L'héritage du Joker

Le 12/07/2020
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par HaiKulysse
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Dossiers / Appel à textes Stand-Up
Si HaiKulysse existe, c'est d'être fan, fan du Joker et surtout fan de Burroughs. Contribution dans le cadre de l'appel à textes "Stand Up" avec toujours une flopée de cut-up, écriture automatique et connexions neuronales aléatoires.
Tout d’abord, quand on soulevait le sarcophage du joker, venait en détails se décrire la couleur pastel que le peintre Rembrandt, en usant et en transformant les ombres de cette Ronde de Nuit, avait caché de la vue des prestidigitateurs...
Le joker dont le cerveau et surtout ce qui avait rouillé au fond était tombé en désuétude après bien des mises à jour de littératures russes, de niveaux de conscience huppée et privilégiée ; sa noirceur intime discernant entre tous ses tatouages de salamandres et le résultat de sa folie meurtrière la conspiration de ce monde en silicone noir que quiconque aurait rêvé de posséder !

Les six-cent-soixante-six scarifications sur son corps, comme des reliques d’un temps à la fois outragé mais aussi sanctifié dans les coulisses de ses stand-up, en avaient fait saigner des saisons maudites sans spectateurs à l’intérieur de sa boite crânienne.

Parfois le joker se risquait, en réussissant à ne pas se faire avaler par le virtuel des gouffres téléphoniques, à composer un numéro de détresse : des matrices synthétisées alors l’enveloppaient, s’enflammaient pendant ces nuits que je savais être rock and roll et il détruisait ainsi en une seule salve funeste, pour en finir avec toutes ses victimes, tout ce que cet univers contenait ; cet univers ne représentant pour lui rien d’autre qu’un délire, un non-sens garanti sans payer le prix du sens de la vie, envoyé par commandement divin et n’était riche que de ces transactions via PayPal qui restaient tout aussi imaginaires.