La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 
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Messages - glopglop

#16
Citation de: Glaüx le Mai 09, 2010, 21:00:37
Toi tu vas te retrouver au milieu d'un gang bang punitif avec tous les trentenaires de la Zone.
Merci, pas pour moi. Trop moche.
#17
Citation de: lemon A le Mai 09, 2010, 20:16:15
# Slam érotique avec NatYot et Gaëlle Costil au violoncelle électronique http://www.myspace.com/slamerotique

Un Slam avec un(e) participant(e) a autant de sens qu'une partouze à un.
C'est de la branlette.
Quant à s'accompagner d'un instrument de musique, c'est faire de la chanson.
En fait de "Slam érotique" c'est une simple récupération putassière ...
#18
Gare à la fracture de fatigue.
#19
Personnellement, je n'ai jamais voté de ma vie.
Pour punir Glaüx de sa perversion votagière, je suggère qu'on  lui inglige Le Duc comme élève, en cours particuliers.
Il a trop de loisirs, ça l'occupera inutilement.
#20
Entre les suppressions de messages inopinées et les mutations d'extrême urgence vers la poubelle, j'avoue avoir du mal à faire le tri.
La sensation de subir un traitement de faveur est certainement dûe à ma paranoïa...
Nihil m'avait pourtant assuré que dorénavant tu prenais tes cachets.
#21
Glaüx, tu lui retires la touche "delete", il s'enfuit en pleurant se pendre au rectorat.
Il est maintenant persuadé que La Zone lui appartient en propre, d'ailleurs il y passe le plus clair de son temps libre, et en tant que fonctionnaire de l'éducation nationale il en a beaucoup : je poste un sujet innocent, il tient pas trois secondes, et c'est pas une façon de parler, trois secondes montre en main !
User de ses prérogatives, aussi minables soient-elles, pour régler des comptes personnels, c'est vraiment un truc de minus.
Je vois d'ici comment il calcule ses moyennes...
#22
C'est toujours les meilleurs qui s'en vont en premier.
Glaüx, il faudra penser à tirer la porte derrière toi.
#23
Je vois que tes regrets sont sincères, alors ça ira pour cette fois.
#24
LA NAUSEE

"-Sauvez-le, je vous en supplie !"
La déjà veuve s'agitait à mes côtés, livrée à une crise d'hystérie paroxystique. Je brûlais d'envie de me relever et de lui en coller une. Son mari était passé depuis un bon moment, et il ne reviendrait pas.
Je me contentais d'accomplir le minimum syndical : je soufflais à intervalles réguliers et sans la moindre conviction dans ce goulot inerte qui refoulait l'aïloli, pendant que Jean-Philippe s'appliquait avec méthode à lui perforer les poumons avec ce qui lui restait de côtes.
Le quinquagénaire arborait une solide bouée et une calvitie avancée, j'imaginais sans peine l'état d'encrassement de ses artères, et je me disais que les 10 km de l' Espoir avaient  relevé quasiment du suicide prémédité pour cet ingénu.
"-Pauvre con, va !" voilà l'opinion tranchée que je me faisais de ce cadavre en plein raidissement.
Quand le médecin du Samu est enfin arrivé, après s'être vaguement excusé, et qu'il s'est contenté de prononcer le décès, la veuve a pas moufté, l'autorité médicale avait confirmé ce qui était évident depuis une bonne demi-heure, elle pouvait enfin cesser son cirque la conscience tranquille.
Elle était désormais toute entière absorbée par son nouveau statut, elle nous a remercié Jean-Phi et moi, d'un air pincé qui collait bien à cette dignité nouvelle. Il y avait vraiment pas de quoi parce que je crois bien que cet après-midi là, avec la réa catastrophique qu'on avait réalisée, on aurait très bien pu tuer un boeuf en pleine santé.
On ne savait pas trop quoi faire du corps, vu qu'on devait continuer de couvrir la fin du banquet du Téléthon, des fois qu'un autre clampin se décide à défunter à l'improviste. Le toubib voulait pas se taper les bouchons jusqu'à la Timone pour un simple macchabée.
"-Le patient est stable, vous vous en occuperez très bien, z'avez qu'à le garder !" qu'il nous a lancé par la portière en se barrant.
Son humour de carabin à la mords-moi-le-noeud m'a pas plu du tout, et puis j'ai pensé à la moëlle osseuse qui ne devait pas manquer d'emplir les poumons de notre sportif et puis aussi aux ennuis, inévitables, si l'on venait à le disséquer, alors j'ai laissé pisser, et on a remisé le corps dans le fourgon.
Les ripailles ont repris leur cours comme si de rien n'était. Les émotions ça donne faim, c'est rien de le dire...
En guise d'oraison, l'organisatrice locale de l'événement, une sorte de rouquine montée sur ressorts, dans les 25-30 ans a cru bon de consoler la veuve en soulignant le quasi-héroïsme de son mari qui , en somme, était mort pour la Cause. Comme s'il fallait absolument tirer une morale imbécile de cette mort stupide ! Mais ça les a pas dégoûtés, tous les participants à ce jamborée de mongoliens, cette morale vaseuse, au contraire, les donateurs ont afflué sur l'estrade, c'était bien le moins devant le sacrifice suprême accompli pour le bonheur des petits myopathes.
Une équipe de la station locale de France 3 Marseille filmait avec satisfaction tout ce Barnum obscène, ils tenaient leur accroche pour le journal du soir : un mort par excès de zèle, des gosses malades et forcément innocents, tout ça était vraiment bonnard.
La veuve réfléchissait déjà à une association en mémoire de son héros de mari, on pouvait décemment envisager un jardin public à son nom dans le quartier, voire un rond-point. Et puis nous aussi on a eu droit à quelques éclaboussures de gloire, pour avoir participé à ce simulacre de sauvetage, à tel point qu'on a eu les pires difficultés pour s'extraire de ce boxon et se tirer vers la caserne. Encore qu'on n'était pas rendus, puisqu'on devait faire un sacré détour par l'athanée pour déposer le mort.
C'est au change , dans les vestiaires avant la douche, que je me suis rendu compte que la pouffe du Téléthon s'était démerdée pour me refiler sa carte sans que j'aie rien eu remarqué.
Elle savait y faire, visiblement. Une sorte de professionnelle...
Le prestige de l'uniforme venait d'agir, une fois de plus. Même mal rasé et l'haleine pas très fraîche, le Marin-Pompier fait mouiller dans les petites culottes, c'est pas qu'un mythe. Mais moi je m'en tapais royalement, c'était pas pour ce genre de bénéfice douteux que je m'étais engagé. Plutôt pour la camaraderie, l'esprit de corps.
En fin de compte, je l'ai rappelée seulement la semaine suivante, histoire de la laisser marronner un peu.
Je l'ai invitée chez un chinois quelconque, j'allais pas engager des frais inconsidérés pour ce boudin, et d'ailleurs  je ne pouvais pas me le permettre, avec ma solde.
Elle a eu l'air un peu déçue devant le standing de l'établissement, et puis elle s'est fait une raison, après tout elle ne me considérait de toute façon pas comme un parti envisageable. Un vecteur potentiel  d'émotions fortes, voilà tout ce que je représentais à ses yeux.
Bien entendu, on s'est retrouvés au pieu le soir même, chez elle, en dépit de certaines réticences qu'elle avait rapport au désordre qui régnait dans son deux-pièce du fait qu'elle était débordée de boulot, soi-disament. Mais je n'avais aucune envie que cette souillonne se tape l'incruste chez moi, alors c'était à prendre ou à laisser, et elle a pris.
Son sexe dégageait une odeur aigre proche de celle de la bière irlandaise que boivent les ploucs du monde entier. J'ai dû prendre sur moi pour en approcher mon visage, bien à contre-coeur, parce que je n'ai jamais été un amateur de bière. Pendant ce temps elle caressait mes cheveux ras comme on flatte l'encolure d'un chien.
Et puis elle m'a présenté spontanément son versant puéril. Elle n'avait pas de hanches et des fesses pommelées de petit garçon qui exhalaient un fumet délicat. Ca a frappé mon imagination et elle n'a pas pu s'empêcher de gémir.
Bien sûr, je lui ai laissé un faux nom et un numéro de portable bidon, histoire qu'elle ait à se donner un peu de mal pour me retrouver.
Une fois dans la rue, en bas de chez elle, j'ai relevé le nez vers sa fenêtre, elle était au carreau et m'a envoyé un baiser en soufflant sur la paume de sa main. Je ne sais pas si c'est à cause de l'odeur insistante des reliquats de cyprine séchée qui maculaient mon visage ou d'un effet sournois des antiprotéases, mais j'ai eu la nausée.





#25
Ton soutien sincère de pute moche cinglée et parano vaut tous les réquisitoires.
#26
= DISCUSSION GENERALE = / Re : Insomniaques anonymes
Décembre 17, 2009, 21:32:28
Dix ?
#27
Nan, c'est un truc pour gagner des lotions après-rasage Ushuaïa.
#28
[edit Glaüx] On va éviter les attaques stupides, qu'elles soient au premier, au second ou au neuvième degré, ainsi que les tentatives de flame, ainsi que d'ouvrir sa gueule pendant quelque temps, tout court, tant qu'à faire. D'accord ? D'accord.[/edit Glaüx]
#29
Gironde, à vrai dire.
#30
= INITIATIVES = / Re : Re : serial insert
Novembre 14, 2009, 17:45:12
[2. Le Sabotage amoureux

Jack nu sous sa grande gabardine, enfila son gode ceinture explosif et prit pour quête de faire un beau safari dans le métro parisien et d'y dégoter du gibier de première qualité pour son pot-au-feu. Sorti du RER où personne n'avait fait attention à lui (puisqu'il n'était ni nu, ni mort, ni nu), il procéda jusqu'à Châtelet, posa son auguste pied sur le tapis roulant, et tout en avançant, détailla la viande qui allait en sens inverse. Alors il sentit l'escalator s'affaisser, il vit les marches se déconnecter et choir dans le vide, partout autour de lui les murs s'ouvrirent, les briques et le béton se réduirent en poudre, il se sentit tomber avec les autres âmes vers un inconnu qu'il ne pouvait cerner. Il avait envie de chier. Il s'isola dans un coin peu exposé, et se dit que finalement, vomir c'est mieux, et donc il délivra son kebab du soir de sa prison stomacale. Jack se sentit soudain envahi par un sentiment d'exotisme puissant, il se voyait au sushi bar en bas de chez lui et les plats les plus raffinés défilaient devant ses yeux perlés de larmes du bonheur que peut éprouver un surconsommateur face à l'opulence et à l'embarras du choix puis reprit de fait l'escalator dans l'autre sens et recommença l'opération pendant plus d'une demie heure, émerveillé par la fraîcheur et le raffinement des mets.

Mâle ou femelle, je vais tout enculer, se dit-il dans son for intérieur, et, à cette pensée primesautière, son visage irradia d'un bonheur enfantin. Il remarqua cette énorme quadragénaire en train de déguster lascivement un éclair au café, et il imagina sa verge à la place de la patisserie. Il se rapprocha, en se concentrant sur une tempête d'images moites toutes reliées entre elles : l'auriculaire de la grosse, bruni par la pâte au café, fit manquer un battement à son coeur nerveux, tandis qu'il se voyait assis sur sa poitrine lui faisant déglutir de force des litres de crème patissière. Alors il sentit la dame s'affaisser, il vit ses grosses miches se déconnecter et choir dans le vide, partout autour de lui les murs secrétaient de la crème patissière, les briques et le béton se couvrirent d'un délicat nappage de café, il se sentit *Bzzzz* tomber avec les autres *Bzzz Bzzzz* âmes vers un inconnu qu'*BBZZZzz* il *Bzzzz* ne *Bzzzz* pouvait; un court circuit provoqué par quelques gouttes de liquide séminale libérées par sa fantaisie toute puissante venait de déclancher de manière impromptue le compte à rebours de son gode ceinture explosif.

Pris de panique, Jack, prisonnier de ces barbares usagers des heures de pointe qui formaient un block plus compact qu'une mèlée de rugbymen gays jouant à Twister pendant la 3eme mi-temps, se délesta de sa gabardine et, se remémorant Subway, ce monument du 7eme art accouché par l'esprit torturé de Luc Besson, enjeamba la rambarde de l'escalator en jouant du coude et des dents, puis se mit à  dégringoler la rampe centrale comme s'il s'agissait d'un interminable toboggan, en criant "Géronimo !" et en slalomant du cul entre les ralentisseurs pointus et rouillés qui lui firent froler à deux, trois reprises une déchirure anale qu'il n'aurait pas oublié de si tôt. Arrivé en bas, il profita du passage de la rampe à l'horizontale pour déclencher l'extension de ses membres inférieurs qui l'emmenèrent à près de trois mètres au dessus du sol, il parvint à rétablir rapidement l'équilibre pour placer un salto avant carpé et trois vrilles, qui furent brièvement saluées par la foule indifférente, et se demanda en quoi cela pouvait bien l'aider à se sortir de ce pétrin. La ceinture explosive, qui formait un cache-sexe opportun protégeant son micro-pénis du regard des badauds, était surmontée d'une part d'un petit écran sur lequel le décompte fatal s'égrainait à chaque seconde, mais aussi et surtout d'un gode-suisse multifonctions, long d'un bon demi-mètre et au diamètre impressionnant ; en lieu et place du gland se tenait triomphante la tête d'ogive d'un missile sol-sol iranien.S'agissant de cibles strictement civiles, son usage était parfaitement licite en regard du droit international applicable et notamment du traité de non-prolifération nucléaire signé par la République Islamique d'Iran.

Finalement ce fut une journée de merde comme il y en avait eu tant d'autres.