Salut à l’univers. Ou bien seulement à toi.
Comment dire? J’ai merdé. Ouais. Et salement.
Voici pourquoi.
Comment dire? J’ai merdé. Ouais. Et salement.
Voici pourquoi.
J’avais une copine. Ma première copine. Je dis bien « copine », une fille. J’aimais faire ça avec elle. J’avais pas choisi de l’aimer elle, mais elle m’aimait. Et je l’ai aimé. On est fin 2014 quand je lui annonce que je voulais essayer ça avec des gars. L’info passe mal, je me fais gifler le lendemain d’une fête bien arrosée. On n’a pas encore 20 ans.
Dès la rentrée 2015, je commence une école de théâtre. J’ai suivi un garçon rencontré à l’université. Je saurai des années plus tard que j’en étais tombé amoureux.
Je me fais avoir pour une période d’à peu près 5 ans (jusqu’au Covid), 5 années où l’illusion de ma comédie joue un rôle crucial dans l’évolution d’un trouble psychique dont j’espère commencé à guérir maintenant.
Je passe les détails de la prise d’excitants et autres substances pendant la grande comédie qui se jouait autour de mes fragilités et insécurités masculines.
De 2018 à 2020; c’est le pire moment de ma vie. Je suis pris à l'école de mes rêves et je ne finirai pas le paragraphe à ce sujet. J’en ai assez dit dans ces sales cahiers qui traînent dans le garage de ma mère. Quand je les relirai, je comprendrai ce que je voulais tellement dire au monde entier.
2020. Covid. C’était loin d’être mon problème (et je dis ça en conscience de l’ignorance et l’aveuglement face aux dures réalités du monde, mais c’est en train de changer et j’en souffre comme tout le monde).
Finalement je dois travailler, à force d’être un petit con (qui porte bien ses gènes, et ses couilles mine de rien) mais j’arrête les drogues et je vis chez maman quelques mois.
J’emménage pour la première fois seul à La ***** ****** (L., France) en 2022. Je serai aide à domicile jusqu’en mars 2023. J’écrirai un roman.
Je me trouve une petit coloc sympa pour finir les derniers mois à L. avant le départ à M. Je l’ai fait savoir à grands coups de posts virtuels mais oui le stand up m’a traversé de l’autre côté de l’océan et, chose dont je parle moins, l’homosexualité avec. La région est très ouverte à ce niveau-là. Je serai préposé dans un sauna gay, très souvent la nuit. Je pense que j’y ai développée une nouvelle fois la honte de passer par ce genre d’endroit, honte et colère face à la vie qu’on mène « nous», enfin je dirai «eux» maintenant, car je ne me reconnais plus dans l’étiquette « gay ».
J’avais une copine au début.
Mais j’ai regardé trop loin dans le miroir.
C’est pas gentil d’être beau
Automne 2025.
Dès la rentrée 2015, je commence une école de théâtre. J’ai suivi un garçon rencontré à l’université. Je saurai des années plus tard que j’en étais tombé amoureux.
Je me fais avoir pour une période d’à peu près 5 ans (jusqu’au Covid), 5 années où l’illusion de ma comédie joue un rôle crucial dans l’évolution d’un trouble psychique dont j’espère commencé à guérir maintenant.
Je passe les détails de la prise d’excitants et autres substances pendant la grande comédie qui se jouait autour de mes fragilités et insécurités masculines.
De 2018 à 2020; c’est le pire moment de ma vie. Je suis pris à l'école de mes rêves et je ne finirai pas le paragraphe à ce sujet. J’en ai assez dit dans ces sales cahiers qui traînent dans le garage de ma mère. Quand je les relirai, je comprendrai ce que je voulais tellement dire au monde entier.
2020. Covid. C’était loin d’être mon problème (et je dis ça en conscience de l’ignorance et l’aveuglement face aux dures réalités du monde, mais c’est en train de changer et j’en souffre comme tout le monde).
Finalement je dois travailler, à force d’être un petit con (qui porte bien ses gènes, et ses couilles mine de rien) mais j’arrête les drogues et je vis chez maman quelques mois.
J’emménage pour la première fois seul à La ***** ****** (L., France) en 2022. Je serai aide à domicile jusqu’en mars 2023. J’écrirai un roman.
Je me trouve une petit coloc sympa pour finir les derniers mois à L. avant le départ à M. Je l’ai fait savoir à grands coups de posts virtuels mais oui le stand up m’a traversé de l’autre côté de l’océan et, chose dont je parle moins, l’homosexualité avec. La région est très ouverte à ce niveau-là. Je serai préposé dans un sauna gay, très souvent la nuit. Je pense que j’y ai développée une nouvelle fois la honte de passer par ce genre d’endroit, honte et colère face à la vie qu’on mène « nous», enfin je dirai «eux» maintenant, car je ne me reconnais plus dans l’étiquette « gay ».
J’avais une copine au début.
Mais j’ai regardé trop loin dans le miroir.
C’est pas gentil d’être beau
Automne 2025.