La Zone
La Zone - Un peu de brute dans un monde de finesse
Publication de textes sombres, débiles, violents.
 
 

Auteurs déserteurs : textes de remplacement

Démarré par Cuddle, Janvier 28, 2026, 11:36:17

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Cuddle

Citationutilisé

Proposition de texte de remplacement :

"LE CHAT

Il s'installa sur le perron, posa son derrière sur le parquet chaud, et observa un instant les insectes qui tournoyaient, hésitants, autour des fleurs éclatantes. Epuisé de sa nuit de chasse, il s'allongea sur le dos, s'étira, gratta son oreille d'un coup sec, puis débuta sa toilette.
Il passa sa langue râpeuse sur sa patte avant, un coup sur les oreilles, un coup sur le dos, puis leva bien haut la patte arrière. Il se lécha le trou du cul avec soin. Tout devait disparaître : les petits bouts de merde collés ici et là, la terre accumulée, les petites graines sèches qui se collaient à ses poils... Chaque mouvement était méthodique, obsessionnel. Il insista sur les zones les plus sales, frottant jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Après une heure, chaque poil, chaque pli brillait sous le soleil aveuglant. Le chat se redressa, secoua la tête, la queue en éventail, et se dandina jusqu'à la porte où il miaula tout son saoul.
Sa maîtresse ouvrit la porte et l'accueillit les bras ouverts.
– Mimi !
Elle le souleva et le prit dans ses bras. Le chat ronronna et lui donna un petit coup de langue sur le nez.   

FIN"
J'aime pas ta gueule.

Nino St Félix

Superbe, sublime.
Mais je suis sûr que comme disait Cuddle on peut encore faire plus long et vide ! Peut être qu'on pourrait écrire chacun la même scène, sous différent points de vue. Mimi, sa maitresse, la crotte, son anus, le parquet, la télévision).
Une sorte d'oeuvre totale.

Non en vrai c'est parfait comme ça.

lapinchien

Excellente idée de se constituer des stocks de textes de remplacement. Celui là m'a bien fait me bidonner. Cela dit si c'est en remplacement d'un texte déjà traité, ça veut dire changer critique/images/classement/trailer et c'est pire si le texte est déjà publié car les commentaires n'auront plus aucun rapport.

Cuddle

Si ça peut éviter à LC de se faire chier avec l'IA

On peut même ajouter l'illustration :

https://ibb.co/NgKTsCS1
J'aime pas ta gueule.

Cuddle

+ présentation ia : Ce texte dézingue le mythe du chat sacré pour nous montrer la réalité crue : un mercenaire poilu qui récure ses restes de merde avant de passer au guichet des câlins. Entre naturalisme trash et ironie grinçante, l'auteur décrit une « toilette » qui ressemble plus à un chantier de décapage qu'à un moment de grâce. La chute est une gifle pour les idéalistes : la maîtresse embrasse avec amour une langue qui vient de faire le tour des zones les plus sombres. C'est le portrait parfait d'un génie du rebranding animal qui manipule l'humain par la propreté. En bref, une leçon de manipulation domestique où l'affection naît de l'ignorance la plus totale.
J'aime pas ta gueule.

Nino St Félix

Peut être alors qu'on peut poster des textes de remplacement ici en vue ) au cas où !

Cuddle

Mais carrément, je pense en reposter un bientôt, j'aime bien écrire de la merde
J'aime pas ta gueule.

Nino St Félix

#7
En voici un.

Francklin et Donatello discutent.
Francklin : vas-y fait pas ton radin
Mais Donatello ne lâche rien
Donatello : recule ou je te nique ta face de pet.
Francklin pleurniche un peu. Il fait demi tour.
Donatello : c'est ça, casse toi. Petite bite.
Francklin se dirige vers la petite maison en bois. Francklin avance. Francklin approche de la maison en bois.
Donatello est pris de remords.
Donatello : ok. Il en reste. Reviens.
Francklin se retourne. Il a fait demi tour. Il avance vers le mangeoire. Il s'en rapproche. Il se repose un moment. Puis avance encore. Se repose a nouveau.
Donatello : dépêche toi. Sinon je finis sans toi.
Francklin avance encore. Pas très vite. Carrément lentement en fait.
Francklin : attend.
Francklin atteint la mangeoire. Donatello se déplace un peu. Sur la droite. Très lentement.
Francklin : merci, Donatello
Donatello : de rien, Francklin. C'est de la bonne tu vas voir.

Francklin termine la laitue. Puis ils retournent a la cabane en s'entrechoquant. Pas vite.
Lentement.

Nino St Félix

Mais jsui con j'en ai plein en stock en fait !!!

Cuddle

BOB

J'adorais manger la merde qui traînait sur la surface. Je me frottais contre les corps luisants et humides, encore, et encore jusqu'à ce que ma peau absorbe les restes. Des morceaux de pizza, des bouts de fromage, des traces de crème...

Je gratte, OH OUI ! Je me frotte, HUMMMM ! J'avale, MIAM !

Je perds des lambeaux de moi, là dans le fond de la cuve. Après m'être bien frotté le cul sur la porcelaine, une main me caressait tendrement et me passait sous l'eau.

- Au repos, BOB !

Que la vie d'une éponge est salace.

FIN


CRITIQUE :Une micro-fiction audacieuse qui détourne les codes de l'érotisme et du gore pour narrer le quotidien d'un objet domestique. À travers un lexique charnel et viscéral, l'auteur égare volontairement le lecteur dans une scène organique dérangeante. La chute, brutale et pleine d'esprit, transforme cette expérience sensorielle en une métaphore humoristique.



J'aime pas ta gueule.

Nino St Félix

Le train

La dame elle est sur le quais. Elle est jolie. Elle attend son train. Elle a un sac a dos rouge. Elle a des longs cheveux noirs. Y'a une autre dame qui lui crie après. Elle a l'air méchant. Moi je suis trop loin, j'entends pas ce qu'elles se disent. Elles commencent à se disputer. D'abord en se criant au visage et puis après elles commencent à se taper les mains, comme si que c'était un jeu mais en moins drôle. Les gens autours ils s'écartent, mais ils font rien pour les calmer. On dirait que ça les amuse presque. La méchante elle arrache le sac a dos de la gentille. Je pense qu'elle est gentille parceque elle est jolie. Les gens ils disent toujours rien, ils regardent, yen a même qui commencent a filmer. On entend le train qui arrive bientôt. Alors là la gentille elle tombe par terre sur les rails et la méchante elle recule. Et les gens ils crient mais personne bouge. Et la gentille elle tend la main comme si qu'elle voulait qu'on l'aide a remonter, mais là y'a le train qui arrive. Alors tous les gens ils crient et même la méchante dame elle pleure en reculant et en se tenant le visage dans ses mains. Et on entend la fille qui crie sous le train, elle est bloquée et ça saigne, et la y a un monsieur qui saute et qui lui tient la main mais elle crie plus. Et d'autres monsieur qui vont voir le monsieur qui conduit le train pour lui parler je crois. Après j'ai pas vu car maman m'a pris par la main et on est vite parti. Mais j'étais triste pour la gentille jolie dame.

Nino St Félix

Love Scene

Je n'arrive pas à raconter les scènes d'amour. À chaque fois, ça tombe à plat.
Par exemple ça donne : il lui passe une main derrière la nuque et l'embrasse. Il pleut, fin.
Mais je dois faire mieux, plus romantique, extatique, érotique, poétique, que sais-je.
Essayons.

Il passe avec tendresse une main légèrement tremblante dans ses cheveux soyeux, ils sont tous les deux émus, ses yeux a elle brillent de désir et il peut voir son propre visage glorieux dans le reflet de ses larmes de bonheur pendant qu'elle le dévore du regard et alors il approche doucement ses lèvres des siennes et elle retient son souffle, son cœur s'arrête de battre et elle se dit que c'est le plus beau jour de sa vie, lui il bande comme un âne et il se dit putain vas y tourne ta langue et on passe à la suite.

Non, foutu Démon ! Pourquoi viens-tu tout gâcher ?

Il passe avec tendresse une main légèrement tremblante dans ses cheveux soyeux, ils sont tous les deux émus, ses yeux a elle brillent de désir et il peut voir son propre visage glorieux dans le reflet de ses larmes de bonheur pendant qu'elle le dévore du regard et alors il approche doucement ses lèvres des siennes et elle retient son souffle, son cœur s'arrête de battre et elle se dit que c'est le plus beau jour de sa vie, lui se souvient de la première fois qu'il l'a vue, scintillante comme la rosée fraîche du matin hivernal du Grand Nord qui enlumine les branches sveltes des arbres millénaires, seule au milieu du lac en train de donner à manger a une biche étique, alors qu'au loin les chiens hurlaient et il s'était dit mon Dieu qu'elle est belle et en rôti ce serait encore mieux.

Nooooon mais enfin arrête ! Laisse-les tranquilles. Ils ont le droit de s'aimer, même en clichés !

Il passe avec tendresse une main légèrement tremblante dans ses cheveux soyeux, ils sont tous les deux émus, ses yeux a elle brillent de désir et il peut voir son propre visage glorieux dans le reflet de ses larmes de bonheur pendant qu'elle le dévore du regard et alors il approche doucement ses lèvres des siennes et elle retient son souffle, son cœur s'arrête de battre et elle se dit que c'est le plus beau jour de sa vie, lui se souvient de la première fois qu'il l'a vue, scintillante comme la rosée fraîche du matin hivernal du Grand Nord qui enlumine les branches sveltes des arbres millénaires, seule au milieu du lac en train de donner à manger a une biche étique, alors qu'au loin les chiens hurlaient, et une bourrasque avait emporté son chapeau jusqu'à lui et fait fuir la jeune biche effarouchée, et elle sent que son corps n'est plus qu'une chose sans âme, emportée de fièvre, brulante de désir, chaque centimètre de peau frissonnant dans l'attente de ses doigts puissants, elle se colle a lui et soupir en tendant ses lèvres et sent l'énorme braquemart empêché qui se tend pour la harponner comme une baleine rebelle dans l'océan déchainé et ne peut s'empêcher de baver un peu au moment d'attraper sa langue salée.