LA ZONE -
Résumé : C'est la saison des poèmes torturés à la con, Arwen en recolle un pour rejoindre son premier du genre 'rouge' que j'avais bien aimé. J'y connais rien en poésie, mais celui-là me semble aussi très bon, très sombre et assez violent. Défaut : on comprend pas trop bien le début.

Un ange noir déchu

Le 05/11/2003
par Arwen
Un coeur noyé dans la langueur, la douleur, inhabilable,
Nulle victoire possible, une déroute qui est inevitable.
Quel avenir? Quelque soit la voie que je choisisse,
Le rouge sanguinolent de Nienna ou le bleu d'Amaris

Route de souffrance que je ne saurais parcourir..
Est-ce ca la vie? Des impossibilités de choisir?
Le faire déchoir à moi? Le detruire? C'est le perdre
Venir à lui? M'abandonner à sa vision? C'est me perdre.

Dans mes veines coule la haine pour ces gens la.
Dans ses veines coule la compassion pour ces gens la.
Dès lors, j'erre, âme en souffrance, n'ayant plus
Ni de force ni de désir de faucher des vies,

De répandre le sang pur et d'abreuver ma vie.
J'ai joué et j'ai perdu, je me suis perdue. Envie.
Amour... Quel mot abhorré, quelle infamie
Quelle tendre torture à laquelle j'ai succombé..

Et je doit la savourer la coupe jusqu'a sa lie
Je n'ai nulle soif mais je dois m'y abreuver..
Dans mes veines coule la haine pour ces gens la.
Dans ses veines coule la compassion pour ces gens la.

Et j'enrage d'etre ainsi entravée, martyrisée
A la place de ma victime je suis disposée
Quelle ironie du sort, moi qui suis le bourreau...
A la place de la condamnée, sous le joug d'un héro.

Dans mes veines coule la haine pour ces gens la.
Dans ses veines coule la compassion pour ces gens la.
Dans mes veines coule la haine pour ces gens la.
Dans ses veines coule la compassion pour ces gens la.

= commentaires =

Kirunaa


    le 05/11/2003 à 14:44:22
Il manque la musique...

J'accroche pas trop à la poesie en general, je trouve qu'on comprend jamais rien. Enfin je suppose que dans son genre c'est pas trop mal.
Lapinchien


tw
    le 05/11/2003 à 18:27:17
çà ferait une très belle comédie musicale... Je vois bien sandrine Ferer dans le role de la condamnée à mort et Druker dans le rôle du boureau.. çà ferait un carton

Arwen qui comme a son habitude se fait narateur des soirée privées officielles se montre là fort agréablement poignant et incisif face au gota télévisuel ayant participé de manière anonyme hier à la cérémonie des 7 d'or...

Un grand merci à notre envoyé spécial
Aka


    le 05/11/2003 à 20:28:05
Style sympa mais fond assez incompréhensible pour moi. On est vraiment des gros bourins qui comprennent rien à l'art ici décidément.
nihil


void    le 05/11/2003 à 20:35:03
Ouais c'est ce que qu'étais prévu à la base dans la charte de la zone, le grosbourrinisme, tu crois que t'as subi ton lavage de cerveau et ta reprogrammation mentale à coup de matchs de catch WWF pour des pommes ?
nihil


void    le 05/11/2003 à 20:50:54
ET LA CONDAMNEE ELLE AVALE ?
Dourak Smerdiakov


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    le 06/11/2003 à 03:38:10
Manifestement, la condamnée avale comme à l'abreuvoir :
>Et je doit la savourer la coupe jusqu'a sa lie
>Je n'ai nulle soif mais je dois m'y abreuver..

Un être de ténèbres s'est épris d'un être de lumière. Gouffre infranchissable (tout du moins dans l'esprit du narrateur : ne jamais désespérer de Sa miséricorde) les séparant, donc souffrance. Roméo et Juliette transposés dans un contexte d'heroic fantasy.

Je soupçonne que Juliette s'appelle Frida, qu'elle soit belle comme un soleil, et qu'elle aime Roméo pareil que lui il aime Frida, même qu'ils se disent souvent qu'ils auront une maison, avec des tas de fenêtres, avec presque pas de murs, et qu'ils vivront dedans, et qu'il fera bon y être, et que si c'est pas sûr, c'est quand même peut-être.

Kirunaa


    le 06/11/2003 à 09:26:33
Merde alors, Dourak est un macchabée belge !
Arwen


    le 08/11/2003 à 12:45:10
Arf faute de frappe: "inhabilable" faut lire "Inhabitable"

Bé heu le truc que vous avez pas du comprendre c'est Nienna et Amaris. C'est simple, c'est deux villes - dans la première l'on y vénère les rois-démons et dans l'autre le dieu créateur et bon. ^^
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
katholikos    le 08/11/2003 à 14:50:49
Moi, un Maccabée ?! Les malheureux Juifs doivent toutes leurs tribulations à ces fanatiques ineptes, idolâtres d’un dieu nationaliste dont ils étaient plus jaloux qu’il ne l’était lui-même, extrêmistes dont la folie contient déjà en germe tous les morts orgueilleux et inutiles de Massada. A bas tous les Maccabées ! Vive Antiochos IV ! et vive Antioche, qui vit mûrir la vérité !
Arkanya


    le 28/01/2004 à 10:07:18
Bin ouais, il est facile à comprendre ce poème, pour peu qu'on le lise correctement, avec le ton et tout ! On voit tout de suite que ce sont les gémissements nocturnes d'une prêtresse d'un dieu evil qui aime en secret un paladin !

Mais pour ça faut avoir un minimum de culture générale, et ouais...
Erruer


    le 27/08/2008 à 16:04:51
Moi j'aime bien la poésie et ce poème-là en particulier, son côté classique, voire romantique, voire médiéval. Son thème est joli aussi.
L'idée de se contenter des rimes en fin de vers et d'envoyer balader les pieds est habile car plus souple et moins casse-gueule que la contrainte rimes/pieds.

Ce que j'aime le plus c'est ce qu'on ne comprend pas car c'est poétique : "Le rouge sanguinolent de Nienna ou le bleu d'Amaris".

Et je ferais un petit polissage (beaucoup de "que", "qui" lourdingues, et quelques mots inutiles), plus un saupoudrage d'accents oubliés : la poésie c'est la forme, pas de négligence SVP).

commentaire édité par Erruer le 2008-8-28 0:34:27
Glaüx-le-Chouette


    le 27/08/2008 à 16:14:55
"on ne comprend pas car c'est poétique"

"la poésie c'est la forme"



idiot
Erruer


    le 28/08/2008 à 00:32:24
ah oui tu es vraiment sûr que c'est si idiot que ça ?
tiens, encore une belle phrase : "c'est c'lui qui dit qui y'est"
Glaüx-le-Chouette


    le 28/08/2008 à 00:40:12
Va lire Jaccottet, va lire du haiku, va lire du Labé, ou d'ailleurs va lire n'importe quel poème d'avant le vingtième et ses merdeux, comme toi, qui ont cru que la poésie, c'était juste écrire n'importe comment et faire du flou. Et ensuite, ose me dire que la poésie, c'est quand on comprend pas. Mais pauvre con. C'est exactement aussi comme les petites merdes qui croient qu'en balançant les effets de leur petit boitier à deux balles sur leur gratte à deux balles te en posant les doigts n'importe où, ça va faire un solo. Comme aussi les merdeux dans ton genre qui collent un effet de flou et une postérisation sous photoshop, et qui croient que ça y est, maintenant c'est une photo "artistique".

T'es juste un crétin et un inculte. Va lire, pauvre con. Va lire et après, pense, et après, essaie de construire des définitions, mais lis, idiot.

Commentaire édité par Glaüx-le-Chouette.
Erruer


    le 28/08/2008 à 11:43:40
OK, sors tes gros livres, on va faire dans le genre shadock, c'est des oiseaux aussi, après tout.
La poésie c'est une façon de se servir des mots qui en appelle à leur arrière plan et qui les tord et les cogne pour qu'il éveillent une autre sorte de compréhension que leur contenu conceptuel. La licence poétique, toutes les licences poétiques jouent à ce jeu-là et aussi les métaphores bien réussies comme "rouge" à la place de "cruauté" et "bleu" à la place de "compassion". Et aussi cette façon d'utiliser les mots comme des sons, entourés de respirations, portés par une voix invisible, un chant.
On comprend pas mais on comprend très bien et autre chose aussi en même temps.

Mais comme on a droit à la licence on est tenu à une rigueur de forme car rien ne ressemble plus à une licence qu'une erreur. Par exemple Arwen a-t-il oublié ses accents ou veut-il nous entraînet dans un lieu étranger et lointain où les claviers ne comportent pas de "à" ni d'accent circonflexe?

Et la forme me semble la seule façon de différencier la poésie de la prose, parce que sur le fond elles disent les mêmes choses.Et c'est la forme dans son travail le plus accompli et sa plus grande simplicité qui donne aux haïkus et aux poèmes de Jaccottet cet espèce de silence qui nous emmène là où on pourrait disparaître enfin.


allez, retourne dans ta bibliothèque.
Kwizera


    le 28/08/2008 à 11:51:19
"Par exemple Arwen a-t-il oublié ses accents ou veut-il nous entraînet dans un lieu étranger et lointain où les claviers ne comportent pas de "à" ni d'accent circonflexe?"


en Angleterre ?
Glaüx-le-Chouette


    le 28/08/2008 à 12:44:28
Je réfute, d'une part l'attitude intellectuelle qui est la tienne, dans ton premier message au possible, ici un peu moins parce qu'en étant obligé d'argumenter, t'en es venu à te calmer un peu ; ta façon d'aplatir la poésie d'autre part.

Pour commencer, l'attitude intellectuelle : qui te permet de poser des équations sur "la poésie" ? Qui te permet, idiot (et puisque je parle d'une attitude intellectuelle, je me déferai pas de ces insultes, qui lui vont très bienà ton attitude), de croire pouvoir mettre sur toutes les pratiques poétiques une étiquette, ou une collection d'étiquettes, "la poésie, c'est ceci", "la poésie, c'est cela" ? T'es une sorte de dieu ou de maître absolu de la littérature ? Crétin.
Soit on parle, comme t'as été obligé de le faire, de telle ou telle poésie, de tel ou tel poète, et on dit des choses sensées ; soit on ferme sa gueule. Les définitions, c'est pour les roquets et les bons élèves de première année de fac (et encore).

Pour te le montrer, deuxième point : tu poses comme ça, plouf, que la poésie serait, par définition, "une façon de se servir des mots qui en appelle à leur arrière plan et qui les tord et les cogne pour qu'il éveillent une autre sorte de compréhension que leur contenu conceptuel".
Dans ces conditions, par exemple, tu évacues l'existence même d'un des poètes que j'ai cité, Jaccottet. Je l'aime bien, alors je le garde en exemple. Le but de Jaccottet en poésie, but avoué et pratiqué recueil après recueil, c'est l'exactitude. C'est précisément de ne pas prendre un mot pour ce qui traîne vaguement comme aura autour de lui, mais LE mot juste. Et de virer toute trace d'image ; pour te dire, des allégories, par exemple, chez Jaccottet, y en a une. En tout et pour tout. Et de même pour le reste.
Alors, dans ce cas, on va foutre Jaccottet aux chiottes, parce qu'il correspond pas à la définition de monsieur ? Idiot.

Tout ce que tu dis peut être valable, pour la poésie du vingtième par exemple (edit : et encore ; la mauvaise, à mon goût), ou d'autres ; mais pas pour "la" poésie.

Ensuite, sur la forme chez Jaccottet, là aussi tu sors une connerie fondamentale, mais j'ai pas envie de faire un cours sur Jaccottet et la forme, et personne n'a envie de l'entendre.


Simplement, stupide petit con, évite les définitions ; parce que les mollards dans ta gorge, si t'essaies, tu les éviteras pas.

Commentaire édité par Glaüx-le-Chouette.
Erruer


    le 28/08/2008 à 22:44:57

Mais je suis de très bonne humeur, c'est toi qui t'agaces.

Très bien, oublions les définitions, je n'y crois pas non plus. Reste un mot : "poésie", et donc une occasion de réfléchir. Mais OK, c'est pas l'endroit, je ne recommencerai pas. J'ai lancé ça comme ça, pour voir si ça mordait.

(accessoirement, ça m'amuse de me faire traiter de crétin et d'inculte par un volatile qui s'écrire fièrement "j'ai un cloaque" quand on lui demande son sexe).

commentaire édité par Erruer le 2008-8-28 22:47:9

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