Dans les recoins sombres du 13e arrondissement de Paris, où les tours cachent des secrets inavouables, Tatiana, une femme libérée d’un emprisonnement passé, invite Pavel, le gardien aux yeux bleus et au tatouage luminescent. Ce qui commence comme un interrogatoire pour un roman érotique vire au cauchemar : une entité paranormale, née d’une lampe brisée et piégée dans la peau de Pavel, s’éveille, attisant désirs interdits et flammes destructrices. Plongez dans un tourbillon de luxure, de trahison et de forces occultes, où l’amour se consume dans l’incendie d’une nuit fatale.
Aphrodite est une chienne, sauvage et indomptable, comme moi. Lorsqu’un murmure de ses lèvres effleure mon esprit, mon clitoris s’éveille en une douce fièvre. Que Cerbère se perde dans les abysses, sodomisé par le diable avec du gravier et de la harissa, je m’en moque. Mon désir naît à l’oreille, porté par des sons qui dansent, non par ses aboiements rauques. Aujourd’hui, un gardien différent franchit le seuil de ma demeure, un homme dont les mains ont sculpté trente ans de secrets dans les tours du 13e arrondissement de Paris. Je veux l’interroger pour mon roman, plonger dans les ombres qu’il porte, lui qui nettoie, colmate et séduit les veuves comme un spectre silencieux. J’ai fui cette tour où j’étais enchaînée, et son histoire brûle en moi, prête à jaillir sur le papier.
À présent, je vis avec Charles, mon minet brun, soumis à mes caprices comme une ombre dévouée. Son prénom, si commun, trahit un prétentieux que je dompte avec tendresse. Je l’appelle Chachat, et il s’incline sous ce nom, un sourire au bord des lèvres. Lors de notre première rencontre, il s’est agenouillé, promettant un romantisme que le temps a fané. Pourtant, l’amour défie toute logique, et je l’aime, de tout mon être brisé. Deux ans ont passé, et sa plus belle offrande fut de saisir mes cheveux pour m’offrir un nem dans l’intimité - qu’il a ensuite dégusté avec un rire sauvage. Cet homme est un dément, et son chaos m’enivre.
Nous voyageons, portés par des vents capricieux. Parfois, je tisse des jeux cruels pour le défier. Un jour, vengeresse, je glissai un plug de fer dans son intimité, son corps si ouvert qu’il n’en sentit rien. Mais aux portes de l’aéroport, le détecteur hurla, un cri métallique déchirant l’air. Les douaniers, pris de panique, crurent à une montre ou un bracelet rebelle. Voir leurs mains le fouiller m’embrase, son regard paniqué croisant le mien, lui qui sait si bien plaire. On l’entraîna à l’écart ; je ris, légère, imaginant leur découverte. Le temps s’étira, la blague devint un drame. J’appelai la responsable, invoquant un excès de zèle, et les stewards nous rappelèrent à l’ordre. Nous courûmes vers la navette, embarquant dans un souffle. À Lisbonne, un hôtel aux vitres impudiques nous accueillit - douches et toilettes transparentes, un miroir obscène. Une trace de C dansa sur nos sens ; je brûlai de le goûter. Sous le choc, il vacilla, et je berçai ses peurs avec des mots doux, comme une mer apaisante.
La nuit tombe, les messageries s’évanouissent, laissant place à un silence féerique. Des dessins denses s’élèvent dans le ciel, roses et incandescentes, portés par tes mains invisibles. Ce feu m’ordonne de t’oublier, de fuir tes ombres. Sous les pavés glacés de la peur, mes pores se referment, mon âme saigne en silence. Ce bleu m’aveugle, m’arrache mes peurs qu’aucune vague ne peut laver. Qui, sinon toi, mouillerait l’amarre si je fumais ? Mon ange moite me gronde, mais c’est moi, reflet de mes désirs. Je fuis, je tais nos liens. Hier, jour de ton anniversaire, je trempais encore pour toi, tremblante, mouillant les amarres d’un amour brut que j’étreins à l’aube. Alarme à droite, œil à gauche, j’oublie les rives de ton essence.
Quand la nuit me glace, j’invoque tes mains sur ma peau, ta langue éveillant mes seins en une danse sacrée. Je les caresse, osant défier les cieux. Sous les océans, nous rions, larguant ces amarres illusoires de liberté. Les abbés, foudroyés par leur bêtise, gisent, tandis les ânes observent, muets. Je renaîs. Chatte offerte, je pardonne tes oublis. Toi, qui vois tout, me laisses goûter un gland poilu, doux inconnu prêt à s’ouvrir si je soulève un éclat de bois. Pauvre tante, ton pouls s’affole, la gangrène te dévore au bal. Je t’oublie, comme un vent qui passe.
À Paris 13, Chinatown, je revois cet épisode suspendu, attendant le gardien. L’entretien sera bref. La sonnette chante : c’est lui. Mon Chachat court voir ses « potes » - un SMS murmure une victoire sur un rival. Peu m’importe. Il sait que ce gardien m’obsède, mais j’ai soif de ses confidences. Depuis quinze ans, ses regards me consument, mêlant excitation et culpabilité. Je l’accueille : chauve, yeux bleus, bouche envoûtante, un Polonais qui jadis réparait les chaudières de la tour. Il sourit. Je tends une 1664 - j’aime cette année, rêvant d’y plonger, d’être retournée par lui. Secret. Je le désire depuis toujours, imaginant ses assauts jusqu’à l’aube. Interdit. Trente ans de plus que moi, il fut le père de Sofia, ma compagne d’école. Si elle savait.
Curieuse, je l’interroge : contes des voisins, mystères enfouis sur trente étages. Ses yeux, salaces et respectueux, me happent. Soudain, l’obscurité tombe, une coupure brutale. Il scrute le compteur Linky avec sa lampe iPhone : intact. Un frisson me traverse - l’ampoule tatouée sur son dos pulse, vivante, un murmure ancien s’élevant de sa chair, chargé de rancune. Pavel murmure : « Je sens des boom et des bang. » Le froid m’envahit, l’hiver gelant mes os.
Je l’invite sur le canapé, drapé du plaid de Chachat, et m’échappe sous une douche brûlante. Des bougies à l’orange parfument l’air ; je lui ordonne d’attendre. Mon corps réclame l’eau en feu. Je glisse vers mes rêves, priant qu’il rejoigne ce fantasme d’adolescence. Malgré le froid, je brûle, aspirant à une épopée dantesque. Mon cœur bat pour Chachat, voleur de mon parfum Mandragore, danseur à l’Opéra, mais son retour sent le Bleu de Chanel. Trois dans notre alcôve ? Paranoïa me ronge.
Sous la douche, une bougie posée dehors, l’eau ruisselle sur ma peau. Je caresse mon clitoris, un gémissement discret s’échappe. Des pas résonnent. Le gardien part réparer un ballon voisin. Urgent. Trempée, nue, j’ouvre : il me dévore des pieds à la chatte, aux seins, aux yeux. L’ampoule luit, verdâtre, une voix sifflante susurre « Tatiana » depuis le tatouage.
— Arrête, Pavel, j’ai un mec, je suis prude et fidèle.
— M’en fous, je prends ton cul et ta chatte. Tes seins lourds, je respecte.
Cru, sincère. Sa bite, fine, droite, dure, danse sous la flamme. L’eau caresse mes tétons dressés ; il mord, tète, glisse un doigt dans mon anus - sans huile -, effleure mon clitoris. J’implore sa main dans mon vagin : un doigt, deux, trois, quatre, cinq. Son index tournoie, sa paume m’emplit. Je l’embrasse, criant de plaisir. L’ampoule pulse, la voix grandit, narrant des siècles de tourments, des âmes captives d’une entité née d’une lampe brisée dans un rituel oublié.
Son corps, sculpté par le temps, m’étonne. L’eau glacée, le ballon vide, je bouge. Il retire sa main, me pénètre sans mot. Je me hais, puis m’évade dans un rêve : la Puszcza Białowieska, chevauchée sous l’eau froide, libre, saluant les étoiles. Mes larmes de honte s’effacent sous ses baisers sauvages. Je goûte sa chaleur, ressuscite des instincts germaniques - levrette sur les galets de la Baltique. Il jouit sur mon cul ; mon corps en redemande.
La porte s’ouvre : Charles, rentré tôt. Je frémis. Ses bras me bercent ; il murmure des mots polonais, immobile en moi. L’eau déborde.
— C’est quoi ce bordel ? Tout est éteint, ces bougies ? Tatiana ?
Pavel étouffe mes cris, je suce son pouce. Les pas approchent ; sa lampe trace son ombre. « La mer » de Trenet chante dans son casque. Peur qu’il me voie, peur d’être une traîtresse - lui sent le Bleu de Chanel.
— Mais qu’est-ce qui se passe, cette eau dans le couloir ?
Ma cyprine bouche le siphon ; l’eau glacée monte. L’ampoule s’illumine, sa lueur verdâtre danse, projetant des ombres d’âmes hurlantes. Charles ouvre les rideaux.
— Salope, tu baises ce vieux ? Traînée !
— C’est toi qui écoutes Trenet, petit chat. Pas de ciseaux, le rideau est ouvert.
Il hurle. Pavel me baisse, me prend sous ses yeux ébahis - Charles n’a jamais osé. Stupéfait, excité, il baisse son pantalon, offrant son intimité. On s’enfuit sous la couette, plaid, peau d’ours. Je mouille, louve face à son abandon. Silence. Je les guide avec l’iPhone. Pavel bande encore.
Bougie à la rose rallumée, Charles vérifie - quoi ? Je sors sa laisse, châtiment pour sa jalousie stérile. Pavel le dompte, Chachat se soumet, collier clouté. Je l’attache aux toilettes ; il me suit partout, même au parc. Des flics rirent, me dévisageant.
Traces de C, clope allumée à la bougie - légende des marins morts. Menottes aux pieds du lit, clé jetée. Pavel le pénètre, dur, sans huile. Je verse de la cire sur ses reins ; il hurle. Rachmaninov, champagne dans nos gorges. Pavel lèche mon sein, gémissant à son oreille. Gorge profonde, ils me nomment pute. Jouissance sur mon visage, dans ma bouche. Odeur brûlante, fumée sous la porte. L’ampoule vibre, la voix hurle : « Libérez-moi ! » - l’entité réclame un tribut.
Pompiers : « Ouvrez ! » Feu partout, Charles enchaîné, sans clé. Ils défoncent la porte, m’enveloppent d’une couverture. Je crie pour le sauver.
— Ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout.
L’ampoule explose, flammes surnaturelles jaillissant. L’entité, libérée, rugit, mêlant ses cris aux âmes captives. Un court-circuit physique, mais elle amplifie le brasier, puisant dans les tourments accumulés. Tissu en feu, l’immeuble s’effondre. Tous fuient sauf lui. Un pompier, en larmes :
— Désolé, les menottes étaient trop serrées, il a succombé à la fumée.
Pluie. Pourquoi l’ampoule de Pavel ? L’entité l’a marqué, gardien maudit de la tour. A-t-il pactisé avec elle ? Je m’effondre, tête sur le bitume. Cris, puis silence. La voûte s’inverse, poissons dans un ciel sans ombre. L’écume s’évanouit. Un paradis sous la mer m’appelle, loin des tourments. Tout pour un jeu d’eau, un roman, une ampoule maudite.
À présent, je vis avec Charles, mon minet brun, soumis à mes caprices comme une ombre dévouée. Son prénom, si commun, trahit un prétentieux que je dompte avec tendresse. Je l’appelle Chachat, et il s’incline sous ce nom, un sourire au bord des lèvres. Lors de notre première rencontre, il s’est agenouillé, promettant un romantisme que le temps a fané. Pourtant, l’amour défie toute logique, et je l’aime, de tout mon être brisé. Deux ans ont passé, et sa plus belle offrande fut de saisir mes cheveux pour m’offrir un nem dans l’intimité - qu’il a ensuite dégusté avec un rire sauvage. Cet homme est un dément, et son chaos m’enivre.
Nous voyageons, portés par des vents capricieux. Parfois, je tisse des jeux cruels pour le défier. Un jour, vengeresse, je glissai un plug de fer dans son intimité, son corps si ouvert qu’il n’en sentit rien. Mais aux portes de l’aéroport, le détecteur hurla, un cri métallique déchirant l’air. Les douaniers, pris de panique, crurent à une montre ou un bracelet rebelle. Voir leurs mains le fouiller m’embrase, son regard paniqué croisant le mien, lui qui sait si bien plaire. On l’entraîna à l’écart ; je ris, légère, imaginant leur découverte. Le temps s’étira, la blague devint un drame. J’appelai la responsable, invoquant un excès de zèle, et les stewards nous rappelèrent à l’ordre. Nous courûmes vers la navette, embarquant dans un souffle. À Lisbonne, un hôtel aux vitres impudiques nous accueillit - douches et toilettes transparentes, un miroir obscène. Une trace de C dansa sur nos sens ; je brûlai de le goûter. Sous le choc, il vacilla, et je berçai ses peurs avec des mots doux, comme une mer apaisante.
La nuit tombe, les messageries s’évanouissent, laissant place à un silence féerique. Des dessins denses s’élèvent dans le ciel, roses et incandescentes, portés par tes mains invisibles. Ce feu m’ordonne de t’oublier, de fuir tes ombres. Sous les pavés glacés de la peur, mes pores se referment, mon âme saigne en silence. Ce bleu m’aveugle, m’arrache mes peurs qu’aucune vague ne peut laver. Qui, sinon toi, mouillerait l’amarre si je fumais ? Mon ange moite me gronde, mais c’est moi, reflet de mes désirs. Je fuis, je tais nos liens. Hier, jour de ton anniversaire, je trempais encore pour toi, tremblante, mouillant les amarres d’un amour brut que j’étreins à l’aube. Alarme à droite, œil à gauche, j’oublie les rives de ton essence.
Quand la nuit me glace, j’invoque tes mains sur ma peau, ta langue éveillant mes seins en une danse sacrée. Je les caresse, osant défier les cieux. Sous les océans, nous rions, larguant ces amarres illusoires de liberté. Les abbés, foudroyés par leur bêtise, gisent, tandis les ânes observent, muets. Je renaîs. Chatte offerte, je pardonne tes oublis. Toi, qui vois tout, me laisses goûter un gland poilu, doux inconnu prêt à s’ouvrir si je soulève un éclat de bois. Pauvre tante, ton pouls s’affole, la gangrène te dévore au bal. Je t’oublie, comme un vent qui passe.
À Paris 13, Chinatown, je revois cet épisode suspendu, attendant le gardien. L’entretien sera bref. La sonnette chante : c’est lui. Mon Chachat court voir ses « potes » - un SMS murmure une victoire sur un rival. Peu m’importe. Il sait que ce gardien m’obsède, mais j’ai soif de ses confidences. Depuis quinze ans, ses regards me consument, mêlant excitation et culpabilité. Je l’accueille : chauve, yeux bleus, bouche envoûtante, un Polonais qui jadis réparait les chaudières de la tour. Il sourit. Je tends une 1664 - j’aime cette année, rêvant d’y plonger, d’être retournée par lui. Secret. Je le désire depuis toujours, imaginant ses assauts jusqu’à l’aube. Interdit. Trente ans de plus que moi, il fut le père de Sofia, ma compagne d’école. Si elle savait.
Curieuse, je l’interroge : contes des voisins, mystères enfouis sur trente étages. Ses yeux, salaces et respectueux, me happent. Soudain, l’obscurité tombe, une coupure brutale. Il scrute le compteur Linky avec sa lampe iPhone : intact. Un frisson me traverse - l’ampoule tatouée sur son dos pulse, vivante, un murmure ancien s’élevant de sa chair, chargé de rancune. Pavel murmure : « Je sens des boom et des bang. » Le froid m’envahit, l’hiver gelant mes os.
Je l’invite sur le canapé, drapé du plaid de Chachat, et m’échappe sous une douche brûlante. Des bougies à l’orange parfument l’air ; je lui ordonne d’attendre. Mon corps réclame l’eau en feu. Je glisse vers mes rêves, priant qu’il rejoigne ce fantasme d’adolescence. Malgré le froid, je brûle, aspirant à une épopée dantesque. Mon cœur bat pour Chachat, voleur de mon parfum Mandragore, danseur à l’Opéra, mais son retour sent le Bleu de Chanel. Trois dans notre alcôve ? Paranoïa me ronge.
Sous la douche, une bougie posée dehors, l’eau ruisselle sur ma peau. Je caresse mon clitoris, un gémissement discret s’échappe. Des pas résonnent. Le gardien part réparer un ballon voisin. Urgent. Trempée, nue, j’ouvre : il me dévore des pieds à la chatte, aux seins, aux yeux. L’ampoule luit, verdâtre, une voix sifflante susurre « Tatiana » depuis le tatouage.
— Arrête, Pavel, j’ai un mec, je suis prude et fidèle.
— M’en fous, je prends ton cul et ta chatte. Tes seins lourds, je respecte.
Cru, sincère. Sa bite, fine, droite, dure, danse sous la flamme. L’eau caresse mes tétons dressés ; il mord, tète, glisse un doigt dans mon anus - sans huile -, effleure mon clitoris. J’implore sa main dans mon vagin : un doigt, deux, trois, quatre, cinq. Son index tournoie, sa paume m’emplit. Je l’embrasse, criant de plaisir. L’ampoule pulse, la voix grandit, narrant des siècles de tourments, des âmes captives d’une entité née d’une lampe brisée dans un rituel oublié.
Son corps, sculpté par le temps, m’étonne. L’eau glacée, le ballon vide, je bouge. Il retire sa main, me pénètre sans mot. Je me hais, puis m’évade dans un rêve : la Puszcza Białowieska, chevauchée sous l’eau froide, libre, saluant les étoiles. Mes larmes de honte s’effacent sous ses baisers sauvages. Je goûte sa chaleur, ressuscite des instincts germaniques - levrette sur les galets de la Baltique. Il jouit sur mon cul ; mon corps en redemande.
La porte s’ouvre : Charles, rentré tôt. Je frémis. Ses bras me bercent ; il murmure des mots polonais, immobile en moi. L’eau déborde.
— C’est quoi ce bordel ? Tout est éteint, ces bougies ? Tatiana ?
Pavel étouffe mes cris, je suce son pouce. Les pas approchent ; sa lampe trace son ombre. « La mer » de Trenet chante dans son casque. Peur qu’il me voie, peur d’être une traîtresse - lui sent le Bleu de Chanel.
— Mais qu’est-ce qui se passe, cette eau dans le couloir ?
Ma cyprine bouche le siphon ; l’eau glacée monte. L’ampoule s’illumine, sa lueur verdâtre danse, projetant des ombres d’âmes hurlantes. Charles ouvre les rideaux.
— Salope, tu baises ce vieux ? Traînée !
— C’est toi qui écoutes Trenet, petit chat. Pas de ciseaux, le rideau est ouvert.
Il hurle. Pavel me baisse, me prend sous ses yeux ébahis - Charles n’a jamais osé. Stupéfait, excité, il baisse son pantalon, offrant son intimité. On s’enfuit sous la couette, plaid, peau d’ours. Je mouille, louve face à son abandon. Silence. Je les guide avec l’iPhone. Pavel bande encore.
Bougie à la rose rallumée, Charles vérifie - quoi ? Je sors sa laisse, châtiment pour sa jalousie stérile. Pavel le dompte, Chachat se soumet, collier clouté. Je l’attache aux toilettes ; il me suit partout, même au parc. Des flics rirent, me dévisageant.
Traces de C, clope allumée à la bougie - légende des marins morts. Menottes aux pieds du lit, clé jetée. Pavel le pénètre, dur, sans huile. Je verse de la cire sur ses reins ; il hurle. Rachmaninov, champagne dans nos gorges. Pavel lèche mon sein, gémissant à son oreille. Gorge profonde, ils me nomment pute. Jouissance sur mon visage, dans ma bouche. Odeur brûlante, fumée sous la porte. L’ampoule vibre, la voix hurle : « Libérez-moi ! » - l’entité réclame un tribut.
Pompiers : « Ouvrez ! » Feu partout, Charles enchaîné, sans clé. Ils défoncent la porte, m’enveloppent d’une couverture. Je crie pour le sauver.
— Ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout.
L’ampoule explose, flammes surnaturelles jaillissant. L’entité, libérée, rugit, mêlant ses cris aux âmes captives. Un court-circuit physique, mais elle amplifie le brasier, puisant dans les tourments accumulés. Tissu en feu, l’immeuble s’effondre. Tous fuient sauf lui. Un pompier, en larmes :
— Désolé, les menottes étaient trop serrées, il a succombé à la fumée.
Pluie. Pourquoi l’ampoule de Pavel ? L’entité l’a marqué, gardien maudit de la tour. A-t-il pactisé avec elle ? Je m’effondre, tête sur le bitume. Cris, puis silence. La voûte s’inverse, poissons dans un ciel sans ombre. L’écume s’évanouit. Un paradis sous la mer m’appelle, loin des tourments. Tout pour un jeu d’eau, un roman, une ampoule maudite.