LA ZONE -
Résumé : Koax² ne passe pas souvent, mais quand il le fait, c’est pour poster un Texte de Saint-Con. Il prévient d’emblée que c’est "Ecrit en deux minutes, lu en trois, venez comme vous êtes." Madame est servie donc. Le style est à l’ancienne, met ses pieds sur la banquette et rit très fort. Et il interpelle le lecteur le bougre ! Et vazy que ce sont deux cons à vendre adeptes du jeu de mot qui font des listes de cons, de sous-cons, de sous-sous-cons, autant d’idées exploitables (CTM) pour les années à venir (si elles viennent cela dit, IIIème guerre mondiale oblige). C’est gras, foutraque, capslocké, ça chante, ça danse, en somme : c’est ZONARD ! L’originel, celui qui ne fait pas semblant.

LA SUITE VA VOUS ETONNER.

Le 20/04/2017
par Koax-Koax
[illustration] - J'ai le con idéal, le nec plus utra, le champion de tous les cons, l'élu, ah, ça, je vais m'en faire, un paquet de fric !
- Je t'entends bien, Christine, ne perdons pas de temps et allons folâtrer, toi, moi, ton con, et ma grosse bite. Tu prends la carte ?
- Je parle du con dans le sens "abruti" du mot, pas de ma chatte.
- Fallait commencer par là, que vais-je faire de mon érection désormais ? Ou plutôt, que VERGE faire, MDR !
- Oh, oh, oh, je vais te coller un procès, toi.
Christine et Claude allaient bras dessus bras dessous en direction du Gênant Casino de Saint-Gérard-les-Majax; oh, ils auraient pu aller ailleurs mais tenez-vous bien : ils ne l'ont surprenamment pas fait.

- C'est dingue que tu puisses toucher autant de bourses tout en n'ayant pas de compte en banque, quand même, AHAHAHAH PUTAIN !
Christine écumait un peu, ses tentacules demeurèrent cependant étrangement immobiles dans la mesure où cette dernière n'en était pas pourvue.

Les portes automatiques automatisèrent, comme elles savent si bien le faire. C'est un effort plein de dévotion et d'abnégation que de laisser entrer tout le monde comme ça, sans distinction, et sans émettre aucune protestation ni jugement. BRAVO LES PORTES AUTOMATIQUES, ON VOUS KIFFE, BRAVO BRAVO BRAVO.

L'entrée en fanfare des deux gais-lurons dans le Gênant Casino fut saluée par une indifférence stupéfiante. C'était bien la peine de s'être peigné et brossé les dents, tiens.
L'expression "gai-luron" n'évoquant en aucun cas l'homosexualité de Thierry le luron, l'auteur (c'est moi) laissera au lecteur (c'est toi) le soin d'en prendre bonne note. Nous ne sommes pas ici chez les fridolins.

Il y a le rayon des gros cons séparés en plusieurs parties distinctes, et à vrai dire, ce rayon est si imposant que c'est le seul du magasin. Ses parties distinctes pouvant être séparées elle-même en d'autres parties, je vais vous les énumérer pour que vous compreniez bien à quel point le Background de cette histoire est riche et comme l'univers étendu peut être... étendu. Donc, voici, comme suit, l'ordre des rayons :

- Les cons
- Les GROS CONS SA MERE C'EST OUF D'ETRE UN SAC DE NEURONES MORTES A CE POINT-LA
- Les cons politisés
- Coucou maman, je passe sur Internet.
- Les mêmes cons politisés, mais qui dessinent au sujet de ce sujet (SUJET SUJET SUJET SUJET SUJET SUJET SURGERES AH PUTAIN MERDE) parce que la liberté d'expression est sacrée. Tout comme peut l'être votre soirée, grâce à Jean-Pierre Foucault.
- Les cons sports, chacun rangés par catégories. Je vais vous les énumérer.
- Football : lui-même séparé en catégories distinctes. Je vais vous les énumérer.
- Les Footix.
- Les Hooligans.
- Rugby : lui-même séparé en catégories distinctes. Je vais vous les énumérer.
- Je vais vous les énumérer.
- Basketball : Ligue Européene
- Basketball : NBA
- Basketball : "C'était mieux quand c'était meilleur"
- Michel Polnareff et Renaud. Ou bien sont-ce les mêmes personnes.
- Le Kayak
- Le Golf, lui-même séparé en catégories distinctes, je vais vous les énumérer.
- TDI
- CAB
- IV
- LOL MAIS LE GOLF C'EST PAS LA VOITURE ON PARLE DE SPORT LA AHAH TU M'AS CRU HEIN
- Le rayon des cons qui font des jeux de mot; passez me faire coucou à l'occasion.
- Le rayon des cons qui font des "PERFORMANCES" et des "EXPERIENCES" artistiques.
- J'adore faire des listes.
- Mais genre, VRAIMENT.
- Putain j'ai envie que ce moment dure éternellement.

C'est tout naturellement que Claude est allé se ranger dans la section "Cons, Patriarcat, et reliques de l'ancien monde, folio "Gros Papa à sa Môman"" avec l'espoir qu'aujourd'hui enfin on le remarque et on le choisisse.
Christine n'est quant à elle, allée nulle part, car le système de ventilation avait tout fait pour l'engloutir, et il se trouve qu'il y arriva. Bon voyage Christine, et bon appétit système de ventilation.

Les premiers clients entrèrent sous un tonnerre de rien de tout, le chauffeur de salle étant en congé aujourd'hui.
L'un deux, dont le nom est aujourd'hui perdu dans les registres - nommons-le Fougère - opta pour le Claude flambant vieux qu'il s'empressa de coller dans son jardin, avec une satisfaction très satisfaisante. Claude aussi était très content, depuis le temps qu'il se donnait à fond pour devenir un con d'élite... Il était si heureux que son érection était devenue autonome et avait quitté le nid familial pour aller monter une start-up mais t'es con ou quoi ? Tu prends vraiment tout ce que j'écris pour comptant ? Putain mais c'est CHAUD pour toi.

Le propriétaire de Claude le mit au milieu de son jardin, à poil, et lui fit prendre la pose du flamand rose. Bien que ce dernier ne fut ni Belge, ni de couleur rose (tu rigoles hein ? J'espère bien que tu rigoles). Il combla ses orifices avec du foin.
Ca pique, et ça pue, et c'est désagréable. C'est de la PAILLE, tu t'attendais à quoi ? Un feu sorti des mains de Dieu lui-même, un feu original et tape-à-l’œil, au bout de plus de dix ans de Saint-con et de textes innombrables qui ont revisité l'art même de créer une étincelle depuis tout ce temps ? Tu prends ce qu'on te donne, et moi, oui, je te donne.

Tout ce que je suis, tout mes défauts.
Mes plus belles chances, mes différen-ences.

Claude brulera comme l'homme alpha qu'il a toujours rêvé d'être : debout, sur une jambe, à poil, avec du foin dans les narines, dans les oreilles, dans l’urètre, dans l'anus, dans la bouche et même entre ses petits bourrelets entretenus au Picon et au lard. Et crois-moi, mon ami, que ça brulera tout aussi bien que mille Soleils, que ça brulera tout aussi bien que la fougue de la jeunesse, que ça brulera tout aussi bien qu'un brasier monumental, que ça brulera tout aussi bien qu'une nuée de comètes passant la stratosphère, et sache que c'est ainsi que ce monde brulera, car pour les Hommes qui se placent au-dessus de tous les autres, il ne peut y avoir de justice que celle du ciel. Mais pour l'heure, Claude ne pouvait se permettre d'attendre que l'orage ne feu ne vienne lui lécher les côtes : c'était aujourd'hui, à l'allumette et au foin.

Epouvantail ridicule, ses narines commencèrent à fondre, de même que ses yeux. Il se tortillait joyeusement lorsque ses bourrelets se solidarisèrent entre eux, son sexe n'était déjà plus qu'une bougie au trois-quart consumée, mais l'expérience n'était pas concluante. Trop long, trop fastidieux. C'est alors que Fougère entreprit de l'éteindre et de le laisser patienter dans la salle d'attente. Il y avait-là un magazine Femme Actuelle de 1996 traitant de l'importance de l'huile de ricin dans l'entretien des cheveux. A la vue de cette une, Claude s'écria "Irecjhh euragh larg", ce qui signifie en gueule à moitié cramée "Encore un truc de fiotte et d'gonzesse !".

Fougère avait fait appel à la société Afreuxloup afin de faire construire sur le toit de sa maison (car c'est ainsi que se présentent les maisons : quatre murs et un toit, ce pourrait être cocasse, mais ça ne l'est pas. Merci au toit d'être là, quand même) une loupe géante. L'opération ne nécessita que trois petites heures durant lesquelles Claude prit soin - et c'est tout à son honneur - de ne pas crever de douleur. Sympa à lui !

La loupe installée, Claude prit position bien en dessous et au mileu, là où toute l'énergie se concentre.
Les rayons du Soleil ont dardés plus ardemment que les tétons de Rihanna un soir de Novembre, et les chairs de Claude laissèrent place à un tas de merdier plein d'os et de trucs en ébullition en l'espace de quelques secondes seulement. C'est très bien, pensa Fougère, mais trop rapide. Bon. Comment je vais nettoyer cette merde maintenant ? On dirait un fromage à raclette qu'on aurait laissé fondre à moitié puis qu'on aurait laissé sécher.

Un peu déçu depuis ce jour, Fougère cessa de célébrer la Saint-Con et rejoignit les siens au fond de l'Atlantique pour y couler des jours heureux.





= commentaires =

Clacker


    le 20/04/2017 à 15:34:36
Tu gagnes le prix du meilleur auteur à lire avec une gueule de bois.
Lapinchien


tw
    le 20/04/2017 à 17:32:43
J'aime bien cette idée, exploitée dans plusieurs textes, où la saint con est devenue une fête comme toutes les autres, comme noel, le réveillon, le 14 juillet, la Saint Valentin, la Toussaint et que les rituels se font en famille. J'aime en particulier ce texte car la Saint Con devenue une fête comme toute les autres est pervertie par le capitalisme et est devenue purement consumeriste.
Lapinchien


tw
    le 20/04/2017 à 17:35:02
dans mon top trois quoi qu'il en soit, juste parce que des textes comme celui-ci il en faut plus plus tout le long de l'année, à l'ancienne comme c'est dit par Lourdes Phalanges. Espérons que Koax² en postera de nombreux autres dans le genre sans avoir à attendre le prochain 10 avril.
Ocus


site blog lien
    le 20/04/2017 à 18:13:09
Je gagne une gueule de bois à lire avec le prix du meilleur auteur.
Koax²     le 20/04/2017 à 18:20:13
Je gagne un auteur en bois au meilleur prix qui gueule : lire.
Koax²     le 20/04/2017 à 18:22:08
N'empêche, j'ai réussi à ramener Ocus; du coup je vais aller m'essayer à la marche sur l'eau et à la reddition de la vue aux aveugles
Lapinchien


tw
    le 20/04/2017 à 18:27:24
je n'ose pas cliquer sur ses liens
Kolokoltchiki


site blog fb
    le 20/04/2017 à 18:41:54
putain j'ai cliqué sur le blog de Ocus avant même de lire le dernier commentaire de LC, j'ai vomi du foutre
LePouiIleux Chronique d'Augustin Trapenard sur France Inter    le 21/04/2017 à 10:35:05
Un texte jubilatoire, une éloge de l'impertinence, une poésie de l'absurde, un hommage au prophète Bernard Pivot... ce qui est sûr les mots, la verve de Koax-Koax, ne vous laisseront pas indifférents en allant taper là où ça fait Mal ... gna gna gna* (*suçage de bite en série, libéralisme soft, progressisme de façade, fausse impertinence, ironie d'universitaire, sous-entendus de lâche, endogamie socio-culturelle, fascination pour les States etc...)

Question à Guillaume Musso : "En France comment expliquez-vous qu'un auteur qui vend soit toujours un peu mal vu, que le succès soit toujours un peu suspect, comment vous expliquez ça vous ?"

Il a fallu que j'allume la radio ce matin pour trouver mon con ultime.

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