Certaines personnes portent la rigidité comme d’autres portent une odeur corporelle : constante, impossible à ignorer, vaguement inquiétante. Sur un tableur Excel, c’est de l’or : rigueur, exactitude, excellence. Face à un être humain, ce mammifère instable, imprévisible et rarement muni de son “annexe méthodo”, c’est une arme de destruction relationnelle.
Elle parle comme on remplit un Cerfa : cases cochées, phrases calibrées, trois exemplaires tamponnés. Chaque mot subit une fouille rectale dans le Robert, orthographe et double sens compris.
Répondre à une question sans préparation est impensable : s’engager, c’est prendre le risque de perdre la face. Et demain, la réponse pourrait être différente. La seule chose qu’on puisse affirmer avec certitude, c’est qu’elle ne sait pas - et que c’est très bien comme ça.
L’improvisation ? Pour ceux qui portent des pantalons colorés.
L’approximation ? Un motif de licenciement immédiat, voire un crime de guerre.
Puis il y a le packaging : froide comme un mail “merci de nous envoyer un RIB”, fermée comme une boîte noire d’Airbus. Les RH, ces ex-aspirantes artistes recyclées en prêtresses du “savoir-être”, réclament chaleur, sourires et “moments de vie” autour d’un cappuccino. Autant demander à un fichier Excel de faire du slam.
La préparation ne suffit pas. Il faudrait un cosplay complet “humaine sociable”, un kit “humaine spontanée” avec rictus intégré et anecdotes calibrées pour l’afterwork. Les caméléons s’y plient : un “c’est comme ça qu’il faut faire” et elles se programment en mode small talk.
Les autres ? Évidemment, elles ne vont pas bien. Comment voulez-vous aller bien quand votre seul atout professionnel, c’est de pouvoir remplir un tableau sans fautes ? Alors, au mieux, elles végètent dans un bureau gris, avec un ficus en plastique et un vieux calendrier des pompiers, priant pour que personne ne leur demande d’improviser. Au pire, elles traînent leur mal-être comme un badge nominatif… jusqu’au jour où plus personne ne regarde.
Le chômage, pour beaucoup, c’est comme la lèpre : ça colle, c’est sale, c’est pauvre, et ça se voit.
Elle parle comme on remplit un Cerfa : cases cochées, phrases calibrées, trois exemplaires tamponnés. Chaque mot subit une fouille rectale dans le Robert, orthographe et double sens compris.
Répondre à une question sans préparation est impensable : s’engager, c’est prendre le risque de perdre la face. Et demain, la réponse pourrait être différente. La seule chose qu’on puisse affirmer avec certitude, c’est qu’elle ne sait pas - et que c’est très bien comme ça.
L’improvisation ? Pour ceux qui portent des pantalons colorés.
L’approximation ? Un motif de licenciement immédiat, voire un crime de guerre.
Puis il y a le packaging : froide comme un mail “merci de nous envoyer un RIB”, fermée comme une boîte noire d’Airbus. Les RH, ces ex-aspirantes artistes recyclées en prêtresses du “savoir-être”, réclament chaleur, sourires et “moments de vie” autour d’un cappuccino. Autant demander à un fichier Excel de faire du slam.
La préparation ne suffit pas. Il faudrait un cosplay complet “humaine sociable”, un kit “humaine spontanée” avec rictus intégré et anecdotes calibrées pour l’afterwork. Les caméléons s’y plient : un “c’est comme ça qu’il faut faire” et elles se programment en mode small talk.
Les autres ? Évidemment, elles ne vont pas bien. Comment voulez-vous aller bien quand votre seul atout professionnel, c’est de pouvoir remplir un tableau sans fautes ? Alors, au mieux, elles végètent dans un bureau gris, avec un ficus en plastique et un vieux calendrier des pompiers, priant pour que personne ne leur demande d’improviser. Au pire, elles traînent leur mal-être comme un badge nominatif… jusqu’au jour où plus personne ne regarde.
Le chômage, pour beaucoup, c’est comme la lèpre : ça colle, c’est sale, c’est pauvre, et ça se voit.