Voici la vie charnelle de jumelles siamoises, Destra et Sinestra, prêtes à frôler la mort pour atteindre l'orgasme.
Les Jumelles de l’Oubli
J’aimerais vous conter l’histoire d’êtres qui ont toujours été dénigrés, malmenés, moqués, et qui souhaitaient souvent être oubliés. Il s’agit d’êtres vivants qui ont tellement souffert qu’ils désiraient eux-mêmes mettre fin à leurs jours pour cesser d’exister. Pourquoi vivre, si ce n’est que pour souffrir ? Bien qu’ils vivent depuis la nuit des temps parmi nous, ce sont les grands oubliés de la littérature et de l’histoire. Ce soir, je souhaite donc leur rendre hommage, et honorer leurs mémoires. Pour cette nuit, nous nous limiterons à un seul témoignage, celui du parcours d’une vie, mais ce témoignage reflète une réalité universelle vécue par chaque homme de cette terre.
Notre étude de cas se déroule au début du XIX siècle, dans une ancienne maison habitée par Longfellow, un héritier qui vit seul, isolé du monde, à la frontière de la folie. Il est reclus et passe ses journées à se noyer dans l’angoisse, apeuré par le moindre son. Et pourtant, bien que lui-même soit un personnage que l’on voudrait oublier, on tend à oublier qu’il n’était pas né seul. En effet, malgré sa solitude, il a toujours su être entouré, dès sa naissance, d’une étrange compagnie. À ses côtés se trouvaient constamment une paire de jumelles siamoises. Celle du côté droit se nommait Destra et celle du côté gauche Sinestra. Elles étaient jugées trop laides pour porter des noms plus nobles ou plus significatifs.
Comme pour beaucoup de femmes de cette époque, une grande partie de leur existence dépendait uniquement de leur apparence. Et, pour dire les choses simplement, mère nature ne les avait guère gâtées de ce côté-là. Bien qu’elles fussent jumelles siamoises, et pas tout à fait identiques, l’une étant légèrement plus grande que l’autre, ce n’était pas là le plus impressionnant, ni le plus handicapant. Non, elles choquaient et répugnaient quiconque croisait leur chemin, tant leur laideur paraissait inhumaine. Comment pouvaient-elles même vivre ainsi, sans yeux, sans nez, sans bouche — sans visage ?
Malgré tout, elles connurent une croissance normale et traversèrent aussi leur puberté, marquée par les transformations de tout être humain. Mais en plus de grandir vite, elles vieillissaient plus vite encore. Leur peau devint plissée et fripée, et, à travers ses replis, on discernait parfois des expressions fugitives, semblables à des yeux mi-clos sous d’énormes paupières. Mise à part cette apparence monstrueuse, Destra et Sinestra désiraient ce qu’il y a de plus banal : voyager, découvrir le monde extérieur, se faire des amis et vivre des moments intenses. Mais, en raison de leur difformité, il fut jugé plus sage de les cacher aux yeux du monde. Le peu de personnes qui les avaient vues ne pouvait retenir un frisson de dégoût, de gêne ou de pitié. Nul n’osait les observer plus de quelques secondes. Elles n’avaient jamais reçu un seul compliment, et pourtant personne n’osait leur dire ouvertement combien elles étaient hideuses.
Dès leur plus tendre enfance, elles se résignèrent à l’idée qu’elles ne connaîtraient jamais le véritable amour, que personne ne voudrait réellement les approcher, les toucher, ni les embrasser. Personne ne leur offrirait jamais une étreinte. Elles acceptèrent ce sort, et, étant de nature introvertie, elles trouvèrent presque un soulagement à leur timidité et à leur isolement. Elles vécurent ainsi, dans une solitude quasiment absolue, toujours auprès de Longfellow. Mais même lui ne leur accordait que peu de reconnaissance : il avait honte d’elles, refusait de paraître en leur compagnie, et veillait à ce qu’elles restent toujours dissimulées, à l’abri des regards.
Privées de toute compagnie, elles n’avaient jamais appris à parler ou écrire : qui aurait voulu converser avec des monstres après tout ? Elles ne communiquaient avec personne et n’en ressentaient pas le besoin. Leur seule exigence était de pouvoir respirer et vivre à une température décente. Il leur en fallait peu pour se dire heureuses. Même privées de contacts, elles se complaisaient dans une existence discrète, à l’écart des dangers et des tourments du monde.
Si elles devaient se cacher le jour, loin des hommes, elles s’autorisaient à sortir une fois la nuit tombée. L’obscurité était leur plus fidèle alliée, un voile clément qui dissimulait leur apparence. Alors, une fois seules, elles purent aussi s’explorer elles-mêmes, leurs désirs les plus charnels, en valsant entre concupiscence et extase. Et donc, une fois que la pénombre les entrelaçait, que les rayons de lune effleuraient leur peau, elles se laissaient réellement aller. Elles s’autorisaient une liberté totale de ressentir et de savourer chaque sensation de leur existence. Ces soirs-là, notamment ceux de pleine lune, leur offraient des soirées exquises et inoubliables. Ces moments-là étaient les seules fois où Destra et Sinestra se sentaient exister et étaient enfin heureuses. Ce n’est qu’entre le coucher et le lever du soleil qu’elles pouvaient vivre.
Le cours de leur existence était pourtant hypocrite. À cause de leur apparence, Destra et Sinestra étaient condamnées à vivre dans le silence, cachées de tous. Et pourtant, on ne cessait de répéter qu’elles avaient une mission essentielle, une mission de la plus haute importance, une mission vitale à accomplir : donner la vie.
Cette mission, aussi essentielle soit-elle, semblait pourtant vouée à l’échec. En vivant recluses de la civilisation et en n’ayant jamais connu de contact avec un quelconque autre être humain, ni même avec un autre être vivant, elles ne pouvaient espérer l’accomplir. Cependant, elles gardaient espoir. Elles rêvaient de ce jour où une personne viendrait à leur rescousse pour les libérer de l’inutilité de leur existence. L’espoir et leur imaginaire les maintenaient en vie. Sinon, la plupart de leur temps s’écoulait tel un pendule oscillant entre solitude et ennui. Mais un miracle se produisit : lors d’une nuit, leur solitude prit fin.
Par l’intermédiaire de Longfellow, Sinestra et Destra firent face pour la première fois à une altérité, à un étranger qui allait rapidement devenir très intime avec elles. Elle se nommait Eliza Usher. C’était une jeune femme ravissante d’une vingtaine d’années. Le teint de sa peau pouvait, à première vue, sembler maladif en raison de sa pâleur, mais tout le monde restait subjugué à la vue d’Eliza. Sa pâleur était d’un blanc si pur qu’elle paraissait même briller dans l’obscurité, tel un spectre. Le blanc immaculé de sa peau contrastait avec sa chevelure et ses yeux aux couleurs sombres du bois de cerisier. Tout le monde — Longfellow, Sinestra et Destra comprises — était captivé par la beauté envoûtante d’Eliza.
En quelques mois eurent lieu de nombreuses discussions, des échanges philosophiques sur le sens de leur vie, des partages d’anecdotes et de périlleux jeux de séduction entre Eliza et Longfellow. Bien que cet homme se rapprochât de sa dulcinée, il ne se rendait pas compte que Destra et Sinestra finirent, elles aussi, par devenir très proches d’Eliza, bien que leurs liaisons fussent plus discrètes. Toutes deux étaient attirées par cette femme qui les ensorcelait. Même si les jumelles étaient plutôt passives et trop timides pour tenter de se rapprocher, elles ne refusaient jamais les délicates caresses qu’Eliza leur offrait. Au moindre effleurement, Destra et Sinestra ne pouvaient s’empêcher d’avoir des frissons d’excitation. Elles sentaient en elles comme des papillons dans le ventre, tourbillonnant et cherchant une extase de liberté. C’était comme un flot de passion mijotant en elles. Et parfois, ce flot insoutenable finissait même par bouillir, si la brûlante tension concupiscente ne se refroidissait pas de temps à autre.
Et un jour, grâce à l’envoûtante Eliza, la mission de Destra et Sinestra fut accomplie. De timides frôlements se transformèrent en caresses qui les firent frissonner, trembler d’excitation au point qu’Eliza ne pouvait s’empêcher de lâcher quelques gémissements devenant de plus en plus forts. Ils étaient si agréables à l’oreille qu’on aurait dit entendre une sirène chanter. Eliza fut aussi couverte de baisers qu’elle n’hésitait pas à rendre. Ce qui commença par de furtifs et délicats attouchements finit en une danse endiablée, dans laquelle Eliza devait bien s’agripper pour supporter les coups de reins qu’elle accueillait, les jambes grandes ouvertes.
À ce stade, Destra et Sinestra jubilaient, transpiraient et tremblaient de plaisir. Elles n’avaient jamais ressenti autant de bonheur dans leur vie qu’en se connectant aussi profondément à une autre personne. Elles étaient en extase : c’était si intense qu’elles avaient l’impression d’être sur le point d’exploser d’exaltation. Et ce fut le cas. Pour la première et la dernière fois de leur vie, elles allaient connaître l’orgasme. Et une fois qu’il fut atteint, l’élixir de la vie pénétra et réchauffa les entrailles d’Eliza. Pour un bref instant, ils avaient tous atteint le septième ciel — à la différence près que seule Eliza en redescendrait pour poursuivre son existence et élever leur progéniture.
Pour Longfellow ainsi que pour ses acolytes testiculaires, Destra et Sinestra, l’orgasme fut trop intense pour en sortir vivants. Pour autant, ils n’eurent aucun regret. Malgré la mort, leur existence persisterait à travers le flux de la vie transmis à Eliza. Destra et Sinestra avaient accompli leur mission : donner la vie, en échange de devoir côtoyer la mort.
Robin L. Wendling
J’aimerais vous conter l’histoire d’êtres qui ont toujours été dénigrés, malmenés, moqués, et qui souhaitaient souvent être oubliés. Il s’agit d’êtres vivants qui ont tellement souffert qu’ils désiraient eux-mêmes mettre fin à leurs jours pour cesser d’exister. Pourquoi vivre, si ce n’est que pour souffrir ? Bien qu’ils vivent depuis la nuit des temps parmi nous, ce sont les grands oubliés de la littérature et de l’histoire. Ce soir, je souhaite donc leur rendre hommage, et honorer leurs mémoires. Pour cette nuit, nous nous limiterons à un seul témoignage, celui du parcours d’une vie, mais ce témoignage reflète une réalité universelle vécue par chaque homme de cette terre.
Notre étude de cas se déroule au début du XIX siècle, dans une ancienne maison habitée par Longfellow, un héritier qui vit seul, isolé du monde, à la frontière de la folie. Il est reclus et passe ses journées à se noyer dans l’angoisse, apeuré par le moindre son. Et pourtant, bien que lui-même soit un personnage que l’on voudrait oublier, on tend à oublier qu’il n’était pas né seul. En effet, malgré sa solitude, il a toujours su être entouré, dès sa naissance, d’une étrange compagnie. À ses côtés se trouvaient constamment une paire de jumelles siamoises. Celle du côté droit se nommait Destra et celle du côté gauche Sinestra. Elles étaient jugées trop laides pour porter des noms plus nobles ou plus significatifs.
Comme pour beaucoup de femmes de cette époque, une grande partie de leur existence dépendait uniquement de leur apparence. Et, pour dire les choses simplement, mère nature ne les avait guère gâtées de ce côté-là. Bien qu’elles fussent jumelles siamoises, et pas tout à fait identiques, l’une étant légèrement plus grande que l’autre, ce n’était pas là le plus impressionnant, ni le plus handicapant. Non, elles choquaient et répugnaient quiconque croisait leur chemin, tant leur laideur paraissait inhumaine. Comment pouvaient-elles même vivre ainsi, sans yeux, sans nez, sans bouche — sans visage ?
Malgré tout, elles connurent une croissance normale et traversèrent aussi leur puberté, marquée par les transformations de tout être humain. Mais en plus de grandir vite, elles vieillissaient plus vite encore. Leur peau devint plissée et fripée, et, à travers ses replis, on discernait parfois des expressions fugitives, semblables à des yeux mi-clos sous d’énormes paupières. Mise à part cette apparence monstrueuse, Destra et Sinestra désiraient ce qu’il y a de plus banal : voyager, découvrir le monde extérieur, se faire des amis et vivre des moments intenses. Mais, en raison de leur difformité, il fut jugé plus sage de les cacher aux yeux du monde. Le peu de personnes qui les avaient vues ne pouvait retenir un frisson de dégoût, de gêne ou de pitié. Nul n’osait les observer plus de quelques secondes. Elles n’avaient jamais reçu un seul compliment, et pourtant personne n’osait leur dire ouvertement combien elles étaient hideuses.
Dès leur plus tendre enfance, elles se résignèrent à l’idée qu’elles ne connaîtraient jamais le véritable amour, que personne ne voudrait réellement les approcher, les toucher, ni les embrasser. Personne ne leur offrirait jamais une étreinte. Elles acceptèrent ce sort, et, étant de nature introvertie, elles trouvèrent presque un soulagement à leur timidité et à leur isolement. Elles vécurent ainsi, dans une solitude quasiment absolue, toujours auprès de Longfellow. Mais même lui ne leur accordait que peu de reconnaissance : il avait honte d’elles, refusait de paraître en leur compagnie, et veillait à ce qu’elles restent toujours dissimulées, à l’abri des regards.
Privées de toute compagnie, elles n’avaient jamais appris à parler ou écrire : qui aurait voulu converser avec des monstres après tout ? Elles ne communiquaient avec personne et n’en ressentaient pas le besoin. Leur seule exigence était de pouvoir respirer et vivre à une température décente. Il leur en fallait peu pour se dire heureuses. Même privées de contacts, elles se complaisaient dans une existence discrète, à l’écart des dangers et des tourments du monde.
Si elles devaient se cacher le jour, loin des hommes, elles s’autorisaient à sortir une fois la nuit tombée. L’obscurité était leur plus fidèle alliée, un voile clément qui dissimulait leur apparence. Alors, une fois seules, elles purent aussi s’explorer elles-mêmes, leurs désirs les plus charnels, en valsant entre concupiscence et extase. Et donc, une fois que la pénombre les entrelaçait, que les rayons de lune effleuraient leur peau, elles se laissaient réellement aller. Elles s’autorisaient une liberté totale de ressentir et de savourer chaque sensation de leur existence. Ces soirs-là, notamment ceux de pleine lune, leur offraient des soirées exquises et inoubliables. Ces moments-là étaient les seules fois où Destra et Sinestra se sentaient exister et étaient enfin heureuses. Ce n’est qu’entre le coucher et le lever du soleil qu’elles pouvaient vivre.
Le cours de leur existence était pourtant hypocrite. À cause de leur apparence, Destra et Sinestra étaient condamnées à vivre dans le silence, cachées de tous. Et pourtant, on ne cessait de répéter qu’elles avaient une mission essentielle, une mission de la plus haute importance, une mission vitale à accomplir : donner la vie.
Cette mission, aussi essentielle soit-elle, semblait pourtant vouée à l’échec. En vivant recluses de la civilisation et en n’ayant jamais connu de contact avec un quelconque autre être humain, ni même avec un autre être vivant, elles ne pouvaient espérer l’accomplir. Cependant, elles gardaient espoir. Elles rêvaient de ce jour où une personne viendrait à leur rescousse pour les libérer de l’inutilité de leur existence. L’espoir et leur imaginaire les maintenaient en vie. Sinon, la plupart de leur temps s’écoulait tel un pendule oscillant entre solitude et ennui. Mais un miracle se produisit : lors d’une nuit, leur solitude prit fin.
Par l’intermédiaire de Longfellow, Sinestra et Destra firent face pour la première fois à une altérité, à un étranger qui allait rapidement devenir très intime avec elles. Elle se nommait Eliza Usher. C’était une jeune femme ravissante d’une vingtaine d’années. Le teint de sa peau pouvait, à première vue, sembler maladif en raison de sa pâleur, mais tout le monde restait subjugué à la vue d’Eliza. Sa pâleur était d’un blanc si pur qu’elle paraissait même briller dans l’obscurité, tel un spectre. Le blanc immaculé de sa peau contrastait avec sa chevelure et ses yeux aux couleurs sombres du bois de cerisier. Tout le monde — Longfellow, Sinestra et Destra comprises — était captivé par la beauté envoûtante d’Eliza.
En quelques mois eurent lieu de nombreuses discussions, des échanges philosophiques sur le sens de leur vie, des partages d’anecdotes et de périlleux jeux de séduction entre Eliza et Longfellow. Bien que cet homme se rapprochât de sa dulcinée, il ne se rendait pas compte que Destra et Sinestra finirent, elles aussi, par devenir très proches d’Eliza, bien que leurs liaisons fussent plus discrètes. Toutes deux étaient attirées par cette femme qui les ensorcelait. Même si les jumelles étaient plutôt passives et trop timides pour tenter de se rapprocher, elles ne refusaient jamais les délicates caresses qu’Eliza leur offrait. Au moindre effleurement, Destra et Sinestra ne pouvaient s’empêcher d’avoir des frissons d’excitation. Elles sentaient en elles comme des papillons dans le ventre, tourbillonnant et cherchant une extase de liberté. C’était comme un flot de passion mijotant en elles. Et parfois, ce flot insoutenable finissait même par bouillir, si la brûlante tension concupiscente ne se refroidissait pas de temps à autre.
Et un jour, grâce à l’envoûtante Eliza, la mission de Destra et Sinestra fut accomplie. De timides frôlements se transformèrent en caresses qui les firent frissonner, trembler d’excitation au point qu’Eliza ne pouvait s’empêcher de lâcher quelques gémissements devenant de plus en plus forts. Ils étaient si agréables à l’oreille qu’on aurait dit entendre une sirène chanter. Eliza fut aussi couverte de baisers qu’elle n’hésitait pas à rendre. Ce qui commença par de furtifs et délicats attouchements finit en une danse endiablée, dans laquelle Eliza devait bien s’agripper pour supporter les coups de reins qu’elle accueillait, les jambes grandes ouvertes.
À ce stade, Destra et Sinestra jubilaient, transpiraient et tremblaient de plaisir. Elles n’avaient jamais ressenti autant de bonheur dans leur vie qu’en se connectant aussi profondément à une autre personne. Elles étaient en extase : c’était si intense qu’elles avaient l’impression d’être sur le point d’exploser d’exaltation. Et ce fut le cas. Pour la première et la dernière fois de leur vie, elles allaient connaître l’orgasme. Et une fois qu’il fut atteint, l’élixir de la vie pénétra et réchauffa les entrailles d’Eliza. Pour un bref instant, ils avaient tous atteint le septième ciel — à la différence près que seule Eliza en redescendrait pour poursuivre son existence et élever leur progéniture.
Pour Longfellow ainsi que pour ses acolytes testiculaires, Destra et Sinestra, l’orgasme fut trop intense pour en sortir vivants. Pour autant, ils n’eurent aucun regret. Malgré la mort, leur existence persisterait à travers le flux de la vie transmis à Eliza. Destra et Sinestra avaient accompli leur mission : donner la vie, en échange de devoir côtoyer la mort.
Robin L. Wendling