LA ZONE -
Résumé : Le Petit Poucet version banlieue. Verlan, déconne et arnaques à tout va.

Conte de fées 4

Le 17/06/2002
par Lapinchien
[illustration] DE DIGITUS MINUS 1 par Lapinchien

Il était une fois, 7 frères qui vivaient dans une ZUP. Leurs parents étaient chômeurs en fin de droits et avaient grand peine à joindre les deux bouts à la fin du mois. Le cadet s'appelait Poucet car il était très petit, mais en même temps c'est normal vu que c'était un foetus formolé dans un bocal. La mère avait voulu avorter apparement, infoutue d'ingérer correctement sa pillule qu'elle s'enfilait consciencieusement chaque soir dans le fion, et afollée à l'idée d'avoir une bouche de plus à nourir, mais apres l'acte terrible, elle n'avait pu se résoudre à abandonner l'enfant. C'était une mère très versatile comme nous le verrons plus tard. Etrangement Poucet était le plus débrouillard des 7 frères, toujours à vendre un peu de shit pour assurer les fonds de roulements de cette formidable entreprise qu'est la famille nombreuse. Dénotons cependant que le cumul des QI des frérots n'excédait pas celui d'un flan prèt à démouler, 6 zombis neurodéficiants déambulant dans la cité juste bons à galèrer en choeur. C'est comme çà, la vie est injuste et la génétique impitoyable. Avec le coup de pouce de Poucet (Vanne trop puissante que je m'en vais de suite poster à Carambar) et les allocs familiales tout ce petit monde avait jusqu'ici pu survivre tant bien que mal.
Oui mais voilà après l' éléction présidentielle et les législatives, Raffarin qui avait été catapulté au poste de premier ministre, mit en place une politique ultra de droite, supprimant toutes les aides sociales. Le papa de Poucet et ses potes du bistrot avaient pourtant bien tout fait pour éviter celà, ayant bien pris soin de voter contestataire pour Le Pen vu que la gauche pour qui ils avaient l'habitude de voter dans le temps n'avait pas été assez sociale pour eux, préférant s'occuper des jours chômés des travailleurs plutot que des jours de travail des chômeurs. Il suffit d'un sursaut républicain des citoyens au second tour pour voir s'envoler tous les rêves du papa, qui au delà du pretexte du vote contestataire, se voyait déjà superviseur d'un camp de concentration d'immigrés. Que voilà des parents dans la dèche ! Bien qu'ils aimaient beaucoup leurs mouflets, ils se décidèrent à contre coeur d'aller les perdre dans le centre commercial, et ce pour avoir un minimum de tunes quand meme pour s'enfiler leurs litrons quotidiens(faut pas charier non plus!). Comme ils étaient bien torchés quand ils concoquetaient leurs plans de fins stratèges et qu'il riaient comme des hyennes aspergées de gaz hilarant poussant de grandes gueulantes aléatoires dans ce causi F2 de 20 metres carrés, Poucet eut vent de leur complot diabolique.

Le lendemain alors que les parents prétextaient l'achat de nouveaux slips pour toute la portée pour emmener les enfant au centre commercial à 20 bornes de la cité à pied, Poucet pris soin d'emporter avec lui son fidel compagnon Brad, docile Pitt Bull de 2 ans à qui il avait conscienceusement la veille fait boire 2 décalitres d'eau platte, denrée que personne n'avait plus l'habitude de consommer depuis bien longtemps à la maison. La brave bête pissait comme une classe de CP à la piscine municipale, en fait c'était un jet quasi continu. Une fois arrivés au centre commercial les parents disparurent en un éclair. Tandis que le banc de sèches se mettait à pleurer, Poucet qui avait pris l inniative depuis quelques temps de rendre accro son clebard à l'héroïne en cas de pépins et qui venait de lui glisser à l'oreille qu'il avait une dose pour lui sous sa couette expliqua à ses frangins qu'ils n'avaient plus qu'a suivre le toutou qui les conduirait tout droit à la maison. Brad malgré un odorat gravement affecté par la poudre, n'eut qu'à suivre la ligne jaune pour retourner à la cité. En rentrant chez eux après avoir arrosé le succès de leur mission périlleurse, les parents trouvèrent les gamins confortablement installés sur le canapé fashion Ricard du salon.

Le père se mit en colère interieurement, un éclair de lucidité très momentanné et surement dû au choc de revoir ses gosses, lui fit comprendre que les enfants devaient leur salut au cleps. Il prefera feindre la joie sur le coup quoique sur son visage amorphe et ethylo-imbibé d'acteur d'Hollywood-sur-Seine n'importe qui aurait pu croire lire qu'il était sur le point de claquer une galette. Le soir même il alla vendre le cador à un organisateur de combats clandestins et plannifia avec sa femme de perdre à nouveau les morveux le lendemain. Poucet eut cette fois la puce à l'oreille le jour suivant lorsque toute la tribue planifia d'aller de nouveau au centre commercial pour s'acheter d'autres slips. Leurs parents avaient à peine changé leur couches deux fois lorsqu'ils étaient bébés et encore, bien des fois on avait retrouvé un petit frère dans la bène, aussi cet investissement dans l'hygiene corporelle et ce gout soudain pour la propreté semblèrent des plus intrigants. Comme il ne trouva pas Brad, qui de toutes manières au même moment se trouvait l'appareil digestif à l'air en train d'agoniser dans une arrière cours et sur le point de venir enrichir en protéines une centaines de rations de Macani et Frolic d'adversaires plus chanceux, Poucet eu à peine le temps d'empoigner sa vieille collec de pokémons avant d'etre trainé dehors. Il semait une carte tous les 30 metres, poufant de dépit chaque fois qu'il lachait une brillante de Pikatchu.

Très vite la couvée se retrouva perdue de nouveau dans les méandres d'un Carrefour, les parents volatilisés. Poucet très fier de son idée improvisée expliquant aux chialeuses qu'ils allaient s'en sortir, fit moins le malin quand il vit qu'une brigade d'intervention spéciale motocrote avait confondu ses pokémons avec des défections de chiens très malades et qu elle avait tout nettoyé. Cette fois la chance avait tourné et jamais plus ils ne retrouveraient le chemin de la maison. Ils auraient bien sur pu demander de l'aide à un adulte mais personne ne comprennait le sauvageon, surtout le verlant inversé de leur ZUP. Ils se sentirent vraiment cons de s'etre autoexclu de la société, juste pour se la jouer rebels et comprirent qu'en fait ils n'avaient été que des moutons réactionaires, conclusion normale pour des ado prépubaires shootés de longue date à la Cléopatra, ne vous inquiétez donc pas si vous ne comprennez pas. Ils regretèrent aussi de ne jamais s'etre aventuré plus loin que leur zone de mouillage de galère et de ne pas s'etre un peu ouvert aux langues communément parlées interquartiers dans l'ensemble qu'on appèle France.

A SUIVRE...
(O_____O) LAPINCHIEN

= commentaires =

tokugawa parodie petit poucet    le 25/11/2007 à 10:53:50
Elle est trés bien ta parodie!! vraiment j'ai kiffé!!^^
Et je vai peutetre reprendre kelke truc pour en inventer une autre!!merci beaucoup!!xd
Lapinchien


tw
    le 26/11/2007 à 01:27:43
y a même une suite encore plus flole (c'est comme lol mais en se tapant la gueule plusieurs fois contre un mur de cuters)
http://zone.apinc.org/article.php?id=98
roi-sodomite     le 30/07/2008 à 22:26:21
hmm,a toi non plus un zeste de talent et une pointe d'intelligence ne te ferais pas de mal hein...
Allez sans rancune,tu peu rien contre moi !
Dourak Smerdiakov


lien fb tw
    le 30/07/2008 à 22:30:15
Note explicative pour les générations futures :

http://legs-forum.taguilde.net/cafe-philo-f18/les-rebelles-en-cartons-t223.htm

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