Apparition
Une traînée écarlate fend l’azur comme une blessure en extase — le ciel s’ouvre, giclant ses élans bleus et sa rosée sanglante sur les visages en dérive — la lumière vacille, s’incline, halète — et de cette fente immense surgit Aphrodite, nue, carnée, ruisselante d’éclats organiques — sa peau est un cri rose, une marée de lumière moite — ses cuisses, deux abîmes où le monde se reforme dans la fièvre — ses seins dardent leur tendresse corrosive sur les chairs prostrées — le vent s’agenouille, la mer s’électrise, l’air même bande.
La traînée écarlate s’allonge dans le ciel, se tord, serpente, s’enroule autour du cou d’Aphrodite comme une langue de sang amoureux — chaque goutte éclatée jaillit frisson, astre, larme de sperme brûlé — la déesse avance, glisse, ses pas impriment la fièvre sur la lumière — le monde chancelle — les os des hommes s’ouvrent à son passage, les visages implosent de beauté, les nerfs se prosternent — tout hurle sa venue dans un silence saturé d’orgasmes.
Aphrodite rayonne — et dans le flux de son apparition, la folie devient offrande, le réel s’écarte — l’humanité se redresse, tremble, suinte — Aphrodite est là, non pas déesse mais pulsation — cœur incandescent dans la fente du ciel — et l’azur, souillé, se met à jouir.
La traînée écarlate s’allonge dans le ciel, se tord, serpente, s’enroule autour du cou d’Aphrodite comme une langue de sang amoureux — chaque goutte éclatée jaillit frisson, astre, larme de sperme brûlé — la déesse avance, glisse, ses pas impriment la fièvre sur la lumière — le monde chancelle — les os des hommes s’ouvrent à son passage, les visages implosent de beauté, les nerfs se prosternent — tout hurle sa venue dans un silence saturé d’orgasmes.
Aphrodite rayonne — et dans le flux de son apparition, la folie devient offrande, le réel s’écarte — l’humanité se redresse, tremble, suinte — Aphrodite est là, non pas déesse mais pulsation — cœur incandescent dans la fente du ciel — et l’azur, souillé, se met à jouir.