LA ZONE -
Résumé : Au début je ne voulais pas publier ce texte de Khalid EL Morabethi, car comme d'autres admins, je ne le trouvais pas zonard. Je pourrais parler de manière hypocrite de slam ou de sublime et dire que ça n'est pas mon truc, ni le truc de la Zone, mais en vérité j'ai déjà lu de très bons textes de slam ou de sublime, et ça ça n'en fait tout simplement pas partie. Ce texte pourrait être produit par un algorithme complètement bancal et médiocre, cependant je ne crois pas que ce soit le cas non plus car la suite de mots "La petite maison dans la prairie" est présente 10 fois dans ce "poème", titre compris, et simplement à la fin, il manque l'article avant "prairie" aussi c'est une erreur qu'un algorithme n'aurait pas faite puisqu'un algorithme n'a pas besoin de se relire alors qu'a priori un auteur zonard non plus depuis aujourd'hui. J'ai décidé unilatéralement de publier ce texte et de le ranger dans le dossier P.K.Dick-like parce qu'il me semble cependant que les thèmes abordés sont dickiens : rapport à la réalité, confusion mentale, grande matrice et cerveau global observant tout l'univers. Laura Ingalls faisant partie de l'univers et étant par ailleurs un personnage super flippant pour moi, suscitant des réactions phobiques et paranoïdes équivalentes à celles que provoquent les clowns chez certaines personnes un peu plus saines d'esprit que je le suis, je me dis que je ne dois pas trop être dans le faux. J'ai donc dans ma grille d'évaluation de la dickinité d'un texte assez de croix cochées ici pour crier "Bingo !" et publier "ce bel hommage". Il se peut que ce texte ait cependant été posté par l'auteur avant la parution de l'appel à textes P.K.Dick-like mais ce serait un argument supplémentaire en vérité pour affirmer que ce texte est dickien. Je ne ferai pas l'effort de relire ma présentation, par contre, faut pas charrier.

Dans la petite maison dans la prairie

Le 18/09/2017
par Khalid EL Morabethi
[illustration]
Bonjour Laura

Dans la petite maison dans la prairie le vieil enfant trouve que Moby Dick pourrait se trouver dans un autre univers ou une autre partie de l’univers

Dans la petite maison dans la prairie le vieil enfant dit bonjour aux hommes au fils de l’homme aux fantômes au jeune homme à la pomme

Dans la petite maison dans la prairie le vieil enfant joue avec un demi-dieu et pense qu’il est roux et que tous les roux sont des descendants de demi-dieux

Dans la petite maison dans la prairie trois papillons font trois papillons font des rats font des hiboux font un herbivore adopté

Dans la petite maison dans la prairie le vieil enfant pense que le temps est maigre que sa vieille mère est maigre qu’Arthur Rimbaud est maigre que son chat est maigre

Dans la petite maison dans la prairie le vieil enfant joue avec une minuscule ombre et pense que le cosmos est dans l’estomac d’une grande vache jaune et que tous les grands-pères toutes les autres ombres tous les anciens soldats revenus du Vietnam le savent

Dans la petite maison dans la prairie le vieil enfant pense qu’il n’est pas humain qu’il est juste un produit qui est encore et toujours en train d’essayer de s’échapper à quatre patte de la nature et que le vieux cerveau voudrait recréer le chaos

Dans la petite maison dans prairie le vieil enfant pense qu’il faut attendre le moindre bruit la moindre question le moindre détail le moindre signe pour sortir de la petite maison dans la prairie.

A bientôt Laura

= commentaires =

Lapinchien


tw
    le 18/09/2017 à 15:16:54
Wé ! https://www.youtube.com/watch?v=Cy_nTLNQzJU
Cuddle


fb
    le 18/09/2017 à 17:14:28
Un peu de tendresse après le stress de ces derniers jours.
Lapinchien


tw
    le 18/09/2017 à 17:20:03
ce texte est d'une violence inouïe pour mes pauvres petits neurones pourtant.
Cuddle


fb
    le 18/09/2017 à 22:09:35
Moi il me laisse de marbre. Il m'ennuie à vrai dire.
LePouiIleux     le 18/09/2017 à 22:22:37
À noter qu'étant donné ce qu'a vécu Laura Ingalls et sa famille au fil des saisons, n'importe quel être humain normalement constitué serait atteint de graves troubles psychopathologiques.
Clacker


    le 19/09/2017 à 19:53:31
J'ai l'impression que c'est un peu trop "tenté". Un peu trop voulu. Quand on écrit de la poésie codifiée, on est forcé de tenter. On est même forcé de travailler à bras le corps le poème pour qu'il ne soit plus tenté. Pour qu'il respire de simplicité alors que la forme le rend par nature complexe.
Avec la poésie libre, je crois qu'il faut laisser tomber... La profondeur vient d'un rejet, d'un sphincter relaxé.
Le mieux étant encore de ne pas en écrire.

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