Un magazine unique en son genre...
LA FILLE DU MAGAZINE
1
Une fois par semaine, Paul se rendait dans la banlieue de Sorda pour donner des cours. En effet, il maîtrisait parfaitement le droit administratif. Embauché dans une mairie avec un diplôme de catégorie C, il avait passé des diplômes et des concours, dirigeait aujourd'hui un service, avait des connaissances pointues qui lui avaient permis de dépanner pas mal de personnes, jusqu'au jour où on lui avait proposé d'enseigner. Il se rendait une fois par mois au CDFPT, et formait les gens qui préparaient les concours de la fonction publique territoriale ou qui venaient d'être reçus...
Pour lui, cette journée était un moment agréable qui cassait une vie trop routinière. Il réservait une chambre à l'hôtel proche du grand centre du CDFPT. Une longue bâtisse à un étage avec des chambres sans luxe mais confortables, et où on mangeait plutôt bien. Il y avait pas mal de commerces tout proches, il en profitait souvent pour aller s'acheter, en arrivant, des livres, ou partir dans la soirée au cinéma, ou bien il passait un moment dans un bar, sans forcément chercher à lever une fille. Il aimait être seul et simplement regarder. Il était célibataire. Mais il ne cherchait pas spécialement les opportunités. Il en avait eu pourtant. Quand il arrivait à la réception, son chemin avait croisé il y avait un an de cela, une belle brune, dans ses âges, à qui il plaisait apparemment. Elle était venue taper à sa porte, en début de soirée, quand elle avait fini son service. Il n'y avait pas eu un mot d'échangé. Elle l'avait pris dans sa bouche pour commencer, et ils avaient enchaîné sur d'autres actes. Une soirée qu'il ne risquait plus d'oublier et ce d'autant plus qu'il ne l'avait plus jamais revue. A regret.
Ce soir-là, cependant, tout fut différent. Comme il n'avait pas imaginé que ce soit possible.
Une fin d'après-midi et une soirée tranquilles. Il avait été à l'immense librairie toute proche chercher de quoi lire pour les semaines à venir, avant de rentrer, de dîner tranquillement .
Ce fut parce que cette soirée d'avril était fraîche qu'il chercha une couverture supplémentaire dans le grand placard de la chambre.
Il y en avait plusieurs.
Glissant sa main sous ces couvertures, il sentit quelque chose d'inhabituel.
Soulevant la pile de trois couvertures, il aperçut une revue format A4.
Il fut surpris de découvrir une revue érotique. En couverture, la photo d'une belle blonde en petite tenue.
Il récupéra à la fois la couverture et le magazine, et revint s'allonger sur le lit pour examiner celui-ci plus en détail. Le magazine alternait courrier, articles et photos de filles qui s'exhibaient.
Les photos étaient classiques, sauf pour celles qui constituaient le cahier central. Très différentes. Elles le happèrent dès les premières secondes.
La fille était d'une rare beauté. Un visage aux traits purs, sans faute, et un corps qui était impeccablement dessiné, avec ni trop, ni trop peu.
Les clichés avaient été pris en noir et blanc et cela leur donnait une autre dimension. Il y avait à la fois quelque chose de cru, d'hyper-réaliste, et en même temps, paradoxalement, de décalé et d'irréaliste.
Le photographe avait choisi de la photographier en milieu urbain, classique, ou tenant de la friche, dans des poses qui prenaient, à la fois à cause du noir et blanc et de la friche une dimension vraiment troublante et vraiment excitante que n'avaient pas les autres photos. Elle était par exemple, dans un tryptique, assise à un arrêt de bus, seule. Première photo, blouson de cuir, débardeur, jupe noire courte, jambes gainées du nylon de bas stay-up, qui disparaissait au genou pour laisser place à des bottes noires luisantes à talons aiguilles. Sur la deuxième photo, elle avait ouvert les cuisses, laissant voir le slip blanc qui enveloppait son sexe. Le tissu était collant, soulignant le renflement de sa vulve, mais aussi la fente qui la coupait en deux.
Sur la troisième photo, le slip était rassemblé en une boule de tissu à sa cheville droite, et elle ouvrait encore plus les cuisses, donnant à voir le dessin de son sexe nu.
Les autres photos étaient aussi troublantes. Elles étaient souvent prises par deux ou trois. Il y avait une autre série où elle était accroupie sur un escalier en fer, on distinguait d'autres bâtiments autour, ses fesses tendaient une jupe serrée et longue. Sur la deuxième photo la jupe était remontée de moitié, révélant ses jambes parfaites, encore gainées par le nylon de bas, un cliché simple mais efficace, sur la troisième, la jupe était retroussée au-delà de ses fesses, laissant voir un culotte rouge en dentelle. Sur la dernière de la série, la culotte était en bas de ses cuisses, et on avait une vue parfaite de ses fesses entrouvertes, mais aussi de son sexe, niché entre ses cuisses.
La dernière série était sans doute la plus audacieuse. Elle était posée sur un banc, dans un jardin public, enveloppée par un imper. Il aimait son expression, quelque chose qui disait, réel ou joué, qu'elle était disponible, pour pas mal de possibilités. Sur le cliché suivant, elle avait ouvert le haut de l'imperméable, laissant voir des seins ronds et hauts. Encore un cliché, les pans de l'imper étaient ouverts, la laissant voir dans son intégralité. Corps impeccable, ventre plat, sexe visible parce qu'elle avait les jambes ouvertes. Le dernier était le plus audacieux, Elle avait un gode fiché entre les lèvres de son sexe, et elle souriait, dans un sourire qui mêlait le plaisir et la provocation.
Il feuilleta le reste du magazine, mais revint à ces pages. Qui le fascinaient, parce qu'elles étaient infiniment troublantes.
Il aurait aimé croiser la route d'une fille aussi sexy.
Ça ne risquait pas d'arriver.
Il posa la revue sur la table de chevet et se laissa glisser dans le sommeil.
Il y eut un moment où il se réveilla. Il jeta un œil aux lettres sur le réveil de l'hôtel, des lettres rouges digitales.
Cela faisait une heure qu'il dormait.
C'est alors qu'il sentit une présence.
Il tourna la tête sur sa gauche.
Il s'était endormi sans tirer les persiennes. Et c'était la pleine lune.
De la sorte, il la voyait comme en plein jour.
Elle était totalement nue, sauf pour une paire de bas. Des bas stay-up.
Elle se tenait devant lui et elle le regardait.
Elle ne disait pas un mot, mais le message était tout entier dans son corps et dans l'intensité qui en émanait.
Elle était totalement nue, sauf pour une paire de bas.
Il n'y eut pas un mot. Elle s'approcha de lui, et souleva les draps qui le recouvraient.
Paul se dit là qu'il y avait là quelque chose d'impossible. La fille qu'il avait vue et admirée sur ces pages glacées était là avec lui, en chair et en os.
Il rêvait. Ça ne pouvait être qu'un rêve.
Il se pinça. Si c'était un rêve, il allait se réveiller. Mais la douleur ne le réveilla pas.
Il tendit la main vers elle. Toucha l'épaisseur de sa chair. Son corps était brûlant. Une chaleur qui remonta en lui.
Elle ne prit pas la peine de lui parler. Paul s'était couché la queue raide, à force de voir la fille sur le magazine, et parce qu'elle lui plaisait énormément, et il s'était réveillé avec une belle érection, la queue tendue, une de ces érections nocturnes...Elle se pencha sur lui et sa langue se balada dessus. Paul avait été avec pas mal de filles, pour des relations qui n'avaient jamais duré, mais dès les premières secondes il comprit bien qu'elle avait en elle un mélange d'envie et d'habileté comme il n'en avait jamais connu avant. Il se laissa aller à son plaisir.
Sa langue vint sur lui partout, effleurant les zones les plus sensibles, lui procurant du plaisir comme aucune fille ne lui en avait procuré. Quand elle le lâcha, enfin, ce fut pour venir s'empaler sur lui. La queue de Paul était énorme, sa dureté renforcée par les caresses de la fille.
Il n'avait jamais eu à ce point la sensation qu'une fille prenait sa queue en elle, l'enveloppait, la caressait.
Il se sentait plus passif qu'à l'accoutumée avec cette fille, mais c'était bien comme ça. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas était gainé par un sexe de femme, qu'il n'avait pas éprouvé ce plaisir simple mais si fort, d'être entouré par un sexe de femme, d'en sentir la chaleur humide...C'était sans doute basique, mais c'était une sensation unique, et surtout source d'un plaisir intense. Elle le caressa comme une femme sait le faire, dans des mouvements de va-et-vient, mais aussi et surtout en serrant et déserrant ses muscles vaginaux autour de sa queue. Aucune femme ne lui avait jamais fait ça, et il éprouva le plaisir de ce mouvement.
Elle l’entraîna dans des autres positions. Assez curieusement, alors même qu'il n'avait pas fait l'amour depuis plusieurs mois, il aurait du jouir tout de suite, mais quelque chose le retenait et lui permettait de tenir plus longtemps. Il comprit plus tard que, quand il était avec elle, il était dans une sorte d'état second, quasi hypnotique...Et que c'était sans doute elle qui bloquait sa jouissance, pour qu'il puisse en profiter plus longtemps. Enfin, sans doute, elle cassa la digue qu'elle avait créé, et il eut un orgasme comme il en avait rarement eu, quelque chose qui le traversa et le ravagea.
Il était dans un état second, qui se prolongeait, quand il se rendit compte qu'elle avait disparu.
Épuisé il s'endormit.
Au petit matin, après un temps de flou, tout lui revint. Le moment passé avec la belle brune...
Il n'avait pas souvent de certitude, mais là, il en avait une. Ça n'était pas un rêve.
Comment la jeune femme s'était matérialisée, puis dématérialisée, ça il n'en avait aucune idée. Mais il l'avait bien tenue dans ses bras. La sensation de son corps, au bout de ses doigts, son épaisseur, sa chaleur...Son sexe autour du sien...Tout cela était bien réel, peu importait la manière dont ça s'était passé.
Quelque chose, mais quoi, avait amené ce moment? Le lieu? Son envie? La conjugaison des deux ?
Difficile de savoir.
Ce matin-là, comme chaque fois qu'il venait, il refit son sac. Il rentrait chez lui directement après son cours.
Le magazine était toujours posé sur la table de chevet. Il le feuilleta et il sentit sa verge se durcir. La fille qui figurait sur les photos et celle qui lui avait tenu compagnie étaient bien la même, par un phénomène qu'il ne pouvait s'expliquer.
Il savait que ça ne s'était produit, et ça ne se produirait qu'une fois.
Il emporta quand même le magazine. Il avait envie de la revoir encore.
Il n'imaginait pas à quel point il se trompait.
Le soir, après une journée harassante, il fut enfin de retour chez lui.
Il dispatcha ses affaires à travers la maison, retrouvant avec plaisir le magazine.
Il avait bien fait de l'emporter.
Il le posa sur la table de chevet, et glissa dans les autres pièces de la maison.
Quand il fut de retour, un quart d'heure plus tard, elle était calée sur le lit, à quatre pattes, l'attendant, son visage tourné vers lui, avec une expression sans équivoque. Plus belle que jamais, et plus désirable que jamais dans cette position. Ses parties intimes visibles et offertes.
A cet instant, rien ne comptait plus pour Paul que cette envie de posséder cette femme. Sans complexe parce qu'elle s'offrait à lui, et que c'était ce qu'elle espérait de lui. Il savait ce qui l'attendait, une chair brûlante dans laquelle se glisser, qui lui donnerait du plaisir.
Il s'approcha, et avant même de venir sur elle avec sa queue, il vint toucher sa chair. Souple, douce, élastique. Ses hanches, ses fesses, ses cuisses, il remonta sur son sexe, qu'il trouva ouvert et humide et qu'il frotta. Il sentit le corps de la jeune femme frémir, mais curieusement, il ne l'analysa qu'après, il n'y avait jamais de sa part aucun gémissement, aucun cri. Elle était et elle resta toujours silencieuse.
Sa verge était énorme, comme elle l'était rarement avec une fille. Il était fou de désir pour elle. Il vint frotter son gland contre sa vulve, sentant ses chairs se gonfler, avant de se glisser en elle, et de bouger en elle. Des moments comme celui-là, il en avait rêvé souvent.
D'elle-même, elle bascula sur le côté, l’entraînant avec lui dans une autre position...
Ce moment, unique, se prolongea encore un long moment, jusqu'à ce qu'il jouisse.
Et elle disparut.
Paul ne devait pas oublier les mois qui suivirent.
Il se rendait bien compte qu'il était dans un moment dont il ne contrôlait ni les tenants ni les aboutissants. Le magazine était posé à son chevet, avec ces photos qu'il contenait mais qu'il ne regardait plus.
Il avait à peu près compris les mécanismes d'apparition de la ravissante brune. Elle apparaissait clairement quand il éprouvait du désir pour elle. Pof, elle était là. Elle ne parlait pas, il n'y avait aucun échange verbal, mais elle était bien une partenaire en chair et en os, qui avait toutes les caractéristiques physiques d'une femme, une chair chaude et douce, un corps qui réagissait, elle se calait pour recevoir les caresses, quelles qu'elles soient, devançait ou suivait, en fait on aurait pu penser qu'elle lisait dans l'esprit de son partenaire ce dont il avait envie.
Paul se posait simplement la question de savoir COMMENT c'était possible. Sans bien sûr trouver de réponse.
La seule hypothèse qu'il avait pu concevoir avait été que quelqu'un avait jeté un sort au magazine, quelqu'un qui était fasciné par le modèle, pour qu'elle prenne vie. Avant de l'abandonner, peut-être lassé.
Paul n'était pas lui lassé. Il n'avait jamais connu de tels moments, et il se fichait bien de tout. Ne comptait plus pour lui que les moments passés avec la magnifique brune. Il ne pensait plus à rien, son métier, ses amis, les sorties qu'il aimait faire. Tout cela, il s'en fichait éperdument. Avoir une chance d'avoir du plaisir, c'est plutôt rare.
Ça dura six mois, à peu près.
Six mois d'un plaisir rare, intense. Six mois de plénitude.
Jusqu'à ce qu'il rentre, un soir, et qu'il ne trouve pas le magazine à l'endroit où il l'avait laissé. Il y avait une pile de magazines sur sa table de chevet, et il le glissait entre des magazines plus neutres.
Il pensa d'abord qu'il était tombé. Il regarda sous le lit. Puis ailleurs. Mais rien. Il souleva les draps...
Rien.
Il passa dans toutes les pièces.
Il pensa à la jeune femme qui lui faisait le ménage.
C'était peut-être elle qui l'avait embarqué.
Il aurait du cacher la revue.
En même temps...Il ne la voyait pas s'extasier devant une fille qui s'exhibait.
Elle venait chez lui deux fois par semaine faire le ménage. Il ne la croisait pas forcément, car, quand elle arrivait en début d'après-midi, il était souvent déjà parti, et elle ne restait que jusqu'au milieu de l'après-midi.
Il en saurait un peu plus vendredi prochain, en ne partant pas tout de suite.
2
Estrella était une jeune femme brune de 24 ans, ravissante. Une crinière brune épaisse et longue, un visage bien dessiné, un corps aux formes voluptueuses, elle avait beaucoup de choses pour elle, sans compter qu'elle était une fille plus qu'intelligente et dotée d'une culture et d'une sensibilité sans pareil. Douée et passionnée par le dessin, elle avait fait une école de graphisme et d'animation. Depuis deux ans, sortie de l'école, elle cherchait un poste dans une boite de production, sans rien trouver. Issue d'un milieu modeste, et sans moyens, elle s'était engagée dans une société de nettoyage, et venait, entre autres, dans cet immeuble, pour faire quatre appartements.
Cet après-midi là, elle avait commencé son travail dans l'appartement no 8. Elle y venait régulièrement et croisait à l'occasion son propriétaire. Elle le trouvait beau garçon, mais il ne semblait pas la voir. Elle aurait bien aimé que quelque chose se passe entre eux, Mais ce ne serait probablement pas le cas.
Ce fut quand elle se glissa dans la chambre qu'elle remarqua pour la première fois le magazine. Elle faisait bien entendu chaque semaine la chambre, mais elle ne prêtait pas attention à cette pile de papier.
Cette fois-ci, cependant, le magazine n'était pas bien aligné avec les autres, et elle aperçut, intriguée, un sein.
Elle le sortit, découvrant le modèle en couverture. Une revue érotique...
Qu'elle feuilleta.
Elle fut fascinée par les photos en noir et blanc. Sans doute parce qu'elle avait une passion et une connaissance poussée de l'art, et les photos étaient artistiques, mais aussi parce qu'elle trouvait la fille extrêmement troublante.
L'envie la saisit très rapidement. Elle était en avance, et elle pouvait faire une pause.
Ces derniers temps, elle se laissait très souvent aller, de plus en plus à vrai dire, à des plaisirs personnels. A la fois parce qu'elle n'avait plus de petit copain depuis un moment, et elle ne se voyait pas, vu sa condition actuelle, se laisser aller à en avoir un, et parce qu'elle éprouvait le besoin de se déstresser face à une situation qu'elle trouvait précisément ultra-stressante. Il lui semblait qu'elle ne parviendrait jamais à ses fins...
Elle pouvait faire une pause de quelques minutes, se caresser en regardant cette fille et imaginer qu'elle était avec elle et qu'elles passaient un moment ensemble...Tout était possible...
Elle se laissa glisser sur le lit, elle l'arrangerait après, descendant le caleçon qu'elle portait, et sa culotte après...Sa main trouva son sexe entrouvert et humide, la fille lui plaisait, et voir ces photos l'avait excitée. Elle commença à se frotter dans un mouvement circulaire en englobant à la fois ses lèvres et son gland clitoridien. Elle éprouva du plaisir, ce plaisir qui chassait bien des choses.
Elle ne s'attendait pas à ce qui se produisit quand à un moment, elle ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, une ravissante brune, entièrement nue était installée sur le lit, face à elle. Et cette brune, c'était celle qui posait dans les pages du magazine.
Sans doute parce qu'elle errait dans des univers science-fictifs et fantastiques depuis son plus jeune âge, Estrella ne fut pas plus surprise que ça, et accueillit au contraire, quelles que soient les conditions, cette présence...Elle avait fantasmé sur cette fille, elle était là, que rêver de mieux?
Elle écarta sa main, et s'ouvrit encore plus. La brune lui enleva complètement caleçon et culotte, et plongea sur elle de la langue, venant caresser ses parties intimes, lui donnant un plaisir qu'elle n'avait plus éprouvé depuis trop longtemps avec un ou une partenaire. La fille caressait vraiment bien, avec une habileté qui mettait Estrella dans tous ses états.
Mais elle avait envie, aussi, de toucher le corps de sa partenaire, de le caresser. Elle tendit les mains vers la jeune femme. Celle-ci, loin de se dérober, laissa Estrella l'attraper et la tirer vers elle, pour glisser ses mains sur ses chairs, et contre ses parties intimes. Elle trouva un sexe aussi humide et ouvert que le sien, et les deux filles se caressèrent, de la manière la plus intime qui soit, fouillant l'autre des doigts et de la langue...Estrella en éprouva un plaisir qui culmina dans une série d'orgasmes qui la secouèrent. Renversée en arrière, elle se laissa aller à un plaisir comme elle n'en avait plus éprouvé depuis longtemps. Quand elle se redressa, la belle brune avait disparu.
Elle ne s'interrogea pas trop sur les tenants et les aboutissants de ce moment, mais elle prit soin d'emporter avec elle le magazine. Elle avait l'espoir secret que la belle brune pourrait se manifester à nouveau.
Elle finit sa journée en allant de ménage en ménage. Exténuée, elle retrouva son appartement, et des réponses négatives.
Elle tira le magazine de son sac. Revint sur les pages centrales, comme pour s'assurer que la belle brune était toujours là. La revoir lui tordit le ventre et son sexe se mouilla. Autant parce que la fille l'excitait que parce qu'elle repensa à ce moment, irréel, passé ensemble.
Elle ota tous ses vêtements et se glissa sous la douche. L'eau chaude coula sur elle, la détendit et ses doigts trouvèrent son sexe. Encore une journée difficile, et ce cas de décompression qui lui permettait d'oublier qu'elle aurait pu faire bien mieux et qu'elle se retrouvait prise dans un cul-de-sac.
Elle avait fermé les yeux. Quand elle les rouvrit la belle brune, aussi nue qu'elle, était à quelques milimètres d'elle. Dans un mouvement double, elle vint prendre sa bouche, rentrant sa langue dedans, et en même temps, elle glissa deux doigts dans le sexe ouvert d'Estrella et se mit à aller et venir dedans...La langue en elle, les doigts en elle...Estrella fut surprise d'avoir, déjà un premier orgasme. Elle glissa en réflexe ses doigts dans la vulve de sa partenaire, la trouva, mais comment aurait-il pu en être autrement, ouverte et bien lubrifiée, et elle la fouilla aussi, même si elle remarqua et remarquait que la fille était muette. Sans que ça la gêne pour autant.
Il y eut ce moment, intense, sous la douche, et puis d'autres moments, ensuite. Pour une nuit qui fit que le jour suivant, à travers des tâches difficiles, Estrella eut le sourire tout au long de la journée.
3
Paul était sorti pour faire quelques courses. Quand il rentra, il se rendit compte qu'Estrella était arrivée. Une odeur de parfum, un sac à main accroché à une patère, le bruit d'un aspirateur...Elle était là. Il avait 25 minutes de battement avant de partir. L'occasion de lui parler de ce magazine qu'il tenait à récupérer.
Il se glissa dans le living. Elle passait l'aspi, en lui tournant le dos, légèrement penchée en avant pour scruter le sol. Offrant un tableau sexy, qu'il considéra pour la première fois, se rappelant qu'elle l'avait été en d'autres occasions, mais qu'il avait simplement enregistré l'image sans rien éprouver, ce qui n'était pas le cas cette fois. Avant elle n'avait pas plus de valeur à ses yeux qu'une plante verte. Là, c'était la première fois qu'il rentrait réellement en contact avec elle.
Un mélange. Des pantoufles d'un rose pétant, les jambes gainées de nylon, une jupe noire courte, remontée vu sa position. Un collant enveloppait des cuisses épaisses mais bien dessinées, et comme elle n'avait pas de slip dessous, Paul pouvait clairement voir, la moitié de ses fesses, pleines et rebondies, mais aussi le renflement de son sexe entre ses cuisses, tout gonflé, coupé en deux par une fente dont sortaient ses lèvres, repliées sur elle-mêmes.
Il n'avait jamais vu, au final, qu'elle était une femme.
Il le voyait maintenant.
Sentant une présence, elle se redressa et se retourna, le vit, et lui fit un immense sourire, plein de lumière.
Un visage rond, un joli minois, une bouche marquée de rouge vif, quelque chose d'enthousiaste.
A la voir, il se rendit compte qu'il aurait du la regarder plus tôt, que la fille du magazine, qui appartenait à un autre monde, celui de l'irréel et de la magie, restait et devait rester dans cet univers, et que ce qu'il pourrait vivre avec cette fille, si cela était possible, avait une connotation de réel qui serait beaucoup plus enrichissante.
Pourtant, il lui dit:
— Je cherche un magazine. Il est sans doute chez vous. Je l'avais posé sur ma table de chevet...Un magazine érotique. (Il fut le premier surpris d'avoir osé dire ça...)
— Je l'ai. Il est chez moi. Je vais vous le ramener.
Il y eut un moment de pause. Quelque chose qui se passa entre eux, qui glissa entre eux. La conscience partagée que, si l'un d'entre eux avait vécu cette expérience avec la fille nichée entre les pages du magazine, c'était le cas pour l'autre aussi.
C'est sans doute pour cela que la jolie brune lui dit, avec une franchise dont elle était coutumière:
--Avoir du plaisir avec une créature fantasmagorique, issue de pages de magazine c'est bien, mais c'est sans doute mieux ce qui se passe dans la réalité, non?
Et, sans doute pour le lui prouver, elle s'approcha de lui et vint chercher sa bouche. Il lui répondit aisément, se surprenant lui-même, et ils frottèrent leurs langues, en même temps qu'il venait la caresser à travers ses vêtements Elle choisit de cibler cette queue qu'elle sentait contre elle, en se collant à lui, longue et dure, plaquée contre son ventre tout comme contre le sien. Elle le défit avec habileté, et, alors que leurs langues se cherchaient encore, elle le mit à nu et le caressa, le faisant gémir de plaisir.
— Tu vois ce que tu as manqué...Tu aurais du venir vers moi plus tôt.
— Je ne te voyais pas.
— Moi si.
Reculant légèrement, elle vint chercher la tirette de la fermeture-éclair du hoodie qu'elle portait, et le descendit. Même s'il ne la regardait pas vraiment, il avait quand même déjà remarqué qu'elle avait une poitrine volumineuse, qui tendait les tissus. Dézippant le hoodie vert qu'elle portait, elle révéla des seins nus, elle n'avait pas de soutien-gorge dessous. Elle montra une poitrine haute et parfaitement ronde, bien pleine, lourde, mais d'une fermeté parfaite, que le temps diminuerait sans doute, avec, cerise sur le gâteau, deux belles et larges aréoles et deux tétons que l'air ou l'excitation, ou les deux, durcissaient.
— Tu peux y goûter.
Mu par l'instinct et l'envie, il se pencha sur elle, et enveloppa un téton de ses lèvres. Il le frotta de la langue, se surprenant d'une habileté qu'il ne pensait pas avoir... Et tout autant de lui donner du plaisir, parce qu'elle se mit à gémir...
— Je vais te prendre entre mes seins.
S'il ne s'était pas vu sucer les tétons d'une fille, il ne s'était pas vu non plus la laisser, accroupie devant lui ouvrir ses seins, qu'elle tenait à deux mains, et les ramener ensuite pour venir envelopper sa queue. Un bout dépassait dans son décolleté. En souriant, bien loin de ses tâches habituelles, elle fit aller et venir ses seins le long de sa tige, C'était la première fois qu'une fille lui faisait une cravate de notaire, pour lui c'était un fantasme inaccessible, et il y prenait énormément de plaisir.
Quand elle s'était immobilisée, ç’avait été pour, laissant la queue immobile entre ses seins si doux, venir frotter son gland dilaté de sa langue. Ça avait été trop et il avait explosé dans sa bouche qu'elle avait resserrée autour de sa verge, accueillant ses jaillissements jusqu'à la dernière goutte.
--Tu n'as pas joui, avait-il fait remarquer.
Elle s'était redressée, avait attrapé sa main et l'avait fourrée dans son caleçon. Contre sa paume, il a avait senti le relief de son sexe, tout gonflé. D'instinct, il l'avait caressée, apprenant à découvrir les reliefs contre sa paume, des lèvres gonflées au clitoris bien durci. D'abord, il se sentit malhabile, mais très vite, sa caresse prit de la consistance. Elle lui souffla d'ailleurs:
--Tu caresses bien...
Sans doute pour l'encourager.
Mais il sentit bien qu'elle avait du plaisir. Plaisir qui monta jusqu'à ce qu'elle jouisse, le corps secoué par des spasmes.
4
Il y a boite à livres et boite à livres. Celle de L... était un ancien lavoir qui avait été aménagé, avec l'installation d'étagères, et un stock imposant.
Dans un coin, une étagère pour les magazines.
Ils y arrivèrent ensemble. Estrella descendit la première de voiture, magnifique dans la simplicité, vêtue d'une simple robe noire et courte qui soulignait ses charmes. A ses côtés Paul. Cela faisait un bon mois que leur relation avait radicalement évolué et qu'ils étaient, même si le mot pouvait contenir de nombreuses nuances selon les personnes, ensemble.
C'était elle qui avait le magazine, ce fameux magazine qui avait des propriétés spéciales, dont ils avaient connu l'un comme l'autre les aboutissements, sans en maîtriser le fonctionnement, qui était et restait toujours mystérieux. Il était resté chez elle, jusqu'à ce qu'elle dise:
— On n'a plus besoin d'une fille qui nous rejoigne dans la nuit, tu ne crois pas?
Et ils avaient décidé de le laisser à quelqu'un qui en profiterait pour le meilleur.
Elle posa le magazine sur une étagère, et ils s'éloignèrent, main dans la main.
5
Il venait une ou deux fois par semaine jeter un coup à cette profusion de livres et de magazines abandonnés. Il adorait lire, mais, simple agent d'entretien, avait peu de moyens.
Il prit quelques romans, qu'il glissa dans une besace. L'occasion de moments de lecture.
Ce fut alors qu'il remarqua le magazine. Il le feuilleta rapidement. Ebloui par les photos noir et blanc en page centrale. La fille était magnifique. Elle l'était d'autant plus pour lui, qui n'avait plus de femme dans sa vie depuis un moment.
Il ramena le magazine chez lui, le posa avec la pile de livres sur une chaise.
Ce fut plus tard dans la soirée, quand il fut plus tranquille, qu'il revint chercher le livre et qu'il revit le magazine, qu'il avait oublié. Installé dans un vieux fauteuil, mais auquel il tenait, il le feuilleta et s'attarda sur les photos noir et blanc qui le troublaient infiniment.
Il abandonna le magazine et partit sur un roman.
Il se perdit dans l'intrigue et dans la nuit, avant de se rendre compte qu'il était temps pour lui d'aller se coucher. Il se levait tôt.
Il était entre les draps depuis une dizaine de minutes quand il sentit une présence.
Il aperçut la jeune femme près de la fenêtre, totalement nue. La lumière passait entre les persiennes, et il vit qu'elle ressemblait étrangement à la fille entre les pages du magazine.
Sans doute parce que c'était un homme simple, il ne se posa pas de questions.
Il ne s'en posa pas plus quand elle souleva le drap, et se glissa près de lui, venant attraper sa verge, et la faisant encore plus durcir qu'elle ne l'était.
Il croyait aux miracles.
1
Une fois par semaine, Paul se rendait dans la banlieue de Sorda pour donner des cours. En effet, il maîtrisait parfaitement le droit administratif. Embauché dans une mairie avec un diplôme de catégorie C, il avait passé des diplômes et des concours, dirigeait aujourd'hui un service, avait des connaissances pointues qui lui avaient permis de dépanner pas mal de personnes, jusqu'au jour où on lui avait proposé d'enseigner. Il se rendait une fois par mois au CDFPT, et formait les gens qui préparaient les concours de la fonction publique territoriale ou qui venaient d'être reçus...
Pour lui, cette journée était un moment agréable qui cassait une vie trop routinière. Il réservait une chambre à l'hôtel proche du grand centre du CDFPT. Une longue bâtisse à un étage avec des chambres sans luxe mais confortables, et où on mangeait plutôt bien. Il y avait pas mal de commerces tout proches, il en profitait souvent pour aller s'acheter, en arrivant, des livres, ou partir dans la soirée au cinéma, ou bien il passait un moment dans un bar, sans forcément chercher à lever une fille. Il aimait être seul et simplement regarder. Il était célibataire. Mais il ne cherchait pas spécialement les opportunités. Il en avait eu pourtant. Quand il arrivait à la réception, son chemin avait croisé il y avait un an de cela, une belle brune, dans ses âges, à qui il plaisait apparemment. Elle était venue taper à sa porte, en début de soirée, quand elle avait fini son service. Il n'y avait pas eu un mot d'échangé. Elle l'avait pris dans sa bouche pour commencer, et ils avaient enchaîné sur d'autres actes. Une soirée qu'il ne risquait plus d'oublier et ce d'autant plus qu'il ne l'avait plus jamais revue. A regret.
Ce soir-là, cependant, tout fut différent. Comme il n'avait pas imaginé que ce soit possible.
Une fin d'après-midi et une soirée tranquilles. Il avait été à l'immense librairie toute proche chercher de quoi lire pour les semaines à venir, avant de rentrer, de dîner tranquillement .
Ce fut parce que cette soirée d'avril était fraîche qu'il chercha une couverture supplémentaire dans le grand placard de la chambre.
Il y en avait plusieurs.
Glissant sa main sous ces couvertures, il sentit quelque chose d'inhabituel.
Soulevant la pile de trois couvertures, il aperçut une revue format A4.
Il fut surpris de découvrir une revue érotique. En couverture, la photo d'une belle blonde en petite tenue.
Il récupéra à la fois la couverture et le magazine, et revint s'allonger sur le lit pour examiner celui-ci plus en détail. Le magazine alternait courrier, articles et photos de filles qui s'exhibaient.
Les photos étaient classiques, sauf pour celles qui constituaient le cahier central. Très différentes. Elles le happèrent dès les premières secondes.
La fille était d'une rare beauté. Un visage aux traits purs, sans faute, et un corps qui était impeccablement dessiné, avec ni trop, ni trop peu.
Les clichés avaient été pris en noir et blanc et cela leur donnait une autre dimension. Il y avait à la fois quelque chose de cru, d'hyper-réaliste, et en même temps, paradoxalement, de décalé et d'irréaliste.
Le photographe avait choisi de la photographier en milieu urbain, classique, ou tenant de la friche, dans des poses qui prenaient, à la fois à cause du noir et blanc et de la friche une dimension vraiment troublante et vraiment excitante que n'avaient pas les autres photos. Elle était par exemple, dans un tryptique, assise à un arrêt de bus, seule. Première photo, blouson de cuir, débardeur, jupe noire courte, jambes gainées du nylon de bas stay-up, qui disparaissait au genou pour laisser place à des bottes noires luisantes à talons aiguilles. Sur la deuxième photo, elle avait ouvert les cuisses, laissant voir le slip blanc qui enveloppait son sexe. Le tissu était collant, soulignant le renflement de sa vulve, mais aussi la fente qui la coupait en deux.
Sur la troisième photo, le slip était rassemblé en une boule de tissu à sa cheville droite, et elle ouvrait encore plus les cuisses, donnant à voir le dessin de son sexe nu.
Les autres photos étaient aussi troublantes. Elles étaient souvent prises par deux ou trois. Il y avait une autre série où elle était accroupie sur un escalier en fer, on distinguait d'autres bâtiments autour, ses fesses tendaient une jupe serrée et longue. Sur la deuxième photo la jupe était remontée de moitié, révélant ses jambes parfaites, encore gainées par le nylon de bas, un cliché simple mais efficace, sur la troisième, la jupe était retroussée au-delà de ses fesses, laissant voir un culotte rouge en dentelle. Sur la dernière de la série, la culotte était en bas de ses cuisses, et on avait une vue parfaite de ses fesses entrouvertes, mais aussi de son sexe, niché entre ses cuisses.
La dernière série était sans doute la plus audacieuse. Elle était posée sur un banc, dans un jardin public, enveloppée par un imper. Il aimait son expression, quelque chose qui disait, réel ou joué, qu'elle était disponible, pour pas mal de possibilités. Sur le cliché suivant, elle avait ouvert le haut de l'imperméable, laissant voir des seins ronds et hauts. Encore un cliché, les pans de l'imper étaient ouverts, la laissant voir dans son intégralité. Corps impeccable, ventre plat, sexe visible parce qu'elle avait les jambes ouvertes. Le dernier était le plus audacieux, Elle avait un gode fiché entre les lèvres de son sexe, et elle souriait, dans un sourire qui mêlait le plaisir et la provocation.
Il feuilleta le reste du magazine, mais revint à ces pages. Qui le fascinaient, parce qu'elles étaient infiniment troublantes.
Il aurait aimé croiser la route d'une fille aussi sexy.
Ça ne risquait pas d'arriver.
Il posa la revue sur la table de chevet et se laissa glisser dans le sommeil.
Il y eut un moment où il se réveilla. Il jeta un œil aux lettres sur le réveil de l'hôtel, des lettres rouges digitales.
Cela faisait une heure qu'il dormait.
C'est alors qu'il sentit une présence.
Il tourna la tête sur sa gauche.
Il s'était endormi sans tirer les persiennes. Et c'était la pleine lune.
De la sorte, il la voyait comme en plein jour.
Elle était totalement nue, sauf pour une paire de bas. Des bas stay-up.
Elle se tenait devant lui et elle le regardait.
Elle ne disait pas un mot, mais le message était tout entier dans son corps et dans l'intensité qui en émanait.
Elle était totalement nue, sauf pour une paire de bas.
Il n'y eut pas un mot. Elle s'approcha de lui, et souleva les draps qui le recouvraient.
Paul se dit là qu'il y avait là quelque chose d'impossible. La fille qu'il avait vue et admirée sur ces pages glacées était là avec lui, en chair et en os.
Il rêvait. Ça ne pouvait être qu'un rêve.
Il se pinça. Si c'était un rêve, il allait se réveiller. Mais la douleur ne le réveilla pas.
Il tendit la main vers elle. Toucha l'épaisseur de sa chair. Son corps était brûlant. Une chaleur qui remonta en lui.
Elle ne prit pas la peine de lui parler. Paul s'était couché la queue raide, à force de voir la fille sur le magazine, et parce qu'elle lui plaisait énormément, et il s'était réveillé avec une belle érection, la queue tendue, une de ces érections nocturnes...Elle se pencha sur lui et sa langue se balada dessus. Paul avait été avec pas mal de filles, pour des relations qui n'avaient jamais duré, mais dès les premières secondes il comprit bien qu'elle avait en elle un mélange d'envie et d'habileté comme il n'en avait jamais connu avant. Il se laissa aller à son plaisir.
Sa langue vint sur lui partout, effleurant les zones les plus sensibles, lui procurant du plaisir comme aucune fille ne lui en avait procuré. Quand elle le lâcha, enfin, ce fut pour venir s'empaler sur lui. La queue de Paul était énorme, sa dureté renforcée par les caresses de la fille.
Il n'avait jamais eu à ce point la sensation qu'une fille prenait sa queue en elle, l'enveloppait, la caressait.
Il se sentait plus passif qu'à l'accoutumée avec cette fille, mais c'était bien comme ça. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas était gainé par un sexe de femme, qu'il n'avait pas éprouvé ce plaisir simple mais si fort, d'être entouré par un sexe de femme, d'en sentir la chaleur humide...C'était sans doute basique, mais c'était une sensation unique, et surtout source d'un plaisir intense. Elle le caressa comme une femme sait le faire, dans des mouvements de va-et-vient, mais aussi et surtout en serrant et déserrant ses muscles vaginaux autour de sa queue. Aucune femme ne lui avait jamais fait ça, et il éprouva le plaisir de ce mouvement.
Elle l’entraîna dans des autres positions. Assez curieusement, alors même qu'il n'avait pas fait l'amour depuis plusieurs mois, il aurait du jouir tout de suite, mais quelque chose le retenait et lui permettait de tenir plus longtemps. Il comprit plus tard que, quand il était avec elle, il était dans une sorte d'état second, quasi hypnotique...Et que c'était sans doute elle qui bloquait sa jouissance, pour qu'il puisse en profiter plus longtemps. Enfin, sans doute, elle cassa la digue qu'elle avait créé, et il eut un orgasme comme il en avait rarement eu, quelque chose qui le traversa et le ravagea.
Il était dans un état second, qui se prolongeait, quand il se rendit compte qu'elle avait disparu.
Épuisé il s'endormit.
Au petit matin, après un temps de flou, tout lui revint. Le moment passé avec la belle brune...
Il n'avait pas souvent de certitude, mais là, il en avait une. Ça n'était pas un rêve.
Comment la jeune femme s'était matérialisée, puis dématérialisée, ça il n'en avait aucune idée. Mais il l'avait bien tenue dans ses bras. La sensation de son corps, au bout de ses doigts, son épaisseur, sa chaleur...Son sexe autour du sien...Tout cela était bien réel, peu importait la manière dont ça s'était passé.
Quelque chose, mais quoi, avait amené ce moment? Le lieu? Son envie? La conjugaison des deux ?
Difficile de savoir.
Ce matin-là, comme chaque fois qu'il venait, il refit son sac. Il rentrait chez lui directement après son cours.
Le magazine était toujours posé sur la table de chevet. Il le feuilleta et il sentit sa verge se durcir. La fille qui figurait sur les photos et celle qui lui avait tenu compagnie étaient bien la même, par un phénomène qu'il ne pouvait s'expliquer.
Il savait que ça ne s'était produit, et ça ne se produirait qu'une fois.
Il emporta quand même le magazine. Il avait envie de la revoir encore.
Il n'imaginait pas à quel point il se trompait.
Le soir, après une journée harassante, il fut enfin de retour chez lui.
Il dispatcha ses affaires à travers la maison, retrouvant avec plaisir le magazine.
Il avait bien fait de l'emporter.
Il le posa sur la table de chevet, et glissa dans les autres pièces de la maison.
Quand il fut de retour, un quart d'heure plus tard, elle était calée sur le lit, à quatre pattes, l'attendant, son visage tourné vers lui, avec une expression sans équivoque. Plus belle que jamais, et plus désirable que jamais dans cette position. Ses parties intimes visibles et offertes.
A cet instant, rien ne comptait plus pour Paul que cette envie de posséder cette femme. Sans complexe parce qu'elle s'offrait à lui, et que c'était ce qu'elle espérait de lui. Il savait ce qui l'attendait, une chair brûlante dans laquelle se glisser, qui lui donnerait du plaisir.
Il s'approcha, et avant même de venir sur elle avec sa queue, il vint toucher sa chair. Souple, douce, élastique. Ses hanches, ses fesses, ses cuisses, il remonta sur son sexe, qu'il trouva ouvert et humide et qu'il frotta. Il sentit le corps de la jeune femme frémir, mais curieusement, il ne l'analysa qu'après, il n'y avait jamais de sa part aucun gémissement, aucun cri. Elle était et elle resta toujours silencieuse.
Sa verge était énorme, comme elle l'était rarement avec une fille. Il était fou de désir pour elle. Il vint frotter son gland contre sa vulve, sentant ses chairs se gonfler, avant de se glisser en elle, et de bouger en elle. Des moments comme celui-là, il en avait rêvé souvent.
D'elle-même, elle bascula sur le côté, l’entraînant avec lui dans une autre position...
Ce moment, unique, se prolongea encore un long moment, jusqu'à ce qu'il jouisse.
Et elle disparut.
Paul ne devait pas oublier les mois qui suivirent.
Il se rendait bien compte qu'il était dans un moment dont il ne contrôlait ni les tenants ni les aboutissants. Le magazine était posé à son chevet, avec ces photos qu'il contenait mais qu'il ne regardait plus.
Il avait à peu près compris les mécanismes d'apparition de la ravissante brune. Elle apparaissait clairement quand il éprouvait du désir pour elle. Pof, elle était là. Elle ne parlait pas, il n'y avait aucun échange verbal, mais elle était bien une partenaire en chair et en os, qui avait toutes les caractéristiques physiques d'une femme, une chair chaude et douce, un corps qui réagissait, elle se calait pour recevoir les caresses, quelles qu'elles soient, devançait ou suivait, en fait on aurait pu penser qu'elle lisait dans l'esprit de son partenaire ce dont il avait envie.
Paul se posait simplement la question de savoir COMMENT c'était possible. Sans bien sûr trouver de réponse.
La seule hypothèse qu'il avait pu concevoir avait été que quelqu'un avait jeté un sort au magazine, quelqu'un qui était fasciné par le modèle, pour qu'elle prenne vie. Avant de l'abandonner, peut-être lassé.
Paul n'était pas lui lassé. Il n'avait jamais connu de tels moments, et il se fichait bien de tout. Ne comptait plus pour lui que les moments passés avec la magnifique brune. Il ne pensait plus à rien, son métier, ses amis, les sorties qu'il aimait faire. Tout cela, il s'en fichait éperdument. Avoir une chance d'avoir du plaisir, c'est plutôt rare.
Ça dura six mois, à peu près.
Six mois d'un plaisir rare, intense. Six mois de plénitude.
Jusqu'à ce qu'il rentre, un soir, et qu'il ne trouve pas le magazine à l'endroit où il l'avait laissé. Il y avait une pile de magazines sur sa table de chevet, et il le glissait entre des magazines plus neutres.
Il pensa d'abord qu'il était tombé. Il regarda sous le lit. Puis ailleurs. Mais rien. Il souleva les draps...
Rien.
Il passa dans toutes les pièces.
Il pensa à la jeune femme qui lui faisait le ménage.
C'était peut-être elle qui l'avait embarqué.
Il aurait du cacher la revue.
En même temps...Il ne la voyait pas s'extasier devant une fille qui s'exhibait.
Elle venait chez lui deux fois par semaine faire le ménage. Il ne la croisait pas forcément, car, quand elle arrivait en début d'après-midi, il était souvent déjà parti, et elle ne restait que jusqu'au milieu de l'après-midi.
Il en saurait un peu plus vendredi prochain, en ne partant pas tout de suite.
2
Estrella était une jeune femme brune de 24 ans, ravissante. Une crinière brune épaisse et longue, un visage bien dessiné, un corps aux formes voluptueuses, elle avait beaucoup de choses pour elle, sans compter qu'elle était une fille plus qu'intelligente et dotée d'une culture et d'une sensibilité sans pareil. Douée et passionnée par le dessin, elle avait fait une école de graphisme et d'animation. Depuis deux ans, sortie de l'école, elle cherchait un poste dans une boite de production, sans rien trouver. Issue d'un milieu modeste, et sans moyens, elle s'était engagée dans une société de nettoyage, et venait, entre autres, dans cet immeuble, pour faire quatre appartements.
Cet après-midi là, elle avait commencé son travail dans l'appartement no 8. Elle y venait régulièrement et croisait à l'occasion son propriétaire. Elle le trouvait beau garçon, mais il ne semblait pas la voir. Elle aurait bien aimé que quelque chose se passe entre eux, Mais ce ne serait probablement pas le cas.
Ce fut quand elle se glissa dans la chambre qu'elle remarqua pour la première fois le magazine. Elle faisait bien entendu chaque semaine la chambre, mais elle ne prêtait pas attention à cette pile de papier.
Cette fois-ci, cependant, le magazine n'était pas bien aligné avec les autres, et elle aperçut, intriguée, un sein.
Elle le sortit, découvrant le modèle en couverture. Une revue érotique...
Qu'elle feuilleta.
Elle fut fascinée par les photos en noir et blanc. Sans doute parce qu'elle avait une passion et une connaissance poussée de l'art, et les photos étaient artistiques, mais aussi parce qu'elle trouvait la fille extrêmement troublante.
L'envie la saisit très rapidement. Elle était en avance, et elle pouvait faire une pause.
Ces derniers temps, elle se laissait très souvent aller, de plus en plus à vrai dire, à des plaisirs personnels. A la fois parce qu'elle n'avait plus de petit copain depuis un moment, et elle ne se voyait pas, vu sa condition actuelle, se laisser aller à en avoir un, et parce qu'elle éprouvait le besoin de se déstresser face à une situation qu'elle trouvait précisément ultra-stressante. Il lui semblait qu'elle ne parviendrait jamais à ses fins...
Elle pouvait faire une pause de quelques minutes, se caresser en regardant cette fille et imaginer qu'elle était avec elle et qu'elles passaient un moment ensemble...Tout était possible...
Elle se laissa glisser sur le lit, elle l'arrangerait après, descendant le caleçon qu'elle portait, et sa culotte après...Sa main trouva son sexe entrouvert et humide, la fille lui plaisait, et voir ces photos l'avait excitée. Elle commença à se frotter dans un mouvement circulaire en englobant à la fois ses lèvres et son gland clitoridien. Elle éprouva du plaisir, ce plaisir qui chassait bien des choses.
Elle ne s'attendait pas à ce qui se produisit quand à un moment, elle ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, une ravissante brune, entièrement nue était installée sur le lit, face à elle. Et cette brune, c'était celle qui posait dans les pages du magazine.
Sans doute parce qu'elle errait dans des univers science-fictifs et fantastiques depuis son plus jeune âge, Estrella ne fut pas plus surprise que ça, et accueillit au contraire, quelles que soient les conditions, cette présence...Elle avait fantasmé sur cette fille, elle était là, que rêver de mieux?
Elle écarta sa main, et s'ouvrit encore plus. La brune lui enleva complètement caleçon et culotte, et plongea sur elle de la langue, venant caresser ses parties intimes, lui donnant un plaisir qu'elle n'avait plus éprouvé depuis trop longtemps avec un ou une partenaire. La fille caressait vraiment bien, avec une habileté qui mettait Estrella dans tous ses états.
Mais elle avait envie, aussi, de toucher le corps de sa partenaire, de le caresser. Elle tendit les mains vers la jeune femme. Celle-ci, loin de se dérober, laissa Estrella l'attraper et la tirer vers elle, pour glisser ses mains sur ses chairs, et contre ses parties intimes. Elle trouva un sexe aussi humide et ouvert que le sien, et les deux filles se caressèrent, de la manière la plus intime qui soit, fouillant l'autre des doigts et de la langue...Estrella en éprouva un plaisir qui culmina dans une série d'orgasmes qui la secouèrent. Renversée en arrière, elle se laissa aller à un plaisir comme elle n'en avait plus éprouvé depuis longtemps. Quand elle se redressa, la belle brune avait disparu.
Elle ne s'interrogea pas trop sur les tenants et les aboutissants de ce moment, mais elle prit soin d'emporter avec elle le magazine. Elle avait l'espoir secret que la belle brune pourrait se manifester à nouveau.
Elle finit sa journée en allant de ménage en ménage. Exténuée, elle retrouva son appartement, et des réponses négatives.
Elle tira le magazine de son sac. Revint sur les pages centrales, comme pour s'assurer que la belle brune était toujours là. La revoir lui tordit le ventre et son sexe se mouilla. Autant parce que la fille l'excitait que parce qu'elle repensa à ce moment, irréel, passé ensemble.
Elle ota tous ses vêtements et se glissa sous la douche. L'eau chaude coula sur elle, la détendit et ses doigts trouvèrent son sexe. Encore une journée difficile, et ce cas de décompression qui lui permettait d'oublier qu'elle aurait pu faire bien mieux et qu'elle se retrouvait prise dans un cul-de-sac.
Elle avait fermé les yeux. Quand elle les rouvrit la belle brune, aussi nue qu'elle, était à quelques milimètres d'elle. Dans un mouvement double, elle vint prendre sa bouche, rentrant sa langue dedans, et en même temps, elle glissa deux doigts dans le sexe ouvert d'Estrella et se mit à aller et venir dedans...La langue en elle, les doigts en elle...Estrella fut surprise d'avoir, déjà un premier orgasme. Elle glissa en réflexe ses doigts dans la vulve de sa partenaire, la trouva, mais comment aurait-il pu en être autrement, ouverte et bien lubrifiée, et elle la fouilla aussi, même si elle remarqua et remarquait que la fille était muette. Sans que ça la gêne pour autant.
Il y eut ce moment, intense, sous la douche, et puis d'autres moments, ensuite. Pour une nuit qui fit que le jour suivant, à travers des tâches difficiles, Estrella eut le sourire tout au long de la journée.
3
Paul était sorti pour faire quelques courses. Quand il rentra, il se rendit compte qu'Estrella était arrivée. Une odeur de parfum, un sac à main accroché à une patère, le bruit d'un aspirateur...Elle était là. Il avait 25 minutes de battement avant de partir. L'occasion de lui parler de ce magazine qu'il tenait à récupérer.
Il se glissa dans le living. Elle passait l'aspi, en lui tournant le dos, légèrement penchée en avant pour scruter le sol. Offrant un tableau sexy, qu'il considéra pour la première fois, se rappelant qu'elle l'avait été en d'autres occasions, mais qu'il avait simplement enregistré l'image sans rien éprouver, ce qui n'était pas le cas cette fois. Avant elle n'avait pas plus de valeur à ses yeux qu'une plante verte. Là, c'était la première fois qu'il rentrait réellement en contact avec elle.
Un mélange. Des pantoufles d'un rose pétant, les jambes gainées de nylon, une jupe noire courte, remontée vu sa position. Un collant enveloppait des cuisses épaisses mais bien dessinées, et comme elle n'avait pas de slip dessous, Paul pouvait clairement voir, la moitié de ses fesses, pleines et rebondies, mais aussi le renflement de son sexe entre ses cuisses, tout gonflé, coupé en deux par une fente dont sortaient ses lèvres, repliées sur elle-mêmes.
Il n'avait jamais vu, au final, qu'elle était une femme.
Il le voyait maintenant.
Sentant une présence, elle se redressa et se retourna, le vit, et lui fit un immense sourire, plein de lumière.
Un visage rond, un joli minois, une bouche marquée de rouge vif, quelque chose d'enthousiaste.
A la voir, il se rendit compte qu'il aurait du la regarder plus tôt, que la fille du magazine, qui appartenait à un autre monde, celui de l'irréel et de la magie, restait et devait rester dans cet univers, et que ce qu'il pourrait vivre avec cette fille, si cela était possible, avait une connotation de réel qui serait beaucoup plus enrichissante.
Pourtant, il lui dit:
— Je cherche un magazine. Il est sans doute chez vous. Je l'avais posé sur ma table de chevet...Un magazine érotique. (Il fut le premier surpris d'avoir osé dire ça...)
— Je l'ai. Il est chez moi. Je vais vous le ramener.
Il y eut un moment de pause. Quelque chose qui se passa entre eux, qui glissa entre eux. La conscience partagée que, si l'un d'entre eux avait vécu cette expérience avec la fille nichée entre les pages du magazine, c'était le cas pour l'autre aussi.
C'est sans doute pour cela que la jolie brune lui dit, avec une franchise dont elle était coutumière:
--Avoir du plaisir avec une créature fantasmagorique, issue de pages de magazine c'est bien, mais c'est sans doute mieux ce qui se passe dans la réalité, non?
Et, sans doute pour le lui prouver, elle s'approcha de lui et vint chercher sa bouche. Il lui répondit aisément, se surprenant lui-même, et ils frottèrent leurs langues, en même temps qu'il venait la caresser à travers ses vêtements Elle choisit de cibler cette queue qu'elle sentait contre elle, en se collant à lui, longue et dure, plaquée contre son ventre tout comme contre le sien. Elle le défit avec habileté, et, alors que leurs langues se cherchaient encore, elle le mit à nu et le caressa, le faisant gémir de plaisir.
— Tu vois ce que tu as manqué...Tu aurais du venir vers moi plus tôt.
— Je ne te voyais pas.
— Moi si.
Reculant légèrement, elle vint chercher la tirette de la fermeture-éclair du hoodie qu'elle portait, et le descendit. Même s'il ne la regardait pas vraiment, il avait quand même déjà remarqué qu'elle avait une poitrine volumineuse, qui tendait les tissus. Dézippant le hoodie vert qu'elle portait, elle révéla des seins nus, elle n'avait pas de soutien-gorge dessous. Elle montra une poitrine haute et parfaitement ronde, bien pleine, lourde, mais d'une fermeté parfaite, que le temps diminuerait sans doute, avec, cerise sur le gâteau, deux belles et larges aréoles et deux tétons que l'air ou l'excitation, ou les deux, durcissaient.
— Tu peux y goûter.
Mu par l'instinct et l'envie, il se pencha sur elle, et enveloppa un téton de ses lèvres. Il le frotta de la langue, se surprenant d'une habileté qu'il ne pensait pas avoir... Et tout autant de lui donner du plaisir, parce qu'elle se mit à gémir...
— Je vais te prendre entre mes seins.
S'il ne s'était pas vu sucer les tétons d'une fille, il ne s'était pas vu non plus la laisser, accroupie devant lui ouvrir ses seins, qu'elle tenait à deux mains, et les ramener ensuite pour venir envelopper sa queue. Un bout dépassait dans son décolleté. En souriant, bien loin de ses tâches habituelles, elle fit aller et venir ses seins le long de sa tige, C'était la première fois qu'une fille lui faisait une cravate de notaire, pour lui c'était un fantasme inaccessible, et il y prenait énormément de plaisir.
Quand elle s'était immobilisée, ç’avait été pour, laissant la queue immobile entre ses seins si doux, venir frotter son gland dilaté de sa langue. Ça avait été trop et il avait explosé dans sa bouche qu'elle avait resserrée autour de sa verge, accueillant ses jaillissements jusqu'à la dernière goutte.
--Tu n'as pas joui, avait-il fait remarquer.
Elle s'était redressée, avait attrapé sa main et l'avait fourrée dans son caleçon. Contre sa paume, il a avait senti le relief de son sexe, tout gonflé. D'instinct, il l'avait caressée, apprenant à découvrir les reliefs contre sa paume, des lèvres gonflées au clitoris bien durci. D'abord, il se sentit malhabile, mais très vite, sa caresse prit de la consistance. Elle lui souffla d'ailleurs:
--Tu caresses bien...
Sans doute pour l'encourager.
Mais il sentit bien qu'elle avait du plaisir. Plaisir qui monta jusqu'à ce qu'elle jouisse, le corps secoué par des spasmes.
4
Il y a boite à livres et boite à livres. Celle de L... était un ancien lavoir qui avait été aménagé, avec l'installation d'étagères, et un stock imposant.
Dans un coin, une étagère pour les magazines.
Ils y arrivèrent ensemble. Estrella descendit la première de voiture, magnifique dans la simplicité, vêtue d'une simple robe noire et courte qui soulignait ses charmes. A ses côtés Paul. Cela faisait un bon mois que leur relation avait radicalement évolué et qu'ils étaient, même si le mot pouvait contenir de nombreuses nuances selon les personnes, ensemble.
C'était elle qui avait le magazine, ce fameux magazine qui avait des propriétés spéciales, dont ils avaient connu l'un comme l'autre les aboutissements, sans en maîtriser le fonctionnement, qui était et restait toujours mystérieux. Il était resté chez elle, jusqu'à ce qu'elle dise:
— On n'a plus besoin d'une fille qui nous rejoigne dans la nuit, tu ne crois pas?
Et ils avaient décidé de le laisser à quelqu'un qui en profiterait pour le meilleur.
Elle posa le magazine sur une étagère, et ils s'éloignèrent, main dans la main.
5
Il venait une ou deux fois par semaine jeter un coup à cette profusion de livres et de magazines abandonnés. Il adorait lire, mais, simple agent d'entretien, avait peu de moyens.
Il prit quelques romans, qu'il glissa dans une besace. L'occasion de moments de lecture.
Ce fut alors qu'il remarqua le magazine. Il le feuilleta rapidement. Ebloui par les photos noir et blanc en page centrale. La fille était magnifique. Elle l'était d'autant plus pour lui, qui n'avait plus de femme dans sa vie depuis un moment.
Il ramena le magazine chez lui, le posa avec la pile de livres sur une chaise.
Ce fut plus tard dans la soirée, quand il fut plus tranquille, qu'il revint chercher le livre et qu'il revit le magazine, qu'il avait oublié. Installé dans un vieux fauteuil, mais auquel il tenait, il le feuilleta et s'attarda sur les photos noir et blanc qui le troublaient infiniment.
Il abandonna le magazine et partit sur un roman.
Il se perdit dans l'intrigue et dans la nuit, avant de se rendre compte qu'il était temps pour lui d'aller se coucher. Il se levait tôt.
Il était entre les draps depuis une dizaine de minutes quand il sentit une présence.
Il aperçut la jeune femme près de la fenêtre, totalement nue. La lumière passait entre les persiennes, et il vit qu'elle ressemblait étrangement à la fille entre les pages du magazine.
Sans doute parce que c'était un homme simple, il ne se posa pas de questions.
Il ne s'en posa pas plus quand elle souleva le drap, et se glissa près de lui, venant attraper sa verge, et la faisant encore plus durcir qu'elle ne l'était.
Il croyait aux miracles.