Quatre-vingts messages non lus. Je me réveille doucement. Je demande à mon assistante de vie de me préparer un thé et de me réchauffer la quiche aux épinards. Je mets mon portable en mode son. Je regarde vite fait les demandes que je reçois : rien d’extraordinaire, les demandes habituelles sur mes seins, ma bite en érection, mes mains tordues, etc.
Une notification sonne. Surprise par la demande sort du lot. J’ouvre le message et lis :
« Salut, je te suis depuis un bout de temps maintenant et je n’ai jamais eu le courage de te contacter. Je me lance aujourd’hui. Je suis aide-soignant dans un foyer de vie pour personnes handicapées. À chaque fois que je mets une poche urinaire à un résident, je bande. Je voudrais donc que tu m’envoies une vidéo de ton pénis dans un étui pénien, en train d’uriner. Je voudrais voir ton urètre se dilater au passage de l’urine et du sperme. »
Une autre notification sonne, toujours de la même personne, qui me supplie de lui
envoyer la vidéo. Je réfléchis quelques minutes. D’autres notifications popent : un sexagénaire me demande une photo de moi ; un autre veut une vidéo où je me masturbe dans mon fauteuil roulant électrique. Classique.
Mais la première demande reste dans ma tête. Dois-je accepter ? C’est plutôt bien payé. Qu’est-ce qui me fait tiquer ? Il me relance encore. J’aurais pu croiser ce type quand j’étais à l’institut médico-social, peut-être même que c’est le cas et qu’il m’a reconnue. Putain de merde… J’avais seize ans, à l’époque. Les mecs me dégoûtent. Maintenant que j’y pense, il y avait ce gars qui passait beaucoup trop de temps à me faire la toilette. Il se faisait blâmer parce qu’il ralentissait toute l’équipe qui nous levait. Donc ce n’était pas parce qu’il était maniaque qu’il passait autant de temps à faire cette putain de toilette.
Et encore une relance…
J’ai envie de le ficha En plus, il continue probablement à agresser des gamins handicapés. Je vais essayer de lui faire m’envoyer une photo de lui, que j’enverrai à l’institution. Mais à quoi bon ? Un violeur a déjà été condamné par la justice, et il a été réembauché un an après. Nan, ces gars-là, il faut leur pourrir la vie, les afficher sur les réseaux sociaux, envoyer les captures d’écran à leurs familles. Ils se suicideront en voyant leurs vies s’effriter au rythme des notifications.
Une notification sonne. Surprise par la demande sort du lot. J’ouvre le message et lis :
« Salut, je te suis depuis un bout de temps maintenant et je n’ai jamais eu le courage de te contacter. Je me lance aujourd’hui. Je suis aide-soignant dans un foyer de vie pour personnes handicapées. À chaque fois que je mets une poche urinaire à un résident, je bande. Je voudrais donc que tu m’envoies une vidéo de ton pénis dans un étui pénien, en train d’uriner. Je voudrais voir ton urètre se dilater au passage de l’urine et du sperme. »
Une autre notification sonne, toujours de la même personne, qui me supplie de lui
envoyer la vidéo. Je réfléchis quelques minutes. D’autres notifications popent : un sexagénaire me demande une photo de moi ; un autre veut une vidéo où je me masturbe dans mon fauteuil roulant électrique. Classique.
Mais la première demande reste dans ma tête. Dois-je accepter ? C’est plutôt bien payé. Qu’est-ce qui me fait tiquer ? Il me relance encore. J’aurais pu croiser ce type quand j’étais à l’institut médico-social, peut-être même que c’est le cas et qu’il m’a reconnue. Putain de merde… J’avais seize ans, à l’époque. Les mecs me dégoûtent. Maintenant que j’y pense, il y avait ce gars qui passait beaucoup trop de temps à me faire la toilette. Il se faisait blâmer parce qu’il ralentissait toute l’équipe qui nous levait. Donc ce n’était pas parce qu’il était maniaque qu’il passait autant de temps à faire cette putain de toilette.
Et encore une relance…
J’ai envie de le ficha En plus, il continue probablement à agresser des gamins handicapés. Je vais essayer de lui faire m’envoyer une photo de lui, que j’enverrai à l’institution. Mais à quoi bon ? Un violeur a déjà été condamné par la justice, et il a été réembauché un an après. Nan, ces gars-là, il faut leur pourrir la vie, les afficher sur les réseaux sociaux, envoyer les captures d’écran à leurs familles. Ils se suicideront en voyant leurs vies s’effriter au rythme des notifications.