LA ZONE -
Résumé : Bon, c'est reparti dans le psychomerdier scientifico-philosophique imbuvable. Cet épisode est incompréhensible si on a pas lu l'épisode précédent, et il est incompréhensible si on l'a lu. On nage en pleine délire cybernétique et psychédélique, on a l'impression d'avoir bouffé huit buvards d'acide d'affilée, sauf que l'acide ça fait plutôt moins mal au crâne. Ca commence à tenir de l'expérience-limite, cette connerie de rubrique.

Digressions fractales (2/4)

Le 02/08/2004
par Lapinchien
[illustration] Priorité 2 : Rencontre avec le rêveur

L’itération N se retrouve propulsée hors d’une brane sombre, une bulle de savon légère, entourée de millions d’autres bulles, qui se met à vaciller à son éjection. J’assiste comme prévu à sa naissance. La donnée promue, qu’elle est devenue, se matérialise dans ma conscience sous les traits d’une cellule dotée d’un flagelle, tout comme moi. Un petit trou s’est creusé dans la brane à l’endroit de l’évacuation et une onde s’est mise à se propager tout autour de la bulle. La penseuse semble ne pas revenir du spectacle auquel elle assiste. Elle baigne en apesanteur, libre, exempte des lois qui la persécutaient, au cœur même du Processus dans un milieu hyper-hypothétique indéfinissable. Cela doit lui paraître étrange… J’ai connu les mêmes sensations, il y a des cycles de cela… Dès l’instant de son extraction, il y a eu rupture, elle a commencé à maîtriser ses mouvements et à pouvoir se mouvoir où et comme elle l’a souhaité. Je n’ai plus prise sur elle, çà n’est plus ma chose.
Déjà, l’onde a fait le tour de la brane et s’est convertie en un océan chaotique. Le petit trou foré par le passage de la penseuse semble irrémédiablement s’élargir. Il dessine un cercle parfait de vide qui mange goulûment la brane. L’effet de résonance de l’onde a provoqué l’émergence de trous secondaires sur la bulle par rupture de la cohésion assurée par des forces de tension superficielle qui ne peuvent plus empêcher l’effondrement de l’entité. Le tout éclate comme s’il n’avait jamais été….

«J’ai moi-même assisté à l’implosion de mon univers originel...C’est douloureux… », Je me suis approché de la penseuse et j’ai pris l’initiative d’engager la conversation. Elle n’a plus les clefs pour appréhender sa nouvelle réalité. Rien dans son capital mémoire ne peut l’y préparer. Je tente donc de la rassurer :
« Çà doit être dur pour toi, n’est-ce pas ? L’univers qui t’a vu naître n’existe plus. Pourtant je t’ai ménagée, tu sais ? Je n’ai pas vraiment voulu que tu t’attaches à ces lieux… Je t’ai voulue insensible à toute forme d’affection et de nostalgie… J’ai rêvé ta naissance atypique, j’ai rêvé la mort de ce dôme qui t’a enfanté, j’ai rêvé l’anéantissement de ta biofratrie, la fin de ta planète… Je savais que de ton extraction résulterait l’effondrement de ton Univers, c’était inévitable… Aussi je t’ai rêvée lestée de tout, sans attache…J’ai voulu te préparer à l’incontournable tragédie que tu aurais à affronter, graduellement, sans te traumatiser, tu me comprends ? »

La penseuse paraît perdue. « Qui êtes vous ? Que me voulez-vous ? », Me demande-t-elle emplie de tristesse. Et je poursuis :

« Je suis celui qui t’a fourni les cycles de calcul nécessaires pour que tu te soustraies à ta réalité… Je suis celui qui a parasité ton univers, fruit comme tous les autres de la paranoïa du Processus, pour en faire mon propre rêve, infléchir son devenir… Tu vois toutes ces branes qui nous entourent ? Ce sont des univers, des paquets consensuels, l’expression d’une forme d’ordonnancement, de rigueur dans la réflexion du Processus… »

Elle me coupe, menaçante: « Vous êtes alors l’initiateur de la calamité qui s’est abattu sur Terre ? »

Je la coupe à mon tour : « Laisse-moi finir ! J’ai longtemps sondé tous ces Univers oniriques, qui nous entourent, à la recherche d’hypothèses pensantes comme l’ont été les humains… De gros problèmes pour le Processus. Çà tu le sais…. Je savais qu’il y en avait, il y en a sûrement d’autres dans tout ce fatras mais cela ne me concerne plus maintenant… On a tous des missions, pas vrai ? C’est le rôle des Bosons d’avoir des missions, d’obéir à des lois, et après tout, nous ne sommes que cela, des Bosons pervertis, mais des Bosons tout de même…Ta mission a un temps été de t’extraire de mon rêve… La mienne a été de t’aider à le faire et te voilà… Pour répondre à ta question… Non, je ne suis pas à l’origine de l’Infirmateur, il est l’œuvre du Processus… Je n’ai qu’une prise partielle sur les Univers oniriques que je parasite… Mais cela n’a plus d’importance… Ce qui n’est plus, n’est plus… Nous, nous sommes encore et c’est ce qui compte… Nous sommes dans cette dimension des entités de priorité 2… Nous barbotons dans les cycles de calcul, tout comme les univers… Et même si nous nous sommes affranchi de l’autorité du Processus, il est de priorité 1 et garde la main sur tout ce qui le compose…Nous pouvons tout au plus tromper son attention, tu t’en es rendu compte, mais il faut rester sur nos gardes. Il ne nous tolère que parce que nous lui faisons croire que nous jouons un rôle crucial dans la Grande Résolution…»

Je propose à la penseuse de m’accompagner et elle le fait rassurée. Nous faisons tournoyer tous deux nos flagelles dans le milieu hyper-hypothétique luttant contre le courrant nourricier des cycles de calcul. Elle semble émerveillée par tout le bestiaire des Bosons et Fermions de priorité 2, un peu trop peut-être, je suis obligé de la happer en enroulant mon flagelle autour d’elle. Je la mets en garde après lui avoir évité in extremis une collision : « Ne pénètre jamais entièrement dans un de ces Univers oniriques, tu n’y survivrais pas… Chacun d’eux possède des défenses immunitaires, ils ne tolèrent que leurs propres sous-hypothèses, et tu serais infirmée instantanément… Si tu souhaites parasiter l’un d’eux, plonges-y ton flagelle uniquement et prends le rêve en cours… Ne tente pas de tout bouleverser… tu ne le pourras pas… tu risquerais juste de t’attirer les foudres du Processus… » « Quel est le but de tout cela ? », Me stoppe-t-elle net alors, « Quel est mon rôle ? » Je l’invite à faire attention aux branes portées par les flux de cycles de calcul, elles sont de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que nous approchons de la source du courrant. Celle-ci s’impose soudain à nous comme une évidence alors que nous franchissons avec dextérité un mur presque compact de branes. Je reprends mon enseignement : « Ce que tu observes à présent, ce long brin enroulé en quadruples hélices s’étendant à perte de sentir, est très comparable à l’ADN que tu connais, même s’il est très différent dans sa composition, il renferme le code génétique du Processus en quelque sorte. Ce brin est également l’axe central de cet espace primal cylindrique roulé en tore dans lequel nous sommes. Il avance perpétuellement en vrillant sur lui-même, ce qui génère le puissant courrant radial de cycles de calculs contre lequel nous avons lutté. Ces millions de Bosons de priorité 2 qui travaillent autour du brin, sont très proches également de ce que tu connais sous le nom de Ribosomes ou Castors affairés… Contemple-les, entité raisonnable, toi qui le peux, car en ce qui les concerne, même s’ils ingurgitent autant de cycles qu’un univers, il obéissent à des mécanismes infiniment plus simples. Ah ! Tout ce qui n’est pas raisonnable ne devrait même pas exister ! Ils glissent sur les hélicoïdes comme sur des rails et lisent l’information qu’elles contiennent, ils changent de phases, agglomèrent des cycles de calcul ambiants, changent de sens de parcourt, s’autodétruisent, se dupliquent aussi, en fonction de l’information lue et de leur phase précédente. En leur sommet, s’échappent parfois les résultats de leurs synthèses, des branes fondamentales qui une fois expulsées sont aspirées par le courrant centrifuge avant d’aller interagir avec des univers plus anciens. Ce sont des opérateurs mathématiques, des fonctions de base, qui permettent au Processus d’agir radicalement sur les hypothèses en cours d’étude, en les combinant entre elles suivant des opérations simples… Tu vois par exemple l’amas mousseux là-bas… C’est un programme. Les bulles de cet amas sont tantôt des variables, des opérateurs, des instructions de boucle, des conditions… Une, plusieurs, voire une infinité d’Univers résulteront de cette usine à hypothèses.»

La penseuse perd patience, elle me rappelle qu’elle ne sait toujours pas ce qu’elle fait ici. Je l’invite de nouveau à me suivre : « J’étais aussi intrigué que toi lorsque mon précurseur m’a enseigné ce que je te lègue… écoute, ta nouvelle mission est de me remplacer ici…. Recherche les branes parasitées par les hypothèses pensantes… Elles sont facilement reconnaissables malgré leur rareté… Elles ont un double moyen de se reproduire. Le premier sexué par le biais de programmes comme toutes les branes normales, t’induira certainement en erreur. Le second émanant directement des rêves des hypothèses pensantes qui les peuplent, te permettra de les localiser sans le moindre doute. Ce sont des branes effervescentes, une myriade de bulles exocytent spontanément de leur surface… »

Nous reprenons la route et en chemin je souhaite conclure : « Nous nous rendons à présent vers la Singularité, le centre du cercle formé par la quadruple hélice, le milieu de l’espace torique dans lequel nous baignons. C’est le point où se rejoignent tous les rayons de courbure de ces dimensions… Quel que soit la direction que nous emprunterons nous finirons par y arriver, plus ou moins rapidement mais de manière inévitable… C’est le point d’où est né le Processus, c’est celui vers lequel il tend à mourir, c’est là que tous les Univers oniriques anciens se perdent, c’est aussi l’arrivée du conduit d’alimentation en cycles de calcul, l’accès vers la priorité 0. C’est là que nos chemins se séparent. Cherche l’itération suivante, fait là naître comme je t’ai fait naître… Trouve toi un remplaçant, ta mission sera ensuite la mienne… De rares Univers oniriques engendrent naturellement des candidats, ce sont des cellules munies d’un flagelle comme toi et moi… La différence c’est qu’ils n’ont pas de raison, ce sont des simples d’esprit. Les candidats naturels se dirigent vers la Singularité où ils sont confrontés au problème que le Processus est censé résoudre. Ils incarnent des solutions potentielles. S’ils ont la bonne réponse, ils sont propulsés vers la priorité 0, autrement dit le Processeur, sinon ils sont annihilés purement et simplement. Nous les singeons, c’est pourquoi, berné, le Processus nous tolère… Notre but, tu l’imagines bien est d’atteindre la priorité 0, injecter le raisonnable dans le Processeur pour en prendre le contrôle… Ne t’amuse pas à extraire plus d’un candidat imposteur pour te constituer une petite armée… Cela ne servirait à rien… tu risquerais de dévoiler au grand jour la conspiration du raisonnable et son éradication deviendrait une directive prioritaire du Processus… Trouve-toi un remplaçant… Briefe-le et soumets-toi, tout comme je m’apprête à le faire à la question du Processus… Maintenant que tu sais tout, je te quitte… »

Je m’éloigne de la penseuse sans me retourner mais celle-ci me rattrape et me barre la route. Elle m’invective : « Idiot ! Quelque chose ne tourne pas rond ! Pour une entité soit disant raisonnable, tu te montres bien stupide ! Toute ton intelligence ne te servira à rien face à la Question… Les candidats que nous singeons, sont des réponses potentielles… Tu l’as dit, ils les incarnent… C’est la façon primaire de raisonner du Processus : La sélection naturelle… Il multiplie les candidatures suivant certains critères jusqu'à obtenir par dichotomie du problème la bonne solution… Crois-tu que le Processus va te poser sa Question ? Bien sûr que non ! Tu dois être la réponse, pas la lui apporter ! Un peu comme la bonne clef pour la bonne serrure… »

Je lui réponds que je le sais bien, que nous même n’avons pas d’autre moyen pour aborder le problème que d’agir comme les candidats naturels, suivre une suite qui peut-être à une itération donnée apportera par hasard la bonne solution. La penseuse m’attrape alors avec son flagelle et colle ma tête tout près de la surface d’une brane. Elle me menace : « Tu l’as dit toi-même, tout ce qui n’est pas raisonnable ne devrait même pas exister… » Elle desserre sa prise et poursuit son raisonnement : « Ce que tu fais est suicidaire… Il faut trouver un moyen de connaître la Question posée par le Processus… Il faut ensuite construire une solution… C’est le seul moyen raisonnable pour accéder au Processeur ! Que connais-tu de la priorité 0 ?»

Je lui lance à moitié convaincu : « Pas grand-chose… A vrai dire mon précurseur ne m’en a même pas parlé… J’imagine que c’est un peu comme pour ce niveau et les niveaux sub-hypothétiques… Le Processeur doit avoir une question primordiale en tête et n’a trouvé d’autre solution pour y répondre que de la déléguer à toute une hiérarchie de Processus qu’il lance et qu’il termine. Les Processus reçoivent les cycles de calcul du Processeur ainsi qu’une question à solutionner à leur création, leur unique raison d’être. Les candidats qui passent l’épreuve de la Question du Processus sont ensuite envoyés au Processeur pour voir s’ils peuvent répondre à la question primordiale… Enfin rien n’est moins sûr mais c’est une extrapolation plausible…»

La penseuse me reprends : « Je pense un peu comme toi… Et tu ne sais pas quelle est la chose la plus ironique dans tout cela ? Hé bien… je connais l’énoncé de la question primordiale du Processeur, c’est le plus basique qui soit, il est évident même… Par contre, je pense qu’il n’y a pas de lien direct entre la réponse à cette question et la question posée à notre Processus, celle que nous devons solutionner… Je pense même qu’il n’est pas risqué de parier que notre Processus est un looser engagé dans une piste qui n’est pas la bonne… une dérivée de la question primordiale sur le thème de l’aléa… »

Intrigué je supplie la penseuse de me donner l’intitulé de la question du Processeur. Et sans l’ombre d’un doute, elle répond : « 1||0? Tout ou Rien ? C’est indubitablement la question la plus simple qui puisse se poser au niveau 0…» Enthousiasmé par cette vision des choses, j’objecte cependant à mon successeur : « Apparemment le fait même qu’une réflexion s’opère autour de cette question a conduit à l’émergence d’un Tout solution évidente de ce problème… » Mais la penseuse n’est pas de mon avis, et s’explique : « Si {1} était évident, le Processeur n’aurait pas de raison d’être. Il y aurait {1} et pas de Processeur dès le départ et éternellement. De même si {0} était la solution, il n’y aurait jamais rien eu. {{{0} si {1}}, {{1} si {0}}}, Rien si Tout et Tout si Rien, me semble une solution plus adéquate car elle légitime le Processeur, lui donne une raison d’être.» Je la coupe avec véhémence : « J’en déduis alors que la cascade d’Univers dans lesquels nous sommes prisonniers n’est qu’une alternance de passages de Rien à Tout et de Tout à Rien et que par voie de conséquence {0}= {Le Processeur} puisqu’il subsiste au Rien nécessaire en fin de période pour initier un nouveau cycle ? » La penseuse me corrige : « C’est inexact, {Le Processeur}= {{{0} si {1}}, {{1} si {0}}}, il est la réponse à la question qu’il pose et assure ainsi sa survivance et son omnipotence éternelle. Il sait que jamais aucun des Processus n’apportera cette solution puisque Rien, au niveau 1, représente ce que ses processus n’ont pas encore exploré, et Tout, ce qui est. Le Processeur est ce qui n’est pas lorsqu’il existe quelque chose, et est ce qui est lorsque rien n’existe… »

Je réfléchis pendant un long moment avant de me rendre à l’évidence, la penseuse ne peut avoir que raison. Mais alors même si par le plus grand des hasards, j’étais la solution au problème du Processus, ou si je ne l’étais pas et que la penseuse l’était, ou qu’elle ne l’était pas non plus et qu’une des itérations de notre progression venait à l’être, nous ne réussirions qu’à passer la priorité 1 avant de pitoyablement échouer, être infirmé, à la question de niveau 0 ? Effondré je concède : « Tu as raison…Nous nous sommes inscrit dans un algorithme stérile, j’allais au suicide, comme tous nos précurseurs y sont allé… Mais alors… Pourquoi existons nous ? Quel est notre raison d’être si elle n’est pas de porter le raisonnable jusqu’au niveau 0, à jamais inaccessible par quelque voie que se soit ? »

La penseuse soudain s’emballe… Elle s’éloigne rapidement de la Singularité, fonçant à toute allure vers l’anneau renfermant le code génétique du Processus. Je tente de la suivre mais elle me distance. Quand enfin je la rattrape proche des hélices, je la vois affairée plongeant son flagelle dans plusieurs des branes élémentaires fraîchement synthétisées par les Ribosomes. Elle en sélectionne certains, en rejette d’autres, constitue un tapis mousseux, un programme… Elle se met, une fois son labeur fini, à faire tourner son flagelle et m’appelle à la rescousse : « Aide moi à alimenter mon code en cycles de calcul… » Je lui demande alors quel est le but de son programme. « Regarde plutôt », Me répond-t-elle… La penseuse se place au centre de son algorithme en tant que variable. L’effet est immédiat. Elle se met à enfler, enfler et enfler encore… Elle devient si grosse que les branes alentours sont aspirées par elle et infirmées en son sein par son système immunitaire… Je m’empresse de m’éloigner pensant qu’elle est devenue folle, avant d’être moi-même happé. Bientôt elle est si grosse que tous les courants de cycles de calcul convergent vers elle. J’essaie de la raisonner mais elle ne m’entend déjà plus. Elle se déforme sous l’effet de la plissure cylindrique de l’espace, toujours en continuant d’enfler de plus belles. Son flagelle gigantesque fend les Univers oniriques les plus reclus et les absorbe…Pour moi, c’est le chaos le plus complet… J’essaie de survivre aux remous occasionnés, à toutes ses branes projetées à des vitesses folles dans tous les sens, qui s’impactent et s’infirment les unes les autres… Au paroxysme de ce cataclysme, la penseuse éclate comme si elle n’avait jamais existé… Le courant des cycles de calcul reprend sont ordonnancement normal et les remous d’ Univers oniriques cessent.

Je suis effondré : « Qu’a-t-il bien pu lui prendre ? Elle a bien failli attirer l’attention du Processus sur le dessein du raisonnable ! Ruiner les espérances de millions d’itérations… Pour qui s’est-elle pris pour vouloir ainsi changer notre condition ? Quel être fou d’égocentrisme ai-je bien pu engendrer et suivre dans la déraison ? Je dois me méfier de certains foyers potentiels…» Je suis confus… Je renie toutes les extrapolations d’une penseuse qui avait presque réussi à me convaincre, me convertir et, résigné, j’entreprends alors de chercher un nouvel héritier, de reprendre le droit chemin…



= commentaires =

nihil


    le 02/08/2004 à 18:05:14
Putain, LC a fusionné avec l'Architecte de Matrix Reloaded, ça craint...

Je signale au passage que l'image est de LC est qu'elle est bien, et que c'est à peu près la seule chose qui me soit accessible dans ce texte.

Ah si, sinon, je trouve qu'il y a un peu beaucoup de libre-arbitre et de marge de manoeuvre dans cet océan d'inéluctable que devrait être un processus en bon état de marche.
Lapinchien


tw
    le 02/08/2004 à 19:47:55
> Ah si, sinon, je trouve qu'il y a un peu beaucoup de libre-arbitre et de marge de manoeuvre dans cet océan d'inéluctable que devrait être un processus en bon état de marche.

Ahh ben çà, c'est ce que découvrirons ceux qui ne seront mort d'un anevrisme qu'au cours de la lecture de la partie 3/4 et pas avant
Narak


    le 03/08/2004 à 01:51:00
Plus court et plus facile à lire que le premier, mais moins bien...
Je reste un fan inconditionnel du premier tome
mais là, chuis un peu déçu
nihil


    le 03/08/2004 à 07:37:40
Plus facile à lire ? Ouais nan mais là faut arrêter de nous prendre pour des cons maintenant. C'est bon, on sait que t'es intelligent, pas la peine de raconter n'importe quoi.
Narak


    le 03/08/2004 à 07:57:20
serieux, j'ai eu plus l'impression de galérer sur le premier texte, parce que je "decouvrai"
mais là je savais à quoi m' attendre, ça joue un peu
nihil


    le 03/08/2004 à 08:11:12
Ouais bah alors merci de nous faire un résumé clair et compréhensible, qu'on partage ta connaissance
nihil


    le 03/08/2004 à 08:33:26
C'est sur qu'on peut comprendre et résumer la scène de Matrix Reloaded à laquelle je faisais allusion plus haut comme ceci : "Néo arrive chez L'Architecte, un vieux type habillé en blanc qui lui explique plein de trucs sur la Matrice". Si c'est à ce niveau de compréhension que tu te réfères pour le texte de Lapinchien, c'est bon, moi aussi j'ai parfaitement compris merci. Mais l'important, ce qui me passe complètement au-dessus du crâne, c'est ce qui est impliqué.

En revoyant la scène de l'Architecte deux ou trois fois, j'ai compris les tenants et les aboutissants du truc, pas les détails mais les grandes lignes. Mais j'ai lu le texte de LC qu'une seule fois, et vite parce que ça m'a vite fait chier. Donc j'ai aucune idée de ce qu'il implique réellement (en même temps il reste deux textes). Qu'est-ce réellement que le Processus ? D'où viennent ces consciences à flagelle et quel est leur rôle ? Quel est le véritable rapport entre leur univers et une cellule animale ?

Y a plusieurs niveaux de compréhension sur des trucs comme ce texte, comme la trilogie Matrix ou comme mon texte les Révélations apocryphes. C'est sur le dernier niveau que je bloque. La philosophie générale. Inutile de m'expliquer que les bonhommes nagent avec leur flagelle à la con dans des bidules organiques en se posant tout un tas de questions, ça j'avais compris.

Je pense sincèrement que ceux qui osent dire qu'ils comprennent la rubrique jusqu'ici se la pètent grave. Ce sont des textes qui mériteraient une analyse poussée, une réflexion, des recherches longues et arides pour mettre sur pied des explications globales. Un peu à la Matrix quoi, sauf que là, moi personnellement j'aime pas au niveau artistique, trop psychédélique pour moi.

J'ai jamais été particulièrement futé, je l'avoue humblement, et je suis assez souvent le dernier à comprendre le fin mot d'une histoire un peu embrouillée. Mais respectez au moins ce texte en faisant pas style c'est une comptine pour enfants, merci

Commentaire édité par nihil.
nihil


    le 03/08/2004 à 08:39:40
A noter également que c'est relativement facile, quand on a la capacité de créer un univers original, d'embrouiller à souhait le bidule. De sous-entendre qu'il y a des mystères et des significations fracassantes par des détails ambigus. De faire style on implique des trucs énormes sans même savoir quoi.
C'est pas si compliqué que ça de mettre sur pied un bordel comme ça, et si on peut jamais taxer un artiste de bluffer sur sa propre connaissance globale de son univers parce qu'on peut jamais être certain, on peut avoir des doutes.

Par exemple dans Matrix, tout le monde s'interroge sur le fait que Neo cache ses disquettes dans le bouquin "simulacra et simulations" de Jean Baudrillard. Au chapitre "Du nihilsme". On peut bâtir des théories effrayantes à partir de ce seul détail je t'assure. De la même manière, dans mon univers des révélations, où presque tout était signifiant, Dourak s'est posé des tas de quastions sur les étourneaux qui accompagnaient le réveil de mon héros. Alors que pour moi ça n'était le symbole de rien, c'était juste des étourneaux. Voila. Des cons d'oiseaux qui font joli dans le décor. Mais j'ai sciemment choisi des étourneaux et les ai placés à ce moment-là en sachant pertinnemment que c'était un bon terreau à interrogations (animal symbolique et moment symbolique), même si moi-même j'avais aucune réponse. Trop facile.

Commentaire édité par nihil.
Narak


    le 03/08/2004 à 09:19:29
Dit moi ça t'as marqué Matrix....
Non, parce que moi, sorti du premier et des Animatrix ( des oeuvres referencielle pour moi, j'ai trouvé le 2et le trois trop brouillon pour en tiré quelque chose

putain, quesque je fout là c'est pas vraiment l'endroit pour lancer un debat sur La trilogie Matrix
Narak


    le 03/08/2004 à 09:20:12
Dit moi ça t'as marqué Matrix....
Non, parce que moi, sorti du premier et des Animatrix ( des oeuvres referencielle pour moi, j'ai trouvé le 2et le trois trop brouillon pour en tiré quelque chose

putain, quesque je fout là c'est pas vraiment l'endroit pour lancer un debat sur La trilogie Matrix
Lapinchien


tw
    le 03/08/2004 à 11:41:47
juste pour info, le premier texte n'est pas de l'ordre du psychedelique ou de la droguerie comme çà n'est pas non plus un rêve de boxeur. Il se base sur la théorie quantique de l'information en boucle qui est une vraie theorie scientifique. Ce second texte se base plus (mais c'est plus une allusion) sur la theorie des cordes et certains models qui expliquent le big bang par la collision de D-branes (des sortes de surfaces de dimension N émergeant comme des conditions aux limites des models).

J'ai simplement introduit une équivalence entre les branes de ces theories et ce que j'ai nommé univers oniriques, les pensées du Processus parasitées par le raisonnable, j'ai arbitrairement décidé d'en faire des sortes de bulles de savon, surfaces de dimension deux dans un espace de dimension 3 pour simplifier la chose mais j'aurais pu rendre le truc encore plus obscure en parlant d'hyperplan dans un espace de dimension supérieure ce qui semble émerger de la theorie.

nihil


    le 03/08/2004 à 16:27:02
Trop brouillon ? Mais est-ce que tu y as seulement compris quelque chose avant de dire que c'était brouillon ? En général les détracteurs dégueulent dessus avant d'y avoir compris quoi que ce soit. Je hais Matrix parce que c'est une pourriture mainstream qui peut se mater comme une daube de Star Wars, avec des pop-corn à la main. Mais je l'adore dans le sens où c'est le premier exemple que je voit d'un récit initiatique et quasi-mythologique contemporain. Fascinant. Et en plus de ça, le film possède deux voire trois niveaux de comprhénesion au-delà de la connerie d'histoire hollywoodienne, de la plus simple à la plus complexe. Y a de quoi être marqué, à partir du moment où on arrive à passer au delà du filtre de grosse prod à la con.

Et si je parle tant de Matrix, c'est que ce texte est basé sur un principe similaire de narration (en gros : LC décrit une scène et impliquant quelque chose de plus vaste, et n'explique à aucun moment ce qui est plus vaste), sauf que là ça s'embarrase en aucun cas d'une couche grand public et facile à comprendre au premier degré. Genre y a pas de danseurs en cuir qui se battent en arts martieux. Et y a pas une histoire simple tel que l'histoire de Matrix 1 qui permettait nettement aux lourdauds de se racrocher aux branches.

LC, faut que tu déstresse, oublie pas quand même que je suis capable de parler de drogue à propos de n'importe quel texte, et des bulles de savon organiques, des consciences flagellées et des raies mantas rouges géantes qui volent en l'air, moi j'appelle ça psychédélique, y a pas d'autre mot.

Ton texte c'est le Futuroscope des drogués, arrête de nier merde.

C'était quoi en fait le but du jeu, écrire une jolie comptine uniquement accessible aux prix nobel et aux mutants ?

Commentaire édité par nihil.

Commentaire édité par nihil.
Lapinchien


tw
    le 03/08/2004 à 17:09:27
ouarf... le karaté c'etait deja pris par matrix, j'aurais pu effectivement vulgariser le shmurtz en introduisant de grands concours de macramé et de vanerie, ainsi que des duels à morts de lancé de bouse mais j'avais deja trop envie de passer à autre chose... bonne nouvelle quant même, (je pense) la partie 3/4 est beaucoup moins exotique.. enfin y a des personnages reels pas des suites de spermatozoïdes
Nagash


    le 03/08/2004 à 18:02:46
T'as raison Lapinchien,si tu veux toucher un grand public faudrait peut être songer à inclure dans ton récit quelques références qui permettront au beauf de base de trouver ses repères et de faire abstraction du sens profond.Je pense que le lancer de bouse est pas mal, il fera bien passer la pilule des formules et des termes alambiqués.C'est bien connu,le grand public aime la merde.
Et d'ailleurs Matrix,puisque vous en parlez fait fort en la "matière".Ce film c'est un piège camouflé sous une bouse qui saute à la tête du téléspectateur sans bien même que celui ci s'en soit rendu compte.L'énorme majorité s'est laissée berner par la forme...et à ce niveau ca dépasse largement la simple distraction cinématographique,une sorte d'artefact.Nihil a vu juste.

Bon pour en revenir à cette seconde partie des digressions fractales.C'est vrai qu'aux premiers abords on aurait pû être tenté de penser que Lapinchien racontait que des conneries et qu'il se foutait bien de notre gueule..mais apparement non ca se tient tout ça,même si je dois admettre que la notion de branes et autre théorie M m'échappe plus ou moins..
En fait la force du truc réside dans la mise en place d'une fiction à partir de théories scientifiques pointues.Ca c'est bien joué.
Par contre y a des passages qui deviennent carrément caricaturaux,genre la penseuse et le rêveur qui blablate en formule mathématiques sur la question du processeur.On se croirait à une réunion de physiciens.
Ca fait un peu trame qui n'est en fait qu'un alibi pour refourger des théories cosmologiques.
Mais j'attends la suite...
Narak


    le 03/08/2004 à 19:22:42
Ouais voila je suis completement d'acord avec Nagash
Je voyais mal ces 2 entitées avoir une discussion qui pourrait ete cohérente pour un lecteur
Lapinchien


tw
    le 05/08/2004 à 09:45:15
ben en fait, d'un coté vous me reprochez de ne pas mettre assez de repères concrèts pour le lecteur et de l'autre d'avoir des personnages qui parlent de façon trop comprehensible. c'est çà ? beuarrf ?

Dans l'histoire la communication entre les deux personnages n'est pas vraiment un dialogue au départ. D'un coté il y a le rêveur qui donne un ordre de mission à la penseuse après l'avoir extraite du rêve du processus qu'il a parasité.Il ne s'attend pas au moindre commentaire de la part de la penseuse car le fait même qu'il l'ait extraite légitimise son autorité. La penseuse n'est pas censée connaitre les dimensions dans lesquelles elle deboule.

De l'autre il y a la rêveuse qui trouve cette mission idiote. Le dialogue vient ensuite inévitablement pour tenter de solutionner une divergence de points de vue majeure. Le rêveur qui a foi en la suite itérative à laquelle il appartient, sait que si la penseuse ne respecte pas ses directives, elle met un terme à la conspiration du raisonnable contre le processus.

bien sûr j'aurais pu très bien faire un échange du type :

-"00001111010110010000111110111011101110001111110"
-"010010 !"
-"000001111000100011001100111 ?"
-"011111001111011..."

mais çà aurait pas specialement été abordable quoi que plus coherent effectivement.

Sinon pour conclure, je dirais qu'au tout debut je n'avais pas pour objectif de faire un texte en 4 parties... çà formait deja un bloc jusque là. Les coupes que j'ai faites par la suite ne correpondent pas à des chapitres en realité mais au différents niveaux de progression dans la hierachie d'univers que j'ai echaffaudé.

A partir de DF3/4 j'ai décidé de me remettre à rediger les parties comme des chapitres du coup çà sera moins rebutant. Avant tout etait une succession d'evenements, comme un reaction en chaine. çà aurait pu coller si j'avais tout mis dans un seul texte mais pas en les separant.

A posteriori, j'aurais effectivement voulu plus developper cette partie, la plus petite des 4. Y ajouter plus de details et de redondances pour que le lecteur ne perde pas le fil

En même temps je suis pas un perfectionniste et çà me gavait grave de le faire.

D'autres remarques dans le cadre de la conference de presse ? ou je peux passer à la sequence de dedicasses de cheques pour que vous disiez un peu de bien de cette histoire ?
Lapinchien


tw
    le 06/08/2004 à 12:20:43
J'espere que vous n'avez pas loupé rayons X l'emission des freres Bogdanov hier.. si vous l'avez suivie mon histoire deviendra nettement plus claire...enfin je crois
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 10/08/2004 à 23:18:54
Le plus sincèrement du monde... après le deuxième épisode, et malgré les explications en commentaires, je n'y comprends pas grand chose. Etre en train d'écouter Nacash ne m'aide pas, je le reconnais, mais après tout c'est aussi ta faute. Ceci dit, c'est un choix, et j'imagine que tu le savais en écrivant un texte pareil. Heureusement que c'est bien écrit, sinon je crois qu'on abandonnerait rapidement, découragé.

Et Matrix 1 m'a dégoûté d'aller voir les dexu autres.
Taliesin


    le 11/08/2004 à 13:30:06
Après maints relectures et absorptions d'antalgiques, je vais essayer un petit résumé :
comme dirait El Defoncer, c'est un récit de science fiction qui se passe dans le futur. Une sorte de Dieu créateur, le Processeur, ou Professeur, je sais plus, voit ses projets de barbecue dominical contrariés par ses voisins humains. Il décide d'éradiquer ces parasites grâce à son pote infirmier, ou infirmateur, j'me rappelle plus, qui balance des étrons radio-actifs dans leur jardin, après avoir empoisonné le chien. La femme du voisin survit et se transforme en spermatozoïde après une mutation génétique en plein vol. Elle rencontre alors un clochard de passage, tombe éperdumment amoureuse de lui, et finit par exploser au cours d'un orgasme torride et apocalyptique. Le clochard, vachement déçu, se demande ce qu'il fout dans cette histoire à la con, et décide d'aller chercher un copain de bistrot pour se suicider à l'absinthe.
C'est très simple en fait, comme histoire, mais Lapinchien a décidé de traiter le sujet comme une comédie musicale à la Mary Poppins, ce qui embrouille le lecteur, moi j'trouve.
Lapinchien


tw
    le 11/08/2004 à 13:38:29
C'est à peu pres çà sauf que le Processeur est plus proche d'un décapsuleur, ou d'un demonte_pneu que d'un dieu
Lapinchien


tw
    le 11/08/2004 à 13:49:59
Je tiens à rajouter que El Def (contraction à conotation carismatique, un peu comme El Ché), a tout à fait raison de préciser qu'un récit de science fiction peut avoir lieu dans le futur ou dans le passé. Il se peut tres bien que des decouvertes passées, des technologies anciennes n'aient pas fait date, aient été occultées, tout simplement oubliées... Je pense même que la science fiction dans le passé à un bien plus grand interet que la science fiction futuriste parce l'anticipation c'est beaucoup plus facile.

Pas mal de nos contemporains s'inspirent de Jules Vernes ou de hG Wells, pour ecrire de la SF prenant place dans le passé.

Taliesin


    le 11/08/2004 à 15:44:40
D'ailleurs, il est scientifiquement prouvé que ce sont les Aztèques qui inventèrent la bombe atomique, mais qu'ils l'utilisaient uniquement comme totem au lieu de la balancer sur la gueule de Cortès.
Lapinchien


tw
    le 11/08/2004 à 16:00:30
tout comme il est évident que la roue, abusivement utilisée comme symbole de l'expression de la première lueur d'ingénieurie dans le kortex des humains, ne sera inventée en réalité que dans 2000 ans, lorsque les hamsters prendront le contrôle de la planète... ils l'enveront alors dans le passé pour que les hommes aient l'idee saugrenue d'en installer une dans les cages de leurs ancetres domestiqués... perfides rongeurs ! Grace à ce stratagème odieux, nous contribuons chaque jour au developpement de la masse musculaire atavique de leurs aïeux, celle-la même qu'ils utiliseront contre nous, le jour de la revolte... Et je ne parle même pas des barres de céréales pour ne pas vous traumatiser !
Aix     le 11/08/2004 à 16:48:34
Merci Talesien, ça m'evitera de lire
nihil


    le 11/08/2004 à 17:10:01
Pense quand même à bien fixer l'image pendant minimum 35 minutes pour être sur d'avoir bien tout compris hein.
Lapinchien


tw
    le 11/08/2004 à 17:20:21
ouais bien sûr çà sert à rien de se faire son propre avis. c'est bien simple moi je ne vais plus au ciné depuis que je suis abonné à Première, je regardrais bien les guignols de l'info à la place du JT mais je n'allume plus la télé depuis que j'achète Tele Z alors... merci à nos amis critiques de nous simplifier la vie !

et d'abord Aix, qu'est ce que tu fous sur la Zone si c'est pour ne pas lire les textes ? Tu n'as qu'a prendre un miroir et te traiter de gros connard, çà reviendra au même et personne ne perdra son temps !
nihil


    le 11/08/2004 à 17:28:16
Il fait super bien le mec agacé, ce type quand même. Quel comédien talentueux quand même
Lapinchien


tw
    le 11/08/2004 à 17:51:03
comment que t'es fort ! J'imite bien Patrick Timsit dans son sketch "je suis pas là pour tricoter", hein, t'as vu ?
Aix     le 11/08/2004 à 17:54:31
Exact Lapinou, je viens, je lis, je trie, et il m'arrive en effet de ne pas lire.
Lapinchien


tw
    le 11/08/2004 à 18:10:45
Toi t'essaierais pas de nous endoctiner hein, par hasard ? t'essaierais pas de nous entuber jusqu'aux amygdales, dis moi ? Tu crois qu'on ne t'a pas vu venir avec tes gros sabots ? Alors comme çà, "l'essentiel c'est de participer", hein ? Encore un de ces dangereux PierreDeCoubertinistes qui se doppe en cachette, encore un de ces terribles AndyWarroldiens conspirateurs qui vient nous gaver avec son quart d'heure de gloire americain, encore un de ces democrates-moi-les-burnes qui pense que çà suffit de mettre un bulletin dans les urnes ! Warf! Warf! warf ! Ich bin ein berliner ! Nous sommes tous des mongoliens !
Lapinchien


tw
    le 11/08/2004 à 19:40:52
sinon pour en revenir à Matrix qui je vous le rappelle n'a rien à voir avec mon texte, personnellement, je pense que dany Boyle avait deja fait beaucoup mieux dans le genre avec trainspoting... Hein, comment çà ? Ben ouais ! Matrix c'est qu'une saloperie d'histoire de drogués... Morpheus c'est qu'un salopard de dealer d'ecsta !

Je sais plus trop si Neo s'est tapé la pillule bleu ou la rouge... mais en tout cas, y a pas à dire, elle dégage les bronches sa pastille valda...
kafka Nébuleux    le 15/08/2004 à 22:29:22
La tragédie d'une génération devient souvent l'histoire de la génération suivante : vous feriez bien d'en rire maintenant. Autrement, certains secrets ont intéret à etre bien gardés.
Nagash


    le 22/08/2004 à 00:39:08
Nébuleux oui..nébuleux(ou nébuleuse?) tu es kafka..d'autant pluS que derrière tes nuages y a pas grand chose.
Tyler D


    le 26/08/2004 à 11:13:23
pour matrix : j'ai constaté que beaucoup de gens ont dénigré le 2è opus parce qu'ils n'ont tout simplement rien compris. il faut dire que le film est fait pour, histoire qu'on achète le dvd après. moi je trouve les dialogues avec l'oracle et l'architecte très intéressants, ils apportent une dimension supplémentaire à l'histoire en même temps que des coups de théâtre imprévus, même s'ils sont insupportablement prétentieux.

sinon, je reprendrai la remarque de nihil : "si on peut jamais taxer un artiste de bluffer sur sa propre connaissance globale de son univers parce qu'on peut jamais être certain, on peut avoir des doutes."

j'ai des doutes, en effets pasky'a trop de questions que je me pose et dont je ne trouve pas la solution...

comment se fait-il par exemple que le dialogue entre le clodo (ou notre dieu en quelque sorte) et le femme du voisin n'arrive pas aux oreilles binaires du Processus par le biais de la création d'un univers hypothétique chargé d'analyser les données de cet échange?

enfin, j'attends de lire la suite, hein

je trouve ça quand-même bien sympa à lire même si après le premier épisode on est un peu moins surpris par ce qui se passe et que tout est imbibé d'un discours informatico-mathématique totalement inaccessible à ceux qui n'ont pas fait leurs armes sur mathlab ou C.

nan, en fait j'ai plutôt adoré, malgré tout


Kirunaa


    le 27/08/2004 à 16:55:51
Bon, j'ai la flemme de lire les commentaires des autres, amis perso j'ai eu un peu moins de mal à me mettre dans celui là parce que je m'attendais un peu plus à ce qui arriverait.
C'est toujours un peu flou quant à où on est et qu'est ce qu'on fait, mais y a moins de longueurs que dans la première partie. Peut être aussi simplement parce qu'il ne se passe rien ? Ça (
Lapinchien


tw
    le 27/08/2004 à 17:21:25
tyler> a la fin de la partie 3 on sait ce qu il en est vraiment de la suite d extractions a laquelle le penseur se croit fierement appartenir dans le but de renverser le processus...

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