LA ZONE -
Résumé : Encore une déconnade à la lisière entre le surréaliste et le profondément idiot. Illisible comme toujours, on y repère deci de là quelques allusions intéressantes à la Zone...

Devine qui va passer...

Le 23/09/2002
par Etylhic
[illustration] Devine qui va encore passer l’aspirateur ce soir…
"1, 2, 3, Mickey, Donald et moi !" chantait Grégory, le manager de Nicolas le Jardinier, pendant que celui-ci gobait des oeufs de grenouille crus les mains dans le dos. L'ambiance était plutôt bonne, et la bière bien chaude et non-pétillante au café de Maurice ... A la télévision plate à écran liquide, enfin on appelle ça aussi un aquarium, Bubulle le Poisson Rouge gerbait dans son coffre au trésor en plastique qui s'ouvrait sans cesse en faisant des bulles qui venaient éclater à la surface en dégageant des odeurs de vomi sulfureux. En effet, Bubulle avait encore carburé à la poire et à la vodka à l'orange la nuit précédente, avec ses potes "les Chameaux d’élevage zoolandais sans foie ni l’oie", pour fêter l'anniversaire de Martha la Carpe... Bref, l'ambiance était plutôt bonne...

Le café de Maurice, "Au ventrapatte affamé n’a pas d’oreille", était situé dans la petite bourgade de Zone -Ville sur Tanche, un village de blaireaux attardés, entre un champ de pavots et un champ de vannes pas mures. Pourtant, malgré ce calme , il y avait de l'action, surtout le samedi soir à 21h39 pour être vague et imprécis, lorsque Chiraud Sapiens, le chef de la pègre rurale et grand modérateur devant l’éternel, faisait sa tournée des cafés en compagnie de ses deux hommes de mains gauches : Salvatore et Adamo, tout deux fils illégitimes d’un Arménien à l'oreille bleue. Et justement, on était samedi soir sur la Terre, et 21h30 était déjà bien passée... Grégory, Nicolas et Maurice jouaient à la Belote Basque en mâchonnant des tablettes d'Arpic en fibre de polythérystirène, garantis sans sucs digestifs... Quand tout à coup, un étrange personnage, vêtu d'un simple gant, entra dans le café, emportant avec lui des mouchettes de l'extérieur qu'il faudra passer son temps à écraser avec son doigt. L'homme, parce que c'en était un, portait une valise à violon beige à sa gauche, de l'autre côté de sa droite, du côté de son gant, et clignait de l'oeil droit, probablement à cause d'une fellation vite faite par une spécialiste bien infectée du palais... Il s'assit et commanda un Cécémel bien crémeux au lait entier provenant d'un pis crasseux de vache poloniaise puant la bouse.

A 21h40, les portes claquèrent et la nuit tomba soudain comme une vieille dame pleine d'arthrite sur un trottoir cahoteux ; les joueurs de belote levèrent les yeux fixés dans leurs orbites par deux punaises et tout le monde put reconnaître Chiraud Sapiens et ses sbires... "Je suis en retard et je vous emmerde tous ! " hurla-t-il « Burp ! » ajouta t’il à l'assistance médusée et béate et étonnée et incrédule et ébahie et hagarde... En effet, croyant avoir de l'escalope panée comme souper, Chiraud Sapiens avait en fait croqué dans le pied gauche plein de boulettes fromagères de sa femme, lui arrachant une plinthe à l'aide d'un pied de biche, ce qui expliquait son retard injustifiable. Après avoir montré son mot du médecin rédigé par sa mère à Grégory, il grimpa sur son tabouret préféré près du bar, là où il avait bandé pour la première fois avec une sale pute qui sentait fort. Ses sbires, eux, préférèrent jouer au billard comme des gamins salés à l'aide de jambes de bois de pirates pensionnés et gâteux. Aucun des trois Ritals n'avait remarqué l'étranger, blotti dans son coin et buvant son Cécémel à grosses lampées comme un clébard androgyne. Ce fut à cause de Nicolas que tout ce bordel se mit en route. En effet, celui-ci, ivre de liesse, ne put s'empêcher d'émettre un pet sonore et chaud que Chiraud Sapiens reçut dans son oreille avec force et contradiction - éh! qu’est-ce que je fous ici moi ? me voilà perdu dans des putains de textes zarbis et comment je vais faire pour retourner chez moi maintenant merde merde merde ça n’arrive qu’à moi des trucs pareils ah ! ça y est, je vois une lueur au fond ça doit être la sortie vite vite ça y est j’y suis. Rouge d'hypertension, il se leva, claqua des doigts pour réveiller ses acolytes, puis se dirigea vers ce pétomane insolent et irrespectueux...

Au moment où Chiraud Sapiens leva sa chope pleine de soupe aux choux de Bruxelles pour éclater les incisives de ce trou-du-cul de Nicolas, l'étranger se leva sur ses espadrilles et se posta devant le pauvre jardinier qui tremblotait et qui pissait de trouille, mais aussi à cause d'une fente dans la vessie due à un coup de râteau durant le repiquage de poireaux à la cannelle. Chiraud Sapiens fit deux yeux comme des boules de bowling gonflables à la bouche en voyant cette demi-portion le défier de son oeil ventripotent et muqueux. "T'es qui toi, face de mousse à raser les poils des trous d'oreilles ?" lui cracha-t-il au visage, sans remarquer que quelques-uns de ses postillons s'enflammaient en entrant dans l'atmosphère particulièrement surchauffée du violoniste puzzle à cravate abandonnée par derrière de vent. "Je m'appelle Filipandré de la Jarretière-Vomie et je suis un grand violoniste d'un mètre nonante-six qui mange des boîtes à chaussures et qui a eu quelques problèmes pubiens avec la police dans sa banlieue-raclette quand il était puceau" répliqua-t-il, heureux de voir que le nouveau film de Steven Spielberg était une grosse merde qui sentait pas bon... Pendant ce temps, Grégory, Nicolas et Maurice rigolaient en se regardant un dessin animé à la télé (en fait, Vil Coyote venait de se prendre un rocher sur la bite, ce qui la faisait enfler de façon démesurée). A ce moment, Adamo prit la parole et tenta de formuler une phrase de plus de deux syllabes et 46 mots dont quelques-uns assez scientifiques : "Tu sais pas à qui tu parles ? C'est Chiraud Sapiens, le chef de la pègre rurale, celui qui avait des posters d'Al manite dans sa buanderie, celle que l'on surnomme le Chant pignon Chaste à cause de ses délires fessiatiques avec le curé de Caraix, celui qui la tire comme une vieille charue ! Hein oui, chef ?". Pour toute réponse, Maurice s'ouvrit les veines avec son as de pique pendant que Nicolas éventrait Grégory afin de sortir son organe cardiaque encore plein de vie et de sang bien oxygéné, l’offrit sacrificellement à Pétulia, la grande prétresse, avant de se foutre le feu à l'aide de deux jerricanes de kérosène... Tout ça parce que les pub avaient coupé Gros Minet en plein sprint.

Pendant ce temps, Papa bitch racontait des histoires fantastiques à ses dix-huit petits-enfants mort-nés, le Technopape se lavait dans sa baignoire en papier alu, souvenir d’une marmotte qu’il avait aimé, une grenouille sautait sur un autre nénuphar et un jeune arabe pétait une cabine téléphonique pendant qu’un pseudo gothik, répondant au doux nom de Vlad l’empalé, se retournait l’anus à grands coups d’économe.

Lorsque Chiraud Sapiens leva la main pour saluer son beau-frère, Filipandré lui brisa les testicules à l'aide d'une bouilloire en fonte. Salvatore et Adamo se ruèrent alors vers le marchand de glace qui faisait tinter sa clochette rouillée, et Filipandré sortit son pistolet pour le tartiner au filet américain. Quand les deux sous-fifres revinrent, les bras chargés de boules et de cornets de toutes les couleurs, Flilipandré ouvrit sa valise et entama la 7ème symphonie de Wolfgang Bachoven, célèbre pongiste indonésien. Est-ce l'implosion des tympans des deux alcoliques, la clochette du marchand de glace ou encore l'écho du Big-Bang qui résonnait depuis quelques milliard d'années ? Nul ne le savait, toujours est-il que Chiraud Sapiens sortit de son coma light pour allumer la télé car c'était l'heure de la rediffusion d'Histoires Naturelles, justement l'épisode consacré à la chasse à courre du lapin vert des lacs d'Auvergne (un genre de Lapinchat, mais en version canine) filmé en 8 mm sans stabilisateur d'image. Comme c'était assez en désordre chez Maurice, Filipandré décida de tout nettoyer de fond en comble avec du Mr Saint-Marc Propre saveur pin des landes et crottes de teckel des Alpes, tout en écoutant les rires étouffés par son oreille de met l’aumane, mort de rire devant la télé, une canette de bière à la main et une tache de mayonnaise sur son ticheurte sans manches. Après avoir tout nettoyé allô, Filipandré passa l'aspirateur dans le frigo rechargeable et prépara le rôti comme tous les samedis soirs : encore un dîner en amoureux avec son gras de mari, amateur de foot et de films de cul sans décodeur, en agitant une passoire devant les yeux.

Le rôti cuit, ils s'installèrent à table dans un grand bruit de chaises sur le carrelage propre, et mangèrent leurs patates allô en faisant de grands bruits de déglutition. Ensuite, Filipandré passa l'aspirateur et Chiraud Sapiens monta se coucher après lui avoir écrasé le sein du milieu de son gros poignet de mécanicien agricole. Une heure après, après avoir pleuré comme une pucelle de n'avoir pas écouté sa mère qui voyait d'un très mauvais œil ce mariage à l'eau des roses, Filipandré monta lui aussi se coucher... Non sans essayer d'exciter son amant crasseux et sentant l'huile de vie d’ange à pleins poumons, en vain... Depuis l’ablation de son organe vital, Chiraud Sapiens n'était plus le fier petit étalon-aiguille de sa jeunesse.
Entre deux ronflements, Filipandré décida de passer l'aspirateur...

= commentaires =

Glaüx-le-Chouette


    le 03/12/2006 à 00:14:43
putain mais
M. Yo


    le 04/10/2007 à 21:42:43
Pas mieux.
putsch     le 07/10/2007 à 13:50:58
...je vais partir courrir dans un champs de violettes fluorescentes. C'est tout ce que ça m'évoque.
nihil


    le 07/10/2007 à 13:55:21
C'est déjà trop.
Petitponeymagique     le 03/03/2016 à 16:42:43
Pas pire

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