LA ZONE -
Résumé : Arkanya a semble-t-il hésité à faire publier ce texte tordu, basiquement incohérent et très malsain, plongée dans un esprit totalement délirant. A lire.

Dénouement

Le 27/05/2003
par Arkanya
Des fils, juste des fils que j’ai coupés. Il ne fallait pas monsieur le juge ? La dame de cœur était très belle en rouge, éblouissante, elle n’est plus qu’un corps décharné qui flotte au vent, une rumeur, un doute. J’ai coupé les fils qui tenaient mes mains, mes pieds et mon cerveau. Couic ! La déesse s’est changée en pute, qui te fait payer jusqu’à ta dernière goutte de sueur, ta dernière goutte de vie. Des petits poids de plomb au bout des fils tiraient mes paupières vers le bas, il n’y a plus de brouillard maman, je te vois avec tes huit pattes, tu me cours derrière pour me manger. Les gens, les gens, je vois leurs fils maintenant, pantins désarticulés, qui tire les ficelles ? Il n’y a plus de couleur, même le blanc est parti, gris, gris, une souris grise, courait comme soumise, je l’attrape par quoi, pour quoi ? Non, je la laisse courir. Je pourrais lui dire de couper ses ficelles aussi, mais elle ne comprend pas. Elle me regarde de ses yeux aveugles et me dit s’il te plaît, merci, excusez-moi, déjà elle tourne en rond dans ses mots, elle se cogne sur ses principes, elle saigne les leçons que lui donne l’araignée. Il y a déjà un élastique à son porte-monnaie, déjà de la cire sur sa raison. L’araignée scande sa litanie et crache sa cire, elle recouvre les dessins et recouvre les rêves et recouvre les jeux et recouvre les flaques pour que la souris ne saute pas dedans. Moi je peux sauter dans les flaques maintenant, j’ai coupé mes fils. Mais les flaques sont si noires, elles me font peur finalement, je ne voudrais pas souiller mes souliers vernis. Ah, non, je n’ai plus de souliers, je n’ai plus de robe blanche, tout n’était qu’illusion. Un chat hurle là-bas, il coupe ses ficelles aussi, c’est douloureux, il pleure. Il voit les barreaux de sa prison, il ne peut pas sortir, il croyait que c’était des bâtons de réglisse, pauvre minou ! Tout n’était que sucre, tout n’est que fiel, la dragée est remplie de pus, il ne fallait pas croquer dedans.

Et maintenant ? Toi qui m’a aidé à couper ces liens, que me proposes-tu ? Toi qui m’as montré les étangs boueux et la vase stagnante, toi qui m’as fait respirer l’air putride, toi qui voulais que je sache, quelle est ta solution ? Tu ne dis rien, tu pleures. Tu ne fais rien d’autre que pleurer. Tu ne bouges plus, tu te nécroses lentement, tu craquelles, tu gémis, tu ne sais faire que ça. Tu montres les autres du doigt mais tu restes assis sur ton tas de fumier. Tu finis par sentir comme lui et tu le sais. Tu ne vaux pas mieux qu’eux. Rattache mes ficelles, laisse-moi être aveugle, je ne voulais pas savoir. Les nœuds défaits ne se refont pas, c’est ça ? Depuis combien de temps essaies-tu de renouer les tiens ? On ne peut plus oublier.

Alors lève-toi.

= commentaires =

nihil


void    le 27/05/2003 à 02:05:37
Pour que tout le monde en profite, voilà le commentaire que j'ai envoyé à Arka après lecture :

"J'aime bien, agréable à lire, et j'imagine que ça doit se rapprocher d'un vrai délire de vrai délirant, ce qui est un exercice de style somme toute beaucoup plus complexe qu'on pourrait le croire. C'est malsain sans être gore, très étrange, j'aime bien. Mais comme tout le monde sait que tu n'es pas délirante, on en arrive forcément à se poser la question : quel est le sens caché de ce texte, y a t-il une clé qui permette de le décrypter ou est-ce vraiment ce que ça semble être, une simple litanie de phrases aveugle qui semble relever d'une souffrance tordue et un poil masochiste. Les lecteurs auront du mal à se resigner à la deuxième solution, parce qu'un texte aujourd'hui est sensé avoir un sens, mais moi j'en jurerais pas, du coup j'en arrive à me demander dans quel état d'esprit tu étais au moment de l'écriture. En tous cas j'aime bien et je l'accepte volontiers pour la zone si tu veux bien.
Si je puis me permettre de classifier ce qui devrait être inclassifiable, la création, je dirais que c'est assez dadaïste, une sorte de surréalisme vidé volontairement de tout sens caché ou non."

Des fois je me drogue. Ca se voit ?
lapinchien     le 27/05/2003 à 09:57:09
grace a ton allusion a la dame de coeur au debut ,ton texte se refere etonnament plus à Alice au pays des merveilles que Matrix deux... Alors serait ce la suite du premier opus tel que tu l'aurais aimé ? Neo ne peut pas supporter le poids de sa condition de the one, destiné à sauver l'humanité, et du coup il pete un cable et decide au lieu de brancher son esprit à la Matrice de se connecter dorenavant à un grille-pain ...
Arka     le 27/05/2003 à 10:02:04
J'aime pas la foule, je l'ai pas encore vu Matrix 2. Ceci dit, vu l'engouement général pour ce film, me demande si je vais y aller finalement...
OcuS pareil    le 27/05/2003 à 11:31:12
OcuS pardon    le 27/05/2003 à 11:32:56
(pas appuyé sur la bonne touche :/)

oué ben moi c tout comme nihil, et connaissant la "bete" (scuze arka) je cherche tjs le sens caché paske je sais kil y en a un mais la je vois pas trop....

allé arka, eclaire mon ignorance....

Mill


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    le 08/02/2007 à 10:30:44
Hermétique et chiant.

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