LA ZONE -
Résumé : Narak a toujours un métro de retard et il nous apporte donc aujourd'hui sa contribution à la magnifique initiative 'mes plus belles galettes'. Dans la mode actuelle du 3615 ma vie, l'auteur nous raconte donc des vacances avec des potes, vacances agrémentées évidemment de séances dégueulies. C'est aussi chiant qu'une séance de diapo après le retour de voyage de mamie, mais l'aspect crade et débile a un côté amusant.

La merveilleuse chronique intestinale de Narak

Le 29/03/2005
par Narak
[illustration] Et oui, moi aussi j’aurai eu des trucs à raconter sur « Mes plus belles galettes » mais malheureusement je suis arrivé trop tard. Mais comme c’est une belle histoire, je vous la raconte quand même.
(Hé ! Revenez !)
Je commence.
Pâques 2004, j’étais en vacances avec 2 potes en Inde, et on avait décidé de se faire un treck en montagne, et attention hein, les montagnes en Inde, c’est L’Himalaya, autant dire que c’est pas fait pour les tafioles !

Donc on quitte notre chambre d’hôtel pourrie et on loue un taxi pour nous faire faire les 160 bornes qui nous séparent de l’endroit ou on comptait commencer la marche.
Dans ma tête, je pensais connement que 160 bornes, même en montagne, ça irait tout seul…
Putain, ouais, ça a été tout seul. On a dû mettre environ 10h pour les faire. Enfin bon, on est en Inde en même temps…

C’est long 10h, même quand on est assommé par la chaleur. Mais moi j’avais tout prévu. J’étais le seul à avoir pensé à prendre de la bouffe. Un paquet de Prince !
Au premier arrêt pendant que mes deux potes se taillent de la bagnole pour acheter de la flotte et que le chauffeur disparaît dans un bar glauque, (Pourvu qu’il ne picole pas, j’ai pas vraiment envie de crever le visage encastré dans la boite à gant de sa caisse. Elle est vraiment crade sa boite à gants.) Je m’enfile le paquet super vite pour tout bouffer.
Gnin hin hin ! L’égoïsme c’est la clef de la survie en milieu hostile. Enfin, si on met de coté Europe Assistance. Je bouffe tout en surveillant le rétro, je planque les miettes pour pas qu’on me casse trop les couilles et je m’allume innocemment une cigarette.

- Hé, Le Roumain ! On t’a acheté un bonnet.

Ah, oui, « Le Roumain » c’est mon nouveau prénom depuis que les flics on failli m’embarquer parce que mon prénom sonnait pas trop « terroir français ».

Marco exhibe fièrement un magnifique bonnet rouge Bordeaux probablement en poils de cul de buffle pesteux, « mais putain Narak c’est folklo et puis c’est fun, si tu le met pas je te pisserai dessus cette nuit quand tu dormira, salopard de roumain ! »

Nous reprenons donc notre route vers le glacier Har-ki-doun, avec chacun de superbes bonnets qui grattent la tête. J’essaye de me rassurer en me disant de les poux ne restent pas sur les crânes rasés. Le chauffeur me tend une espèce de petite brioche dégeulasse. Je ne vais pas faire chier le mec qui à chaque virage manque de faire chuter la bagnole 400m en contrebas, alors je serre les fesses et je fait semblant de bouffer en planquant discrètement les morceaux dans mes poches.

Malheureusement les virages et le transit intestinal c'est pas un mariage parfait.
Au bout d'un moment j'ouvre carrément la fenêtre pour gerber. Le chauffeur se crispe à mort sur son volant. Sa bagnole etait toute propre et voila que je suis en train de tuer la peinture en appelant "Raoul" par la fenêtre. Il y a une trainée brune foncée d'au moins deux mètres sur le coté(Non non, c'est pas une meuf). Entre deux spasmes je rigole en essayant de pas me noyer.
Le chauffeur décide de s'arreter à une cascade pour laver la bagnole. J'en profite pour me rincer la gueule, et je retourne dans la caisse complètement trempé. Le chauffeur tire la gueule et me dit que je vais faire des traces sur ses sièges en skaï imitation vachette. Je m'en fous je fais deux têtes de plus que lui.
Il a fini de nettoyer sa bagnole, ça serait vraiment pas sympa de gerber encore, mais mon estomac ne l'entend pas de cette façon. J'ouvre la fenêtre et le chauffeur essuie une petite larme.

Terminus tout le monde descend.
Taluka, ça c’était le patelin de tout les cauchemars ! Même certains bidonvilles de Bombay ont l’air cool à coté de ça. Dix baraques à tout casser, une dizaine de paysans/paysannes et (le pire) une bonne quarantaine de gamins…et moi les gamins ça me fout les boules.
Repas à la lueur d’une bougie, (c’est très romantique de pas avoir l’électricité)
Riz, chapatis(galettes du genre de celles qui entourent les kebabs) cuits dans la cendre, et dhal(purée de lentilles) au gravier. De toute façons j’était tellement claqué que les cuisiniers auraient pu chier dans mon assiette je m’en serai pas rendu compte. J’aurai même été content ça aurait donné du goût à ma bouffe.
J’ai du m’écrouler comme une merde sur un matelas, je me souvient plus de tout.

Bon ensuite comme prévu on a marché pendant quatre jours pour arriver au glacier.
Seulement moi, je n’ai pas tenu le coup aussi bien que je l’espérai.

La pire soirée de ma vie s’est mise en place dans un putain de refuge de montagne à 3500 m d’altitude. Mes tarés de potes avaient gardé de coté une boite foie gras et une autre de sardine. Je vous explique le truc, ça faisait bien trois/quatre jours qu’on avait pas bouffé un truc qui ressemble à un repas. Je préfère ne pas savoir comment ils ont fait pour les trimballer jusqu’au refuge, ça faisait déjà une bonne semaine qu’on zonait en Inde et à Delhi il faisait bien 38° à l’ombre.
Enfin bref, Marco, le roi des idées foireuses sort les boites et propose qu’on se les bouffe avec du pain. On s’est vite rendu compte qu’il n’y en avait pas. Alors j’ai sortis les débris de brioche et on les a fait griller, ou plutôt cramer, sur un réchaud à gaz. Les sardines sont bien passées, mais le foie gras que j’ai préféré bouffer sur le couteau plutôt qu’avec la brioche marron, celui là, je me souviendrai toujours du terrible sentiment de danger que j’ai eu en l’avalant.
Ca n’a pas loupé. 3h du mat, je me réveille avec l’impression d’être enceint d’un alien.
Je me lève lentement, j’ai de la nitro dans l’estomac, si on me secoue trop j’explose. Le Salaire de la Peur c’est moi.
Lentement, dans le noir, je vais dans le placard qui nous sert de chiottes et je dégeule le plus silencieusement du monde dans le lavabo qui fait à peu près la taille de ma main :

BEUUUUUUUUUAAAAAAARGBLLLLLLLL !!!

En retournant dans la chambre je lance :
-J’imagine que j’ai réveillé quelqu’un ?
-Ouais, moi
-Et moi aussi enfoiré !
-Ok, j’ai réveillé tout le monde quoi ?
-Bah ouais sale roumain de merde, va pioncer !

J’ignore si c’est à cause de l’odeur ou du bruit, mais les chiens ont hurlé toute la nuit.
Et au matin, c’est en sentant les arêtes de sardines baignant dans un jus de vomi glacé que je me suis rendu compte que le siphon du lavabo n’était pas raccordé au mur et donnait directement sur le carrelage.

10 min après, en me lavant pour la première fois depuis 5 jours, je découvris une tique grosse comme l’ongle de mon pouce, plantée dans mes poils de bite. Je crois que j’ai eu une crise nerveuse.

Des vacances bien underground…

= commentaires =

Dourak Smerdiakov


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    le 29/03/2005 à 16:56:17
Titre-bonus alternatif : Tribulations d'un touriste en zone non aseptisée.

Vive la Roumanie libre. Mort à l'otan. Vous voulez que je vous raconte mes vacances chez les vieux croyants des Monts Oural ?
Narak


    le 29/03/2005 à 16:58:24
ça dépend, t'as vomi ?
Aka


    le 29/03/2005 à 17:03:10
On dit les monts Ouraux putain d'analphabète.












Ok je sors.
Taliesin


    le 29/03/2005 à 17:28:31
Faut vraiment être une tafiole pour vomir sans s'être pochtronner la gueule avant.
les amis de CadArn     le 29/03/2005 à 19:13:37
pas vraiment, y a pire: un de mes potes ( le premier qui fait une remarque je lui chante Candy) a réussi à gerber avec un demi verre de tequila. tout est possible!
nihil


    le 29/03/2005 à 19:37:48
Et merde, revla Jean-Marc Morandini, barrons-nous !
Nounourz


    le 29/03/2005 à 22:38:48
merde, j'suis une tafiole
c'est grave doc ?
Dourak Smerdiakov


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    le 29/03/2005 à 23:51:03
Avant qu'Anthrax ne place une phrase contenant le mot anal ou un de ses dérivés, je précise que, selon certains casuistes, ce n'est grave qu'à proportion de ta complaisance envers ton vice.
Lapinchien


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    le 30/03/2005 à 19:16:16
je pense qu'un peu de vodka uarait même aidé à faire passer le tout sans encombre.

en gros, Narak c'est Mac Guyver... il se sort de situations extremes en utilisant les trucs qu'il a planqué en dedans de lui...
Anthrax


    le 30/03/2005 à 21:03:16
même pas lu le texte encore et je vois qu'on parle déjà de moi...
Anthrax


    le 31/03/2005 à 15:41:28
maintenant que j'ai lu le texte, je regrette qu'on ai parlé de moi
cad     le 31/03/2005 à 22:03:47
moi j'l'aime bien morandini, c'est mon pere spirituel!

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