LA ZONE -
Résumé : Hag continue à se prendre pour un clone d'Edika et nous martèle la tronche d'humour absurde, qui oscille entre le pénible et l'hilarant. Pour le pénible, y a toutes ces références à des objets et concepts imaginaires, plus les trilles de rimes en vrac au milieu du truc, ça pète les couilles en moins de deux. Heureusement, de nombreux éléments viennent relever le niveau, dans l'ordre : du sexe, de la violence épique, encore du sexe et des effets spéciaux. Ah, il sait y faire, quand même.

Si tu rentres ici ne t'attends à nul clémence, car je suis Osgar de Brugh Na Boinne

Le 18/04/2010
par Hag
[illustration] Le cri rauque du bruzükéno retentit, faisant vibrer les fragiles parois de briques de la modeste cahute que j'habitais. Je restais encore un temps étendu sur la natte de tamos tressés, les yeux regardant les craquelures du faible plafond, entendant déjà les premiers paysans se ruer aux machines à rosée, les premières clameurs de voix dans les magasins de la rue d'en dessous. Je finis tout de même par me lever, et entreprit de cheminer vers la douche en me servant une généreuse rasade de crimouli blanc ; son goût de melonite fut agréable à mon corps sec, qui bientôt se soulagea dans la bonde métallique du vertical réceptacle de bain aux parois de faïence rouge tandis que l'eau chauffée par le radiateur calorifique diatherme à pangoulains venait mouiller mes muscles las. Le savon à l'odeur forte de fleurs de xiloal vint masser ma peau souple, tandis que je me grattai le dos avec une brosse en poil de bruzükeno, revigorant ma chaire molle. Tout cela me faisait en vérité un putain de bien.

Je sortis du lieu humide de vapeur suspendue, me grattant nonchalamment une kouilleu, et sortit sur le balcon, écartant les noirs rideau de nenerchet, et m'étirai vigoureusement, présentant mon corps nu et frais au chaud soleil matinal. Je rugis de plaisir tout en inspirant. Ca fit quelque chose comme "RaAAauiIIhhhihhhkhhkputaaain". JOÏE COSMIQUE. CETTE JOURN2E EN V2RIT2 COMMEN9AIT SOUS LES AUSPICES LES PLUS PROPICES. Je rentrai sans malice me servir une tranche de pain d'épice, accompagnée de jus de cassiss bû à même un calice. Quel délice ! Je me sentais enfin en lice. Les cinquante secondes suivantes furent occupées à me frapper la tête contre le mur en hurlant. Puis, essuyant la bave qui coulait encore de ma bouche tremblante, je mis le cap vers l'armoire en bois de puterrepachin, et saisit mon habit rituel de drésinneur rouge. Mais aujourd'hui ne serait pas un jour ordinaire de drésinnage. Après avoir mis la ceinture consacrée en cuir de bruzükeno, je glissai dans son triste fourreau la lame Gae Dearg, qui en vainquit des milliers, et qui aurait bien besoin à l'occasion de se faire affuter. Je saisis les bolas chantants et le javelot dansant, ainsi que le gérikän de trente litres. Tout équipé, je revins au balcon, contempler dans le passage en contrebas s'affairer les bonnes gens dans le soleil levant ; qu'ils vaquent donc, j'avais autrement mieux à faire en ce jour ; la vieille fête de la Sinconcon sera comme de juste le jour de la purification et de la rédemption par le feu. Ainsi doit-il en être.

Les ombres raccourcissaient sur la terre rouge jonchant le sol tandis que je naviguais dans les rues étroites entre les hautes bâtisses, croisant et dépassant la foule de mes contemporains, sans un regard même pour les marchands de fruités muzuls à l'odeur sucrée, sans considération pour les porteurs d'eau ni bien même pour les autres drésineurs ; je manquai d'écraser quelques flibelins semi-apprivoisés réchauffant leurs crêtes dans les fins rayons que laissait passer le toit de branchages tressées. Je sortis bientôt de la ville et arrivai dans les terres vertes du royaume du malfaisant seigneur Muadhan à la longue figure. Voila bien trop longtemps qu'il avait usurpé le pouvoir, et pris le contrôle de toute la partie la moins fertile et la plus désolée de toutes la région. Quel abruti. A vrai dire, il ne faisait plus chier personne, et on s'accommodait bien de son voisinage ténébreux quoique casanier. Mais je n'était pas dupe. Je connaissais bien les légendes anciennes, que racontaient au soir les druïdhs chenus en jouant de leur bombardes tristes. Mais bientôt je dû me concentrer, car sur les terres de Muadhan régnaient des dangers terribles. Le voyageur inattentif pouvait vite se faire surprendre par une sorte d'apathie, rapidement suivie par des tendances maniaco-dépressives morbides qui s'achevaient bien souvent par la transformation totale en clouwne. C'est pour se prévenir de ces dangers que je récitai quelques gais mantras et joyeuses prières.

Après une journée de marche, je vis enfin la rivière Finnliath sous le mont Currath Cinn Adhmuid. Je payai les 30 deniers au gardien du noihr péäge, et empruntait le solide pont tout de bois de Sfinicin. Arrivé sur l'autre berge, je vis l'ultime borne des ténèbres, constatai une lance brisée plantée dans un tertre, deux vols de broulotins passèrent, un bruzükeno croassa, les nuages disparurent, un volcan eructa, et je vis alors, comme annoncé par les augures, sur les flans du Currath Cinn Adhmuid la sombre citadelle du sombre seigneur Muadhan, qui fit périr Duibhne, et Finn aussi, et Haladain le gentil sir. Avançant à flanc de coteau vers le noir pont-levis de la sombre forteresse, je constatai que les tristes remparts étaient garnis de silencieux vigiles me toisant de leur sombre regard, la main sur leurs noires lances. Mais je tente ma chance et m'avance, sans montrer d'offense. Devant leur silence, je réduis la distance et danse ! J'entonne quelques stances un peu rances mais jouissance ! Elles chassent la constance de la malveillance et rapidement, je constate que comme prévu la plupart des cerbères sont frappés de quelque lassitude et tombent comme de sombres fruits du haut des remparts. Quelle histoire pourrie, à qui je vais pouvoir vendre ça. Bordel. Il va me falloir employer quelques disgracieuses ficelles j'en ai peur. Bon, qu'est-ce qui fait vendre des trucs de nos jours ?


1 - Le sexe.

J'entrepris la traversée du triste pont-levis qui pour une raison ou pour une autre était resté bas. Je commençais à en avoir plein le cul de toutes ces conneries, alors ça m'arrangeait pas mal à vrai dire. Mais arrivé à mi-chemin, tandis que seule le bois de crimouli me séparait de la noire douve dufoy désormais remplie de cadavres de gardes mélancoliques, je vis dans la sombre embrasure de la triste barbacane une noire silhouette. Elle s'avança dans les rayons de l'astre solaire, et je pus la contempler dans sa sombre splendeur. C'était une femme, en vérité. La taille haute et le regard fier, ses cheveux sombres dégoulinaient sur sa nue et ferme poitrine, car pour tout habit elle n'avait qu'une simple jupe translucide en précieux tissu d'amphibole ; son corps entier respirait la passion et la puissance charnelle. Elle planta ses sombres yeux dans les miens et dans un chaud soupir elle parla :

- Faisons l'amour.
- Euh. Bonjour.
- TOUT DE SUITE §
- Sur le pont ?
- OUI §§
- C'est que j'ai le vertige. Et ça sent la mort par en dessous. Et puis je suis déjà en retard voyez-vous, la nuit va tomber et l'histoire n'est toujours pas finie.

Elle ne me laissa pas le temps de finir. En un spasme frémissant, elle bondit avec agilité et, me saisissant au corps, étouffa mes protestations en plaquant ses pulpleuses lèvres contre les miennes. Le choc me fit tomber à la renverse ; je manquai de m'assomer contrer mon paquetage et le bois du pont. L'autre cinglée s'affairait comme une furie et essayait visiblement de me déshabiller.

- Eh oh, on va se calmer hein ?
- Prends-moi §
- Mais bordel, barre-toi.
- UTILISE6MOI §

Elle saisit ma molle bite à pleine main et entreprit de me branler vigoureusement, ce qui fit naître en moi quelque douleur, alors que son autre main s'aventurait sous mes vêtements et remontait en caressant mon torse fatigué. Elle gémissait comme une vieille porte dans un courant d'air. Je tentai de la dégager de quelques fort coups de pieds mais elle restait accrochée à mon membre flasque comme une olucrétie à son laurdun. Mes habits n'en menaient pas large. Désespéré, j'essayai d'attraper une de mes armes. Mon geste n'eut guère la réaction escomptée.

- OUI? DONNE6MOI DES COUPS DE TA GROSSE LANCE § FAIS6MOI MAL §
- MAis puTAiN, Tu veuX m'ArRACHer lA BITe ou QUoi ?
- JE SUIS TA CHOSEPONK §

Le PONK salvateur fut émit par la rencontre entre son crâne et l'un des poids de mon jeu de bolas. Elle chûe toute d'une seule masse, m'écrasant les couilles au passage. Je parvint enfin à me dégager de sa désormais molle étreinte dans un râle de colère, essayait tant bien que mal de remettre de l'ordre dans ma tenue. Bon sang, quand on a une mission de si haute importance, être présentable est la moindre des choses. Pour ne pas que celà se reproduise, je la laissai à Ros-da-Shoileach, liée de telle manière à ce que seulement quatre puissent la délier, et c'étaient ceux du petit-fils de Duibhne, et Muadhan n'était pas de ceux-là.


2 - La violence épique.

La sombre cour du noir château était vide. Mais derrière les tristes murs de tsoluène-plagioclase du sombre donjon se préparait je le savait une armée de mille hommes à la solde du noir Muadhan à la sombre figure. La nuit commençait à arriver, rendant tout encore plus triste. Je sentait poindre en moi un déput de dépression. Il me fallait agir vite. Dégainant Gae Dearg, à la lame rouge de lichens et de balanes, je frappai au premier huis et demandai qui m'attendait derrière. Une voix forte répondit :

- Si tu rentres ici ne t'attends à nul clémence, car je suis Osgar de Brugh Na Boinne, et j'ai promis à Muadhan de périr plutôt que de ne pas lui rapporter ta tête.
- Euh, bonjour chez vous.

Je frappai au second huis et demandai qui m'attendait derrière. Une voix forte répondit :

- Je suis Conchubar de Fort Borach, et je ne suis pas ami envers toi, et si rentres ici nous ferons de toi de la moelle broyée.
- C'est bon à savoir.

Je frappai au troisième huis et demandai qui m'attendait derrière. Une voix forte répondit :

- Je suis Goll de Tanpihnanbour, et tu n'as rien à craindre de nous, car nous sommes du même sang et de la même terre.
- Je crois qu'il y a erreur.

Je frappai au quatrième huis et demandai qui m'attendait derrière. Une voix forte répondit :

- Personne ici n'est ton ami, car je suis Muadhan de Currath Cinn Adhmuid, et je sais que tu t'enquiers de ma tête, et j'en veux de même à ton égard.

Décidé, j'ouvrai la porte, sans prendre la peine d'aller frapper aux sept autres huis. J'allais vers mon destin, enfin. Au loin, un bruzükéno chantait. A peine le noir seuil franchi, les sombres guerriers du triste seigneur Muadhan à la noire figure m'attaquèrent, et du premier coup de Gae Dearg tombèrent dix hommes, et du revers dix autres hommes. Plus que neuf-mille neuf-cent quatre-vingt. Le combat en vérité dura jusqu'à l'aurore, et bien des fois je me crû submergé, mais chaque fois la mémoire de la douce Deirdre et de son bruzükéno me ravivait. Et lorsqu'enfin, par les sombres meurtrières du noir donjon sur le triste Currath Cinn Adhmuid percèrent les lueurs d'un nouveau jour, alors qu'au loin le cri rauque du bruzükéno retentit, alors les dix derniers soldats du sombre Muadhan tombèrent dessous la rouge Gae Dearg ; j'étais au bord de la syncope. Alors, désormais seul, le triste Muadhan apparut devant moi.


3 - Le sexe.

- Tu dois être fatigué, remarqua-t-il. Et je crois que tu as besoin de sucre.
- Putain, qu'on en finisse.
- Tu transpire tant, tu est si... puissant. Tu est comme un bruzükéno après l'orage.
- Bordel de dieux.

A bout de force, je lui vidai le gérikän sur la triste gueule, en essayant d'esquiver ses sombres mains baladeuses. Par dix fois j'essayai de le repousser, mais par dix fois il se releva et revint à la charge, tel le bruzükéno taquin.


4 - Les effets spéciaux.

Au onzième coup il tomba contre la triste muraille ; devant lui je me dressai droit, et Gae Dearg en érection dessus ma tête, j'appelai en moi à la magie de mes aïeux. De la paume de ma main gauche un éclat de feu jaillit en vint embraser le sombre corps. Et tout le triste corps s'enflamma et brûla dans une tempête de flammes, et il n'en resta qu'un noir corps. Ainsi périt Muadhan de Currath Cinn Adhmuid, fils de Fionnuala de Loch Dairbhreach. Il fut enterré sur le Currath Cinn Adhmuid où il avait régné, parmi les bruzükénos, et peu pleurèrent sa mort.

Je suis rentré chez moi, j'ai balancé mes habits déchirés, j'ai pris frugale collation, je me suis branlé un coup. C'était trop cool.

= commentaires =

Lapinchien


tw
    le 18/04/2010 à 21:18:15
rôliste

commentaire édité par Lapinchien le 2010-4-18 21:18:57
Hag


    le 18/04/2010 à 21:22:24
Restons décents.
Lapinchien


tw
    le 18/04/2010 à 21:26:01
drôliste alors ?
Dourak Smerdiakov


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    le 18/04/2010 à 21:36:46
moliniste
Hag


    le 18/04/2010 à 22:17:40
J'accepte monolhiste.
Dourak Smerdiakov


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    le 18/04/2010 à 22:30:39
Monophysiste. Repens-toi, chien d'hérétique.
Dourak Smerdiakov


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    le 18/04/2010 à 22:33:03
Monophysite, d'ailleurs. On s'en fout, l'Histoire les a jugés, en attendant mieux que l'Histoire.
Hag


    le 18/04/2010 à 22:43:20
Il faut bien reconnaître aux premiers hérétiques ceci : ils ont été les premiers à soulever des questions de fond, et, en ce sens, et malgré leur égarement, leur contribution n'est pas à oublier.
Dourak Smerdiakov


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    le 18/04/2010 à 23:20:56
Banquiers, proctologues, hérétiques, même combat, certes.
Aesahaettr


    le 18/04/2010 à 23:50:13
J'ai tant ri que j'ai eu une crampe à la mâchoire. Ensuite j'ai eu très mal et ça a donné un truc genre "HAHAHAHAAAAïeuh putaHAHAHAPUTAINJ4AIMALHAHAHA". C'était très intéressant.
Putsch


    le 19/04/2010 à 02:34:49
"JOÏE COSMIQUE. CETTE JOURN2E EN V2RIT2 COMMEN9AIT SOUS LES AUSPICES LES PLUS PROPICES. Je rentrai sans malice me servir une tranche de pain d'épice, accompagnée de jus de cassiss bû à même un calice. Quel délice ! Je me sentais enfin en lice."

Putain, Hag c'est MC Solaar!
Lapinchien


tw
    le 19/04/2010 à 13:13:32
ne vous laissez pas avoir. apprécier un texte drôle c'est simple. apprécier un texte long et chiant c'est pas donné à tout le monde. vous êtes formidables.
Kwizera


    le 21/04/2010 à 13:01:11
Dans l'esprit, c'est parfait pour la St Con. Mais ça m'a pas du tout fait rire et le style m'a gonflé. Voilà.
Contre-paix


    le 23/04/2010 à 03:48:17


Commentaire édité par Contre-paix le 2016-10-31 22:57:26.
Hea l'eau     le 24/04/2010 à 12:17:45
Bande de grosses merde, je vous hais.
Lapinchien


tw
    le 24/04/2010 à 13:09:24
Merci nous aussi on se hait.
Hag


    le 24/04/2010 à 15:21:14
Tiens comme ça, d'ailleurs, est-ce que les 2-3 glandus qui ont trouvé ça drôle peuvent me dire exactement ce qu'ils ont apprécié, puisque la plupart des éléments du texte sont assez expérimentaux (dans le sens de "écrits sans grande inspiration"), et que j'aimerai donc bien un petit feedback.
Lapinchien


tw
    le 24/04/2010 à 15:42:18
nous sommes des cobayes, c'est drole
Hag


    le 24/04/2010 à 17:11:23
C'est vrai que demander un avis constructif par les temps qui courent, c'est assez comique.
Aesahaettr


    le 25/04/2010 à 19:11:44
Oh, ça va hein, ta gueule.
Ben, ce qui est drôle, t'en as de belles -ilé con, lui- genre t'as pas fait exprès. Les phrases style "Elle gémissait comme une vieille porte dans un courant d'air" ça provoque le rire, par exemple, la redondance du mot Bruzükéno à toutes les sauces, les dénominations invraisemblables, le croisement les champs lexicaux lyrico/fantastico/débile, les dialogues... tu sais, tout ça, là. Et expérimental, si tu veux; ça me fait effectivement penser à Edika, par exemple.
Le seul truc qui me paraît absolument détestable c'est l'allitération en /is/
Hag


    le 25/04/2010 à 22:34:00
En fait, tout est bien fait exprès. Mais y'a plein d'effets différents que je n'avaient jamais testés, donc voila.
Merci donc.
Narak


    le 26/04/2010 à 08:20:18
Je qualifierais ce texte d'esthétique du moins chiant, c'est pas que ce soit appréciable vraiment, c'est surtout que comparé à beaucoup d'autres ici, ça passe.
Narak


    le 26/04/2010 à 08:21:34
Ça t'apprendra à demander un avis constructif.
Lapinchien


tw
    le 26/04/2010 à 12:28:36
Francis Bouygues
Kolokoltchiki


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    le 13/08/2011 à 20:07:23
Ah ah, drôle. J'avais pas lu ça.

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