DROGUISTAN Zone 2 - BONUS

Le 29/08/2026
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par Nino St Félix, Laetitia Giudicelli, Lapinchien
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Rubriques / Droguistan
Deuxième intermède dans la publication de cette oeuvre phare de la Zone, de ce chef-d'œuvre encore incompris qu'est Droguistan.
Nous devions nous rencontrer sur une plage qu'il nous avait désignée en dessinant une bite sur une capture d'écran GoogleMaps pixelisée. Après plusieurs heures à suivre les contours du dessin nous tombâmes sur Lapinchien, vêtu de lunettes de soleil, contemplant le ciel lourd. Il nous tendit illico son petit micro, à sec.


Nino, si la Zone glorifie la médiocrité, le fait d'avoir publié Droguistan n'est-il pas ton plus grand échec, puisque tu as pris le risque d'être lu et donc potentiellement apprécié par des gens encore plus médiocres que toi ?
NINO : Bien tenté. Mais j’ai un certificat médical qui me dispense de toute réflexion matricielle, a fortiori si elle possède des accents Nolaniens.
Ceci dit j’adore aussi les paradoxes et les choses que je ne comprends pas.
Même si là encore je ne tomberai pas dans le piège puisque j’entends la médiocrité comme un état de nullité qualitative ontologique absolu. Et donc, invariable ni « approchable », seulement « en soi et pour soi » comme dirait l’autre. Par conséquent, mon plus grand échec serait en effet d’être apprécié par aussi médiocre que moi, c’est-à-dire, par moi-même.
LAETITIA : Hum... Est-ce bien un paradoxe que tu énonces là, Nino, ou un sophisme ? A moins que ce ne soit une aporie ? Qui a le portable de René ?
NINO : 404 not found


LAPINCHIEN : Vous parlez d'approche expérimentale. Est-ce que l'industrie pharmaceutique vous a pris comme cobayes pour tester les lavements à l'eau de javel ?
NINO : Figure-toi que je disais justement pas plus tard qu’hier à Laetitia que notre texte ferait l’effet à l’édition française d’un lavement à sec (ce qui d’ailleurs n’a aucun sens, médicalement parlant). Pour ma part je pense que l’industrie française me refuserait pour tout (même si je la payais)
LAETITIA : Elle me l'a proposé, c'est vrai. J'ai répondu qu'en matière de trous du cul, elle avait ce qu'il fallait à domicile.


LAPINCHIEN : Nino, pour ta crêperie créole à Schiltigheim avec l'ex-mari de Laetitia, est-ce que vous comptez réaliser un partenariat avec Nutella pour exploiter ton slogan "une belle tranche de vie" ?
NINO : Je songeais justement à proposer un partenariat plutôt avec @Caz, pour par exemple une crêpe « lard et oignon ». J’imagine aussi une sorte de crêpe avec un trou au milieu qu’on appellerait la Bagèple et on se ferait des marges de ouf dessus. Pardon je m’égare.
Oui, tu pointes d’ailleurs un vrai problème de société. Les crêpes au nutella à 7 euros 60.
LAETITIA : Si mon ex-mari est prêt à faire des affaires avec cette multinationale d'ordures qu'est Nestlé, alors je me consolerai d'avoir été quittée.


LAPINCHIEN : Laetitia, est-ce que l'imparfait du subjonctif est une drogue plus dure que le Nuke et le Dragon ?
LAETITIA : Des drogues que j'ai testées, l'imparfait du subjonctif est celle dont le dosage est le plus difficile. Trop peu, il passe inaperçu et peut être confondu avec le passé simple par les moins savants d'entre nous. Trop tout court, il te fait passer pour un auteur prétentieux, sans compter qu'une phrase comme « Plût au ciel, René, que tu maîtrisasses aussi bien la conjugaison que l'enculage de mouches » est quelque peu indigeste.
NINO : Avec Laetitia, chaque jour je rattrape un peu du retard que j’ai accumulé depuis le CP. Et j’oublie tout dès le lendemain.


LAPINCHIEN : Votre univers est plein d'urine et de diarrhée. Est-ce que l'écriture de Droguistan était une thérapie pour vos sphincters défaillants ou un trip scatologique ? Est-ce un avant-goût de l'Académie Française ?
NINO : Je ne vois pas où est le problème de porter des couches à 42 ans.
LAETITIA : Sans conteste un avant-goût de l'Académie française. La place de l'Incontinente suprême est d'ailleurs vacante depuis la mort d'Hélène Carrère d'Encausse.


LAPINCHIEN : À force de cultiver la médiocrité comme esthétique, comment ferons-nous sur lazone.org pour qu’elle ne devienne pas simplement de la médiocrité ?
NINO : Je ne pense pas que cela risque d’arriver. Il y a trop de puissance autodestructrice, de ressentiment et d’ambition sur la Zone. On a même vu récemment … de … j’ose à peine le dire… de l’intelligence, sur la Zone. Donc, autant dire, que tant que les auteurs essaieront d’écrire des trucs en pensant que ça peut être super, ou nul à chier, aucun risque. Le jour où ils se fixeront pour objectif de faire « juste correct » ou « pas trop mal » là, on sera dans la merde.
LAETITIA : Je ne partage pas ton optimisme, Nino.
NINO : je reconnais qu’avec la structure classique de Droguistan on génère de fait un tropisme mainstream, mais tant qu’on aura Mongolito Caca dans les parages pour nous sauver tout ira bien.


LAPINCHIEN : Nino, la Zone est-elle une pépinière d’écrivains ou un hospice où les textes viennent finir leurs jours ?
NINO : L’emmerdant avec les questions semi-ouvertes c’est qu’on a toujours envie de répondre à côté.
Ou pire, par une pirouette si on est souple.
Mais là j’ai juste envie de dire les deux, et pas toujours là où on le pense. À mon avis on a pas mal de textes chiadés qui viennent en fait de fonds de tiroirs. Et on a aussi un bon nombre de créations originales merdiques dans lesquelles pourtant il m’arrive de déceler l’éclat d’une future pépite (certes parfois elle n’arrive jamais).
LAETITIA : Une pépinière d'écrivains de tous âges. Comme dit Alceste dans Le Misanthrope, « Le temps ne fait rien à l'affaire ». Tout le monde n'est pas Rimbaud et je sens que sur La Zone certains vieux cons ont un fort potentiel pour produire des textes répondant à au moins un des critères : débile, sombre, violent.


LAPINCHIEN : Laetitia, tu dis que le 'préservatif a rompu' avec ce livre. Puisque c'est un enfant non désiré, à quel moment comptez-vous l'abandonner dans une poubelle derrière une gare ou l'échanger à un mont de piété contre un Toblerone ? Sera-t-il confié à l'aide sociale à l'enfance, adopté par des normands alcooliques avec un avenir aussi sombre que celui de Jean-Vincent Placé ?
LAETITIA : Lapinchien, on voit que tu n'as jamais été enceinte. L'enfant qui grandit en toi finit toujours par être ardemment désiré. En revanche, on peut souhaiter assez vite se débarrasser du père.
NINO : Voyons Lapinchien. Pourquoi crois-tu qu’il finisse sur la Zone et pas chez Robert Laffont ? Je lui vois un destin façon Holden Caulfield. Ou Hannibal Lecter.


LAPINCHIEN : Ferenc est un marxiste-djihadiste qui vit avec des rats. Comment se passe la cohabitation avec Eric Zemmour et Sarah Knafo ? N'y a-t-il pas une forme de promiscuité malsaine dans cette perversion du triolisme ?
NINO : Au contraire une synthèse toute néo-marxiste, à mon sens, qui permet de sortir des traditionnels schémas inter-sexuels pour aller vers une union spirituelle collective (et raciste, oui, mais bon, on peut pas tout avoir en même temps).
LAETITIA : Tu te trompes, Nino, la dialectique marxiste a fait des miracles. A force de se faire enculer par Ferenc, Eric Zemmour s'est révélé à lui-même : ouvert, tolérant, prêt à jeter des gilets de sauvetage aux migrants qui se noient en Méditerranée. En revanche, Sarah Knafo fait la gueule. Aux dernières nouvelles, elle aurait remplacé Eric par un rat.


LAPINCHIEN : Laetitia, tu prétends fréquenter les saunas libertins. Est-ce une manière pour toi de gérer un trouble obsessionnel de compulsion de lavage ?
LAETITIA : Non. C'est la seule manière que j'ai trouvée de concilier mon appétit sexuel et mon éducation catholique. Dans les saunas, le péché est lavé en même temps qu'il est commis.
NINO : Pour ma part je ne me lave jamais.


LAPINCHIEN : Vous dites tenir compte des critiques des Zonards malgré leur schizophrénie. Est-ce que c'est ce qu'on appelle de la co-écriture ou est-ce juste une forme très élaborée de syndrome de Stockholm ?
NINO : Est-ce que tu sous-entends qu’en fait Laetitia n’est qu’une création de mon esprit ? ou pire encore… que je n’existe que dans le sien ??
LAETITIA : En ce qui me concerne, je ne disais cela que par politesse.
NINO : nous sommes tous le produit de notre environnement. Et cependant certains hommes, comme Ridge Tahgui, refusent ce paradigme. L’environnement devient leur produit. Ça ne répond pas du tout à ta question.


LAPINCHIEN : Laetitia, tu avoues chercher des plans culs sur la Zone tout en prétendant t'intéresser à l'âme des gens. Est-ce que choisir Nino comme partenaire d'écriture était une tentative désespérée de vérifier si le génie littéraire est une MST ?
NINO : Elle m’a fait tester avant (et m’oblige à me déguiser en lapin rose). Je pense qu’il n’y a là rien d’expérimental, juste de la perversité bourgeoise maîtrisée, fruit d’une très longue pratique « communautaire ».
LAETITIA : Je n'ai rien à ajouter, sinon que je m'y connais, en perversité bourgeoise.


LAPINCHIEN : Si Droguistan était un animal, faudrait-il l’abattre, le laisser agoniser en public ou l'envoyer à un laboratoire pour faire des tests de rouge à lèvre sur son anus ?
LAETITIA : Pas la troisième proposition, en tous cas. Ce serait du gâchis.
NINO : Encore une question semi-ouverte Lapinchien, tu cherches clairement à me tenter. Et là je n’ai pas d’autre choix que de te présenter la 4ème option : l’offrir à une secte en échange d’un petit enfant qui n’a jamais vu la lumière du jour ni même entendu autre chose que le générique du Bigdil.


LAPINCHIEN : Qui de vous deux est le plus dangereux pour la littérature française, et pourquoi l’autre est pire ?
NINO : Je dirais que c’est Laetitia. L’autre, je le connais pas, je peux rien dire sur lui.
LAETITIA : Moi qui le connais, je dirais qu'il est pire parce qu'il essaie de m'égaler.


LAPINCHIEN : Votre univers est-il une critique du monde, un refuge pour ne pas y participer ou le fond diffus cosmologique de la connerie ?
LAETITIA : Dans les trois cas, c'est une belle merde.
NINO : Les trois, même si la troisième proposition est ambitieuse, je dirais qu’on effleure le fond. Ce qui est déjà bien.


Là dessus, répondant illico à un gémissement étrange parvenu d'une dune proximale, notre intervieweur détale, la langue pendante entre ses couilles. Il nous laisse comme deux crétins finis. Sans autre choix que d'aller jusqu'au bout, encore une fois, pour le public, ou pas.



LAETITIA : Nino, être Zonard, pour toi : une ambition ? un rêve ? un accomplissement ?
NINO : Un accomplissement, sans hésitation : au mitan d’une existence falote, me retrouver dans un élément qui valorise, ou du moins tolère, et parfois glorifie cette compétence peu reconnue qu’est la médiocrité. Il ne s’agit cependant pas d’une fin en soi, je suis sûr que j’ai encore plein d’échecs à réaliser.

LAETITIA : Ton titre de Grand Philippides de la Connerie t'a-t-il inhibé lorsqu'il s'est agi de te lancer dans le très sérieux projet Droguistan ?
NINO : Non, il est juste venu nourrir à la marge mon insatiable complexe de l’imposteur, d’une manière assez ironique d’ailleurs (car qu’est ce qu’un imposteur sur la Zone ? un pléonasme ?). D’ailleurs, je te dois une confession : mon rêve serait de devenir Chambellan du Prout, mais je dois progresser en texte de merde pour retenter ma chance l’an prochain, si je me survis d’ici là. Donc, non, pas vraiment, puisque je savais que les autres concurrents le méritaient autant sinon plus que moi. J’ai encore en mémoire les chaussures bateau de mon estimée co-autrice.

LAETITIA : Il est inutile de me rappeler de mauvais souvenirs. Poursuivons. Quel rôle jouent les Zonards et leurs critiques (plus ou moins) littéraires dans ton approche expérimentale de l'écriture ?
NINO : Tout d’abord, qui a dit que mon approche de l’écriture était expérimentale - à moins que ce soit un postulat, toute écriture étant expérimentale ? Je reconnais bien là les méthodes staliniennes en vigueur sur la Zone, et les partisans du Grand Complot qui l’infiltrent à cœur ouvert. Je tiens compte malgré moi de ces critiques et tâche de mon mieux de fournir un produit répondant à toutes les normes en vigueur, ce qui, compte tenu de la schizophrénie de la plupart des Zonards, relève de l’illusion la plus totale. (modifié)dimanche 18 janvier 2026 15:35

LAETITIA : Ferenc est un personnage fascinant : un intellectuel qui a fait le djihad, un marxiste qui ne sait pas parler au peuple, un ermite qui pourrait vivre dans une colonie de rats... Comment l'as-tu créé ?
NINO : Cela date de l’ère pré-renéenne, étrangement. A vrai dire je n’en ai aucune idée. Si ce n’est qu’à l’époque j’étais confiné dans un deux-pièces avec ma belle-mère pendant une semaine, et que j’ai dû utiliser le pauvre Ferenc comme un genre d’exutoire. Mais Ferenc, comme tous les personnages, ne m’appartient pas en propre ; c’est un archétype dans lequel on peut mettre de tout et n’importe quoi. Par exemple j’imagine que son « intellectualisme » dogmatique renvoie à du vécu professionnel.

LAETITIA : Parle-nous de Ridge Tahgui.
Nino : Difficile sans trop en dévoiler. Disons que le postulat de base est que la politique corrompt des hommes bons. Mais le cas échéant, que fait-elle à des hommes déjà mauvais/corrompus ?

LAETITIA : Je voudrais ton avis sur le discours anthropologique qui sous-tend notre œuvre.
NINO : Y’a un discours anthropologique ???

LAETITIA : Notre travail à quatre mains, plutôt les frères Goncourt ou Stone et Charden ?
NINO : J’avais l’impression que c’était plutôt Jacquie et Michel...

LAETITIA : Depuis que nous passons notre temps ensemble sur discord, googledocs et lazone.org, mon mari a demandé le divorce. Toi, où en est ta vie de couple depuis l'automne dernier ?
NINO : En fait je suis désolé de te l’apprendre mais ton futur ex-mari et moi allons nous installer ensemble et ouvrir une crêperie créole à Schiltigheim. Donc de mon côté tout va bien, j’ai le sentiment que grâce à cette expérience je me suis « révélé ». Désolé que ce fusse à tes dépens !

LAETITIA : Je vois que tu as mal retenu la leçon sur l'imparfait du subjonctif et la concordance des temps. Mais enchaînons. Ton univers est imbibé d'urine, de diarrhées, de sang, de sperme. Comment qualifierais-tu ton passage de la phase orale à la phase anale dans la petite enfance ?
NINO : Je le qualifierais d’hégélien. A mon tour de t’interroger.

NINO : Laëtitia, qu’est ce qui t’a attirée sur la Zone, à part la maladie mentale ?
LAETITIA: Tu parles de la mienne, Nino, ou de celle des autres ?

NINO : Quel conseil donnerais-tu aux personnes qui se sentiraient trop bêtes ou trop intelligentes pour lire Droguistan ?
LAETITIA: Je leur conseillerais de ne pas le lire. Leur critique du texte n'en sera que meilleure.

NINO : Quel est ton rapport à l’Intelligence Artificielle ? A la connerie réelle ?
LAETITIA: Hum... question difficile, Nino. Je te remercie de me l'avoir posée. Je te dirai que les deux sont au-delà de ma compréhension empirique.

NINO : Laëtitia, comment as-tu réussi à supporter les carences en orthographe, conjugaison, grammaire et syntaxe de ton co-auteur ? Et ses clichés surtout en matière de féminité ?
LAETITIA: Tu poses là deux questions en une. Ce n'est pas de bonne méthode. Mais je répondrai aux deux en même temps : quand tu ôteras le tréma superflu à Laetitia, tout sera pardonné.

NINO : Tu préfères perdre un rein ou la vue ?
LAETITIA: Encore une question difficile... Je dirai : un rein lorsque j'aurai arrêté de boire. La vue quand les beaux mecs ne me regarderont plus.

NINO : Que penses-tu des rats ?
LAETITIA: Le plus grand bien depuis que nous avons écrit Droguistan. Mais je n'en dirai pas plus, tu sais pourquoi.

NINO : Plutôt Dragon ou Nuke ?
LAETITIA: Pour le savoir, il faudrait avoir testé les deux. Moi je suis de la vieille école. Je suis restée fidèle à la cocaïne.

NINO : Quel personnage de Droguistan te ressemble le plus ? Le moins ? (et pourquoi bien sûr !)
LAETITIA: Imane me ressemble le plus, parce que c'est une femme qui en a. Mais c'est aussi celle qui me ressemble le moins, parce que je ne pratique pas le MMA. Et que je n'ai pas l'âme d'une infirmière.

NINO : Comment vas-tu gérer le fait que toute ta famille te renie après cette publication ? As-tu déjà prévu une famille de rechange ?
LAETITIA: Pourquoi crois-tu que j'ai pris un pseudo ?

NINO : Parles nous de ton prochain projet !
LAETITIA: J'ai en cours un roman sans prétention sur l'excès et la finitude.

NINO : Est-ce qu’écrire c’est exister ?
LAETITIA: Je renverserai le postulat sous-jacent à la question : est-ce que exister, c'est écrire ?

NINO : Raconte-nous la genèse de Droguistan, par quelle folie... ?
LAETITIA: Je te renverrais bien la question, Nino. Mais je ne voudrais pas avoir l'air d'esquiver systématiquement les sujets intimes. Vois-tu, sur la Zone, il y a ceux qui essaient d'exister, en écrivant, en commentant, en critiquant. Il y a ceux qui cherchent un dérivatif à leur solitude, qui se cherchent, en quelque sorte, une famille virtuelle, plus facile à envoyer chier, si besoin est, que la vraie. Et il y a ceux qui cherchent un plan cul tout en ayant l'air de ne s'intéresser qu'à l'âme des autres. J'appartiens à la dernière catégorie. Tu as lancé lors d’une discussion sur Discord une idée d'une désopilante originalité. Je me suis dit : « Vas-y, ya moyen, sors le grand jeu. Dis-lui : toi et moi, lançons-nous. » Mais c'est allé plus loin que je ne pensais. Le préso a rompu, et nous voilà avec un gosse à élever au rang de chef-d’œuvre. (modifié)lundi 19 janvier 2026 09:42

NINO : Merci pour la franchise de tes réponses.
LAETITIA: Mais non, merci à toi, Nino. Tout le plaisir était pour moi.

Le vent se lève. Derrière la dune, de grandes oreilles jaunes s'agitent en cadence. Je reconnais un air de Francky Vincent. Le gémissement devient cri, le cri, prière. Il y est question d'ombre, et de lumière. De profondeur et de Bernard l'Hermite. De troll et de pierre. Du cul de René et de la grosse bite à Lapinchien. Mais tout cela s'envole avec les espoirs et les embruns et la nuit qui tombe sur nous. Il est temps de rentrer.