En apesanteur

Le 24/05/2012
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par Carc
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Thèmes / Textes de merde / Semaine 'textes de merde' 6
ATTENTION : ce n'est pas seulement un texte de merde que nous tenons là, mais bel et bien la confirmation de ce que d'aucun aurait pu insinuer en silence depuis des années : Carc, c'est Francis Cabrel.
Oh, mon amour !
Le vide se réveille en quantité de tempète. Oh, cruelle que tu es à me faire languir de tes bras. Ce soir je m’en vais te retrouver, et le silence ne sera plus silencieux, quand tu m’embrasseras, et que tu crieras ton amour pour moi au ciel et aux étoiles. Regarde-nous, comme nous virevolterons au dessus des têtes des jaloux, juste nous, toi et moi et l’amour que nous nous portons, pour une fois réunis au firmament de l’humanité. Oh comme je t’aime, toi, tes baisers enfin retrouvés parmi les champs en fleur de ma destinée, toi, tes cheveux aussi fins que des anges, toi, tes yeux bleus comme le ciel les jours de beau temps. Je t’aime, toi, et tout ce que tu es.

Mais notre romance ne dura pas, et bientôt nous avons été happés par le quotidien. Je m’enfonce dans la glaise de mes limbes un peu plus chaque jour, avant de pouvoir te retrouver et essuyer mes larmes sur le menton de cet enfan que nous ferons demain. Mais mes limbes me retiennent, je ne sais pas pourquoi, et tout ca est affreux et j’en souffre, comme si jamais plus je ne verrais le ciel bleu et les paradis virginaux de ma prime jeunesse. Oh, cruelle, tu ne m’aimes donc plus comme avant. Laisse-moi te raconter des choses d’un pays dans lequel je t’amènerais et dans lequel je t’ai vu la première fois, nue, te donnant à moi comme on donne un cadeau. Ah je me rappelle quand tu m’embrassais, et que nous nous emportions mutuellement au sètième ciel. C’était bien ! Tu étais belle ! rien ne pouvait nous atteindre et nous complaindre là où on était.

Mais bien sûr nous retombâmes, corps inertes crucifiés sur l’autel de nos péchés de mortels pècheurs. Nous retombâmes et nous arrivons en enfer, tout droit en enfer, avec Charon qui nous fait la courte-échelle pour passer de l’autre côté de l’achéron.

Oh, cruelle, pourquoi dois-je t’aimer autant ?

Oh, ma belle, qu’en est il de nos rèves d’en temps ?

S’il te plait, réponds moi de là où tu es.

Mais tu es morte, et moi je devais continuer sans toi. Tous les jours, je passes dans les rues que j’ai vues avec toi, et tous les jours je me dis que putain, tu me manques, chienne de vie, et chienne de cancer qui fait que tu meurs avant les autres et avant de fleurir. Ah, je t’aime et je t’aimerai toujours

Maintenant je m’en vais te retrouver.

Je t’aime, et tu le sais.
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