Disparaitre, avant les grands flon flon de la mort

Le 23/03/2026
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par Dubernet Joshua
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Thèmes / Divers / Poèmes de merde
Un poème sombre et tendu, traversé par l’idée du départ et de la disparition. Une voix qui parle en chuchotant, entre lucidité, colère et tendresse, et qui refuse les grands effets pour dire l’essentiel. Un texte brut, intime, qui laisse une impression durable. OU PAS.
Plus le temps
se tirer
tout garder

Garder pour soi
l’élévation du cœur
chenille silencieuse
joyau moribond

Se traîner ça vers la tombe
pousser son petit machin

L’inexplicable encore

Planer

Réfléchir

Ruminer de l’anti-prouesse
mais la mort, elle,
s’annonce longtemps
avant d’avoir frappé
Plus le temps
se tirer
tout garder

Garder pour soi
l’élévation du cœur
chenille silencieuse
joyau moribond

Se traîner ça vers la tombe
pousser son petit machin

L’inexplicable encore

Planer

Réfléchir

Ruminer de l’anti-prouesse
mais la mort, elle,
s’annonce longtemps
avant d’avoir frappé

Quand c’est pas l’heure
c’est déjà l’heure

Comme je te l’ai dit déjà
quand tu me reverras
c’est que tu seras venu
me déloger de mon terrier

Je te mettrai
un coup de fusil
dans le ventre
ou de pelle
sur la tête
peu importe

Je louperai pas
mon grand

Attendons le contexte
la guerre

Espérons

Et comme je suis parti
parti pour de bon
mon dieu à moi
sera bientôt de retour

Il mettra le feu
aux maisons
et mangera
de la chair crue

Son propre cheval tiens
celui sur lequel il est assis
ou la selle de son vélo
vent de nord pardi

S’en aller c’est bouleversant
faut avouer
se tirer c’est presque fait
la valise est prête

J’aime l’idée de ce départ
quelle que soit la destination

Je ne laisserai aux gens
qui m’ont vu m’animer
sous leur nez
et qui ont cru
qu’on était des amis
qu’un automate de merde
qui se nomme
Joshua Dubernet
170 cm 70 kg
châtain clair
caractère paisible
et beau tempérament
et personne
ne s’en rendra
jamais compte

Comme tout
ce que j’ai toujours
fait au fond

Tous les jours
toutes les nuits
crier l’oubli
avec ou sans toi
petit papillon
mon bel amour

Ici ou ailleurs
là-bas toujours
ou debout
les bras croisés
être brave enfin

Disparaître,
avant les grands
flon-flon
de la mort
...