œil pénétrant, Jean-Louis aperçut un détail qui lui avait échappé au premier abord : le rosier que l’objet de se future troncherie avait commencé à enfoncer dans le vase avant de s’enfoncer une si longue épine dans la chair tendre et rebondie de son index (qui lui servait à bien des choses d’ailleurs, voir à ce sujet l’ouvrage complet, illustré et exhaustif de l’ex star du porno Clarissa : sur la masturbation), avait été repiqué, soigné, dorloté soigné, abreuvé, choyé, bref, une personne compétente avait prit le taureau par les cornes et il s’était dressé contre la plante aux excroissances aiguisées, pour lui donner un habitat digne de ce nom.
Cette dextérité, ce doigté exceptionnel lorsqu’il s’agit de planter une graine dans quelque trou que ce soit. Ce ne pouvait être que… Jean-Louis allait forcément aboutir, comme le lecteur assidu à la conclusion que ce ne pouvait être que…
Soudain ! Dans un bruit de tonnerre ressemblant aux gonds d’un placard qui venait de sauter, une masse sombre et velue venait de faire sauter les gonds du placard.
« Clément !» hurla le narrateur qui n’avait pu placer le nom de son protagoniste préféré, coupé qu’il a été par le paragraphe précédent.
« … » Jamie non plus ne put rester plus longtemps dans son silence de moine jésuite de 92 ans qui a déjà vu trois fois Dieu et le Saint esprit et deux fois le fils (rappelez vous : l’entrée de Clément à la page trois et sa sortie il y a peu de lignes)
« Fiston ! » pensa tout haut le Très Haut qui suivait les aventures de son fils avec autant d’ardeur que les émissions du premier samedi du mois.
« Oh Clément my angel ! » beugla Véro, subitement ramenée à la réalité lorsque la porte vola hors de ses gonds pour ne plus jamais y retourner, enfoncée sauvagement par la force bestiale d’un être qui n’avait presque plus rien d’humain, si ce n’est certain attributs qui avaient été grandement modifiés par un phénomène on ne peut plus mystérieux, obscur et insondable.
« Ma porte de placard ! » tonitrua Jean-Louis, perdant définitivement les pédales lorsqu’il aboutit à la conclusion de sa déduction et identifia la silhouette debout dans le placard, une main glissant, petit à petit, le long de son avant bras gauche (un geste qu’elle avait esquissé de façon très sensuelle après la chute de l’aspirateur), les cheveux détachés (mais, ils ne l’ont jamais été ? !) et sa main gauche serrant frénétiquement ce qui ressemblait à un fémur humain…

Véro avait bien une petite idée derrière la tête, mais pour cela, elle avait besoin de la docilité de Clément. Celui ci, justement, du fait de la menace annale que représentait Véro, cherchait à s’enfuir, seulement commandé par son instinct de survie. Mais Jean-Louis lui bloquait la route : enéfé, encore dans las effets psychotropes de l ’ après masturbation, Jean-Louis divaguait en plein milieu de la pièce en observant d’un œil morne et blafard son jardinier méconnaissable. Il se réveilla grâce au cri de Véro :
« Attention Loulou, il est fou ! Il vous mord ! ». En effet, Clément mordait Jean-Louis au tibia.
Après quelques secondes de réveil, Jean-Louis sentit la douleur poindre dans sa conscience embrumée. Déjà Véro tabassait Clément à coup de fémur, mais ce dernier semblait ne pas vouloir lâcher prise. Jean-Louis, dans la panique, attrapa le premier objet qui lui vint sous la main, à savoir une batte de base-ball collector des Chicago’s Avengeurs édition modèle chromé aluminium. Alors que Véro essayait de trancher la carotide de Clément pour lui faire desserrer son étreinte, Jean-Louis avait pris le parti d’émietter la mâchoire de ce dernier, mâchoire qui s’avéra d’ailleurs fort résistante. Alors que l’hémoglobine jaillissait en plus interrompu de notre jardinier préféré, celui ci continuait par une étrange anomalie biologique à mâchouiller la guibole de Jean-Louis, qui s’attaquait maintenant au crâne de Clément pour des raisons pratiques. C’est bien sûr Véro qui trouva la solution, en émasculant grâce au dernier morceau de fémur, notre bon Clément, qui put enfin partir apaisé. Il gisait ici et là tout éparpillé de la lutte féroce.
Mais revenons à un sujet plus tragique : le tibia de Jean-Louis lui faisait souffrir le martyr, et celui-ci tremblait à l’idée d’une amputation, ou d’une infection de quelques maladies qui ne survivent que sur les plus sales des bêtes sauvages. Heureusement, Véro était là, et prit immédiatement les choses en main : elle fit s’allonger Jean-Louis, et alla chercher le synthol qu’elle frictionna sur la blessure tout en rassurant le souffrant avec des paroles douces. Tout en frictionnant ( j’adore ce mot, désolé) , elle se mit sur les genoux entre les jambes de Jean-Louis, position pus confortable : elle s’apprêtait à reposer son corps fatigué par la lutte sur son bras inoccupé quand sa main glissa sur l’appareil génital de Clément qui gisait là sur le sol : Véro tomba alors sur l’entrejambe de Jean-Louis. Elle voulut se relever en s’excusant, mais ce fut cette fois-ci sur la matière étalée sur le sol, qui avait du conserver le caractère facétieux de notre regretté jardinier Clément, que ses pieds glissèrent et l’entraînant dans une dégringolade qui l’amena à l’endroit de départ, mais bouche ouverte. En sentant l’humidité chaude de la bouche de Véro, la virilité de Jean-Louis se réveilla. L’irruption de ce plaisir subtil dans la pensée endolorie de Jean-Louis lui fit perdre pied. Véro était immobilisée, glissant sans efficacité motrice aucune sur le sol ensanglanté : Clément leur jouait sa dernière BLAGUE…




                 ***




Deux mois plus tard…
25 minutes. Cela faisait maintenant 25 minutes que le regard vitreux et humide de Véro se perdait dans le bocal posé sur l’étagère de sa chambre. Dans l’éclat lactescent du formol, elle avait conservé l’unique relique de son ancien amant. Un organe encore rougi du sang désormais caillé du jardinier flottait doucement dans le liquide, et semblait se diriger vers la bouche entrouverte de Véro. Emue par le souvenir de sa chair en éruption, des spasmes incontrôlé que même Jean-Louis n’arrivait plus à lui faire connaître, elle ferma la bouche et prit une grave décision. Elle retrouverait Clément. Que le lapin qu’il lui avait légué et qui lui avait servi de civet la veille en témoigne.


Le lendemain, en passant devant un chenil, une sublime idée vint à l’esprit de Véro. Heureusement qu’elle ne loupait aucun épisode de la série « REX », sinon tout espoir eut été perdu. Elle rentra chez elle dix minute plus tard, accompagnée d’un saint-bernard qui portait le doux nom de…euh, Bernard. (L’auteur n’a pas résolu la question quant à savoir lequel des deux bavait le plus). Véro pénétra donc dans sa chambre, Bernard suivait, et s’allongea nonchalamment sur son lit. En pensant de nouveau à Clément, elle ne put retenir un gémissement. Elle tendit alors la main sous son lit, là où se trouvaient ses « sex toys », de peur que le désir ne fut qu’éphémère. Sa main se referma sur un objet de consistance rigide qui semblait appartenir au chien. Bernard, éveillé par cette vive pression se jeta sur Véro en aboyant. Emoustillée par ces cris rauques, cette dernière se laissa aller dans les pattes de son nouvel ami. Les ébats délirants qui eurent lieu en cette couche ne peuvent être tous relatés, tant ils sont édifiants. Il suffit juste de savoir qu’au final, hurlant de plaisir, Véro attrapa une boite de Canigou et en enduisit son corps. Le saint-bernard se jeta sur sa proie et utilisa sa langue jusqu’à en avoir des crampes.
Après cela, Véro, satisfaite, renfila son gilet rayé bleu et attrapa le bocal. Elle ne put s’empêcher d’éprouver une certaine culpabilité, non parce qu’elle croyait avoir trompé Clément, mais parce qu’elle savait que lui aussi aurait aimé participer à cette orgie canigoulesque. Elle ouvrit violemment le bocal, attrapa l’organe et le plaça sous le museau de l’animal, espérant que celui ci saurait reconnaître l’odeur si particulière de son cher et tendre poulpe. Le chien renifla vigoureusement, puis s’enfuit vers le dehors de la maison. Une lueur apparut dans les yeux de Véro (à moins que ce ne fut le reflet du réverbère dehors), et se mit à courir follement en direction (rection !) du jardin. Bernard s’arrêta devant la cabane au fond du jardin. Elle n’y était pas retournée depuis deux mois, incapable de faire face aux souvenirs qui l’assaillaient. C’était en effet ici, dans l’obscurité, que tout avait commencé avec Clément, lorsqu’il lui avait demander ce qu’il devait faire du manche à pelle. Elle poussa la porte rouillée et grinçante, et, les parties génitales du jardinier, toujours dans sa main droite, entra. Son cœur lui sembla s’arrêter. A ses pieds, Jean-Louis et Clément, se tenaient nus, étendus sur le sol, dans une position qui intriguait Véro. Ses joues s’humidifièrent, et, folle de joie, elle se jeta éperdument dans cet amas de chair humaine. Le retour de Clément fit naître en elle un désir plus fort que tout ce qu’elle avait connu jusqu’à présent…lorsque Jean-Louis et Clément s’écrièrent en cœur : « Mais Véro, tu sens le Canigou ! » Véro, dont la salive imprégnait maintenant le cou charnu, décida du crime qu’elle allait de nouveau commettre.


Véro essayait tant bien que mal de calmer ses pulsions zoophiles et nécrophiles, du moins, c’est ce qu’elle faisait croire à son psychologue ( la pauvre femme était suivie depuis ses quatre ans, depuis qu’on l’avait surprise en train de faire une utilisation son biberon peu orthodoxe, aussi surprenante qu’inconcevable, pour un enfant de cet âge. Elle avait malgré tout réitéré l’expérience à plusieurs reprises avec sa petite pelle rouge en plastique, l’os de son caniche nain Praline, sa raquette de tennis (et j’arrête là la liste est trop longue pour être développée ici), ce qui explique le lamentable état psychique de la malheureuse. Car on aurait tout aussi bien s’inquiéter de son état physique, mais Véro était résistante, solide, et son corps mou, et ce depuis le plus jeune âge, avait la capacité d’épouser parfaitement la forme de tous les objets qu’elle était amenée à rencontrer. Bref, Véro ne cherchait pas du tout à oublier ses fantasmes peu communs, comme le lui conseillait Alexandre, son troisième amant, mais elle se demandait plutôt comment les combler. Elle était bien allée déterrer les cadavres de Pupuce et Gaston, les chats siamois de son voisin Lulu, mais, étant en état de décomposition déjà bien avancé, et de fort petite taille, ils ne l’avaient pas entièrement satisfaite. Après moult années d’expériences diverses et de pratiques en tout genre, Véro se lassait. Sa libido était pourtant toujours à son paroxysme, et sa lubricité sans égal, mais elle manquait d ‘idées et d’imagination. De ce désespoir naquit sa relation avec Alexandre. Clément lui avait présenté ce jeune homme qu’il avait rencontré dans une boîte branchée. Son air naturellement hautain et méprisant plaisait à Véro, elle se sentait inférieure (elle qui dominait successivement Jean-Louis, Clément et Bernard, et même les trois à la fois), soumise, elle aimait sa façon qu’il avait de l’attacher avec les lacets de cuir. Elle aimait les surnoms et les insultes qu’il lui hurlait tendrement à l’oreille en lui arrachant les cheveux. Elle l’appelait Charles, il l’appelait Eugènie ou Cécilia, selon son humeur. La relation eut été parfaite, si Clément, enfin recousu, et heureux comme un poulpe qui a retrouvé sa neuvième sa neuvième tentacule, ne s’était pas joint à cette idylle. Alexandre, jaloux, possessif et égoïste, repoussa cette éventualité avec dégoût, malgré les protestations de Véro et de Bernard, seul admis à se joindre à leur ébats. Alexandre avait connu des hommes, mais il était coincé dans son inextricable position de soumis. Sa relation avec Véro l’avait libéré, il se sentait fort, puissant, viril. Il ne voulait laisser sa place de dominant pour rien au monde. Véro, tentant de satisfaire ses deux partenaires, eut une idée. Une idée parfaite, qui combinait enfin ses pulsions zoophiles et nécrophiles, et qui réveillait en elle le désir du crime qu’elle allait commettre.

« Bon sang, mais… On est où là ? » s’écria l’inspecteur Conan Doyle, arrivant au bon milieu d’une scène torride regroupant tous les protagonistes des pages précédentes et de nombreux animaux morts. Passé les quelques secondes d’incompréhension de la part de la bande de partouzeurs, ceux-ci reprirent leurs ébats. « Bloody Hell » jura intérieurement Conan Doyle. Il comprit : « tous autant qu’ils sont, ces dépravés ne sont que pure fiction ! Les coupables sont ailleurs !»L’inspecteur sortit du cabanon enfumé par les bougies dont ils se servaient pour leur rites sadomasochistes et s’engouffra dans les rues de Chicago (où se passe la totalité de l’histoire, cela va de soi). Sa silhouette sombre se découpait dans l’éther brouillardeux des boulevards. Son chapeau enfoncé jusqu’aux yeux, Conan Doyle remuait de sombres pensée quand « Aïe, fuckin’damn’shit ! », jura-t-il après avoir rencontré un réverbère sur la plat du front. Il remonta son chapeau d’un demi centimètre et poursuivit son monologue intérieur… Anyway (en anglais dans le texte), cette histoire puait la merde depuis le début. Il avait obtenu un tuyau de la part de Super Mario (Alors, quand j’écris Bernard, Microsoft Word me souligne pas, mais dès qu’il s’agit d’un nom étranger, alors là oui, elle apparaissent les ratures rouges ! Logiciel de fascistes), son plombier, mais celui-ci avait des fuites (19 ans pour un personnage de jeux vidéo, c’est long…). Mario était en effet bien intégré dans tous les cercles peu recommandables de Chicago et vendait ses informations au plus offrant. L’inspecteur Conan Doyle claqua la porte de son bureau, frigorifié, morose, toujours pas marié et s’assit devant sa vieille machine qu’il ne voulait toujours pas quitter car elle lui rappelait sa mère. Il recommença tout depuis le début : des carthaginois à super Mario en passant par Jules César… Un détail fut l’étincelle qui fit jaillir le feu dans l’esprit de Conan Doyle. Ce détail insignifiant, qui avait une importance primordiale. Il pourrait enfin reparaître aux réunions des détectives privés où jusque là on s’était moqué de lui, en particulier car ces enquêtes relevaient plus souvent de la science fiction que de l’enquête. « Eh, Doyle, quand est-ce que tu écris un roman ? ». Mauvaise blague à laquelle on répliquait toujours « ça serait déjà bien qu’il rédige un rapport » ! Il s’ensuivait des rires qui ne finissaient que lorsque Conan Doyle quittait la pièce, son chapeau enfoncé sur les yeux. Ce détail allait changer sa vie de détective.


Doyle marcha si longtemps qu’à son retour qu’à son retour, rené COTTY et Michel ROCARD n’étaient plus les Antéchrists superstars consacrés naguère. Bref, cette promenade l’emmena dans de cosmiques réflexions sur l’universalité axiomatique que pouvait représenter cette quête qu’était son enquête. Tous ces protagonistes n’étaient que le fer de lance d’un appareil bien plus puissant. N’étaient-ils en effet que les pantins sirupeux, et, il faut le dire, assez chafouins somme toute, d’un intellect qui se délectait de la conduite qu’il leur dictait discrètement ? Doyle avait été lancé sur cette piste par Epictète, un poisson rouge dont le corps frétillant et humide se débattait lamentablement sur la chaussée de Jackson street . De compulsion en convulsion, Doyle et ledit poisson rouge, ayant prit les destin en otage, ainsi qu’un verre de whisky, l’un au fond du gosier, l’autre sur la nageoire oscillante entre vie et mort s’engagèrent dans la K.K.K street d’un pas presque assumé. Comment ça, ça tient pas debout ? Il se trouve que Clara, mannequin renommée et escort-girl, habitait cette rue, et vidait justement son aquarium à ce moment là, les cheveux couleur or lancés dans le vent, et la main sereine, elle avait jeté l’eau de l’aquarium par le balcon, et Epictète avec. C’est pour se remettre d’un telle émotion (autrement dit, d’avoir pris 5Litres d’eau sur la gueule en pleine rue, mais ça on en parle pas, après le héros perd en classe et prestance) que Doyle s’était arrêté pour s’octroyer un verre de whisky, les boissons non alcoolisées lui faisant horreur (le lecteur averti aurait noté ici la triple figure de style : une métonymie dans un chiasme sur fond de mise en abîme, le tout précédé d'un zeugma).Après cette mauvaise tentative pour vous faire oublier les failles narratives par des exploits banals et formels, revenons à Doyle, qui, rappelons le, dans son ire, avait jeté son verre d’alcool sur la chaussée. Arrivé au numéro 666 de la K.K.K Street, Doyle pressa la touche sur laquelle était collé un vieux morceau de scotch où on pouvait lire V.GOCEL, qui contrastait fort avec le nom indiqué en face, d’une typographie blanche et nette sur fond noir luisant. Doyle relâcha la pression car il constat que la port était entrouverte. Il entra dans ce qui semblait être une cour intérieure, mais qui relevait en fait plus du jardin, vu le hamac, les orangers, et les épicéas mutés foisonnants. La pelouse verdoyante et conquérante au profit d’un terre qui semblait glaise, mais qui relevait en fait plus du fumier. Ce cabanon empestait. Doyle reconnu le lieu des ébats sadiens qu’il avait quitté si précipitamment. Il monta lentement les escaliers, l’œil circonspect et les veines du front saillantes vu l’intense réflexion qu’il engageait. Arrivé au 51°, le détective frissonna : l’ascenseur venait de s’arrêter. Le métal gris et compact des portes commença à se mouvoir lentement, dans un grincement puissant. Il savait que Véronique GOCEL était là et l’attendait peut-être. La porte du cabanon ouverte ne lui avait laissé voir aucun signe de présence humaine. En sept pas hésitants, il se trouva devant la porte et sonna. Véro parut, étonnamment blanche et pâle, car elle avait compris de quoi il s’agissait. Elle pria Doyle d’entrer. Océane, tapie dans l’ombre et adossée contre le mur en haut des escaliers, détendue, n’avait pas bougé d’un millimètre durant toute la scène et n’en avait perdu miette. Elle sortit une cigarette entièrement noir sur laquelle on pouvait lire Black Devil et enflamma son extrémité, tira longtemps avant de recracher un long filet de fumée par le nez. Pendant que le volutes envahissaient la cage d’escalier, Véro avouait tout à Doyle. Ce dernier l’écoutait attentivement et griffonnait de temps à autres quelques notes sur son calepin. Lorsqu’il sortit de l’appartement, bouleversé par ce qu’il venait d’entendre, Doyle se trouva nez à nez avec un rond de fumée. Sur le sol, gisait, encore fumant un mégot noir, sur lequel était inscrit en lettres brillants Black Devil.

La vue du cadavre encore fumant du mégot terrorisa Doyle, la mention « Black Devil » s’imprima dans ses yeux telle une menace, un avertissement . Il se sentait comme une bête traquée, prise au piège : ON avait remonté sa piste, ON le suivait, ON voulait l’empêcher de faire éclater LA vérité (THE TRUTH), ou SA vérité (moins glorieux). Enfin, l’empêcher de raconter la manière dont les événement s’étaient déroulés, le coté épistémologique de cette histoire. Doyle tenta de dissiper la fumée qui venait lui chatouiller les narines et lui piquait les yeux. Une voie glaciale, loin lui siffla à l’oreille, doucement « Souviens -toi ». Doyle sursauta, essaya en haletant de chasser cette métaphore de l’angoisse, agita le bras et voulut hurler. Le son resta bloqué au fond de sa gorge, l’empêchant ainsi de manifester sa présence à tout le quartier (voire toute la ville, selon l’intensité de cri, proportionnelle à la variation transculaire, que l’on se trouve à Lorient, La Pointe du Raz ou New-Dehli). Doyle descendit les marches le plus vite possible, comme s’il avait le diable au corps (like the devil in him), et traversa les rues en courant. Une fois assis dans le lourd fauteuil (en cuir bien sûr, comme la veste de mister internat 2007-2008) de son bureau, il se mit à réfléchir sur le témoignage d Véro. Elle était l’une des pièces maîtresse de ce gigantesque puzzle, dont la plupart restaient encore cachées. Elle lui avait avoué de nombreux détails, qu’elle tenait pourtant à garder secrets, mais ses révélations demeuraient confuses, et traitaient en majeure partie de sa vie sexuelle (qui, le lecteur l’aura compris, occupait une place primordiale dans sa vie). La belle hétaïre lui avait parlé de Jean-Louis, de Jamie, poulpe-jardinier, de Bernard le chien, et de divers objets. Et du crime. Cette partie là demeurait obscure, l’incompréhension était certainement due à un excès de salive provenant du même orifice que les paroles de Véro, d’où l’embouteillage que le lecteur peut concevoir. Et il y avait autre chose : la présence d’océane en haut des marches (Black Devil était sa signature). Bien qu’il ne savait pas qui, ni pourquoi, quelqu’un d’autre s’intéressait à cette enquête. Mentalement épuisé Doyle se brancha sur msn pour discuter avec son ami @rn@lf, toujours connecté. Doyle s’endormit en quelques minutes. Il se réveilla au soir.

Conan (Doyle) avait décidé de se changer les idées. Le soir venu, il projetait d passer la soirée au GAY-TAPANT, bar où il s’était forgé une réputation. En effet, il y avait pris le pseudo de « barbare », pour une raison qui nous échappe, puisque de toute façon, tout le monde pouvait voir son visage. Même nous, regardez :






Assez banal en somme. Cela étant dit, il s’oubliait volontiers auprès de son ami(e) Robert(a) dans ce lieu qui, depuis sa fugue à 16 ans pour aller goûter aux joies du SPEED* et des RAVE-party* (*En anglais dans le texte, cas les plus probants de l’importation de la culture anglaise), lui avait ouvert les bras, entre autres. Le bar était rempli ce soir là, les conversations s’échauffaient au fil des consommations. Conan avait alors fait la connaissance de Jessica, toulousaine au doux accent du midi qui aimait parler de la mer et des hommes qui crapotent autour. Les carreaux avaient eu la délicatesse de s’embuer, fermant le lieu au monde triste qui, moquait Conan d’ordinaire. Tous contribuaient à répandre dans ce lieu fermé de la fumée, afin que celle-ci pénètre dans chaque fibre. Conan fumait la pipe, Jessica sa cigarette d’une marque dont notre héros n’arrivait plus à se rappeler le nom. Elle écrasa le filtre bordé d’argent dans le cendrier, qui dégagea alors un parfum étrange. Conan avait trop bu, mais il avait pourtant insisté pour ramener la jeune femme, prétextant l’insécurité qui régnait la nuit dans la banlieue de Chicago. Arrivé en bas de chez elle, il accepta avec politesse de monter boire un dernier verre. Il se sentait léger en grimpant l’escalier. Les sons, les paysages, les odeurs qui s’offraient à lui semblaient appartenir à un même climat. Il n’habitait pus ce monde : la rampe d’escalier, bien qu’il prenne appui dessus, lui paraissait aussi évanescente que l’escalier lui même. Pourtant, la « Clac » du verrou fut d’une violence inouïe. Tous les effets de l’alcool s’envolèrent en une seconde, car cette porte qui se bloque avait réveillé l’instinct du détective. Bien qu’il se soit oublié depuis le début de la soirée, laissé porté par l’insouciance, il s’était réveillé. Ce son trahissait un intention qu’il n’avait pas prévu. Il se tourna lentement vers celle qu’il avait reconnu. Elle avait enlevé son pardessus, son pull-over, son pantalon et ses chaussettes. Elle était toute vêtue de cuir, un modèle d’une pièce qui ne s’arrêtait qu’en haut de son cou. « Heureux de vous rencontrer, Black Devil », dit-il d’une voie assurée. Océane lui sourit.


« Bonsoir Conan », lâcha la jeune femme d’un air sarcastique. « Je vois que l’alcool ne vous rend pas très perspicace … J’ai décidé de m’occuper avec vous de cette affaire, vu la tournure que prennent les événements. Et je remarque que mon déguisement vous a trompé, ne connaissez donc vous pas mon visage ?
- Et bien, black Devil, votre ombre hante la ville, mais personne ne sait réellement qui vous êtes… Et ce nom, Jessica, quel subtil anagramme de votre réel prénom, dit-il en comprenant enfin.
- Pas du tout, mais je devais garder mon identité secrète quelques instants afin de vous observer. J’ai d’ailleurs remarqué que votre oreille droite mesurait un centimètre de moins que la gauche, j’en conclue donc que votre père vous forçait à porter des robes lorsque vous étiez enfant .»
Conan réprima un sanglot long (des violons de l’automne), et ses yeux s’humidifièrent au souvenir de son père la caméra braquée sur ses jambes poilues et sa bouche luisante de Gloss « L’eau réelle .» Ses visions vaporeuses s’évanouirent lorsque retentit le rire glacial mais pourtant suave de Black Devil.
« Rien ne m’échappe Conan. Entrez donc dans mon appartement et discutons de cette affaire autour d’un apéro, j’ai même des tucs au poivre et des pringles à l’oignon.
- Je vous suis acquiesça le gros bonhomme .»
Black Devil, alias jessica, alias Océane, introduisit alors son doigt ganté de cuir noir (tout comme son corps où l’on trouvait dix grâces) dans une crevasse obscure du mur, et une porte mystérieuse s’ouvrit, telle une porte qui s’ouvre, boîte. (Une description balzacienne ne conviendrait guère à la poursuite du récit, contentons nous donc de relater la fuite des événements). Black Devil entama sa Black Beer et prit la parole alors que Conan se servait un ricard surdosé.
« J’ai élaboré plusieurs théories concernant les événements étranges auxquels nous avons affaire. J’ai en effet pensé que les francs-maçons étaient là-dessous, mais l’idée d’un complot juif international m’a parut plus pertinent. J’ai donc pensé partir en voyage, afin de découvrir le juif noir arabe coupable qui est derrière tout cela. Un grand terroriste du nom de P-L Sans Chaise, cul de jatte, me semble en connaître beaucoup sur notre sujet.
- Oui, nous devrions aller acheter nos billets d’avion demain,
aux 5 continents, l’agence de voyage au coin de la rue.
- Exact Conan, mais n’est-ce pas plutôt une maison de retraite ?
- …
- …
- …
- …
Après compréhension de la blague, ils rougirent et finirent leurs verres comme des coqs en pâte (j’adore cette expression).
Demain est un nouveau jour.

= commentaires =

Soeur Emmanuelle     le 04/09/2009 à 23:43:04
Lu, d'une traite, sans aide de psychotrope ou autre substance assimilée. Je n'ai absolument rien compris, mais je retiens quand même l'orgie canigoulesque, parce que c'est classe, et les Black Devil, parce que c'est dégueulasse et que ça me rappelle mes seize ans. Merde, je crois que j'ai aimé ce truc.
LH     le 05/09/2009 à 00:19:58
Hahahaha RAT@ BORDEL !!!

J"AI LU EN DIAGONALE TRNAUILLE JUSAU A CE QUE MON OEIL SOIT ATTIRE PAR "glacial mais pourtant suave de Black Devil"

Et bam j'ai lu la fion.
La fion, hahahah la fion
Aesahaettr


    le 05/09/2009 à 14:41:54
"La lune complice se levait, éclairant de sa lumière qui favorisait les rencontres et la promiscuité, chassant l’astre tapageur et sa vulgarité. Près d’une fenêtre ouverte, un rossignol se préparait à chanter. L’aspirateur sentit un choc : les mains qui le tenaient fermement l’avaient subitement lâché.. Il continuait pourtant de siffler de son souffle rauque, auquel d’autres soupirs se mêlèrent bientôt."

Et y'a plein de passages cultes de ce style c'est vraiment un truc à lire avec des potes pour rigoler. Pas aussi inspiré que le Dreamcatcher mais à mes yeux ça joue dans la même ligue.
Le §7(sans compter l'intro) est assez hilarant : "Voyant la main de Clément brandir suggestivement le fémur dudit défunt, Véro avait senti un désir profond monter en elle : celui d’être possédée toute entière, d’être la chose de Clément, de le subir."

La suite j'ai lu un plus en diagonale parce que 45% de ma masse neuronale était déjà partie bronzer à Bali mais je suis conquis.
Das


    le 05/09/2009 à 16:33:02
Ah, au fait, le titre, c'est "Poulpe fiction", et le "ouaip" du début a du échapper à mes sept relectures.

nihil


    le 05/09/2009 à 17:22:15
On avait pas le titre sous la main, donc on a fait au pif, mais je vais corriger ça.
Lapinchien


tw
    le 05/09/2009 à 19:37:04
Oh putain, ça calme. Une bien belle bousasse. Après le Rouge et le noir, le marron et le jaune. C'est le début d'une collection ou je ne m'y connais pas.
Yog


    le 29/09/2009 à 12:43:31
J'ai quasiment tout lu sous l'empire de l'alcool, et sans, et je dis "gné?"
C'est pas mal

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