LA ZONE -
Résumé : Un article moins noir qu'à l'ordinaire, Clax ressasse les mêmes obsessions, à savoir l'enfermement dans un passé douloureux et une descente angoissante dans les méandres de la solitude.

Nora 5

Le 12/10/2003
par Petitclaxon
[illustration] Mercredi soir : Je rentre d’une soirée donnée par des étudiants de « l’élite » paraît-il.
Ambiance alcoolisée, torride… Tout le monde semble se connaître. Je me sens un peu alone de mon côté.
Dans cette vapeur de folie, je me sens un peu coupée de tous. Ma bulle se referme sur moi même. Quel bonheur ! Cela faisait si longtemps… la musique est forte mais je ne l’entends pas, les gens passent mais je ne les vois pas… L’alcool est là mais je ne suis pas ivre…
Tout le monde et personne à la fois…
Mes amis autour de moi discutent de chose et d’autre. En temps normal, je tends à suivre la conversation quitte à raconter deux ou trois anecdotes dont tout le monde se fiche. Je dis cela sous le coup du spleen. Pardonnez moi…

La soirée bat son plein, tout se mêle et s’entremêle. Je me sens de plus en plus enfermée dans ma bulle. Elle fini même par m’étouffer. Comme c’est bon…
Je ne peux pas rester là, tout ce monde… je ne peux pas rester là.
Je dois partir, cela fait longtemps que j’y songe… mais là, cela devient de plus oppressant.

Un bip, deux bips, puis un troisième… il répond enfin…
« - Oui, c’est moi… je ne peux plus rester ici. Peux-tu me rendre un service ?
-    Oui pas de problème ! Tu arrives quand ?
-    Je ne sais pas…. »

Tout le monde se décide à quitter la fête qui atteint son paroxysme.
Quelques minutes plus tard, j’arrive enfin chez moi… Ce couloir me dégoûte de plus en plus.
Je ne l’ai décidément pas oublié ce foutu couloir.

Je ne peux vraiment pas rester là, il faut que je parte… partir… loin de ce couloir, loin de cette vie…
Mon estomac se noue, je sais très bien que je vais partir… je ne veux plus de ce « comme tous les jours »… va-t-en !
C’est décidé, je pars… quand ? Bientôt… ça c’est sûre !
Ca y est, après de longues hésitations, mon billet d’avion est commandé.
Je suis angoissée, je vais partir. J’ai peur, je ne sais absolument pas ce qui m’attend là-bas…
Une nouvelle expérience ? Peut-être qu’une fois arrivée, je vais vouloir repartir chez moi et retrouver mon quotidien, mon couloir et mes problème que je tends à fuir.

Je ne peux plus retourner en arrière. Les dés sont jetés…
Je ne sais pas pourquoi je suis si angoissée, je sais pourtant que je vais partir….
Ce pays ! ce pays, comme il me manque… tout est si agréable là-bas…
Il n’y a jamais de problème, jamais de d’arrêt sur la vie… tout suit son court. Tout est si agréable…
Comment puis-je vous en convaincre ? Regardez-moi… essayez d’atteindre mon regard qui brille à chaque fois que j’en parle… à chaque fois que j’y pense… à chaque fois qu’il m’appel…

J’ai bien faillit partir mainte et mainte fois pour … pour suivre… pour suivre un homme, pour le suivre dans sa démence, pour ne pas le perdre… ne pas perdre mon seul et unique amour que j’ai pu connaître dans ma courte vie. Mais de toute façon lui est indou plus que jamais et moi je suis latine plus que jamais.


J’ai bien faillit tout quitter pour suivre sa vie… mais là, je pars pour suivre ma vie… ma vie…
Plus d’attaches, plus d’influences, je suis ma vie… je vais enfin vivre pour moi et non pour quelqu’un d’autre… pour moi.
Mais j’ai tout de même peur, mon estomac se noue… mais pourquoi ?
Pourquoi me fais-tu mal ?
Ne t’inquiètes pas… détends toi… écoute moi et fais moi confiance.

Je sais très bien que je ne partirais pas l’esprit tranquille, beaucoup de gens vont me manquer.
Maman se fait beaucoup de soucis pour sa petite fille. Je lui ai pourtant dis de ne pas s’inquiéter, de me faire confiance… Je me doute bien que ce ne doit pas être facile de voir partir sa chaire et son sang comme ça, sans filet, sans sûreté.
Mes amis eux m’envies, ils trouvent que j’ai du courage de partir seule vers l’inconnu.
Je sais très bien que je dois vivre cette expérience seule. Je veux vivre ma vie loin des histoires qui m’étouffent…
Quant à mes sœurs, cela fait bien longtemps que je ne les ai pas vu. Je ne les ai pas vu grandir, et je crois bien que ce cercle vicieux ne pourra être un jour arrêté. La vie le veut ainsi, alors je m’incline. Je n’ai plus la force de me battre.
Mon petit frère lui vie sa vie de son côté et il n’est que plus favorable que je m’éloigne de lui. Mon rôle de mère est fini. Il vole de ses propres ailes et je dois le laisser s’épanouire… j dois le laisser faire ses propres erreurs et arrêter de le couver. C’est un homme maintenant. Un homme…
Papa ? Cela fait bien longtemps que je n’ai pas prononcé ce mot… Je n’ai plus de père depuis si longtemps. Je ne me souviens même pas d’une seule fois où il a pu me dire qu’il était fier de moi ou bien qu’il m’aimait. Il est parti un jour dans sa démence, dans sa propre maladie et s’est confiné dedans.
Papa je suis aussi fière de toi que tu peux l’être de moi, autant dire une absolue nullité.
Même si j’ai encore la chance d’avoir mon père en vie, cela fait bien des mois que je ne l’ai pas vu et qu’il ne me manque pas. Je ne sais même pas pourquoi je vous parle de lui…
Les souvenirs de sa maladies me hantent parfois, j’ai parfois envie de le gifler. Mais tout comme son propre père, je le haie. Je sais très bien que ce n’est pas un bon sentiment que de haïr son propre père. Mais trouvez-vous cela normal de faire du mal à ses propres enfants ? Non, je ne pense pas. Il n’est pas plus mon père que je suis sa fille à présent.

L’heure du départ est de plus en plus imminent et ma gorge se sert, j’ai de plus en plus peur et à la fois j’ai tellement hâte de fuir tous ces gens qui m’ont fait souffrir. De redémarrer tout à zéro. De vivre enfin ma vie, de ne plus vivre à travers les autres, mais simplement à travers moi et pour moi.

Je ne sais pas encore si je vais vous revoir, si je vais pouvoir revenir en arrière…
Je ne sais pas encore…
Je ne vous dit pas adieu mais simplement au revoir… je ne suis pas en accord avec les adieux

Jeudi:Au revoir… mais certainement pas adieu…



= commentaires =

Kirunaa


    le 13/10/2003 à 16:45:14
eh ben quelle famille...
Tulia


...    le 14/10/2003 à 13:01:30
Moi j'aime bien lire les textes de Clax, comme ça je me rends compte que je suis pas la seule à avoir une vie chiante et inintéressante au possible...
Bouc


Shazam    le 15/10/2003 à 01:04:46
Moi jles lis pas les textes de Clax paske en fait j'en ai rien à foutre de sa vie, les tiens non plus Tulia.
Arkanya


    le 15/10/2003 à 02:04:36
Ouais moi pareil, d'ailleurs je lis même pas vos commentaires
Bouc


    le 15/10/2003 à 02:05:33
hein ?
qui me parle??
Tulia


...    le 15/10/2003 à 10:14:37
Et toi Bouc, c'est quand tu nous ponds un article dans lequel tu nous raconterais ta folle et passionnante vie ?

Ouais... en fait non, oublie ce que je viens de dire...
Lapinchien


tw
    le 15/10/2003 à 12:40:22
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! ce soir j'ai r^évé que j'étais Tom Cruise dans Vanilla Sky et que le rêve dans ma tête de cryogénisé ben c'était cette histoire de clax...
Arkanya


    le 15/10/2003 à 14:00:01
ÇA FOUT LES BOULES !!!!!!
Lapinchien


tw
    le 15/10/2003 à 14:03:03
ouais surtout quand je me suis reveillé et que j'ai bien vu que j'etais pas tom cruise

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