Deviens et quitte le monde

Le 02/05/2026
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par Noé Ruth
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Thèmes / Saint-Con / 2026
Voici un texte pavé de bonnes intentions. Le néo-nazi est haineux, le néo-nazi est sans pitié, le néo-nazi est un masculiniste, le néo-nazi déploie une rhétorique victimaire. Le néo-nazi est aussi un trouillard : c'est l'idée la plus intéressante et la seule originale de toutes celles développées dans par l'auteur(e). Le passage sur le néo-nazi comme homo refoulé (si j'ai bien compris) me laisse dubitative. Quant à l'affirmation selon laquelle, sous l'Occupation, l'idéologie nazie a été démontée par la Résistance à coups d'argumentation, de balles et "de bombe (sic) bloquant les trains la Shoah", elle est bien naïve. Cette contribution à la Saint-Con se veut un brûlot contre la banalisation des idées d'extrême droite mais s'y prend avec maladresse. Le débat est ouvert.
Deviens nazi sans être antisémite. Deviens nazi sans être raciste. Deviens nazi sans censurer ce qui t’entoure. Selon aujourd’hui, nous pouvons devenir ce qu’il y a de pire, sans être jugé, sans alarmer, sans crainte. En étant même écouté. Plus facile de dire à sa famille qu’on est nazi, qu’on est homosexuel. La haine gagne l’amour, l’amour perd la bataille. Deviens nazi sans peur. Deviens nazi sans cachette. Votre incohérence est la meilleure idée de votre propagande. Utiliser et instrumentaliser les personnes les plus faibles d’esprit, en rentrant vos pieds dans leurs têtes pour installer vos idées. Je ne pensais pas que vous gaziez aussi vos alliés. Deviens nazi et sois complice du passé. La haine tue, l’amour rassemble. Tu n’aimes pas ton pays, tu hais ce qui t’entoure. Tu n’aimes pas ton pays, tu violes son histoire. Tu as les mains tachées de sang et tu oses embrasser ta mère ? Toi, né d’amour, devient le bourreau de ce que tu étais. Réjouis-toi, pendant que les autres crient, hurlent, pleurent, arrachent leur cœur pour te le montrer. Regarde cet enfant détruit par la famine que tu as créée et écoute-le. Tu ne veux pas l’écouter ou as-tu peur de l’entendre ? Tu ne l’entends pas ou l’as-tu censuré ? Tu t’es dit sûrement que lui enlever la bouche le guérirait de sa famine. Et tu t’es sûrement dit que le meilleur pour lui, c’était sa famine, en dépit de sa famille de macaque. Son consentement est une chose à désirer. Choisi pour lui, car il n’a rien. Choisi pour lui, de le faire partir, car c’est plus simple. Choisi pour lui de le brûler, car tu as peur d’un enfant sans défense. L’homme-blanc devient faible quand un enfant lui parle. Le blond aux yeux bleus devient irritable quand des mots parlent de sa carcasse. En croyant que le monde est comme vous ; vous avez peur qu’on rît de vos dépouilles en proclamant la moquerie. Vous avez peur de la honte pendant que nous, nous avons peur de la mort. Vous vous comparez à Alexandre le Grand, alors que vous n’êtes que des faibles stériles bouffant des stéroïdes. Ils ne sont même pas capables d’exister autrement que par des insultes, des menaces, et une mauvaise foi. Mettez-lui une arme et il tuera ses alliés. Il dira : « Pour soupçon de trahison ». La vérité, c’est qu’il était jaloux de ses muscles. Votre conscience de la sexualité infantile me laisse perplexe, entre des gens frustrés qui croient au miracle du dépucelage et l’homosexualité qui court dans votre esprit, lorsque vous voyez votre ami suintant dans un vestiaire. Vous ne me croyez pas ? Ils n’ont que d’émotions quand ils voient un homme réussir, alors qu’une femme n’est qu’une chose pour eux. Vous aimez quand une femme vous admire, mais l’amour est dans les deux sens, messieurs. Avec ceci ? Vous nous saupoudrez une allégorie de l’homme blanc surpuissant, c’est vous ? Vous qui vous cachez pour dire vos idées ? Vous qui avez peur des autorités compétentes ? Mais vous êtes timide ou sur le déclin ? Vous dites que vous êtes persécutée, alors que vous agressez verbalement la moitié du monde. Et on doit croire que c’est vous les victimes ? D’accord. D’accord, prenons ce prisme de la victimisation du nazisme. Donc, selon vous, un homme surpuissant est une victime de la société ? Dans toute cette réflexion, que vous nous baratinez sans répit, le nazisme est quelque chose de caduc. Non ? Mais alors comment vous croire ? Comment croire que vous êtes l’homme fort alors que vous avez peur de tout ? Vous êtes homophobe, islamophobe, xénophobe, gynophobe, judéophobe, vous avez peur des opposés politiques et peur d’un éventuel grand remplacement. L’amalgame est souvent présent, entre l’extrême droite et le néo-nazisme, votre limite est tellement floue qu’elle se confonde. Le musulman est le prochain Juif, le rassemblement national est le prochain parti national-socialiste des travailleurs allemands, Jean-Marie le Pen était le Mussolini actuel, et Bardella est le prochain Pétain, le traître de ses propres origines italiennes et algériennes. Il n’aura jamais la carrure merdique d’un général nazi comme d’un Hitler ou d’un Himmler, il n'en a pas l’allure. Aussi bête que ses pieds, il représente le peuple qui se fait avoir. Pourquoi ? Retirez-lui le mot immigration de sa bouche baveuse et il n’arrivera plus à aligner deux mots. Je ne savais pas que votre péché mignon était l’illettrisme, c’est ça un Aryen parfait pour vous ? Je sais qu’il est brun aux yeux marron, un gendre parfait, mais votre nazi moustachu préféré était brun aux yeux bleus. Donc qu’est-ce qui reste ? Qu’est-ce qui reste de tous vos mots que vous nous dégueulez sans relâche. De tous vos idéaux et vos grands arguments sous couvert de liberté d’expression ? De chien enragé gueulant à tue-tête de chose non réfléchie, fantasmant sur des projets anciens démontée il y a des années ? Si nous avons réussi à démonter les arguments pendant les années 40, avec la parole, l’écrit, les armes pour nous défendre et de bombe bloquant les trains de la Shoah, aujourd’hui, on pourra toujours le faire, même sous pression. Vous êtes effrayé par la liberté et de petit mot dans un carnet. Alors vous le bafouez et le brûlez. Tout est plus simple quand on brûle le papier, les personnes, tout ce qui peut être brûler. Arrangez-nous d’une chose, consommez votre haine pour brûler vos idées.