LA ZONE -
Résumé : Ce qu'on aime bien avec HaiKulysse c'est qu'il aime bien se foutre de notre gueule. On a un peu l'impression d'avoir été invité sur un ring et de se prendre des pistaches à chaque ligne. Une fois qu'on est bien sonné et que le mec nous a bien mis notre race, il nous balance son texte à la gueule et là, c'est le K.O assuré. Alors oui, vous me direz, y'a un style au couteau qui vous taillade des tranches de cerveau gentiment arrosé de LSD et de vodka mais bon. Entre absurde et foutage de gueule, la frontière est parfois difficile à franchir.

Une Fatwa dans les trompes utérines !

Le 24/07/2018
par HaiKulysse
[illustration] Au quart de tour, son sang se déplaçait d’une valve à une autre, irriguant les couveuses, élaborant dans un tourbillon la bière que je ne manquais pas de refuser.
Par la trappe du grenier, j’apercevais sa timeline, son seul butin, défiler jusqu’à la déraison. Je collectais pendant ce moment d’incubation les œufs de Pâques prêts à éclore, prêts à ébranler ce monde aux tympans percés !
Je m’arrangeais aussi pour offrir à ma fiancée qui crânait dans le Tyrol la fin d’une filmographie d’antan, en noir et blanc. Celle-ci ne tolérait pas les clés USB 3.0, les disques durs aux vaisseaux sanguins périnataux forcés d’obtempérer et toutes les machines expropriées comme tout autre appareil qui trimballait des informations contradictoires.

Sa silhouette bleue passait en cirant l’éclairage crémeux du laboratoire où les nombreux ordinateurs rejetaient de l’urine sur les murs. Dans une usine oubliée, je débranchais les organes de mon corps venant d’une autre transplantation avec un cobaye !
En morse, ils me répondaient d’aller me faire foutre tandis que j’insérais un déclic dans son oreille droite.

C’était pourtant la seule chose valable, irréprochable que je pouvais enlever tel un furoncle à la place des tiques habituelles !
Une fusion mortelle s’ensuivit en me tirant de ma léthargie ; de l’encens se répandait dans l’air et dans les tonneaux de la cave où le sang mûrissait patiemment.

Tourmenté, ce sang d’une opacité dense, contaminait les autres univers : des amas de galaxies tombaient avec son appareil génital au fond de mes chaussettes ! De l’uranium disparaissait dans le grand tourbillon en jouant son dernier big-bang ! Il endommageait les toits de la ville et il répartissait aux enfants turbulents la structure du soleil dans un brouillard à couper aux couteaux.

La Voie lactée brûlait en valsant du côté des raisonnements binaires ! Elle se vantait de faire partie à présent de la classe des amphibiens cette ampoule de salon qui avait éteint la Voie lactée. En envoyant de la vapeur d’eau, toutes les théories quant à son extinction finissaient sur la toile virtuelle ; le réalisme dans l’art tourmentait alors les goules et leurs tympans : un type d’exténuation programmée !


Timeline toujours défilante, étendue au sol, baba nu et en l’air, sans jamais imaginer les ténèbres et le mystère et l’éventualité de notre rencontre dans l’éternité… ce fut d’abord, le tissu plaqué sur mon visage, qu’une équation à double inconnue, en allumant le ventilateur dans la chambre torride, dénuda dans les yeux de Cassandre un impact émotionnel radical.
Un impact émotionnel radical qui correspondait chronologiquement aux liasses de billets froissés, ou à la double bague en or blanc que je venais de lui offrir.
Et pour enrichir son imagination, un dimanche de Pâques, elle fut bercée cette starlette comme un oiseau tombé du nid, un lapin en peluche entre les mains. Avant les fricatives de l’aurore indisciplinée qui classèrent par liste impaire ses multitudes de visages, ses disciples s’agenouillaient, la verge engorgée, en lui offrant un jaune canard vibrant ! Et alors, en trémoussant ses fesses sur une chanson de Bashung, la maîtresse dominatrice était née : la colère en première ligne pour la succession de cette diablesse et la guérison ultime de son karma comme dernier script avant de plonger délicieusement, avant de tomber miraculeusement, avant de s’abandonner dans une filmographie pornographique.
Une montagne d’or avait été déposé à ses pieds par un océan d’inconnus, conformément à ses indications ; indications qui affectaient sa stricte éducation d’antan sans pourtant faillir ou défaillir.

Quand elle revint, déstructurée, entourée de caméras, de perches, de projecteurs et de ses ombres chinoises vertes et pourpres… Quand elle revint, dis-je, de ce pays où seul le Bouddha énonçait ses erreurs de jeunesse ; c’était pourtant le même monde, ce monde qui se concentrait uniquement sur son état d’esprit…
Ah Cassandre !
Cassandre ressemblait aux bruissements des étoiles qui venaient installer leur atelier de cookies au gingembre dans nos greniers, Cassandre jouait aussi les sonates de Beethoven et Beethoven alors huilait les rouages de cette machine, de la taille d’une clé USB, pour lancer un nouveau djihad ou de nouveaux auteurs référencés. Pourquoi dans cette machine démesurée n’y avait-il que des étendues d’articles synthétisés et pas le moindre sens mnémotechnique ?

Il y avait là tous les ingrédients pour faire naître une présence malsaine, incongrue et sournoise. Un champ de gravitation arithmétique qui ne laissait nul espoir envers le monde à venir.
C'était un existentialisme si beau et si terrifiant.

La lune tombait juste à travers l'ouverture d'une plaque d'égout, le sang giclant dans ma bouche.
La Présence dans le van mettait sa couronne solaire avant de sortir dans le froid : un froid transibérien qui codait la trame narrative de ce texte ! Sur la plus haute butte, la Présence traquait maintenant les modèles mathématiques qui se méfiaient des chemins de fer patinant dans la semoule : un rapprochement entre les messageries virtuelles et les tribulations de cette seule Présence !
Par rasade, elle trinquait à la santé des minorités.

Dans toutes les trompes utérines, fatalement, il existait une fatwa qui délivrait son truculent message douteux !

= commentaires =

Cuddle


fb
    le 27/07/2018 à 02:13:36
Dis moi HaiKulysse, un verre ça te dit ?
HaiKulysse


site blog
Voir le texte plus haut pour la traduction    le 28/07/2018 à 12:15:42
« يوه ښه خاطره د کمکیانو لپاره د »
Lapinchien


tw
    le 10/08/2018 à 20:52:43
https://www.youtube.com/watch?v=mnxVwoiDiE8
Lapinchien


tw
    le 10/08/2018 à 20:55:16
https://www.youtube.com/watch?v=loMEF18Ir4s

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