LA ZONE -
Résumé : Au début j'ai cru que Herpès parlait de son gode, mais en fait non. C'est mignon tout plein, un peu érotique, poétique et tout, en gros c'est limite chiant.

Reveil

Le 08/03/2004
par Herpès
Tu t’étends devant moi, belle et claire comme une plaque de verre où viendrait se nicher le reflet des cieux.
Toi seule me connais et sait les caresses qui me font cet effet. Tu es de celles qui s’insinuent dans les moindres recoins et effleurent ma peau de la manière la plus douce qui soit. En ta présence, je me sens libéré des contraintes qui pèsent sur moi et tel un enfant, je retourne dans cette sensation de liberté extrême.
Un léger frisson parcourt ma peau comme un courant électrique. Il est temps. Ne plus réfléchir et se laisser aller à l’appel des sens. Plonger dans cette intimité qui est la mienne mais que je ne connais pas. Se sentir revivre et abandonner toute cette vie construite autour de moi par des gens pour qui je n’existe pas. Il est temps. Se laisser glisser le long de tes flots, s’endormir dans un linceul d’algues. Les oreilles plongées dans les eaux noires, je regarde ce ciel qui s’enfuit sous mes yeux qui découvrent le monde pour la première fois. La peur est bien présente. La mort est telle une ombre tapis sous moi. Tout ça n’a plus d’importance. Le froid m’envahit ; mes mains sont devenues deux étrangères et tels deux fidèles oiseaux blancs, voguent à mes cotés sans jamais s’éloigner. Ma chemise imbibée forme à présent une seconde peau oppressante. Mes bronches envahies par le liquide appellent désespérément ma conscience à l’aide mais aucune réponse. Je suis dans le ventre de ma mère, bien à l’abris de ce monde que je ne connais pas encore. Un besoin vital d’air se fait sentir dans mon thorax. Il est déjà trop tard. Il est temps…


= commentaires =

Dourak Smerdiakov


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    le 08/03/2004 à 21:21:04
J'entends comme une voix. C'est la Fanette ?
Guillaume S.     le 08/03/2004 à 21:27:49
Enter QUEEN.

QUEEN: One woe doth tread upon another's heel,

So fast they follow. Your sister's drowned, Laertes.

LAERTES: Drowned! O, where? [165]

QUEEN: There is a willow grows aslant the brook,

That shows his hoary leaves in the glassy stream,

Therewith fantastic garlands did she make

Of crow-flowers, nettles, daisies, and long purples

That liberal shepherds give a grosser name, [170]

But our cold maids do dead men's fingers call them.

There on the pendant boughs her crownet weeds

Clambering to hang, an envious sliver broke,

When down her weedy trophies and herself

Fell in the weeping brook. Her clothes spread wide, [175]

And mermaid-like awhile they bore her up,

Which time she chanted snatches of old lauds,

As one incapable of her own distress,

Or like a creature native and indued

Unto that element. But long it could not be [180]

Till that her garments, heavy with their drink,

Pulled the poor wretch from her melodious lay

To muddy death.

LAERTES: Alas, then she is drowned?

QUEEN: Drowned, drowned.

LAERTES: Too much of water hast thou, poor Ophelia, [185]

And therefore I forbid my tears; but yet

It is our trick, Nature her custom holds,

Let shame say what it will; when these are gone,

The woman will be out. Adieu, my lord,

I have a speech a' fire that fain would blaze, [190]

But that this folly drowns it.

[Exit.]

KING: Let's follow, Gertrude.

How much I had to do to calm his rage!

Now fear I this will give it start again,

Therefore let's follow.

Exeunt.
Kirunaa


    le 08/03/2004 à 21:35:39
Parit que la noyade c'est la mort la plus douce. A partir du moment ou les poumons sont pleins d'eau, on se rend plus compte qu'on meurt...
Vitriol


Noyade    le 11/03/2004 à 12:15:19

Oui, tous les noyés consultés par tables tournantes sont formels.

En revanche, il semblerait que le bûcher ou tout autre type de mort par auto da fé, aïe aïe aïe, ça fait mal!

V.

P.S. Dourak, faut dire qu'elle était belle comme une perle comme une perle de vodka et toi, t'es quand même vraiment pas beau.

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