Tu vois les poètes qui font de leurs émotions des bijoux de mots ?
Pas moi.
Moi je crache. Et j’ai toujours l'impression que ça blesse quelqu’un.
Ma mère disait qu’on ne montre ses sentiments qu’aux animaux.
J’ai longtemps fait comme elle.
Puis une énergéticienne new-age m’a dit que j’avais le droit d’être en colère. J’y suis restée trois ans.
Aujourd’hui ça va, mais j’ai souvent l’impression que mes émotions dérangent plus les autres que moi.
Je ne veux pas porter leurs inquiétudes ni leur recul poli.
Je ne veux pas dire que ça va pour les rassurer,
ni que ça ne va pas pour exister.
Mes émotions blessent parfois,
mais je ne veux pas gérer celles des autres en plus des miennes.
J’ai une façon de penser un peu tordue.
Elle fascine parfois, mais souvent, elle agresse.
Ceux qui ne vont pas bien le prennent pour une attaque.
Les autres finissent par s’y faire.
Il paraît que j’ai des phrases qui claquent.
Moi je dis juste les choses.
Les gens y entendent toujours plus que ce que je veux dire.
C’est flatteur, flippant aussi.
Quand tu vois que tu marques les gens, tu risques de te prendre pour quelqu’un d’exceptionnel.
Je vis avec un type qui pense que je suis nulle.
Ça aide à redescendre.
Mais ça ne protège pas de tout.
Je reste une fille bizarre, qui réagit fort.
Et une fille qui ne sait pas parler à son mec -
lui aussi un peu en décalage.
Idéaliser, c’est tuer.
Avec lui, ça va quand on arrête d’essayer de se comprendre.
On vit, c’est tout.
Moins tu cherches à analyser, plus tu es heureux.
Comprendre, c’est ouvrir la plaie.
Lâcher prise, c’est juste la laisser cicatriser.
Mais faut pas déconner,
il doit arrêter d’oublier mes croquettes.
Pas moi.
Moi je crache. Et j’ai toujours l'impression que ça blesse quelqu’un.
Ma mère disait qu’on ne montre ses sentiments qu’aux animaux.
J’ai longtemps fait comme elle.
Puis une énergéticienne new-age m’a dit que j’avais le droit d’être en colère. J’y suis restée trois ans.
Aujourd’hui ça va, mais j’ai souvent l’impression que mes émotions dérangent plus les autres que moi.
Je ne veux pas porter leurs inquiétudes ni leur recul poli.
Je ne veux pas dire que ça va pour les rassurer,
ni que ça ne va pas pour exister.
Mes émotions blessent parfois,
mais je ne veux pas gérer celles des autres en plus des miennes.
J’ai une façon de penser un peu tordue.
Elle fascine parfois, mais souvent, elle agresse.
Ceux qui ne vont pas bien le prennent pour une attaque.
Les autres finissent par s’y faire.
Il paraît que j’ai des phrases qui claquent.
Moi je dis juste les choses.
Les gens y entendent toujours plus que ce que je veux dire.
C’est flatteur, flippant aussi.
Quand tu vois que tu marques les gens, tu risques de te prendre pour quelqu’un d’exceptionnel.
Je vis avec un type qui pense que je suis nulle.
Ça aide à redescendre.
Mais ça ne protège pas de tout.
Je reste une fille bizarre, qui réagit fort.
Et une fille qui ne sait pas parler à son mec -
lui aussi un peu en décalage.
Idéaliser, c’est tuer.
Avec lui, ça va quand on arrête d’essayer de se comprendre.
On vit, c’est tout.
Moins tu cherches à analyser, plus tu es heureux.
Comprendre, c’est ouvrir la plaie.
Lâcher prise, c’est juste la laisser cicatriser.
Mais faut pas déconner,
il doit arrêter d’oublier mes croquettes.