On se fait un petit sérial insert ? Un rappel pour les puceaux :
- tu reprend le blabla du connard ou de la connasse précédent, tu le copie-colle là où c'est que tu vas écrire (dans "répondre", GNEEE)
- tu enlèves tout qu'est ce qui est en gras.
- tu pose ta pèche littéraire
- tu mets en gras seulement qu'est ce que t'as écrit.
- celui-là qui vient après il fait pareil : comme ça le précédent il voit qu'est ce que le dernier il a écrit. Tu comprend ?
- ah oui et truc chouette, t'es pas obligé d'écrire à la suite. Tu peux insérer ta merde n'importe où dans le texte, à tes risques et périls.
- et ensuite tu envoie et tu attend de voir ce que va faire le/la suivant.e
- tu laisses quelques autres jouer avant de revenir contribuer
- tu attend que quelqu'un proclame que c'est fini. Ou tu peux aussi le décrêter, pourquoi pas.
Voilà, en espérant que c'est assez clair comme ça.
C'est parti.
J'avançais dans ces chiottes sans fin. Un couloir dont je n'apercevais pas le bout, et tout le long, de chaque côté, des chiottes. Dégueulasses pour la plupart. Un cauchemars de dame pipi. Je vérifiais une nouvelle fois mon arme : dieu savait ce qui m'attendait derrière chaque porte.
(Ohlala mais direct des gogues, sans préparation, paf dans la face. Je suis pas prêt moi. Je suis un petit auteur fragile. Bon. Allez.)
En refermant la page du magasin virtuel du jeu, lorsque je reçois instantanément - ding - la confirmation par mail de mon achat, j'ai toujours cette impression de m'être fait arnaquer, quoi que j'aie acheté. L'impression de voir le sourire d'un marchand ambulant, incrédule face à sa victoire totale, ou le haussement artificiel de sourcil d'un agent immobilier, proportionnel à sa commission et aux cadeaux qu'il pourra faire à ses maîtresses, grâce à moi. Quand l'achat a été compulsif, en règle générale et en supplément, je me frappe une partie aléatoire du corps, pour me remercier en personne de ma débilité. Mais le plus souvent, ça s'arrête là, et je reprends une vie normale, dépressive et sarcastique, à mon endroit comme à l'endroit du reste de l'univers, une vie altière et narquoise, et tout en maugréant contre le système, l'économie de l'attention, la grosse baleine que je suis dans ce jeu et l'efficacité des services de MasterCard, je reprends mes activités virtuelles.
Or ce matin-là, à réception du mail, j'ai - ding - inexplicablement ressenti un poids dans ma poitrine, un poids positif, un poids bienveillant, une petite masse de puissance au creux du diaphragme. Cette option-là était vraiment unique, cette fois-ci. Cet easter egg n'était pas une arnaque. J'avais vraiment touché du doigt un pouvoir que j'étais seul à posséder, désormais.
Je repris ma partie, depuis le point de respawn, et je montai les escaliers de bois du début du jeu, bois usé, plein d'échardes, fendu sous les marches. Quelque chose allait changer, je le savais.
J'avançais dans ces chiottes sans fin. Un couloir dont je n'apercevais pas le bout, et tout le long, de chaque côté, des chiottes. Dégueulasses pour la plupart. Un cauchemars de dame pipi. Je vérifiais une nouvelle fois mon arme : dieu savait ce qui m'attendait derrière chaque porte.
Le début en "J'avançais dans" semble évoquer le fameux texte "Dreamcatcher" du Duc, artiste anciennement connu sous le nom de El Défoncer (ou El Défoncé, allez ne plus savoir), le top du top de notre "Worst Of".