L'homme de Brennilis

Le 19/08/2004
-
par Taliesin
-
Thèmes / Obscur / Polar
Un article typique de Taliesin : bien écrit, gravement bretonnant, sobre (performance pour un breton). Ca commence de manière assez classique, à mi-chemin entre l'aventure et le policier, genre Werber. C'est bien foutu et on se laisse prendre au jeu, mais y a rien qui fasse franchement lever un sourcil. Au bout d'un moment par contre, Taliesin tourne sa veste et ça dérape dans le gore avec l'habituel cortège de descriptions grotesques. La fin est assez pourrie et très peu satisfaisante.
La salle des fêtes de Brennilis était comble en ce Dimanche de Juin 2004, bien qu’il n’y eut ni fest-deiz, ni repas de l’amicale du troisième âge. Ce qui avait rameuté la populace, ainsi que les élus du département et la presse locale, c’était un évènement à la fois insolite et extraordinaire pour ce petit village des Monts d’Arrée : depuis un peu plus d’un mois, une équipe d’archéologues parisiens avait entrepris des fouilles dans les tourbières du Yeun Elez, en vue de découvrir un campement préhistorique, comme pouvait le laisser supposer certaines photographies aériennes. La tourbe étant un excellent conservateur, on espérait également y trouver, si ce n’est des corps en parfait état, du moins quelques squelettes d’aspect présentable.
Ce fut le cas : les archéologues mirent à jour le squelette complet d’un Homo sapiens neandertalensis, ainsi que le crâne et quelques ossements d’une femme de Cro-Magnon. Ces spécimens étaient exposés dans la salle des fêtes, sur une grande table nappée de blanc derrière laquelle se tenait une jeune femme blonde d’allure énergique. Mélanie Renard, responsable de l’équipe, s’apprêtait à rendre compte du résultat des fouilles avant d’emballer ces trouvailles dans des caisses et de repartir pour Paris. A ses côtés, légèrement en retrait, se tenaient les autres membres de l’équipe, trois hommes plus âgés qu’elle. Mélanie demanda le silence d’une voix ferme et commença aussitôt sa conférence, avec une assurance où perçait l’émotion :
« Mesdames, Messieurs, Messieurs les élus, je vous remercie tout d’abord de l’accueil que vous nous avez réservé pendant cette campagne de fouilles. Pour cela, il était bien naturel que vous soyez les premiers informés de son résultat. Ce que nous avons exhumé de vos tourbières, ce ne sont pas quelques squelettes de plus qui viendront s’ajouter à la longue liste des recherches archéologiques, il s’agit d’une découverte majeure qui risque de bouleverser l’ensemble du monde scientifique »
Mélanie marqua un temps d’arrêt fort à propos, histoire de faire monter le suspense parmi l’assistance où s’élevaient des murmures d’admiration et de surprise. Elle enchaîna ensuite :
« Comme vous le savez tous, l’homme de Néanderthal pratiquait l’anthropophagie rituelle, c’est-à-dire qu’il se nourrissait du corps de ses ennemis afin d’en acquérir les qualités guerrières ou de détruire complètement leur âme… »
Dédé Le Goff, important éleveur de porcs de la région, qui écoutait distraitement la conférence depuis le fond de la salle, pensa que l’anthropophagie était une bonne idée, finalement, cela permettrait de vider les cimetières et éviterait les frais d’une concession perpétuelle. Et puis, les trois quarts de la planète crevaient de faim, peut-être que les petits indiens et les petits africains seraient heureux de pouvoir se nourrir de viande capitaliste blanche et grasse, au lieu de sucer des pattes de vautours. En fait, Dédé n’avait d’yeux que pour la jeune archéologue, qui, imperturbable, dévidait son monologue, expliquant par le menu les différentes coutumes du cannibalisme préhistorique. C’était une blonde à forte poitrine, les hanches bien prises dans un jean moulant, les cheveux coiffés en queue de cheval. L’éleveur lui aurait bien fait du rentre-dedans pendant le vin d’honneur qui serait servi après la conférence, mais il devait emmener ses porcs à l’équarissage. Dommage…
« …Mais ici, il s’agit de bien autre chose. Si la tribu de l’homme qui est devant vous (et toute la salle de se tourner vers le squelette de taille moyenne, au crâne en forme d’obus, pourvu d’un front fuyant et d’épaisses arcades sourcilières proéminentes) pratiquait elle aussi le cannibalisme, elle se nourrissait exclusivement de femmes, comme le prouve les marques de morsures retrouvés sur les ossements de la femme de Cro-Magnon, ce que vous pouvez constater par vous-même. (mouvement de tête de l’assistance en direction du second tas d’os, suivi d’un murmure général d’acquiescement). Ce cannibalisme particulier s’explique par deux raisons : pour empêcher l’ennemi de procréer et de se reproduire, et aussi parce que la viande d’une femme est plus tendre que celle d’un homme. Il semblerait même que cette tribu était particulièrement friante des mamelles »
A ces mots, Fine Lagadec, une solide paysanne des Monts, croisa instinctivement ses bras sur son opulente et généreuse poitrine, en poussant un petit cri de frayeur. Mélanie la rassura d’un sourire bienveillant et conclut brièvement son exposé :
« Et ce qui constitue la découverte majeure dont je vous parlais tout à l’heure, c’est qu’à ce jour, nous n’avons répertorié aucune autre communauté préhistorique pratiquant de la sorte. La tribu de l’homme qui est devant vous était la seule au monde à se nourrir exclusivement de femmes. Cette particularité lui vaudra désormais d’être appelé « l’homme de Brennilis » ! »
Les applaudissements fusèrent à tout rompre et l’on félicita chaudement la jeune femme et son équipe, quand tout à coup, un chien surgit entre deux chaises et, posant ses deux pattes sur la table, se mit à renifler et à lécher le squelette. Tout le monde poussa un « oh ! » de stupéfaction et d’effroi, pensant que cet infâme et vil roquet allait se saisir d’un os et l’emporter avec lui, ce qui eut été une catastrophe nationale et un drame pour tout le village, déjà fier comme un paon de son « homme de Brennilis ». Mais, bizarrement, le chien se mit à japper et recula précipitamment en montrant les crocs, comme apeuré, le poil dressé et la queue entre les pattes. Son maître l’attrapa brutalement par le collier et le mit dehors sans ménagements, ce qui mit fin à l’incident. On poussa un « ouf » de soulagement avant de se lever et de se diriger d’un même élan vers la table des rafraîchissements, dressée à l’autre bout de la salle. Le maire et les deux députés présents firent l’honneur du buffet à Mélanie, et l’on se mit à tirer des plans sur la comète, prédisant un afflux considérable de touristes pour la prochaine saison estivale. Le maire prévoyait la mise en chantier d’un musée dès l’automne, et misait sur le développement à moyen terme de l’économie locale grâce à la renommée internationale qu’apporterait « l’homme de Brennilis ». On but et on discuta ferme jusqu’à la tombée de la nuit, quand Mélanie, fatiguée et un peu ivre, décida de regagner son hôtel à Huelgoat. Le brouillard avait enveloppé le lac et ses environs, et il flottait dans l’air comme un parfum étrange et indéfinissable, cette sensation qui vous étreint peu à peu lorsque vous marchez de nuit sur la lande embrumée et que les silhouettes inquiétantes des arbres et des rochers vous transportent au temps des vieilles légendes sur lesquelles plane l’ombre terrifiante de l’Ankou. Mélanie frissonna, non parce que la nuit avait fraîchit, mais parce qu’elle était prise elle aussi par cette invisible et impalpable présence. « Je n’aurais pas du tant boire, se dit-elle, cela ne me réussit pas ». Elle pressa le pas, grimpa dans son auto, et essaya de se calmer, mettant son angoisse diffuse sur le compte du chouchen. Mais, pendant le trajet jusqu’à Huelgoat, elle continua à ressentir cette sourde angoisse qui la tenaillait, comme si on la suivait ou même, comme si quelqu’un se trouvait à bord du véhicule, alors qu’il n’en était rien. Elle ne fut rassurée qu’une fois dans sa chambre d’hôtel dont elle ferma soigneusement la porte à clé avant de se coucher pour sombrer aussitôt dans un profond sommeil. En pleine nuit, elle se mit à rêver : elle était allongée sur son lit, dans sa chambre, où flottait une brume légère et translucide. Elle sentait une présence à l’intérieur de la pièce, celle d’un être humain ou d’un animal, elle ne pouvait le dire. Elle était paralysée par la peur, ne pouvant esquisser le moindre geste. L’être se rapprochait du lit, elle en percevait la forte odeur, et elle entendit bientôt son souffle rauque avant de le sentir sur son visage. Prise de panique, elle ouvrit les yeux et s’aperçut avec effroi qu’elle ne rêvait pas. Tremblante et trempée de sueur, elle essaya de se relever et ouvrit la bouche pour crier, mais il était trop tard : une main puissante et velue s’abattit sur son visage et lui plaqua la tête sur l’oreiller tandis que la pointe effilée d’une lame de silex lui tranchait la gorge.

« Tu as les clés de la salle ? » demanda Luc, l’un des assistants de Mélanie, à son collègue Marc qui revenait de la mairie. « Il faut que nous mettions les spécimens en caisse ce matin. Tu as vu Mélanie ? »
« Non, elle dort peut-être encore »
Les trois hommes logeaient dans un gîte au bord du lac, alors que Mélanie avait préféré l’hôtel, qui disposait d’un fax et d’une connexion Internet.
Mathieu, le troisième assistant, apparut au bout de la rue, au pas de course. Il venait de faire son jogging matinal autour du lac et héla joyeusement ses deux camarades :
« Je suis passé vite fait au chantier, il y a encore des outils et du matériel à récupérer là-bas »
« On passera tout à l’heure. Mélanie est là-bas ? »
« Non »
Les trois assistants se dirigèrent vers la salle des fêtes et ouvrirent la porte. Ils restèrent cloués de stupeur sur le seuil en voyant qu’il n’y avait plus sur la table que le crâne et les ossements de la femme de Cro-Magnon. Ils fouillèrent l’ensemble de la salle et durent se rendre à l’évidence : l’homme de Brennilis avait disparu.
« Merde, qu’est-ce que c’est que cette farce ? Quelqu’un est entré ici cette nuit ? »
« Allons chercher le maire ! »
Celui-ci était formel : il avait gardé les clés sur lui pendant la nuit, et personne n’avait pu pénétrer dans la salle. Mathieu remarqua alors qu’une des fenêtres était entrebaillée.
« C’est ce sale clébard ! Il est revenu et a rongé tous les os ! »
« Réfléchis un peu, il n’aurait pas pu sauter à l’intérieur, c’est trop haut, et il n’aurait pas tout emporté, pas le crâne en tout cas »
« Et j’ai vérifié moi-même, hier soir, que toutes les fenêtres étaient bien fermées », ajouta le maire.
« C’est incompréhensible ! Il faut prévenir Mélanie au plus vite ! »
Les quatre hommes s’engouffrèrent dans la voiture du maire qui les conduisit à toute allure jusqu’à Huelgoat. La standardiste de l’hôtel leur indiqua que Mélanie Renard n’était toujours pas descendue prendre son petit déjeuner. Elle les accompagna jusqu’à la chambre de la jeune femme et leur ouvrit la porte. Le lit était défait, les draps et l’oreiller maculés de sang. Des traces de sang séché courraient du matelas jusqu’à la fenêtre entr’ouverte, dont l’une des vitres avait été brisée.
La gendarmerie de Huelgoat avait commencé son enquête, et les trois assistants, hébétés et abattus, retournèrent au chantier pour récupérer leur matériel. Ils virent que la terre avait été fraîchement remuée non loin de l’endroit où ils avaient exhumé les squelettes. Marc prit une pelle et se mit à creuser dans la terre meuble. Il ne tarda pas à découvrir un bras atrocement mutilé et décharné, puis une touffe de cheveux blonds. La tête apparut enfin, livide, ensanglantée, aux orbites noires et vides. Marc ne put aller plus loin, il s’agenouilla et se mit à vomir, agrippé au manche de sa pelle.
Les gendarmes et le médecin légiste finirent de dégager le cadavre. La jeune femme avait été égorgée avant d’être dévorée crue. Sur les os désarticulés des bras et des jambes pendaient encore des lambeaux de chairs sanguinolents. La poitrine n’était plus qu’un amas rouge sombre où perçaient les cotes brisées. Du sternum jusqu’au pubis s’ouvrait une large et profonde entaille d’où s’échappaient les entrailles de la victime. L’assassin avait dévoré le cœur et le foie, il avait également prélevé la langue et les yeux. De mémoire de gendarme, on n’avait jamais vu de tels actes de sauvagerie dans la région.
L’enquête fut pourtant bouclée en moins de 24 heures : le lendemain à l’aube, on arrêtait un marginal d’une trentaine d’années qui vivait dans une petite ferme au bord du lac, où il cultivait quelques plants de cannabis. A l’issue de la garde à vue, il avoua son crime et fut conduit aussitôt à Rennes sous bonne escorte. La population poussa un énorme soupir de soulagement.
Ce répit fut de courte durée. Dans le même temps où l’on transférait l’accusé au palais de justice de Rennes pour y être entendu par le juge d’instruction, un randonneur découvrit le corps nu de Fine Lagadec, à-demi noyé dans une tourbière de Botmeur. Comme Mélanie Renard, elle avait été égorgée et dévorée. Et si le sauvage s’était repu des plantureuses mamelles de la quadragénaire, il avait dédaigné l’abdomen adipeux et les cuisses couvertes de cellulite. Un fin gourmet sans doute. Ce deuxième crime déclencha un branle-bas de combat policier et le pourtour du lac fut passé au peigne fin, sans le moindre résultat. On conseilla aux femmes de s’enfermer chez elles dès la nuit tombée, tandis que des patrouilles de soldats sillonnaient les Monts nuit et jour. Ce n’était qu’une question de temps, l’homme finirait bien par être capturé.

Marie Jegou, frêle adolescente de 14 ans, rentrait chez elle sur son scooter. Elle avait passé l’après-midi à Carhaix pour l’anniversaire d’une copine, et sa mère lui avait ordonné de rentrer avant la tombée de la nuit. Le crépuscule assombrissait la voûte céleste où s’amoncellaient de lourds nuages annonciateurs de pluie. Elle était un peu en retard mais ne s’inquiétait pas outre mesure. Elle venait de passer le hameau de Kerivarc’h, et il ne lui restait plus que trois kilomètres à parcourir avant d’atteindre Brasparts et le domicile de ses parents. Le vent créé par la vitesse de son engin soulevait sa jupe, découvrant ses cuisses minces et un bout de petite culotte blanche. Soudain, passé le carrefour de Gwern-an-Dour, le moteur fit entendre des ratés avant de se taire complètement dans un virage, à l’embranchement de la route qui mène à Brennilis. Marie descendit de son scooter et se baissa, cherchant à comprendre l’origine de la panne. Elle se rappela bientôt qu’elle roulait sur la réserve depuis la veille et qu’elle avait oublié de faire le plein à Carhaix. C’était la panne sèche. Elle jura et s’insulta copieusement, car il lui faudrait gravir à pied la cote de Brasparts, longue de plus d’un kilomètre, tout en poussant son scooter. Il faisait tout à fait nuit maintenant, et la silhouette des arbres qui s’allongeait en formes mystérieuses et énigmatiques de part et d’autre de la route, renforçait encore cette impression d’obscurité hostile et implacable. Marie frissonna de tous ses membres.

Au bruit du moteur, il s’était aplati dans le sous-bois, là où il avait passé la journée, terré comme un lapin pour échapper à l’ennemi. Puis, rassuré par le silence, il s’était redressé et l’avait sentie avant même de la voir. Les narines frémissantes, il avait humé ce doux fumet, cette suave odeur de chair fraîche. Il avait faim. Il sortit du bois sans un bruit et s’avança prudemment sur le bas-coté de la route. Il la vit enfin. Elle lui tournait le dos, agenouillée devant sa machine. C’était une jeune femelle, mince et tendre. Cela le changerait de son dernier repas. Il se pourlécha les babines et se rapprocha d’elle. Le gravier crissa sous ses pas. Elle se retourna d’un bloc, poussa un cri de terreur et chercha à s’enfuir. D’un bond, il fut sur elle et la maîtrisa aisément. Il vit ses yeux s’écarquiller d’effroi quand il enfonça la pointe de son silex dans sa gorge. La carotide craqua, un flot de sang se répandit sur son tee-shirt, elle cessa de se débattre et son regard devint vitreux. L’homme chargea le corps sans vie sur ses robustes épaules et retourna dans l’épaisseur du sous-bois. Il dépouilla le cadavre de ses vêtements et s’y allongea pour laper goulûment le sang chaud qui sourdait de la gorge ouverte. Puis, il planta ses dents avec délectation dans le sein gauche, rond et ferme, le dévora avec avidité, et fit de même avec le droit, bavant de plaisir. D’un seul coup de mâchoire, il arracha la langue de la jeune fille et l’avala tout de go, percing compris. Il lui fallu ensuite déplacer le cadavre jusqu’à une souche sur laquelle il étendit le bras droit de sa victime. Il avait besoin d’un support plus solide et plus stable que le sol spongieux de la forêt pour continuer son ouvrage. Par quelques coups de silex appliqués avec force et précision au niveau de l’articulation de l’épaule, il parvint à détacher le bras du tronc. Une pression de ses deux bras et le coude se brisa dans un craquement de bois sec. Il dévora à belles dents le bras et l’avant-bras, brisant les os pour en sucer la moelle. Il procéda de la même façon pour les autres membres, et, bien que les cuisses lui donnèrent un peu plus de soucis, la jeunesse de sa proie lui permit de mener à bien son écartélation sans trop perdre de temps. Il se reposa de ses efforts en savourant les fesses de la jeune fille, dont il découpait de fines tranches à l’aide de sa lame de silex. La peau était douce et la chair juteuse comme un fruit, une vraie réjouissance pour les papilles. Après ce moment de plaisir gustatif, il éventra le tronc et mangea le cœur et le foie. Il avait gardé le meilleur pour la fin, son dessert favori. Il saisit chaque œil entre le pouce et l’index et énucléa sa victime. Il plaça ensuite les deux globes sous sa langue pour les faire fondre pendant quelques minutes, puis, il les avala. Enfin, il rota bruyamment et s’endormit quelques heures avant de reprendre sa fuite vers un nouveau refuge diurne qui le cacherait à la vue de l’ennemi.

Le lendemain, Marie Jegou fut identifiée grâce à son scooter.

La psychose s’est emparée de toute la région. Les femmes, tremblantes de peur et d’angoisse, restent enfermées chez elle toute la journée et ne dorment plus la nuit. Dans les montagnes et les marais, les battues succèdent aux battues, mobilisant des forces de l’ordre toujours plus nombreuses, sans succès. Car malgré la prudence de la population, malgré un déploiement militaire sans précédent, l’homme de Brennilis, depuis presque deux mois maintenant, commet impunément ses crimes barbares avec une régularité de métronome. Se sentant menacé, il a élargi son rayon d’action, puisque sa dernière victime habitait Saint-Cadou, situé à 15 kms de Brennilis à vol d’oiseau. Jusqu’où ira-t-il ?

Hum, toutes ces conneries me font penser qu’il est deux heures du matin et que ma copine n’est toujours pas rentrée. Ça craint.

La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse - http://www.lazone.org/