LA ZONE -
Résumé : nihil suit la tendance et pond sa première nouvelle depuis très longtemps. Comme Tulia, Arkanya ou Clax il parle d'une femme perturbée sous forme d'une fiction dangereuse qui dérape lentement du tout mignon au porno et au chaotique. On se refait pas... A lire.

Pardonnez-nous nos offenses

Le 05/06/2003
par nihil
[illustration] La vie était pourtant belle.
Tu t’es réveillée tôt, à ton habitude, le soleil était à peine levé et dégoulinait en ruisseaux orangés le long des vastes rues désertes qui entourent le lotissement où tu vis. Toute cette lumière avait beau être douce, elle te faisait un peu mal aux yeux, tu n’étais pas encore bien réveillée. Tu as sursauté quand le réverbère devant lequel tu passais s’est éteint, et ça t’as fait rire.
Le long de l’avenue, juste devant la ligne sombre des dunes qui cisaillaient l’horizon, le bus est apparu. Il ne faisait pas encore chaud, il était trop tôt, un petit vent matinal agréable courrait dans les arbres juste derrière toi, mais tu savais que la journée s’annonçait chaude et tu t’étais habillée léger. La brise jouait doucement avec ta jupe volante et tu as piqué un fard lorsqu’elle a dévoilé un peu haut tes cuisses au moment où deux messieurs en costume s’arrêtaient près de l’arrêt de bus à tes cotés. Tu t’es pincé la peau du bras et tu l’as serré fort, jusqu’à en avoir les larmes aux yeux.
Le bus n’a même pas freiné devant ton arrêt, alors que tu avais bien appuyé sur le bouton rouge ! Tu t’es levée en panique, tu as crié au conducteur que tu voulais descendre en agitant le bras. Il a freiné d’un coup et la porte centrale s’est ouverte dans un chuintement bizarre. Tout le monde te regardait et tu t’es enfuie sans demander ton reste, la honte bourdonnant furieusement à tes tempes. Tu t’es éloignée, tétanisée. Derrière toi, tu as senti le bus contourner le rond-point et disparaître derrière le coin du grand magasin. Tu as du réfréner de violentes poussées d’affolement en aspirant de grandes bouffées d’air frais.

Il était encore tôt, tu étais toujours la première arrivée. Tu as remonté le rideau de fer qui grinçait si horriblement et tu as pénétré dans la boutique encore sombre. Tu avais une bonne heure devant toi, Eric n’arrivait jamais très tôt, quant à la patronne, Mme Costa, elle avait prévenu qu’elle ne passerait que l’après-midi. Tu as laissé la porte de la petite mercerie grande ouverte pour profiter des dernières fraîcheurs matinales pendant que tu époussetais les rayonnages de la vitrine. Tu as fait un signe de la main à Monsieur Delteure qui passait comme tous les matins pour déposer son fils à l’école et tu t’es détournée comme si un insecte t’avait piqué. D’habitude tu te contentais de hocher la tête quand il passait, tu ne sais pas ce qui t’as pris aujourd'hui. Une image s’est imposée à toi malgré tes efforts, celle de cet homme (avec qui tu avais juste discuté une ou deux fois à la boulangerie), entrant dans la boutique avec un sourire en coin et te demandant d’un air mystérieux si tu hélais souvent les inconnus ainsi. Tu voudrais t’enfoncer sous terre. Tu l’as imaginé là, juste derrière la vitrine, sur le point de venir te parler, de drôles d’idées en tête. Tu n’as osé te retourner de peur qu’il soit vraiment là. Tu as fais semblant de t’affairer maladroitement, persuadé qu’il était juste là, détaillant la forme de tes genoux à la lisière de ta jupe, suivant du regard la courbe de ton dos sous le tissu léger. Tu as baissé précipitamment les bras alors que tu t’apprêtais à descendre un présentoir du haut de son étagère, de peur qu’on ne devine la dentelle de ton soutien-gorge par l ‘échancrure de tes manches courtes.
Quelle honte, mon Dieu, quelle honte.

Il avait mis sa chemise bleu pâle, impeccablement repassée comme d’habitude et tu as fermé les yeux pendant une seconde, avant de le saluer discrètement, comme tous les jours. Il s’est efforcé de lancer quelques banalités en te souriant. Le temps, le programme télé, les corvées quotidiennes au travail. Comme tous les jours. Tu serais capable de réciter son monologue par cœur, lui piquant chaque mot sur les lèvres si tu avais osé. Tu aurais voulu le faire rire, mais tout ce que tu disais était si maladroit et donnait toujours l’impression de la mauvaise humeur. Jamais le ton qu’il fallait. Dès que tu élevais la voix, il avait cette manière d’écouter attentivement en te regardant tranquillement de derrière ses fines lunettes qui te déstabilisait horriblement et te faisait balbutier de honte et te taire en finissant à peine ta phrase.
Eric était grand, légèrement plus âgé que toi et plutôt sérieux sans être du tout revêche. Vous parliez peu dans cette boutique où vous travailliez ensemble depuis déjà six ans. Vous n’aviez jamais dépassé le stade superficiel du temps qu’il faisait et des petits tracas de la vie de tous les jours. Finalement tu en savais si peu sur lui. Il était toujours convenable, sans ce coté guindé qui montrerait une élégance professionnelle forcée.

Tu t’es souvenu en l’écoutant parler dans ton dos de la fois où tu avais malgré toi effleuré son poignet. Il avait juste voulu te montrer la gourmette que sa sœur lui avait offerte pour son anniversaire. Et par réflexe tu avais glissé les doigts sur la peau mate près du bracelet en argent. Tu avais retiré la main précipitamment en rougissant comme jamais et tu t’étais enfuie en tentant de garder contenance alors qu’il te scrutait d’un œil surpris. Là, en ce moment-même, tu sentais encore le poids de ce regard sur toi en frémissant. Un peu plus tard tu as prétexté une indisposition et Mme Costa t’avait laissé partir. Dans l’enclos noir de ton appartement tu avais pleuré en te collant des gifles tandis que la rage contre toi-même allumait des feux de détresse dans ta tête. Tu tremblais. Tu avais cru que jamais tu ne pourrais te représenter à la boutique sans fondre de honte, mais tout s’était bien passé, et Eric avait fait comme si de rien n’était.
C’était bien vieux tout ça déjà, mais tu y songeais encore de temps en temps, le cœur serré.

Mme Costa était malade et ne viendrait pas de la semaine. Tu frissonnais d’anticipation en imaginant déjà ce tête-à-tête si long avec Eric.
Il avait l’air préoccupé, il allait et venait dans la boutique, le sourcil froncé, la lèvre plissée. Tu le trouvais terriblement attirant quand tu le voyais aussi sérieux. Tu aurais voulu lui poser les mains sur les épaules pour qu’il s’arrête de faire les cent pas, lui masser doucement les épaules pour le détendre, effleurer sa peau, passer tes mains sous sa chemise en la déboutonnant peu à peu... Ces pensées t’horrifièrent. Tu t’en es voulu d’être aussi idiote, tu te serais giflée si tu avais été seule. Tu aurais voulu disparaître là, sur place, tu t’es dit qu’il devinait ce qui te traversait insidieusement l’esprit.
Derrière ton dos, tu as enfoncé tes ongles dans ta paume, fort, de plus en plus fort, jusqu’à en avoir les larmes aux yeux, pour te punir d’être aussi bête.

Lorsque tu es partie ce soir il t’avait lancé un grand sourire un peu tendu et t’avait demandé de l’excuser pour sa mauvaise humeur. « Tu es vraiment la plus gentille fille que je connaisse, je t’adore tu sais, tu es en or, ce n’était pas après toi que j’en avais ». Ca t’avais chamboulée. Tu n’as pas su quoi dire et t’es mise à bafouiller absurdement. Tu n’as rien vu du trajet de retour, des images sucrées presque douloureuses avaient complètement bouché ton horizon, Eric embrassant doucement tes lèvres, glissant ses longues mains carrées dans ton dos. En entrant chez toi tu as eu peur de la douce folie qui tourbillonnait en toi, ces images atrocement agréables qui s’imposaient. Tu t’en es voulu de n’avoir pas su quoi répondre, tu t’es mise à pleurer de rage et de nervosité. D’habitude tu prenais le thé sur le balcon en rentrant chez toi, savourant la chaleur qui glissait sur toi. Tu as laissé tous les volets fermés. D’habitude tu mangeais goulûment deux barres d’une plaquette de chocolat devant la télévision. Tu t’es enfermée dans ta chambre.
Il fallait que ça cesse. N’importe quoi plutôt que ce ridicule emportement de midinette. Oublier. Oublier. Tu as pris une aiguille de couture et tu l’as glissée sous la peau de ton bras, la délicieuse douleur qui t’as mordu a anéanti toute pensée consciente. Tu l’as fait glisser d’avant en arrière, et tu as eu mal. Tu as commencé à t’épingler furieusement avec les quatre autres aiguilles de ton nécessaire de couture, te concentrant sur les minuscules filets de sang qui commençaient à sourdre des blessures. Tu voulais oublier. Tu les as laissées en place sous la peau, à quelques centimètres les unes des autres, savourant la lancinante souffrance qui glissait le long de ton bras. Oublier et se vider. La douleur devenait déjà plus supportable et tu as du donner de grands coups de poing contre le mur pour avoir mal, encore avoir mal. Le sentir contre toi, sa peau ferme et ses bras te serrant fort, tu écarterais les cuisses peu à peu alors qu’il glisserait les mains partout. Tu t’es envoyé la tête directement contre le mur. Plusieurs fois, de plus en plus fort. Tu te punissais de ta stupidité crasse alors que la honte serrait ton cœur dans son étau. Tu te punissais d’être incapable de réfréner tes pulsions les plus basses, celles qui font de la femme la plus pure un être abject et corrupteur.

Je t’aime.
Je voudrais tant être à toi.
Je t’aime.
Idiote, saloperie d’idiote !
Seigneur, pardonne-moi.

De grandes gifles t’ont étourdi et tu as avalé plusieurs somnifères pour sombrer dans l’obscurité. Le néant t’a saisi alors que tu priais maladivement.

La vie était pourtant belle.
Trois garçons jouaient au foot non loin de l’arrêt de bus, avec un vieux ballon usé et tu as souri. Ils te rappelaient ton frère à leur âge. Il avait plu cette nuit et tu savourais l’odeur du bitume mouillé en te griffant sauvagement l’intérieur de l’avant-bras gauche.

Il était encore plus énervé qu’hier. Il avait des gestes brusques et feulait de rage en tournant dans la boutique comme un animal en cage, en s’excusant toutes les dix minutes de son comportement. Il te faisait presque peur, mais rien ne pouvait t’empêcher d’être inexorablement attirée par cette violence mal contenue qui s’exprimait si rarement.
Alors que tu rangeais quelques trucs dans l’arrière boutique, il passa juste derrière toi pour prendre de la monnaie à mettre en caisse et te heurta involontairement. Il t’agrippa par le bras pour t’empêcher de tomber et le temps s’arrêta alors que vous vous regardiez, chacun sous le coup de la surprise. Il t’a embrassé violemment et quelque chose s’éteignit en toi alors qu’il serrait nerveusement ta taille. Tu as paniqué, commencé à trembler, mais il s’en moquait et continuait presque comme si tu n’existais pas. Il a sauvagement passé sa grande main sous ta jupe volante et la colla directement contre ton sexe, des vagues de chaleur et de terreur s’emparèrent de toi alors qu’il caressait de plus en plus fort. Tu t’es mise à haleter et à pleurer et à gémir de frayeur et de plaisir mêlé. Comme tu te débattais, il t’as giflé en te traitant de petite traînée et t’as forcé à te mettre à genoux devant lui pendant qu’il ouvrait sa braguette, en sortant une verge gonflée et rouge. Tu as suffoqué quand il t’as forcé à la mettre dans ta bouche, ce membre énorme emplissant toute ta gorge et ton champ de vision, tu n’as plus pu respirer. Il poussa sa verge plus loin encore en t’agrippant les cheveux, jusqu’à ce que tu penses que tu étais en train de mourir. Il te regarda de haut, te fixa droit dans les yeux. Soudain ses traits se défirent, ce n’est qu’alors qu’il a paru te voir vraiment, en train de t’étouffer de sanglots et de panique incontrôlable. Il bredouilla quelque chose, mais tu étais déjà dehors.

Saloperie de pute, chienne en rut qui attire l’homme de ses pensées impures, tu vas payer. Saloperie de corruptrice, tu vas être punie selon ta faute. Repens-toi. Tu t’es mise à griffer terriblement ta gorge, tu voulais avoir le plus mal possible, payer pour ta nature de femelle puante d’hormones et ruisselante de désir, corruptrice d’hommes.
Notre père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié
Tu voulais voir sortir tes jugulaires d’entre tes doigts plantés dans ton cou, les faire saillir, les éventrer d’un coup d’ongle et exploser sur place. Tu te roulais sans contrôle sur le tapis usé de ton salon, des spasmes glissaient le long de tes membres et tu te sentais proche de la convulsion qui t’anéantirait une bonne fois pour toutes.
Salope de femelle hystérique trempée de chaleur lubrique.
Animal sans conscience, enchaîné par des pulsions obscures, garce séductrice qui s’avilit au moindre signe d’intérêt de leur part.
Que votre règne arrive. Que votre volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel…
Tu as sillonné la chair de tes cuisses de longues traînées sanglantes avec le couteau de cuisine que t’avais offert ta mère et tu hurlais de terreur et de souffrance en appuyant plus fort, encore plus fort sur la manche. Rédemption rédemption rédemption. Ta mère, si douce, si pure et si chrétienne, un modèle de vertu et de foi, elle te parlait, te hurlait des insanités qui te parvenaient de derrière tous les murs à la fois. Tu es morte, tu es morte, tu es morte.
Donnez-nous le pain de chaque jour. Remettez-nous nos dettes
Tu voulais voir s’ouvrir cette peau suintante de sueur, luisante de chaleur et d’envie trouble. Tu voulais décrasser ton corps de ses impuretés, la lame si blanche, glacée avait quelque chose de rassurant. Comme il a eu raison de te gifler. Il avait le droit, il avait le droit de te frapper et de t’insulter pour ton immonde conduite de pécheresse. Tu n’es qu’une saloperie de putain, tu n’es rien.
Comme nous les remettons à ceux qui nous doivent.
Un vrombissement de folie furieuse t’envahissait, les meubles se renversèrent d’un coup d’eux-mêmes et les murs se mirent littéralement à ruisseler de sécrétions intimes, sous tes hurlements de repentir. Tu as commencé à glisser la lame, lentement, entre les grandes lèvres de ton vagin, pour détruire la source du mal et faire cesser cette abomination. La souffrance est salvatrice, tu le sais. Et tu as enfoncé.
Pardonnez-nous nos offenses pardonnez-nous nos offenses pardonnez-nous nos offenses pardonnez-nous nos offenses pardonnez-nous nos offenses



La vie était pourtant belle.
Le soleil brillait fort et l’ombre des feuilles au-dessus de toi se découpait sur ta robe de chambre. Tu souriais au vent qui venait te caresser doucement. Tu écoutais à peine le babillage distant de l’infirmière près de toi. Tu as glissé deux doigts sous le bandage de ton cou, là où ça te grattait, là où tu avais essayé de te poignarder maladroitement, après en avoir terminé avec tes organes génitaux. Derrière le chuintement régulier de la brise dans les branches tu entendais sa voix grave, à peine perceptible, « et maintenant tu vas me sucer, petite traînée ». En boucle. Tu as souris doucement et enfoncé les ongles dans la peau tendre juste sur la cicatrice. En fermant les yeux.

= commentaires =

Arka Première pensée à chaud    le 05/06/2003 à 00:30:18
L'acupuncture c'est mal
Arka Quelques heures plus tard...    le 05/06/2003 à 06:12:01
(alors je passerai sur tout ce qu’il y a en-dessous des pointillés, parce que personnellement j’aime pas cette fin, elle me donne l’impression que la nana a un espoir d’avoir une vie géniale remplie de bonheur après, et moi j’aime pas l’espoir d’avoir une vie géniale remplie de bonheur après. Je sais, il faut comprendre qu’en fait elle va réessayer de se mutiler, mais je trouve pas ça assez explicite et je préfère me créer ma propre version de ce texte qui s’arrêtera juste au-dessus des pointillés. Disons que tout ce qu’il y a en-dessous me fait l’effet d’une dilution à la Bi… euh non là c’est méchant quand même)
A mon sens, il faut lire ce texte plusieurs fois pour bien l’apprécier, je sais pas, si vous avez pas trop de temps, peut-être que trente fois, c’est un bon compromis. Bon, à part (la fin, euh non) quelques répétitions et parfois un petit souci de choix entre passé simple et passé composé, les mots s’éclatent là-dedans, entre les échos des frissons, des larmes aux yeux, de l’omniprésence du corps (bras, cuisses, genoux…) et les oppositions constantes entre calme et violence, on est sur le qui-vive tout au long de la lecture, pas le temps de s’endormir, à peine on se cale avec un sourire devant un début de phrase confortable qu’on se prend la fin de la même phrase en pleine gueule. Le pire, c’est qu’on pourrait s’y attendre à force, et non, on continue jusqu’à la fin (…) à se faire avoir.
Bon, quand même, faut pas déconner, je vais pas faire que des éloges, y’a quand même le troisième paragraphe qui est un peu confus, avec cette histoire de l’inconnu de la boulangerie, et aussi, faudra qu’on m’explique comment un sexe enfoncé dans le fin fond d’une gorge peut en même temps occuper tout le champ de vision…
Le parti pris de la deuxième personne du singulier et du passé composé rend le texte encore plus frappant. On pourrait se demander qui parle, mais au lieu de ça, on est plutôt tenté de s’identifier au narrateur, lequel a l’air très proche de la fille puisqu’il connait ses pensées secrètes, ses fantasmes et ses peurs. En plus il la tutoie et lui parle avec un ton presque maternel, du coup le réflexe d’identification nous engage un peu affectivement.

J'adore, à mon avis, celui-là tu peux le rajouter dans le guide pour les nouveaux visiteurs, et le mettre en triple italique.
Tulia


...    le 05/06/2003 à 09:11:01
Ben soit on considère que la nana des queues, elle en a pas vu des masses dans sa vie et donc que ça la terrifie au point de continuer à lui rester collé à la rétine. Soit on considère qu'en réalité c'est le reste du corps du mec qui lui réduit le champ de vision. Soit elle est capable de rouler ses yeux vers l'intérieur de sa tête et ainsi d'observer tout ce qui pénètre dans sa bouche, ce qui pourrait être assez marrant comme particularité génétique.

Pour le reste du texte, perso, j'ai eu plutôt tendance à m'identifier à la fille et non au narrateur qui me fait d'ailleurs l'impression de ne pas être une personne à part entière mais une partie de la fille elle-même.
Sinon c'est clair que c'est bien saisissant, d'autres textes m'ont encore plus tordu les tripes que ça mais c'est le genre de truc qui me met suffisamment mal à l'aise pour que je prenne beaucoup de plaisir à le lire.
    le 05/06/2003 à 10:08:47
Ouais, moi j'avais plutôt pensé qu'il en avait une tellement grosse que ça lui faisait retrousser les babines et les joues jusqu'à ce que ses paupières inférieures rejoignent les supérieures, pis en fait, je crois pas que ce soit très très possible finalement.
Mais il y a forcément une explication métaphysique à tout ça.
Arka Et merde, où qu'il a disparu mon pseudo ?    le 05/06/2003 à 10:09:34
nihil


void    le 05/06/2003 à 10:47:51
Et vous avez pas pensé que ce narrateur qui la connait si bien, dans ses moindres pensées profondes, qui l'insulte dès qu'elle a un pensée pas trop catholique, sa pouvait être sa mère morte ?

Non je dis ça parce que moi ça m'a traversé l'esprit après l'avoir écrit, et je trouve ça plutôt malin comme idée.

Bon sinon la fin, j'espérais avoir fait suffisamment explicite en lui faisant planter ses ongles dans la cicatrice, mais bon, chacun voit midi à sa porte.

Bon le reste c'est du détail sur certains je suis d'accord, sur d'autres non, mais c'est du détail on s'en fout.
Arka     le 05/06/2003 à 10:52:08
Ouais mais nan, d'abord ça peut pas être sa mère sinon elle dirait pas "ta mère", elle dirait "moi".
Enfin, personnellement, je l'ai plus ressenti comme quelqu'un de bienveillant, un ami extérieur qui dit pas grand chose mais qui observe beaucoup, bienveillant mais complètement inactif.
Du détail, ouais, mais à ce moment-là, la prochaine fois aussi tu peux te le coller au cul ton commentaire, au lieu de réclamer !
nihil


void    le 05/06/2003 à 10:59:57
Putain la prochaine fois tu l'écriras ce texte, comme ça tu sauras mieux que moi qui est le narrateur !
Et puis, le détail m'intéresse mais j'ai pas le temps ni l'envie de repartir sur la discussion d'hier soir, c'est tout. Je t'ai déjà répondu donc hop, classé.
Arka     le 05/06/2003 à 11:14:37
Ouais, parfaitement, pis je te ferais remarquer que t'étais pas obligé de répondre là, laisse moi l'occasion de râler un peu tranquille bordel. Bon ça fait pas très longtemps que t'es là, tu connais pas trop bien la maison encore, alors je vais prendre l temps de t'expliquer que sur la gauche de la page d'accueil, le quatrième bouton s'appelle forum !
(ah ouais, je comprends mieux maintenant, c'est jouissif de jouer au chef qui se la pète
#mode grosse conne OFF#)
DARIA     le 05/06/2003 à 19:45:36
Toujours ces rappels à la religion
comme une prière lancinante
cette histoire doit se passer pendant l'inquisition

PS désolée d'être si peu présente des pb info qui seront résolus dans une quinzaine de jours (j'espère)
Clax     le 05/06/2003 à 21:42:04
Perso, je trouve ce texte tres prenant, choquant, ca m'a bien decolle les tripes... mais (il y a toujours un mais..) je trouve que certain mots sont relativements maladroits et certain passage peu comprehensible.
Mais cela reste bien.
Maudite Maud pas crédible    le 05/06/2003 à 22:28:05
ce narrateur c'est nihil-le-sadique ou juste un travelo en mal de castration ?
passeque question anatomie féminine il est maladroit avec certains termes, clax a raison ce type.
cette histoire troue pas le cul mais la chatte, c'est une absurdité non ?
Clax Rectif    le 05/06/2003 à 22:43:09
J'ai dit maladroit avec certains termes, je n'ai aucunment dit lesquels alors commence pas a deformer.
Maudite Maud pffff    le 05/06/2003 à 22:59:03
c'est toi k'est déformé mon pauvre.
tu veux dire qu'il y aurait d'autres maladresses dans ce texte ?
pourquoi tu dis pas lesquelles alors ?
les commentaires de texte ça sert à koi sinon ?
Arka     le 05/06/2003 à 23:21:26
(...ça faisait longtemps...)
Arwen


mouaaaaaaaaa (tm)    le 15/06/2003 à 04:05:51
maud elle avale?

*a des envie de lui faire un cake a la banane parfumé au curare*
Mill


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    le 09/03/2007 à 08:56:27
Très bon texte, très bon style. Nomral. En général, nihil déchire sa race. Ceci étant posé, le "tu" permanent m'emmerde : ça m'a troublé au point de ne pas rentrer totalement dans le texte.

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