LA ZONE -
Résumé : Un exposé des avancées scientifiques de nos jours à l'époque à laquelle se déroule la série d'articles.

De chronocratia 2

Le 03/06/2002
par Lapinchien
[illustration] A la fin du 21eme siècle nous avons assisté à la relève technologique, la faillite de l'électronique à bout de souffle, terrassée par les nouvelles applications de génie génétique. Les désirs des consommateurs, des entrepreneurs, des investisseurs, et des chercheurs de plus en plus pointus avaient lentement fait sauté toutes les barrières éthiques et morales.
Il fallait les assouvir, réaliser ce que l'électronique ne permettait plus. Elle était déja bien loin cette vision métalique du futur remplie de robots asservis et de gigantesques vaisseaux intersidéraux : les tissus biologiques, la chair étaient devenus les matériaux du présent.
Au début les applications transgéniques, ne couvrirent que des besoins médicaux et agroalimentaires. Très vite de puissants groupes internationnaux infiltrèrent et conquirent les anciens secteurs industriels. La stratégie était toujours la même. Ils proposaient une technologie génétique radicalement plus rentable que les anciens outils, puis absorbaient tous ceux qu'ils fournissaient par étouffement.

Une des premières expressions flagrante de cette stratégie impérialiste fut l'apparition des graines terminator dans le domaine de l'agriculture. Il s'agissait de graines qui généraient des organismes stériles et ce pour, officellement, ne pas créer de nouvelles espèces qui pouraient nuire à l'équilibre biologique en se propageant. Officieusement, l'indépendance économique des agriculteurs qui autrefois produisaient leurs propres semances d'une année sur l'autre était convoitée. Ce fut leur premier succès.
Il y en eut de nombreux autres.

A coup de brevets sur des techniques inspirées de l'observation de certains mécanismes naturels, ces entreprises s'acaparèrent des pans entiers de science bien à l'abrit de leur détracteurs condamnés à spéculer sur un savoir qui leur était interdit d'accès, ce qui forcément les décrédibilisait. De grandes vagues d'actes terroristes commandités par des groupes extrémistes religieux et qui firent un nombre jamais égalé de victimes entrainèrent un fort rejet des croyances religieuses et de la moralité, et participèrent à la mise en place d'un contexte favorable à l'expension aveugle de ces techniques.
Tout ceci était fomanté dans l'ombre par la génoindustrie.

Il fallut plusieurs décénies pour s'en rendre compte et déja à cette époque plus personne ne remettait en cause la révolution évolutive. Le ménage fut fait au sein de ces industries, des leaders tombèrent mais avant que cela ne se produise, elles avaient changé la face du monde.

Il y eu les clones thérapeutiques que l'on faisait pousser comme des légumes et qui gisaient inertes dans des entrepots. La manipulation de l'ADN de certains embryons permit de créer des corps dépourvus de "conscience humaine", des etres vivants avec un cerveau génétiquement attrofié dont la tache se limitait exclusivement au controle du bon fonctionnement et de la maintenance de leur organisme hote.
Ils produisaient des organes de rechange pour les malades, que l'on allait piocher si besoin. Plus de pénurie de sang, des cuves entières d'hémoglobine étaient produites et couvraient tous les besoins amplement. Les clones constituaient aussi un substrat pour des études in vivo jamais menées auparavant.
Jamais l'indivu humain n'avait sublimé à ce point dans toute son histoire.
Il pouvait dorénavant vivre plus longtemps, il était devenu un aboutissement dans l'univers.

Les expériences menées sur les clones permirent d'abord la création de toute une nouvelle faune asservie à l'humain, les biobots. Des créatures dociles elles aussi basées sur le principe terminator, stériles, assexuées et inconscientes d'etre. Toutes les taches avillisantes leur furent confiées, l'homme se consacrant exclusiment aux taches intellectuelles et aux loisirs. La compétition était rude, les rêgles du jeu quasi innexistantes et les travailleurs toujours à l'affut des dernières techniques d'upgrade cérébrale mais les travailleurs humains étaient devenus rares, beaucoup de personnes préféraient acquérir des biobots pour travailler à leur place.
Le chomage et la précarité n'existaient plus pour les humains et une enorme classe moyenne se mit en place assez aisée pour vivre avec les moyens pour assouvir leurs désirs basiques.

Les biobots étaient produits assez aisément dans des bioutérus, des machines biologiques elles mêmes issues de la recherche de la génoindustrie. De ce fait ils ne valaient pratiquement rien.
Au départ ils étaient conçus par des ordinateurs capables d'analyser un problème donné et customiser une gamme de biobots pour le résoudre.Par la suite des biobots eux meme résolvant le probleme de la conception des biobots furent conçus. Ils vinrent se substituer aux ordinateurs.Et par cette même dynamique exponnentielle tous les outils des technologies du début du siecle furent substitués.
Les biobots n'avaient plus rien d'humain pas meme l'apparence.De super ouvriers à dix mains, de prostiuées à 10 sexes, on était passé à des biobots véhicules avec de grandes ailes, des maisons biobots, des frigos biobots, des usines biobots...

Il fallait alimenter toute cette nouvelle faune, mais les biobots étaient conçus de sorte à répondre à leur propres besoins. Ils travaillaient au départ pour donner assez d'argent à leur propriétaire pour celà.De vastes réseaux de vaisseaux sanguains et lynphatiques furent mis en place pour nourrire les dernières générations de biobots plus statiques et imposants. En parallèle d'autres tuyauteries biologiques drénaient leurs déjections vers des biousines de traitement. Les biobots n'étaient pas hostiles, d'ailleurs ils n'étaient pas.
C'était juste des robots de chair qui naissaient, vivaient et mourraient apres avoir subit de multiples upgrades et finalement de servir de nouriture pour les autres biobots.

L'upgrade des biobots vivants était cependant bien limitée. Bientot les techniques évoluant exponnenciellement, il était bien plus rentable et simple de générer une nouvelle génération de biobot pour traiter un problème plutot que d'opérer un biobot vivant ou de le reconvertir à une autre tache. Leur vie ne valait plus rien alors que leur mort valait de l'or. Il fallait combler les besoins en matière organique pour faire grandir les nouveaux biobots nés. Leur croissance était accélérée, leur mort prématurément programmée et il était scientifiquement prouvé qu'il ne s'agissait que de machines n'ayant même pas conscience de vivre.
Les propriétaires se mirent à les tuer pour revendre leur dépouille...

A SUIVRE
(O_____O) LAPINCHIEN

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