LE POURRI, LA MARQUE DES GÉNOTYPES SUPÉRIEURS

Le 09/01/2026
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par coccinelle à brassards
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Thèmes / Obscur / Psychopathologique
Ce récit est un trip schizophrénique magistral, où le narrateur glisse dans un abîme de visions apocalyptiques et de rituels cannibales, mêlant psychédélisme viscéral à un ésotérisme malsain qui évoque les abysses de Lovecraft revisités par un chamane en crise. La langue inventée, truffée de néologismes, amplifie le délire en une prose hallucinée qui tournoie comme un vortex de tripes et de sang divin, transformant chaque phrase en un sortilège linguistique. L'auteur excelle à fusionner l'effroi primal avec une poésie brute du pourrissement et de la renaissance solaire, rendant le chaos presque euphorique. Pourtant, cette immersion totale dans le flux de conscience risque de noyer le lecteur dans un maelström trop dense, où les images s'entremêlent jusqu'à l'étourdissement. À trop en abuser, on craint des lésions neuronales irréversibles, comme si le texte, envoûtant poison, gravait ses sillons tourbillonnants directement sur la paume de l'esprit.
Un texte psychotique-métaphysique aliénant et abrutissant ponctué d'ésotérisme malsain et de schizophrénie bien formulée. Je peux filer la suite si quelqu'un aime ce genre de délire de sombre cinglé que je suis
Un éboulement de terrain et les deux tours s’écroulent ; regarde à gauche tout glisse à gauche, s’écroule. Des voix disent, d’une chambre au cœur des feuilles : « Non, rien à faire ; nous avons suscité le Diable. Ne redeviendra l’Autre. Le monde a trop faim de cet être. »
Mes « parents » ? Je gravis la pente. Au-delà de cette pente nommée « Nawk », réside une tribu.
C’est je dois : chercher cette tribu car, il faut que je sauve ma mère. Ils détiennent le remède ; mais ces hommes. Sont-ils toujours cannibales ? Le sont ! Si je n’y vais pas, ma mère pourrira. Ses cheveux, par plaques, pourrir. (Le pourri : la marque des génotypes supérieurs !) Elle est malade et ses organes pourrissent et c’est mal ou c’est très bien ???
Je chie dans un buisson ; les crottes clignent oh les lèvres oh les étoiles joyaux ! Joyaux que, d’un bâton, je tourne, retourne et fais rouler avec une flemme de ouf bah c’est que des merdes, je les dégage, putes. Elles s’affaissent par terre, pitoyables. (Ils mangent les hommes). Ce sont les seuls à détenir le remède. Il pleut tant que ma bouche, en voulant boire, se remplit d’eau à ras-bords - v’la je suis inondé.
J’ai gerbé. De la bouffe, lala. (Oyoyoyoïœsophage, digère ça crotale !). J’ai mangé des brins d’herbe, et des fleurs ? J’avais si faim !
Des sapins avec les piquants desquels je m’entaille un doigt : le sang est une merveille. (LE SANG EST UNE MERVEILLE !)
Je dévore les intestins d’un cerf que j’ai privilégié mort (tout à coup il est mort. Je croque dedans, suces tripes, pince sa cervelle à l’air libre o ! un petit vers de terre !) ... que j’ai privilégié mort o kda ! puisque, je suis un tigre ! un double mâle canalisé par une salope o kda o ! je dois : sauver ma daronne.
Elle veut : mourir… ? : mais ils ont le remède. Ma mère doit absolument être tuée ; le sang est une merveille.
J’ai fait un rond avec mes doigts. À travers ce rond, c’est visible : ils ont le remède. Où est la tribu ? (J’aime la vie ???...)
Les fleurs blanches, qui poussent alignées, c’est qu’elles veulent qu’on les aime ? Déflorée, la terre minaude. Elles m’ont supplié de les écraser mode « écrase nous crâne pieds crase » etc… Je dois me dépêcher tout change : des sillons tournoient sur ma paume en gadastrophe : car on me déclenche, moi, technologie divine ! Qui est tellement affamé ??? Il faut que je mange ma mère ! Elle a faim, déchiquetée !
Les Hommes de la tribu, sous une case ronde, s’enfilent des colliers, des tiares, des bracelets et se maquillent pour préparer le rite. Je crois que je n’ai pas peur qu’ils me tuent. (Pas moi !... moi j’aime les fleurs, les oiseaux, le soleil, le sang et l’espace, les papillons et la guerre, les sandales et je m’ennuie souvent.)
« Mais ils doivent te tuer pour que le soleil redémarre ! » (Mais ils doivent te...) Un inconnu s’avance. Il m’enfile des vertèbres et des plumes. Il me badigeonne d’un écrasé de racines. On me donne le couteau. Je le lève et j’extermine l’enfant de synthèse agenouillé sur l’autel : l’enfant le plus faible, tiré d’une douzaine d’autres génériques. Ils ne guérissaient plus personne ! ET LE SOLEIL, DISSIPÉ DEPUIS DES LUSTRES, MA MĒRE MORTE ENFIN… REVIENT TOUT À COUP !
Le repas qu’ont concocté les autochtones était correct. Patecatl, HiÊl, Ssalizthl2 et Prinl se dressent hors de la table.
- Gloire, gloire, gloire à l’Être des êtres ! entonne alors un chœur de femmes dansantes en deçà de la table ; je vogue dans la forêt, slalome entre les rangs d’étoiles ; où est la tribu ?
J’ai des lignes sur la main ? Je les suis du tranchant d’un ongle ? Je les renifle et les tords ? Il y a des lignes partout ? La forêt est peut-être ma main.
Une rivière dans les eaux de laquelle j’observe un visage. C’est le mien ? Dis, dis ? J’avais jamais vu telle gueule. C’est une tête bleue de sous-ange mêlée à la monstruosité microscopique d’un faciès de fourmi. Quoique ce soit plutôt celle… d’une « contre-apocalypse ». Est-ce bien moi... ?
- C’est ton visage - dit le reflet.
Je lui réponds :    
- Je contiens la Destruction.
Je m’entends.
- Il Détruit les Substances, dit mon ombre, expulsée.
Ma voix de cervelet couine :
- Nnèl, mon frère, les incarne ; Jê les avive : Äm les colore.
Quelque chose s’est agrippé à mon visage ; un poulpe me mord le crâne il a jailli de la rivière ! J’en caresse le cadavre. Non... Des pleurs suent sur mes joues. (YOÏA ! Le poulpe a souffert le martyre qu’il méritait... ! déchiqueté, décapité paisiblement... ! (Puisqu’il devait être lavé de sa vie précédente du fait de cette justice purgative amenant les choses vers la religion la plus pure.))
- Coupable ! ont claqué les sapins. (Ce mot était-il cadenassé en eux depuis toujours.)
Un regard me dévisage : c’est celui d’un fromager. Pieds après pieds, je grimpe sur cet arbre magicien. Le sol est un ilot qui me bénit plus je m’en éloigne. J’enroule mes bras autour du tronc. L’écorce me fond sur les doigts. Déjà molle, elle attendait de le devenir. L’arbre… il dégouline. Derrière une petite couche d’écorce, des rangées de dents !! Il paraît que je les utilise pour manger un morceau de poulpe de rivière. Mais dès que je les touche, mes regards se retournent et me regardent.
Et je regarde !... Je regarde !... ET JE RIS !... TOUT REDEVIENT CE QUE J’ÉTAIS ! CE CYCLE ÉTERNEL ! RETOUR INCESSANT DE SITUATIONS SIMILAIRES !!!