LA ZONE -
Résumé : Est-ce le manque d'inspiration ? Tout le monde nous raconte sa vie sur la Zone : ici, Gwen, Amanite et Noursi au festival des Vieilles Charrues. Gwen en profite à son habitude pour pousser une gueulante contre tout et tout le monde.

La 7e compagnie

Le 02/08/2002
par Gwen
Article fourre-tout, récit de voyage avec un zest de dénonciation et déballage de la vie intime des zonards en goguette.
Il est des pélerinages annuels inévitables. Le week-end du festival des Vieilles Charrues en est un. Depuis plus ou moins longtemps selon les cas, Amanite, Noursi et moi y participont (on rajoutera aussi BaN et Steph West). D’année en année, l’organisation logistique se peaufine, on pose de plus en plus de jours de congés, avant et après. Normalement, au rythme où vont les choses, nous serons aux abonnés absents durant tout l’été d’ici la 15ème édition (c’était la 11ème).

Cette année encore donc, la 206 remplie à ras bord (faudrait que je regarde quand même le poids maximum qu’elle est censée supporter), un planning en béton étudié à huit yeux (les deux yeux restant appartenant à un non zonard), l’équipée sauvage a pris la direction de l’Ouest.
Quelques heures après, la galère habituelle commençait. On peut noter que d’année en année le montage de la tente devient moins laborieux.
Ce qui tient peut-être au fait que, pour cette fois, nous l’avons monté à 14h en plein soleil contrairement à l’édition précédente, au clair de lune à 4h du mat’ avec une lampe torche…
Enfin, je dis " nous " mais j’en ai pas foutu une.

C’est chiant ce que j’écris… Je vais être obligée de passer à l’intéressant, si tant est qu’il y est quelque chose d’intéressant à dire. Mais en même temps, j’aime bien vous faire languir (oui, je sais y a plus personne qui lit mis à part Noursi et Ama qui veulent savoir ce que je vais bien pouvoir raconter).

Bon, alors la partie dénonciation. Pour une fois, je vais être vulgaire dans l’un de mes articles, une fois n’est pas coutume :
J’emmerde les festivaliers sortis d’on ne sait où qui réclamaient à corps et à cri de la musique électro et de la techno.
J’emmerde ces mêmes festivaliers qui viennent en Bretagne dans un Festival breton et qui ne veulent pas d’artistes celtes.
J’emmerde le connard qui, à 5h du mat’ vendredi, a beuglé dans le camping " Putain de nationaliste, dégage ce drapeau breton ou je le brûle ". On notera qu’aucun de mes trois compères ne m’a retenue quand je suis sortie de la tente comme une furie… bon c’était trop tard, le mec s’était déjà planqué, mais ils s’en foutaient royal d’avoir sa mort sur leur conscience. Même pas eu le temps de lui expliquer le sens exact de la notion nationaliste par opposition à celles de régionaliste et d’indépendantiste.
J’emmerde les petits cons de 15/16 ans qui se déplaçaient en meute, en courant partout, en hurlant pour affirmer leur indépendance.
J’emmerde leurs parents qui leur ont donné la permission de venir faire chier les festivaliers habituels pour s’en débarrasser pendant un week-end. C’est pas parce que c’est le week-end de première biture à la 16 et de première fumette qu’on peut s’arroger le droit de polluer mon espace vital.
J’emmerde tous les abrutis qui ne peuvent s’empêcher de te rentrer dedans, même lorsqu’ils sont clean . C’est pas possible, doit exister une loi physique sur l’attraction des corps.
J’emmerde les pétasses et autres tirées à quatre épingles qui viennent faire leur mijaurée dans un festival où on se doit d’être en doc’, treillis, vieux T-shirt informe.
Et en même temps, petit foutage de gueule des pseudo fans de The Cure habillés en goth’…

Bon… passons au plat de résistance.
Par dessus tout, j’emmerde les organisateurs qui cédent au chant des sirènes Pognon et Bénéfice, qui crachent sur l’esprit de Carhaix, qui remisent les artistes celtes au fin fond du festival sous un chapiteau de cirque, en lui donnant l’appelation de " Cabaret Breton ".
Bienvenue au zoo, venez admirer les autochtones.
J’emmerde ces mêmes organisateurs qui en collant une troisième scène ouverte à l’électro et à la techno bien commerciales nous ont empêché de profiter des concerts plus intimistes qui se passaient sur les deux scènes principales. Honte à eux de ne pas avoir respecté et les artistes et les festivaliers qui aiment s’allonger tranquillement dans l’herbe, à l’écart de la foule des " pétasses et autres tirées à quatre épingles " et des " petits cons de 15/16 ans " en transe, histoire d’avoir un peu d’air pour respirer et d’un peu d’espace pour rouler.
Tiens à ce sujet, j’emmerde tous les bien-pensant qui regardaient les rouleurs de travers.
J’emmerde aussi tous les abrutis qui viennent polluer le forum officiel pour casser du sucre sur le dos des artistes, sous couvert que EUX ne les connaissent pas.
J’emmerde, tant qu’on y est, tous les gorets qui s’étaient donné rendez-vous pour une convention nationale à Carhaix. Y a un filon pour se faire de l’oseille en sortant des petits précis du bon usage des toilettes publiques et du bon usage d’un sac poubelle.

Ceci étant dit, un merci ne m’écorchera pas la gueule. Donc merci aux artistes, en particulier Cheb Mami, les Rita Mitsouko, Louis Chedid accompagné de Matthieu, Miossec, Asian Dub Foundation, Yann Tiersen, De Palmas, Iggy Pop, Dyonisos, Dominique A et Sanseverino. Eux n’ont pas pris la grosse tête, contrairement aux organisateurs, et continuent à faire du spectacle pour filer du plaisir aux festivaliers. Dommage qu’on n’ait pas pu tout
entendre…
Pensée émue pour la cervoise…

Côté déballage de la vie intime, bah en fait pas grand chose. On confirme le surnom d’Amanite, qui ne s’est pas lassée de faire honneur aux plats régionaux et autres spécialités culinaires proposées.
La surprise vient de Noursi. Non content de traquer les barbies sur le net, il affiche aussi un net penchant pour une drôle de pratique perverse : talquer les fesses de son petit voisin de chambrée une fois la nuit tombée. Ce qui n’a pas eu l’heur de déplaire à l’intéressé qui en reparle avec émotion…
La fatigue aidant, tous deux se sont ligués contre moi pour m’empêcher de boire mon Danao, sous prétexte que la texture ainsi que la couleur de cette boisson rappelaient étrangement un autre liquide, non commercialisé (enfin pas à ma connaissance et en tout cas pas dans les grandes surfaces ni sur les aires d’autoroute). Donc pour répondre à la question implicitement posée : non je n’avale pas, sauf le Danao.

Bon en fait, j’avais rien à raconter, je m’en rends compte arrivée à la fin de l’article. Donc je retourne à ma déprime post-séjour agréable en mes terres et je m’en vais de ce
pas agrafer la stagiaire à la première poutre qui me tombera sous la main.

Kenavo.

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