Silence

Le 02/09/2025
-
par Margaux
-
Thèmes / Obscur / Introspection
Ce poème explore avec intensité le thème de la souffrance mentale, utilisant des images crues et viscérales pour transmettre l’horreur d’un conflit interne, bien que certaines métaphores manquent de clarté et risquent de diluer l’impact émotionnel. La structure, alternant entre descriptions brutales et silences éloquents, crée une tension puissante, mais l’absence de contexte narratif peut rendre l’expérience fragmentée pour le lecteur. L’usage répétitif de termes et les descriptions explicites de violence auto-infligée renforcent l’atmosphère oppressante, mais une plus grande variété lexicale pourrait approfondir l’expression de la douleur. Enfin, la conclusion, avec son imagerie céleste et son ton presque rédempteur, offre un contraste saisissant, mais sa brièveté laisse le lecteur sur une note ambiguë, qui pourrait être davantage développée pour renforcer la résolution émotionnelle.
Le chant de l’Agneau, et le mélodrame d’un cygne.
Elle ne disait rien ; aucunes paroles, aucun mots.
    Elle hurlait ses silences,
Ses tripes sur le sol, vomissant en jet,
Ses points se fracassant sur le mur,
Agrippant ses cuisses, déchirant ses vêtements
Les yeux exorbités, injecté d’un rouge vif
ce même rouge que ses veines firent couler.
De la peau sous les ongles,
Elle se débattait contre elle-même.
agonisant dans un flot de pensées,
baignant dans un Enfer à huit clos.

Il fallait qu’elle se défonce afin d'éviter que les autres ne le fasse à sa place.

Alors, son cou pendu à la corde,
Son corps sous un train,

Elle ne cessait de s’entailler,
Sous un chant de pleure,
Agonisant à travers un champs de fleurs,
Agonisant dans l’écho d’un souffle.

À présent,
Son fantôme dansait sous les astres.
    Et ce soir-là,
Oui, Seigneur, ce soir-là,
Que la nuit fut douce et la Lune aussi