Profonde

Le 15/05/2014
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par Lourdes Phalanges
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Thèmes / Divers / Poèmes de merde
On accueille un nouveau camarade. À coups de barres de fer. "Lourdes Phalanges" débarque avec des vers bien pourris et un portrait de femme vaguement pathétique et complètement improbable. La poésie merdique est un de nos créneaux, alors on publie, crénom.
Versification vérolée et violentes vicissitudes. Beaux yeux ? Cul rebondi ? Seins suants ? Clito clinquant que tu aimes mâchouiller au coin du feu ? Vu et revu. Certaines parties de l'anatomie féminine restent encore inexplorées...
Larynx, Pharynx, Trachée,
J’appartiens à un fort beau bébé
Primaire, collège, lycée,
Mon tout premier collier

Alcools et pilules
Passèrent vite par moi,
Plongeant le collègue intestin
Dans un grand désarroi

Les cousins germains,
Ces boches aux glands fades,
Qui les premiers craquèrent
L’hymen en contrebas

Turgescents les membres
Endolorie la glotte
Bien vite lui valut
Le surnom de Deep Throat

Mes cordes souffrent,
A la chanson la chienne s’essaya,
Sans pitié la semence
Mon intérieur noya

Vomissements, seins laiteux
Après la caravane de manches
Voici venu le temps
De l’amour fructueux

Le fiancé parti
Le mariage annulé,
Cher sautoir fantaisie
Tu as dû me quitter

Une corde maintenant
Serrée et trop froide,
Un tabouret pour marche
Et la voilà sans voix

Porte défoncée
Le souffle passe à nouveau,
Pompés furent les pompiers
Pour leur chouette boulot

Dix ans plus tard : Tumeur
La clope m’a ravagé,
La mille fois tronchée
D’un coup vif me trancha

Le légiste taquin
Sur la table métallique
Dans ma plaie purulente
Enfonça fort sa trique

Pierre tombale
Pelles et terre sale,
Vil asticot morfal
Fit de moi son casse-dalle
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