Chronique d'une fin de semaine

Le 05/05/2004
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par Herpès
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Thèmes / Débile / Vie quotidienne
Un bout de récit de vie quotidienne cauchemardesque ça détend. Surtout quand c'est celle des autres. On dirait du Djinny en enfer, c'est à chier mais on s'en fout.
Je hais les gens. J’ai eu la révélation hier dans le train.
Fin de semaine difficile, me voilà tranquillement poser sur mon siège, casque vissé sur les oreilles, limite autiste qui demande rien au monde. J’ouvre mon bouquin et je commence à lire. Seulement voilà, c’est dès qu’on est installé que les gens commencent à révéler leur personnalité. D’abord ce mec qui me tapote sur l’épaule comme si on se connaissait depuis trente ans et qui me demande si je peux pousser mes affaires, afin qu’il puisse poser son gros cul, alors qu’il y a des places de libre partout autour. Mais non il faut que ce connard décide de venir me faire chier à moi. Bon comme je suis une fille bien, je fais petit sourire de celle qui est compréhensive, et je commence à remballer mes affaires sur le siège d’à cote. Et là, ce gros porc met son énorme sac par terre plutôt que de le mettre en haut, résultat me voilà scotchée contre la vitre avec à peu près 30cm d’espace vital.
Admettons. Le train démarre. J’essaie de me replonger dans mon livre et là c’est l’horreur , plus de piles. Obligée de contempler ce monde qui m’entoure par mes oreilles.
Vous imaginez pas : les gosses qui chialent et qui morvent partout, les mamis qui demandent toutes les 5 min si c’est bientôt leur arrêt, les mecs qui bouffent leur mac-do la bouche ouverte et j’en passe des meilleurs. Quand à l’autre à coté de moi, c’est du genre plein de tics et curage de nez avec doigt à la bouche après. Que du bonheur pendant trois heures.
Vous sortez de là avec des envies de meurtre pour la Saint-Con et vous filez direct au pieu.
Moralité, toujours avoir des piles de rechange sur soi et un lance-flamme à porter de main
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