Rêve : violent dreamz 02

Le 17/10/2004
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par Nounourz
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Dossiers / Rêve
La deuxième occurence de Violent Dreamz est bizarrement différente de la première : c'est moins axé sur le rêve, les scènes oniriques sont moins marquantes et ne sont d'ailleurs plus le pivot du texte. Ici l'intérêt, c'est cette pulsion de violence et de haine assez effrayante, mais qui aurait gagné à être développée.
Ces temps-ci, mes pensées sont recouvertes de sang. C'est comme si une facette sanguinaire du nounourz, jusqu'alors endormie, s'était récemment éveillée. Ca a commencé il ya quelques jours, avec ce cauchemard qui m'a fait me réveiller couvert de sueurs froides.
Ma mémoire ne me renvoie que des bribes, et vu leur teneur en hémoglobine, je suis heureux de ne pas m'en souvenir davantage. Mais je ne parviens pas à oublier cette scène finale où, pris d'une frénésie incontrôlable, je me jette sur cet homme - qui me semble être un autre moi-même - et rapproche mon visage du sien en l'aggripant par les cheveux. Je me souviens lui avoir crevé l'oeil droit, avec une baguette de bois courte et pointue, puis lui avoir arraché d'un coup de dents une bonne partie de sa joue. J'ai presque encore en bouche le goût de sa chair encore tiède - dans mon rêve, ce goût me donna la nausée. Je me souviens avoir oté la baguette de son oeil, et l'avoir plantée de nouveau dans sa joue décharnée. Et j'ai appuyé, de toutes mes forces, afin d'atteindre le cerveau, et tout à coup ma victime s'immobilisa net, puis fus prise de spasmes et de convulsions atroces. La dernière image qui me revient, est celle de cette silhouette noire sur fond rouge, le visage transpercé, agitant affreusement ses membres dans ma direction ; je me souviens de l'expression indicible que j'ai lue dans l'oeil encore valide qui s'agitait dans le visage mutilé.

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Ces temps-ci, mes pensées sont empreintes de violence.
Ce n'est pas vraiment nouveau, mais c'est quelque chose que je n'ai que très rarement avoué. Ca va de la simple réflexion selon laquelle il y aurait des claques qui se perdent, jusqu'aux envies de meurtre, de torture, de mutilation sadique. Il n'y a pas vraiment de cible fixe à mes pulsions destructrices, si ce n'est peut-être celle par qui je devins père, sous le grondement de l'orage, par un matin de veille de Noël. Je ne pourrais pas nommer ce que je ressens dans ces moments là ; il ne s'agit nullement de haine, ni même de colère. Juste, l'envie, le désir de voir quelqu'un souffrir, de mes mains. J'aimerais avoir à ma disposition un bouc émissaire, une personne qui pourrait subir toute la douleur que je souhaite infliger, un cobaye sur lequel je pourrais concrétiser mes fantasmes morbides.

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J'aimerais être suffisament pourvu d'intelligence pour être capable d'accomplir le crime parfait, car ce qui m'empêche de passer à l'acte n'est ni la compassion, ni l'empathie ou même la conscience de ce que représente une vie humaine.

Ce qui freine l'expression de ce coté sadique du Nounourz, c'est la seule peur de finir en prison.

(Au pire, il me reste la solution : meurtre-> suicide... )

Je suis encore en vie et la machine à penser tourne à plein régime, cherchant un moyen de raccourcir la votre sans rendre la mienne plus pénible qu'elle ne l'est déjà. Faites-moi confiance : je finirai bien par trouver un jour. Mieux vaudra pour vous, alors, ne pas se trouver en ma compagnie
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