Dionysos

Le 30/03/2026
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par Younisos
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Thèmes / Divers / Poèmes de merde
Ce poème invoque Dionysos, dieu de l’ivresse et de l’excès. Ici, pas de demi-mesure : ça hurle, ça saigne, ça éclate en morceaux. La chair devient un chant, le monde s’étrangle, et la destruction prend des allures de messe satanique. La violence n’est pas gratuite, elle est ritualisée. Chaque image amène au chaos, mais frôle parfois la surenchère. Attention à l’overdose sensorielle.
La fureur des sens
DIONYSOS —
viens —
le vin bout dans les nerfs —
le cœur éclate
en grappes d’ombre et d’or.

Ô Beauté sans peau, sans nom, sans ossature —
je t’invoque par la bave, la moelle, le rire des os.
Que la nuit se fende, que la lumière saigne, que les gorges hurlent ta splendeur carnivore.

Le sang tourne — tourne — tourne —
des crânes s’ouvrent, la moelle ruisselle en chapelets de feu.
Le monde s’étrangle dans un spasme de lait noir.

Dionysos danse —
le ciel pue le vin,
les yeux chavirent dans les orbites,
les étoiles baisent les abîmes.

Hurle ton nom !
DIONYSOS ! DIONYSOS !
qu’il traverse la matière, qu’il brise la logique, qu’il renverse le réel.
L’univers entier se cambre — convulsion de chair et de lumière.

Ô Beauté — ô gouffre ivre —
engloutis-moi — broie-moi — recrache-moi en orage.
Que mon cri devienne ta couronne.
Que ma langue soit ton couteau.
Que mon sang, versé, repeigne la bouche du monde.

Et dans la ruine sublime —
quand tout sera éclaté,
quand il n’y aura plus de forme, plus de nom, plus d’os —
alors seulement —
s’élèvera le rire —
le rire nu, incandescent,
le rire de
DIONYSOS.