Dans l’aube rouge où sa lame sommeille,
Le vent se courbe au fil de son orgueil.
Son pas résonne, grave, sans pareil,
Sous les cerisiers pleurant leur linceul.
Le vent se courbe au fil de son orgueil.
Son pas résonne, grave, sans pareil,
Sous les cerisiers pleurant leur linceul.
Il a juré, le sabre sur la tempe,
Que nul ne rirait de son parchemin.
Chaque mot gravé devient une lampe,
Mais qu’on l’éteigne, et c’est le destin.
Il parle peu, mais son poème hurle,
À qui l’écoute sans oser le tordre.
Pourtant un jour, un souffle trop burle,
Osa lui dire qu’un vers semblait mordre.
Alors sa main, jadis si mesurée,
Tronqua le texte au tranchant du dédain.
« Qu’on n’ébruite pas ma vérité ! »
Et d’un clic, il raya tout le chemin.
Son chef-d’œuvre ? Un fantôme de papier,
Un chef sans peuple, un cri sans écho.
Le samouraï fuit comme un damné,
Sa plume gît sous un manteau d’égo.
Que nul ne rirait de son parchemin.
Chaque mot gravé devient une lampe,
Mais qu’on l’éteigne, et c’est le destin.
Il parle peu, mais son poème hurle,
À qui l’écoute sans oser le tordre.
Pourtant un jour, un souffle trop burle,
Osa lui dire qu’un vers semblait mordre.
Alors sa main, jadis si mesurée,
Tronqua le texte au tranchant du dédain.
« Qu’on n’ébruite pas ma vérité ! »
Et d’un clic, il raya tout le chemin.
Son chef-d’œuvre ? Un fantôme de papier,
Un chef sans peuple, un cri sans écho.
Le samouraï fuit comme un damné,
Sa plume gît sous un manteau d’égo.