Nature et Paysage

Le 13/01/2018
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par HaiKulysse
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Thèmes / Débile / Faux obscur
Soumis au hasard, dont le résultat est incertain : Entreprise aléatoire. Se dit d'une œuvre plastique (notamment cinétique) dont la configuration procède d'une combinatoire exploitant les possibilités du hasard, avec ou sans programmation par ordinateur. Se dit d'un acte juridique dont la particularité réside dans l'incertitude dans laquelle se trouvent les parties quant à l'équivalence de contrepartie qu'elles peuvent espérer. Se dit d'une musique dans laquelle l'auteur introduit des éléments de hasard ou d'improvisation soit au niveau de la composition, soit au niveau de l'exécution. HaiKulysse, grand maître du lancé de dés : Alea ejaculat est.
Octobre, Mac Donald du Baffin. A la fermeture. Tôt le matin.
Avec Kurt Cobain, rue des martyrs, dans l'autoradio d'une main je conduis, de l'autre je mange un baklava, le sang séché sur ma face, je file vers une autre dimension portée à l'écran par John Lennon lui-même, avec la frénésie des fanfares de Samantha Edith.

La Mecque : la mise à mort de la machine à écrire, Place de la Comédie, et de la pensée logique de Samantha Edith...
Tu as du plomb oriental dans les yeux, je lui ai dis, un mets dont la consommation reste taboue mais qui fait chaque fois le buzz en remplaçant la conscience des animaux domestiques par la nature et le paysage à eux-seuls.
Un love buzz bien tranquille, bien calme, tout ce que vous voulez en espérant qu'un grain de poussière puisse se nicher dans ses engrenages et conséquences.
Bientôt nous arrivons au sous-sol d'un parking mais elle reste stoique.
Le niveau inférieur d'un sex-shop et peep-show sous haute surveillance.
Et, tandis que nous franchissons le portail sertie de mille plaies, Samantha Edith en grande prétresse en robe noire veille sur le sommeil des enfants mécaniques.
Nous franchissons le portail pour aller nous épuiser dans les exhalaisons méphitiques du sexe à outrance. Ô Luxure, tu n'es qu'un jeu cruel qui élimine les rats les plus frêles au son du tambour.
Ici, sous les lustres éclatants, des défunts qui se prennent pour des ballerines. Avec cette douleur supplémentaire qui pèse de tout son poids dans la poitrine : entre chiens et loups, comment parier sur un combat loyal ?

Sur la commode du lit, des liqueurs comme des larmes tièdes qui montent aux yeux et qui se mettent à couler le long des joues jusqu'à la bouche avant de sécher sans hâte.
C'est à ce moment précis que je pourrais trouver ce remède à l'antique qui manque tant à notre époque mais je me laisse gagner par l'émotion : depuis la perte des repères de tous ces individus en ville, il n'y a plus que des aplats brusques de visages mortuaires.

Les pieds ensanglantés, la femme en robe noire, d'un teint laiteux, reste l'objet de mes préoccupations.
Où va-t-elle alors que tout autour d'elle les hommes se livrent à la pire débauche, au plus malsain et funèbre avilissement du corps et de l'esprit.

La lumière tamisée de l'arrière-salle quittée, nous sortons jusque dans la rue et tous les hommes louchent sur sa poitrine et son cul, une lueur amazonienne dans les yeux. La rue qui dessine ses arabesques livides et qui sera notre point de départ et d'arrivée après avoir marché sur les routes de Marseille à Cassis, sans même l'esprit d'une reconquista littéraire pour lazone.org.

Ils n'arrivent plus à aligner les mots, ces échoués que nous voyons depuis les falaises et qui ont l'intuition des phrases abandonnées, de la nuit sémantique, de l'abstraction stylistique.
Ils promènent un dégoût toujours plus grand pour leur propre nature morte, surchargés qu'ils sont par le labeur lent, suffocant, gémissant du vent dans leurs cheveux.

On se retrouve finalement dans une masure sordide et on comprend que ce n'était qu'un leurre ; un conte de fées machiavéliques cette histoire.

Cette nuit, elle a hurlé à l'aide mais rien n'est venu, son regard s'est perdu comme les vieilles locomotives au fin fond du temps.
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