Ni pute ni soumise

Le 24/10/2003
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par Maltchik
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Thèmes / Débile / Disjoncte
Un super bon texte, vraiment. Le journal intime d'une pétasse de 14 ans typique, très bien imité (avec même les fautes d'orthographe), mais version caricaturale. Le réalisme et la caricature sont bien dosés, on rigole de bon coeur, on lit avec plaisir et on voit rien arriver. Et puis, ça commence à déraper... A lire absolument, j'adore.
Lundi 22 septembre 2003

Ah quel beau cadeau que tu es mon journal intime ! Je vais pouvoire développer mon expression et garder une trace de ma vie magnifique.
Je me présente à toi journal chéri : je m’appel Marjorie, j’ais 16 ans, je fais 1m62 pour 44 kilos te je suis plutot mignone (je ne veux pas me la raconter mais tous les mecs du bahut ont les yeux colé à mon…cul).
Ma meilleure amie s’appel Virginie, elle est mignone aussi (crois pas que je gween, c’est vrai c’est tout).
Bon je te laisse, big kiss J.
Mardi 23 Septembre 2003

Aujourd’hui en rentrant chez moi du lycée avec ma copine Virginie (elle est mignone mais crois pas que je suis gween) j’ais fait la connaissance d’un type sympa ; Simon.
Ses boutons n’ont pas trop de pue et il joue dans le club du foot et le must, tu vas même pas me croire : il a 17 ans ! Il m’a même proposé d’aller faire du shopping !! C’est le plus beau jour de ma vie, mise à part que quand je suis rentré mon père était caché dans les toilettes, il faisait encore un fist-fucking à mon chat en se branlant, je déteste ça car je l’entend respiré fort et je me mets Lorie à fond dans les oreilles…c’est mon idole, je ne te l’avais pas dit au fait. Ses textes sont si…vrai tu vois, elle dis des choses vrais et pas des choses que tu t’en fou, tu vois.
Allé kiss cher journal.


Mercredi 24 Septembre 2003

C’est le plus beau jour de ma vie ! J’ais fait tellement de chose aujourd’hui !
Bon ce matin cours, chian normale quoi puis cette aprém….g-é-n-i-a-l.
On a pris le bus avec Simon, deux potes à lui et quatre copines du bahut pour le centre commercial. On a bien rigolé dans le bus parcequ’il y avait un clodo et Simon et ses potes lui ont craché dessus puis le clodo était bourré alors il rigolais, puis il parlait tout zarbis : même pas français, je suis sur que c’était un kosovar parcequ’il y eu une guerre là bas. Simon qui est très cultivé en plus d’être beau m’a expliqué que c’est les kosovars qui sont arabes se sont fait attaqué par les serbes qui sont russes parcequ’il y avait des mines de diamants en Albanie et que Eltsine qui était le président était un soûlard et qu’il a menacé le monde.
Moi perso j’ais rien capté mais Simon lui il est trop intelligent.
Bon après on a fait du shopping et Simon m’a demandé de lui acheté ses chaussures alors j’ais pété la carte bleue de ma maman (promet mois de ne pas le répéter surtout sinon je me fais tuer, je te fais confiance journal J) et Simon ma embrassé…avec la langue !!! Wouan t’entends ! Avec la langue ! Je le crois toujours pas : je suis une femme maintenant !
Ma copine Virginie était super jalouse car elle se tape un type tout naze que moi perso sérieux je trouve trop naze.
Alors après Simon m’a offert un t-shirt super moulant, il est trop sympa !
Mais quand je suis rentré il y avait une grosse tache gluante sur le canapé : je suis sur que maman s’est tripoté avec son vibro et qu’elle en a foutu partout.
Mais bon cette journée était génial et jamais je ne vue l’oublié.


Jeudi 25 Septembre 2003

Aujourd’hui a été une journée riche en enseignement pour moi.
Bon elle a bien commencé car mon père m’a emmené au bahut avec sa Mercedes 500 Sl ce qui m’a permit de foutre la haine à toutes mes greluches de copines (je les aime quand même elles sont trop sympa J.
Ce matin on a eu anglais et ma prof c’est carrément trop une militaire, elle est dingue de ouf ! Je comprend rien du tout quand elle parle et je me fais gueuler dessus tout le temps et ça me stress et ça me donne envie de chialer mais je me retiens et je bois un peu et je pense à Simon…à la pose on a discuter et on s’est mis d’accord pour sortire ensemble : il est trop trop mature, je te jure on a des grands projets : il veut le faire, il me l’a fait comprendre et e suis prête à tout pour ce mec génial.
Mais le problème c’est que moi j’ais un peu peur, c’est pas qu’il risque d’y avoire de problème technique car je suis déjà allé au gynéco mais c’est que bon, rigole steup, mais j’ais un peu peur que ça fasse mal…alors j’ais été demandé conseil auprès de la fille la plus mature de la classe : Pauline. Elle a 18ans et elle est trop adulte et tout alors j’ais été lui demandé : j’ais l’impression qu’elle s’en foutais un peu de moi mais elle m’a donné, selon moi, une très bonne idée : elle m’a dit de tester avec une carotte.
Allé kiss chére journal ,je vais testé…souhaite moi bonne chance ;-).


Lundi 29 Septembre 2003

Désolé pour cette absence de trois jours mais il m’est arrivé un tas de crasses pas possibles. Bon je te raconte tout.
Jeudi soir de fait le test de la carotte, tranquille dans ma chambre…tout ce passe bien mais ma mère frappe à la porte de ma chambre alors en retirant brusquement la carotte je la casse…et là tu imagines bien la suite : un bout est resté coincé à l’endroit où tu sais…j’arrive tout de même à retirer la carotte, la jette sous mon lit et ouvre à ma mère qui me dit qu’il y à quelqu’un pour moi au téléphone. Descends, prend le combiné et à l’autre bout c’était Simon ! Il me demandais si j’étais libre samedi pour aller au cinéma, et je lui répond bien évidemment que c’est ok…je sens que ça va être le plus beau jour de ma vie.
Le vendredi était horrible plus plusieurs raisons : le morceau de carotte était toujours là, je le sentais et c’était vraiment super chiant. En plus il faisait super chaud en classe et on a eu 2 heures de français dans cette chaleur de dingue ! C’est trop chiant le français, il y à plus de mot latin ou ché po quoi et des figures stylés : des métamorphoses ché pa quoi.
L’autre raison pour laquelle cette journée fut particuliérment horrible c’est que je n’arrêtais pas de penser à Simon.
Le pire c’est qu’à la sortis je l’ais attendu jusqu’à 19h30 devant le lycée mais un copain à lui m’a dit qu’il était au foot…bon pas grave je le vois le lendemain.
Mais toutes ces crasses ne sont rien face à celles qui sont avenir.
Samedi, le jour J du plus beau jour de ma vie arrive, mais en fait il en était rien…Alors on a pris le bus avec Simon deux potes à lui et deux copines du lycée pour le ciné.
A l’arrêt il y avait un bouffon du lycée qui est dans ma classe c’est vraiment un guignol parcequ’il raconte et écrit n’importe quoi et se croit marrant, je crois que lui aussi allait au ciné, mais bon je m’en fou seulement qu’un pote à lui m’a vanné comme un bouffon, d’ailleurs j’ais compris tellement c’était nul.
Au ciné pendant qu’on attendait d’entré dans la sale je suis partis aux toilettes pour vérifier…le morceau de carotte, je n’avais pas eu le temps d’aller chez le gynéco ou peut-être l’envie d’y aller…mais bon je suis aller aux toilettes et là quelque chose d’horrible est arrivé…je me suis rendu compte que je puais de tu sais où…la carotte avait surment pourris le tout et ça puait vraiment beaucoup…j’était en panique j’ais essayé par tous le moyens de le retirer mais rien à faire.
Alors je suis revenu avec les autres et dans la salle je me suis bien sur assise à côté de Simon, il a été super romantique avec moi et tout…, pendant tout le film ça a été horrible, parce que sentais l’odeur pestilentielle….mais le film c’était un hulk c’est vraiment trop bien, un film qui fait réfléchire pour une fois : ça m’a fait réfléchire sur les gens qui s’énerve, qu’il faut tolérer.
Après chacun est rentré chez soit et là se fut horrible pour moi : Simon m’a fait comprendre qu’il voulait le faire mais moi je puais de la chatte alors je ne pouvais as dire non mais j’en avais envis, de lui faire plaisir quoi, mais je ne pouvais dire que je puais de la chatte, alors j’étais en panique et je sais pas pourquoi j’ais sortis les vieilles excuse des règles, alors lui il m’a dit qu’il y avait d’autres moyen, mais j’ais pas voulu alors il s’est un peu énervé alors j’ais accepté…Alors on est entrés chez lui, il n’y avait pas ses parents, il s’est assis sur son canapé, je l’ais prévenu de me prévenir quand il crache il m’a dit de ne pas m’inquiéter alors je suis passé à l’action, c’était ma première , j ‘étais un peu stressé….
Et là se fut vraiment horrible ! A un moment il a appuyé sur ma tête et m’a craché dans la bouche, j’ais mordu dedans donc il m’a lâché et j’ais gerbé parterre, et là il avait trop la rage après moi, il m’a filé un gros coup de pied (j’ais un gros bleu sur la cuisse) et il ma fait tout lavé…après je suis partis pour le laisser tranquille, ça se faisait trop pas ce que je lui avait fait car il est très sympas et moi je sais pas ce qu’il m’a pris…
Le soir chez moi je sentais une grande douleur là où tu sais…ça faisait tellement mal que je pouvais à peine marcher…alors j’ais dit à ma mère que je devais aller chez le gynéco, elle a réfléchis puis vu m’a tête elle accepta. Quand le gynéco m’ausculta elle partis dans le cabinet de l’ohptalmo qui est juste à côté de celui du gynéco pour se faire sauter, parfois j’entends maman…alors j’explique non sans gêne la situation à mon gynéco.
A propos il est trop mignon ce gynéco je n’ais aucun mal à ouvrire les cuisses devant lui.
Bon une fois que je lui ait expliqué il me dit d’aller me déshabiller et de m’installer sur sa machine de torture…mais quand il m’auscultait je remarquais qu’il était dégoûté et c’est vrai l’odeur était insoutenable…il me le fait même remarquer en me disant qu’il fallait que je vienne bien avant pour ce genre de problème. Alors il plonge une espèce de pince là où tu sais et là j’ais vraiment très mal : la pire douleur de toute vie. J’avais littéralement le feu à la chatte ! Il retire le bout de carotte et me prescrit une crème pour désinfecter le tout.
Ma mère revient pour régler la note…son rouge à lèvre est à moitié partis et elle des traces blanches un peu partout sur les joues, sa mini jupe est toute froissée ainsi que sa chemise…j’essais de ne rien voire parce que ça me fait trop trop chier, mais bon c’est sa vie…


Mardi 30 Septembre 2003

La crème m’a vraiment fait du bien, ça m’a ôté un très gros poids…
Ce matin sport. Je fais du volet, c’est trop naze ce sport : je me suis fait super mal en tapant dans la balle puis en plus un connard m’a envoyé la balle en pleine gueule en s’est pété de rire comme un bouffon…mais après j’ais retrouvée Simon J.
Il m’a dit que c’était pas vraiment grave pour la dérniéres fois mais qu’il fallait pas lui en vouloir non plus car c’était juste pour me montrer et que c’est dommage si ça me plait pas…il vraiment trop bien, il veut me faire découvrire plein de truc qu’il m’a dit.Il m’a dit demain il y aura une bonne surprise pour moi, que je devait aller chez lui.J’adore les surprises.Je suis rentrée chez moi, deux types sont sortis de là maison et en saluant il rigolais à gorge déployé puis remontais dans leur grosse berline…maman était sous la douche, deux billets de 500 eus sur le buffet, je ferme les yeux et vais écouter Lorie…


Mercredi 1er octobre 2003

Ce jour devait être le plus jour de ma vie mais il ne sera que le misérable crépuscule de ma vie, je ne peux plus vivre ainsi en fermant les yeux sur cette pourriture qui me m’entoure et me pourris l’intérieur.
Je n’arrivais pas à suivre le cours ce matin, j’étais bien trop excité par l’invitation de Simon cette après-midi.
A midi, à la fin des cours, Simon m’attendais avec deux copains et il y avait aussi quelques copines. On allait chez lui, il avait loué un dvd et on le regarderai sur son superbe home cinéma.
Mais une chez lui je compris l’objet de ce rassemblement. Il m’entraîna dans sa chambre et me pris dans ses bras, il me parlait tellement bien que je fondais littéralement dans ses bras puissants et il commença à me déshabillé, puis on commença et il m’arrêta puis le dit : » Tu ne veux pas découvrire quelque chose, cette fois ça te fera plaisir je t’assures puis à moi aussi sa me fera plaisir… » au départ j’étais tout à fait d’accord puis il me demanda si je voulais bien faire ça à plusieurs. Je calculais la situation dans ma tête tout allait très vite : je n’étais pas vraiment pour mais ça lui ferait tant plaisir et peut-être que j’aimerais et si je n’aimais pas…au bout du compte j’acceptais.
Alors il sortis, moi je remis ma culotte et je tremblais. Je paniquais, j’avais envies de retourner dans le passé et tout changer ne pas être ici…la porte s’ouvre, je reléve la tête, Simon et deux copains à lui. Je suis en slip je n’ais pas remis mon soutien gorge alors je cache ma poitrine comme je peux… « Simon je n’ais plus envies je ne suis pas prête »… « putin décone pas, ne t’inquiéte pas tu vas aimer ». Simon m’embrassa et on commençait. Ca a duré trois quart d’heure, je me rhabillais la première et sortis, dans le salon les deux autres filles me fixaient et se devint réciproque : elles avaient entendu les cris, ça se voyait sur leur visage : la peur, ou peut être la honte quand elles baissèrent le regard. Je sortis et me mis à courire..quand on courre on passe dans un second environnement on l’image se déforme où la vitesse est sous notre contrôle, on sent son corps puissant, agissant sur lui même, étant sa fin dérniéres.(putin c’est naze)
Pour le première fois de ma vie je pris conscience de moi, de l’influence extérieur sur moi. Quand mes muscles me brûlèrent dans l’effort je forçais de plus belle puis je m’écroulais dans un terrain vague, la fraîcheur du gazon sous le soleil couchant d’automne m’apaisait et je pleurais calmement.
Je suis rentré chez moi, pris le flingue de mon père qu’il croyait avoir si bien caché à côté de ses films zoophiles. Je le prends puis en une dizaine de minute je l’avais chargé et armé. Dans le jardin je tirais, la première fois le recul ma surpris et j’ais lâché le flingue. J’étais calme et je mesurais mes actes, il fallais que je tire juste, je savais pourquoi : il fallait me faire justice, juste pour m’apaiser. Je finis par tirer juste, j’arrive à contrôler mes tires, ils sont assez précis. Le bois de la crosse me réconforte, il a l’air vivant, c’est mon compagnon, mon protecteur : mon justicier. Je le range avec quelques munitions dans mon sac à dos et je marche tranquillement en réfléchissant à la façon de rendre la justice.
J’arrive enfin chez ce porc, je tremble, ma tête raisonne. Je frappe, une pétasse ouvre : je lui souris elle ne me le rend pas, je lui file un coup de pompe et je passe. Je cherche dans le salon : il est assis sur le canapé. Il met un temps avant de me voire. Il me vois. Je sors le flingue dans mon sac, je l’arme. Il rit, trop con pour penser que moi je suis capable de ça puis son rire cesse quand je l’arme. Je le pointe sur lui, j’ajuste et tire : le tire et mauvais ; épaule. C’est un automatique, je tire trois coups pour être sur : il est projeté a cinq ou six mètres et le canapé est constellé des impact qui l’ont traversés. On tombe dans les vapes, on hurle : je tire. Le salon est parfumé d’odeur cuivré et de souffre, l’air est embrumé : il est apaisant, apaisant de justice. J’attends un moment que le canon se refroidisse avant de le ranger. Je le recharge remet la sécurité et le range. Je prends les clefs sur le buffet, ouvre le garage et prends un vélo dans le garage . Il va falloir que je me presse, on a surment appelé la police. Je suis calme, parfaitement lucide. Il faut finire le jugement. Je pédale jusqu’à la maison médicale, pousse la lourde porte, par chance le médecin qu’avait l’habitude de se taper ma mère et en train de discuter avec la secrétaire prés de l’entré, je sors le justicier du sac, les fait rentrer dans son cabinet tout prés, là je veux faire ça bien, comme une vraie sentence, « A genoux sales chiens ! » Je place le canon à quelque centimétre de la nuque du porc et appuis sur la détente : la tête par en avant et entraîne tout le corps. La secrétaire a perdue connaissance, je ne voulais pas la tuer de toute façon. Je jet un œil à ma montre : la matrice rentre bientôt, le glaive va encore s’abatre.
Il faut faire vite avant que l’on m’arrête. Je suis soulagé en arrivant : la voiture de la matrice est là, j’entre et cette pourriture est en train de se taper un gros porc, mon arrivé ne les arrête pas, je sors l’outil de justice. Je m’apprête à la rendre et le gros porc s’est en allé de la pourriture et tremble de tous membres dégueulasse je l’abat en premier : il me dégoûtais vraiment trop. Ensuite je m’approche de la pourriture encore à quatre patte elle pleure, elle m’implore et j’allége la terre du poids son inutile vie.
Je me repose et écris ces lignes : toutes celles du jugement.
Le ronronnement du moteur de la Mercedes 500 Sl paternel s’arrêt, il descend et claque la porte, avance à pas rapide vers la porte d’entré, je l’observe jusqu’à ce moment par la fenêtre. Il tourne la clef dans la serrure, j’arme le glaive. Il prend bien une vingtaine de seconde que la porte était déjà ouverte et qu’il venait de la fermer. Il entre dans le salon, il tombe à genoux lui aussi demande l’indulgence mais le verdict est rendu et la détente est une dérniéres fois pressée.
Je m’assis et finis ces dérniéres lignes."
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